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Nom latin : Caltha palustris L.*, synonymes Caltha alpestris Schott.* Nyman & Kotschy, Caltha arctica R.Br, Caltha alpina (Schur) Schur, Caltha asarifolia D.C., Caltha polypetala Hochst. ex Lorent, Caltha radicans T.F.Forst., Caltha sibirica var. renifolia Tolm., Caltha silvestris Worosch., Caltha vulgaris Pall. ex Steud., Caltha zetlandica (Baby) Dörfl., etc.. en tous 120 synonymes. famille : Ranunculaceae (Marsupialidae). catégorie : vivace semi-aquatique, héliophile, aux racines charnues et fibreuses. port : dressé ou étalé, très ramifié. feuillage : 'caduc', vert sombre à reflets pourpres, vernissé. Sur des tiges brillantes et creuses, des feuilles charnues de 5 à 10 cm, réniformes ou cordées, suborbiculaires et finement crénelées. Plus grandes en partie basse avec un long pétiole strié, les autres sont sessiles. floraison : du printemps jusqu'en été, de mars jusqu'en juillet, suivant la région, avec une remontée possible à l'automne. Nectarifère, visitée entre autres par les abeilles. Sur de longs pétioles cannelés, fleurs hermaphrodites, solitaires, de 4 - 6 cm, formées de 5 pétales bombés et brillants, sur la face interne, de 5 à 8 carpelles en étoile, nombreuses étamines, +60. couleur : jaune doré. fructification : entre 5 et 10 follicules de 5 à 9 mm, ellipsoïdes et courbes, parfois crochus, contenant de 5 à 15 graines rouges ou brunes, qui ont la propriété de flotter à la surface de l'eau. croissance : rapide. hauteur : 0.15 à 0.60 m, Ø 25 à 30 cm. plantation : au printemps, sous quelques centimètres d'eau, entre 10 et 20 cm de profondeur, compter 10 plants au m². multiplication : par semis à l'automne, maintenir toujours une bonne humidité du substrat, 2 à 3 cm d'eau. Germination entre un et trois mois ou par division des rhizomes ou des souches, à l'automne ou encore, au printemps, après la floraison. sol : de préférence argileux, riche en humus, très humide ou zone inondée. emplacement : soleil, mi-ombre partielle. zone : 3-9, U-K Hardiness H7, USDA zones 3a-9b. origine : indigène en Asie, enAmérique du Nord notyamment au nord du Québec, en Europe centrale et septentrionale, dans les zones humides, marécageuses, le long des cours d'eau, jusqu'à 2 200 m d'altitude. entretien : surveiller son développement, car elle est vigoureuse et tenace. maladies et ravageurs : peut-être sujette à l'oïdium (powdery mildews) et au printemps, elle est sensible à la rouille (rust). NB : son nom i>Caltha, désigne le genre en latin, mot venant du grec 'calathos', qui désigne une corbeille, faisant allusion à la forme de ses fleