Camellia sasanqua - Camélia sasanque, d'automne
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    Uhm (Eom) Ji Won ©
    Nom commun : Camélia sasanque*, Camélia d'automne, Camélia fleur de thé, en japonais 'Sasank'wa, Sazanka', en chinois 'Cha-mai, Cha-whaw (fleurs de Thé)', en coréen 'Sandahwa' (Fleur de sanda) et par les anglophones 'Sasanqua camellia, Christmas Camellia'.
    Le nom japonais dérive de shancha, qui signifie bonbon chinois, issu de Sansaka, une lecture du mot yamacha qui désigne le thé des montagnes de théiers poussant dispersés dans les montagnes au milieu de forêt et non de variétés horticoles.
    Nom latin : Camellia sasanqua Thunb.* ex A.Murray*, synonymes acceptés Camellia miyagii  (Koidz.) Makino* & Nemoto, Camellia sasanqua var. angustifolia  Miq., Camellia sasanqua var. fujikoana  Makino, Camellia sasanqua var. lanceolata  Miq., Camellia sasanqua var. latifolia  Miq., Camellia sasanqua var. obtusifolia  Miq., Camellia sasanqua var. serrata  (Siebold ex Kochs) Masam., Camellia tegmentosa  (Koidz.) Makino & Nemoto, Thea sasanqua  (Thunb.) Cels, sont non résolus Sasanqua malliflora  Raf., Sasanqua oleifera  Raf., Sasanqua vulgaris  Nees
    famille : Theaceae.
    illustration : aquarelle de John Miller dans The natural history of the tea-tree : with observations on the medical qualities of tea and on the effects of tea drinking' par John Coakley Lettsom ( 1744-1815), édité par Charles Dilly, Londres 1799.
    catégorie : arbuste à l'écorce lisse d'un brun grisâtre, jeunes rameaux plus rougeâtres.
    port : buissonnant, érigé, compact, arrondi.
    feuillage : persistant, épais, coriace, incurvé, vert foncé luisant sur le dessus, revers plus clair et glauque, nervure médiane plus claire cernée de quelques poils sur le revers. Feuilles alternes sessiles, ovales-lancéolées, pointues, base du limbe entier puis finement dentelé et très court pétiole.
    floraison : parfumée, nectarifère visitée par les abeilles et par les bourdons. Longue floraison car les boutons floraux s'ouvrent les uns après les autres, elle s'étale de l'automne à l'hiver, de septembre-octobre à décembre février selon le climat et la variété. Les pétales tombent un par un et les étamines tombent plus tard.
    au Japon du mois d''octobre à décembre.
    Fleurs hermaphrodites simples en coupe semi ouverte au Ø de 5 à 8 cm, 5 à 6 pétales, couronne d'étamines à anthères ellipsoïdes et de 3 à 6 styles soudés entre eux.
    Il existe des variétés à petites fleurs ou moyennes, simples, doubles ou semi-doubles toutes dépourvues de pédoncule.
    Les boutons floraux sont ovoïdes pointus, à écailles imbriques (pérules).
    couleur : blanc pur de plus en plus rare dans les forêts, rose plus ou moins soutenu et rouge pour les cultivars.
    croissance : très lente.
    fruits : capsules à poils courts, ligneuses 2 cm de diamètre, déhiscentes globuleuses tri ou quinqualoculaires à minces cloisons membraneuses autour d'un axe centrale dur, contenant chacune une graine ronde.
    Beaucoup de camélias sasanque issus de croisement n'ont pas de graines.
    hauteur : 1.20 à 3m, les très vieux sujets peuvent attendre ± 5 m dans leur milieu naturel.
    plantation : à l'automne (octobre à novembre pour les sujets en motte) pour les autres jusqu'au printemps (mars-avril) en prenant soin à ne pas enterrer le collet. N'oubliez pas avant la plantation de faire tremper le pot ou la motte et avant de le planter de vérifier si les racines ne sont pas trop emmêlées, un chignonage entraînerait une mauvaise reprise.
    multiplication : par bouturage de tiges aoûtées durant l'été ou à la Sainte Catherine, beaucoup moins rapide par marcottage donc peu pratiquée et surtout par greffes en approche sur des pieds âgés au moins de 2 ans.
    Les semis en terre de bruyère sont très lent et aléatoires, compter entre 1 et 2 ans avant de voir poindre une plantule, qui sera prête à fleurir vers les 5 à 6 ans et pour certaines entre 10 à 15 ans.
    sol : acide, léger, aéré, humifère, toujours frais mais surtout bien drainant, afin d'éviter le pourrissement des racines. Il ne supporte pas le calcaire, la terre de bruyère est parfaite mais elle n'est pas obligatoire (pH entre 5,5 à 7). Durant l'hiver recouvrir le pied d'un bon lit de feuilles. Au Japon cultivé dans des sols argileux.
    emplacement : mi-ombre, ombre légère, une ombre totale inhibera la floraison, à l'abri des vents et du gel afin de protéger les boutons floraux des gelées.
    zone : 6/7-9, tolère -15° à -20°, il affectionne un climat tempéré, doux très humide de type océanique, il n'aime pas les atmosphères sèches.
    De brusques changements de température diurne et nocturne peuvent entraîner la chute des boutons floraux.
    origine : il pousse dans les forêts de feuillus à feuilles persistantes dans les coins ensoleillés vers less crêtes au sud de l'archipel du Japon dans les îles de Shikoku, Nansei, Yaku-sima, la moitié sud de Kyüshü et dans les îles situées au sud des îles Liu Kiuun cultivar assez ancien créé en 1928, consulter la carte du Japon.
    Introduit et naturalisé dans la péninsule coréenne, en Caroline du Nord et du Sud, en Louisiane ainsi qu'en Floride.
    entretien : a besoin d'arrosages réguliers et sans excès, des arrosages irréguliers ou trop abondant favorisent la chute des boutons floraux et supprimant la floraison de l'année suivante.
    Supprimer au fur et à mesure les fleurs fanées. La taille s'effectue après la floraison ou vers la mi-août après la seconde pousse mais en sacrifiant à ce moment là quelques boutons.
    Prévoir avant l'été un paillage de protection (feuilles, écorce, paille,..) pour conserver une certaine fraîcheur au sol et vérifier fréquemment celle-ci, le renouveler pour l'hiver afin de protéger le système racinaire qui est peu profond.
    L'apport de fumure s'effectue après la floraison.
    culture en pot : le rempotage a lieu après la floraison, effecteur des arrosages modérés et réguliers pour maintenir le substrat humide en veillant à ne pas laisser stagner de l'eau dans les dessous de pot. Pour l'hiver, pensez à protéger ce dernier du gel (-5°C), le mettre à l'abri en cas de neige car celle-ci peut abîmer les boutons floraux.
    Prévoir un apport d'engrais pour plantes à fleurs ou de terre de bruyère toutes les 6-8 semaines excepté durant la période de floraison, durant cette dernière veiller bien à effectuer un arrosage régulier.
    maladies et ravageurs : peut être sujet à la chlorose qui se manifeste par un jaunissement du feuillage mais celui-ci peut être du à une eau trop calcaire.
    Son jeune feuillage peut porter des découpages de formes arrondies, un souvenir des visites nocturnes de l'otiorhynque, un petit coléoptère; il peut être sujet aux cochenilles et aux pucerons sur les bourgeons et les boutons floraux qui favorisent le développement de la fumagine sur le feuillage.
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    Le Camélia est sujet à la chlorose (décoloration du feuillage) qui dans bien des cas est due soit un sol calcaire, soit à un arrosage avec une eau chargée en calcaire ou un excès d'humidité, si vous pouvez lui réserver de l'eau de pluie, soit un manque de nourriture soit en dernier ressort une pollution atmosphérique trop importante pour lui même quelqu'un qui s'adonne régulièrement au tabagisme à ses côtés.
    NB : le genre Camellia  a été dédié par Linné au jésuite botaniste Camellus et non comme bien des gens le racontent au missionnaire morave (Europe centrale) Gjorgje Josef Kamel (1661-1706) à qui l'on doit juste l'introduction en Angleterre en 1739 du Camellia japonica la seule espèce présente durant plus de 47 ans. Kamel s'est attaché principalement à l'étude de la flore des îles Philippines et à celle de la Chine; et son nom spécifique sasanqua  en français sasanque, en japonais ce mot signifie 'montagne', 'thé' et 'fleurs', lui a été l'allemand Engelbert Kaempfer.
    Le genre comprendrait environ 300 espèces d'arbustes ou d'arbres persistants, tous originaires des zones tempérées de l'Asie du sud-est dans une aire qui s'étend depuis l'est de l'Himalaya (nord-est de l'Inde, Bhoutan et au Népal), Malaisie, Philippines, Indonésie, Sud du Japon et Corée du sud les états de la péninsule indochinoise ( ex Indochine) Birmanie, Thaïlande, Cambodge, Laos, Vietnam et la Chine où 97 espèces sont présentes dont 74 y sont endémiques.
    Il existe entre 2.500 et 3.000 taxons issus de croisements entre Camellia japonica  et Camellia sasanqua  mais aussi avec les moins connus du public Camellia fraterna, Camellia granthamiana , Camellia pittardii  et Camellia saluenensis .
    En France, l'introduction du camélia eut lieu bien après l'Angleterre après son introduction en Italie mais avant l'Allemagne. En 1792, apparurent les premières variétés à fleurs doubles blanche, panachée et rouge. C'est à Nantes que sera créé son conservatoire.
    C'est l'Impératrice Joséphine de Beauharnais qui lançât la mode du camélia dans les jardins comme elle le fit à Malmaison (1779) ou en fleur coupée accrochée au décolletée ou à la ceinture puis à la boutonnière et sur les chapeaux.
    Mais il fut aussi en 1867 choisi par Alcibiade LeBlanc comme emblème de son ordre 'Les Chevaliers du camélia blanc" ordre pour préserver la suprématie blanche et lutter contre les carpetbaggers.
    Au Japon, il est présent le long des routes, dans les jardins près des demeures, près des temples et dans les parcs également dans les haies.
    Il peu s'utiliser dans les massifs arbustifs, ou simplement dans de grandes potées, ou encore traiter en bonsaï*.
    Philipp Franz von Siebold écrit :
    "On place aussi le Sasank'wa dans les plantations à thé 10 à 12 pieds de distance pour abriter les tendres feuilles du thé au printemps contre le vent de bise et en été contre les brûlants rayon du soleil. On se sert rârement de leurs propres feuilles comme thé. Mais les gens de la campagne soutiennent, que les fleurs donnent leur odeur suave et agréable au thé, dont on récolte la sorte la plus fine au temps de la floraison. On prétend en général que les jeunes feuilles de thé prennent très facilement les odeurs des objets d'alentour, et l'on évite par conséquent d'en approcher des fumiers ou autres choses exhalant des odeurs infectantes, et c'était à tel point qu'on se sert de gants en percal, pour cueillir le soit-disant thé impérial destiné pour les princes et autres grands seigneurs du royaume. On fait une huile de la noix deu Sasank'wa dont on se sert comme de celle produite par le Camellia.", page 160 dans Flora Japonica*, sive, Plantae quas in Imperio Japonico collegit, descripsit, ex parte in ipsis locis pingendas curavit Dr. Ph. Fr. de Siebold, édition de 1870, consultable en ligne à la bibliothèque de l'Université de Kyoto.
    Le genre comprendrait environ 300 espèces d'arbustes ou d'arbres persistants toutes originaires de l'Asie du sud-est en zone tempérée, mais naturalisées dans de nombreux pays (États-Unis 5 espèces) et plus de 10 000 variétés et il existe entre 2.500 et 3.000 taxons issus de croisement entre divers cultivars de Camellia japonica .
    Le camélia s'utilise en fleurs coupées, prendre la précaution de les cueillir en début de matinée en boutons à peine ouvert, fendre les tiges sur 4-5cm de long avant de les mettre dans une eau non calcaire à température ambiante. Pour profiter longuement de cette floraison, éviter de les mettre dans une pièce surchauffée ou au soleil.
    An Cévennes au parc Les Camellias de la Prairie à Alès vous pouvez y découvrir plus de 1 200 camellias dont un théier camellias sinensis et d'autres espèces rares, Bernard Pical responsable du parc a établi un partenariat avec un apiculteur qui a installé un rûcher sur un parcours pédagogique pour les enfants, en saison les abeilles viennentt butiner les camélias, le miel récolté est offert dans de petits pots aux nouveaux Alésiens, le découvrir.
    Propriétés et utilisations :
    Au Japon, l'espèce indigène est à fleurs blanches, les bourgeons foliaires et les boutons floraux sont le symbole du désir ardent, l'arbre est associé à la sainteté et à la prospérité.
    La fleur au parfum jasminé s'utilise pour parfumer les thés et les cendres se son bois sont utilisées pour le mordançage de la teinture pourpre.
    Muséum de Nantes : du 26 juin au 30 septembre 2019, à la recherche du Camélia sauvage, aquarelles de Denis Clavreul dans leurs milieux naturels au Japo et en Chine dans la province du Yunnan, exposition.
    Parmi les nombreux cultivars ou hybrides, citons :
    F. Veith 1875 dans Flora japonica
    - Camellia sasanqua  'Apple Blossom' de l'automne au début de l'hiver (octobre-janvier) abondante floraison simple en coupe blanche marge du pétale ondulé bordé de rose voir rouge cerise dense pompon d'étamine paille, , port érigé d'environ 2.40 à 3 m de haut.
    - Camellia sasanqua  'Bonanza' à floraison automnale de septembre à octobre en pompon semi-double d'un rouge vif, de petite taille - de 1m de haut.
    - Camellia sasanqua  'Chansonette' de l'automne à l'hiver (octobre-décembre) floraison pompon double très serré d'un rose vif, de petite taille - de 1m de haut.
    - Camellia sasanqua  'Crimson King' à floraison automnale de septembre à novembre simple, parfumée et rose carmin, environ 3 m de haut.
    - Camellia sasanqua  'Day Dream' de l'automne au début de l'hiver (septembre-décembre) floraison simple, parfumée blanche.
    - Camellia sasanqua  'Kamakura Shibori' floraison simple en coupe évasée rouge vif largement griffé de blanc, dense pompon d'étamine jaune d'or
    - Camellia sasanqua  'Kanjiro' à floraison de septembre à début décembre à petites fleurs simple 'un rose moyen, dense avec un dense pompon d'étamines, port érigé d'environ 2.40 à 3 m de haut.
    - Camellia sasanqua  'Ko-Gyoku' à floraison hivernale (courant janvier) à petites fleurs doubles, parfumées et blanches, environ 3 m de haut.
    - Camellia sasanqua  'Jean May' de l'automne au début de l'hiver (octobre-décembre) floraison en coupe large double d'un blanc ombrée de rose.
    - Camellia sasanqua  'Lucinda' petites fleurs semi-doubles au centre chiffonné d'un rose bonbon griffé de blanc sur la ligne médiane du pétale.
    - Camellia sasanqua  'Narumigata' de l'automne au début de l'hiver (octobre-décembre) floraison simple et étroite, parfumée d'un blanc parfois marginé de rose.
    - Camellia sasanqua  'New Dawn', de l'automne au début de l'hiver (septembre-décembre) floraison simple, parfumée d'un rose pâle.
    - Camellia sasanqua 'Paradise Belinda' grande fleurs simples évasées d'un rose vif ligne médiane du pétale plus clair large pompon d'étamine jaune, feuillage de petite taille.
    - Camellia sasanqua  'Paradise Diana' à fleurs simples évasées d'un rose pâle, très évasés à pétales légèrement froissé à marge ondulée dense pompon d'étamine jaune, les boutons floraux sont ovoïdes pointus.
    - Camellia sasanqua  'Paradise Joan' à fleurs semi double rose fuchsia, feuillage vert moyen
    - Camellia sasanqua  'Pure Silk' en coupe semi-double chiffonnée d'un blanc pur
    - Camellia sasanqua  'Rainbow' aux fleurs simples d'un blanc lavé de rose à marge ondulée et effilée en pointe, dense pompon d'étamines paille.
    - Camellia sasanqua  'Russhay' aux fleurs semi-doubles évasées d'un rose délavé à marge ondulée et fendue, pompon évasé d'étamines jaune d'or.
    - Camellia sasanqua  'Setsugekka' à la floraison de l'automne au début de l'hiver (septembre-décembre), grandes fleurs semi-doubles blanches à marge découpée arrondie et ondulée pouvant être griffée de rose cramoisi, port érigé d'environ 2.40 à 3 m de haut, donné pour zones 7-10.
    - Camellia sasanqua  'Shishi Gashira' à la floraison hivernale (décembre-janvier) d'un vrai rose bonbon, fleurs en pompon froissé, semi-double, feuillage vert moyen, brillant, ovale à elliptique à marge en dents de scie, 1,50 de haut environ, port étalé, donné pour zones 8-10. Camellia sasanqua  'Showa supreme' floraison hivernale semi doubles d'un rose très pâle à marge ondulée et découpée en pointe.
    - Camellia sasanqua  'Showa-No-Sakae' à floraison automnale de septembre à octobre semi-double en coupe chiffonnée d'un rose vif, port étalé 1.20 à 1.50m de haut.
    - Camellia sasanqua  'Yuletide' floraison en décembre simple rouge cramoisi à marge découpée avec des étamines dorées en pompon dense, feuillage vert foncé et étroit, port dressé, compact d'environ 2.40 à 3 m de haut.
    - Camellia sasanqua  White Doves' introduit en 1898, nommé au Japon ‘Mine-no-yuki’ (soit 'Neige sur la crête' 'sommet enneigé du champ' à floraison de l'automne au début de l'hiver (septembre/octobre-décembre) semi-double en coupe dense et blanche aux pétales effilés en pointe, feuillage vert foncé, port étalé 1.20 à 1.50m en tout sens, donné pour zones 7-10.
    Camellia lutchuensis
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    Autre espèce présente dans l'Encyclopédie :
    - Camellia japonica  L., Camélia du Japon, Rose du Japon, consulter sa fiche.
    Quelques autres espèces :
    - Camellia chekiangoleosa  Hu*, originaire du sud-est de la Chine en altitude, dans les provinces du Hunan, Jiangxi, Zhejiang et Fujian au feuillage vert foncé, petites fleurs simples aux pétales qui se chevauchent en coupe d'environ 8cm, d'un rouge tirant sur le framboise clair, à la floraison précoce de février à mars, son huile est utilisée en cosmétologie.
    - Camellia chrysantha  (Hu) Tuyama, synonyme Camellia nitidissima  Chang & Ye., originaire de Chine et du Vietnam à l'éclatante floraison jaune poussin en fleurs simples à 5 pétales qui se chevauchent gros bouquet d'étamines jaune orangé, utilisée pour croisements avec reticulata  × saluenensis  pour obtenir 'Suzanne Withers'.
    - Camellia drupifera  Lour.*, originaire de l' Himalaya présent en Birmanie et en Chine, son huile est utilisée en cosmétologie.
    - Camellia forrestii  Cohen-Stuart, synonyme de Thea forrestii  Diels, originaire de Chine et du Vietnam, au jeune feuillage rouge au printemps, petites fleurs simples à quelques pétales d'un blanc pur.
    - Camellia fraterna  Hance, synonymes de Thea fraterna  (Hance) Kuntze, Theopsis fraterna  (Hance) Nakai, originaire de l'est de la Chine entre 300 et 1000 m d'altitude dans les provinces d'Anhui, Fujian, Hénan, Sud du Jiangsu, Jiangxi et Zhejiang, arbuste de 1 à 4 m de haut, feuillage oblong-elliptique ( 4 à 8 cm x + ou - 3 cm) à la floraison en février-mars d'un blanc pur en petites fleurs simples d'environ 4cm à 5 - 6 pétales, réputé pour être utilisé dans les hybridations.
    - Camellia granthamiana  Sealy, originaire de Hong Kong, une découverte tardive courant 1955, réputée pour être utilisée dans de nombreuses hybridations.
    - Camellia hiemalis  Nakai, Camélia d'hiver, originaire du Japon, serait une hybridation naturelle avec Camellia sasanqua , il distingue par son abondante floraison à l'automne en petites fleurs semi-doubles.
    - Camellia kissi  Wall donné pour synonyme de Camellia drupifera , originaire du sud de la Chine et du nord-est de l'Inde.
    - Camellia lutchuensis  T. Itô et Matsum., découvert en 1899, en japonais Himesazanka, en chinois nommé 'Tàiwän liàn ruï chà' (Thé Rui de Taiwan), endémique à l'archipel des îles Ryukyu et au nord des îles d'Okinawa, présent à Hong-Kong ainsi qu'au sud de la Chine, au sud de la province autonome du Guangxi, arbuste de 2 à 6 m dans son milieu naturel, aux jeunes rameaux rougeâtres et pubescents, feuilles presque elliptiques, jeunes elles sont d'un rouge cuivré, son abondante floraison de novembre à février est la plus parfumée du genre, bien différente du parfum du camélia sasanque, une note verte semblable à une jacinthe, des boutons floraux ovoïdes pointus lavé de rose soutenu, petites fleurs simples d'environ 3cm de diamètre à 5 à 6 pétales d'un blanc pur à l'intérieur, revers lavé de rose, sépales framboisés, à l'origine des variétés parfumées comme "Hime no Kaori", "Hana no Uta", "Harukaze"et "Fragrant Pink". Photo ci-contre.
    - Camellia oleifera  Abel, originaire du sud et sud-est de la Chine et du nord de l'Inde feuillage vert sombre à floraison automnale en fleurs simples à 5-6 pétales à marge à deux lobes, cultivé dans les provinces du Hunan et Jiangxi pour ses graines très riche en acide oléique (88%) qui donne une huile de table et de cuisson comparable à l'huile d'olive, aussi comme combustible, dans la pharmacopée traditionnelle utilisée pour traiter les plaies. Depuis quelques années cultivé dans le sud-est des États-Unis pour son huile.
    - Camellia pitardii  Cohen-Stuart, synonyme de Thea pitardii  Rehder, originaire du sud de la Chine, en altitude dans la province du Yunnan, arbre de 10 à 20m de haut au feuillage à marge dentelée d'un vert franc aux nervures d'un vert jaune, à petites fleurs simples pouvant être blanche, blanc veiné de rose, utilisé dans l'hybridation ainsi que ses 6 sous espèces, cultivé localement pour son huile.
    - Camellia reticulata  Lindl., originaire du sud de la Chine floraison de janvier à mai en grandes fleurs simples de couleur rose, il a rendu célèbre parmi les botanistes et amateurs de camélia la ville de Kunming (province du Yunnan) qui s'est spécialisée dans la production de belles variétés à grosses fleurs (+ ou - 15cm) à très longue floraison de novembre à mai, son huile est utilisée en cosmétologie. Introduit par Robert Fortune vers 1820
    - Camellia saluenensis Stapf. ex Bean, originaire de Formose et du sud-ouest de la Chine dans la province du Yunnan et dans la province autonome du Guizhou, floraison printanière rose en fleurs simples, utilisé pour des croisements avec japonica  pour donner entre autre Camellia × williamsii .
    - Camellia sasanqua  Thunb., originaire du Japon et des îles Ryükyü.
    - Camellia sinensis  L., originaire d'Asie du sud-est depuis Chine jusqu'en Inde. feuillage vert sombre brillant, floraison de l'automne à l'hiver en petites fleurs simples d'un blanc pur avec un énorme bouquet d'étamine jaune pâle, croissance très lente en 10 ans compter environ 2m.
    - Camellia transnokensis  Hay. , originaire de l'île de Taiwan.
    - Camellia tsai , originaire de Birmanie, de l'ouest de la Chine et nord du Vietnam, pouvant atteindre 10m de haut dans son milieu naturel, semi-persistant au feuillage étroit vert moyen revers plus pâle marge irrégulièrement dentelée, floraison au début du printemps d'un blanc pur nacré en petites fleurs simples à 5 pétales arrondis à peine refendu se chevauchant, grand bouquet d'étamines au filet blanc aux anthères d'un beau jaune d'or pouvant être parfois de couleur blanche.

    Annotations:
    *bonsaïs, diaporama sur la collection de bonsaïs centenaires de Happo-en à Tokyo, ne fonctionne pas sur Apple.
    *Camélia sasanque ainsi nommé par M. Lamarck* de l'Institut de France dans Encyclopédie méthodique. Botanique, supplément, Tome II édité à Paris en 1740.
    John Miller (1715-1790)
    *Flora japonica, ce livre est basé sur des spécimens de plantes recueillies par Philipp Franz von Siebold au Japon et des croquis dessinés par des peintres japonais tels que Keiga Kawahara de 1835 à 1870, liste complètes des espèces.
    *M.Lamarck, naturaliste-biologiste-botaniste français Jean Baptiste Antoine Pierre de Monnet de Lamarck (1744-1829), fondateur de la biologie, il en établi les principes théoriques, voir Philosophie zoologique (1809) où il met en place une nouvelle classification pour les animaux; il est considéré comme le plus grand botaniste de son temps, on lui doit un traité de botanique 'Encyclopédie méthodique' (1783-1793), il y énonce un principe fondamental sur l'évolution des animaux et végétaux qui sous l'influence de diverses conditions induisent des adaptations et modifications. Auteur de l'Histoire des mollusques', l'ouvrage de référence dans la nomenclature des coquillages. Abréviation botanique officielle Lam.
    *Makino, abréviation botanique pour le botaniste- taxonomiste japonais Tomitarö Makino (1862 - 1957), qui fut le père de la botanique japonaise, à 25 ans il fait paraître le magazine de botanique de Tokyo toujours édité, il enseigne à l'Université de Tokyo, publie en 1940 'Flora of Japan' l'ouvrage de référence. Sur l'île de Shikoku, à Kochi sa ville natale, est créé en 1958 The Makino botanical garden dédié aux espèces japonaises locales, il s'y trouve un laboratoire de recherche et un Musée où sont exposées ses oeuvres.
    *Murray, abréviation botanique pour le botaniste, naturaliste entomologiste écossais Andrew Dickson Murray (1812-1878), spécialiste des conifères et des insectes ravageurs des cultures. En 1857, il est nommé membre de la Royale Société d'Edimbourgh, en 1860 membre et secrétaire de la Royale Horticulture Société (en 1868 membre du comité scientifique) et l'année suivante membre de la Société Linnéenne.
    En 1873, il se rend en Californie et dans l'Utah pour étudier les concessions minières et là-bas il entreprend une monographie inachevée sur les conifères et une autre sur les coléoptères.
    *Thunb., abréviation botanique pour le botaniste, naturaliste explorateur suédois Carl Peter Thunberg (1743-1828), à qui l'on doit la publication de Flora japonica en 1784, suivie de Flora capensis (1807-1812).
    Un genre riche de 200 espèces lui a été dédié Thunbergia et 261 espèces et sous-espèces sous la forme thunbergii.
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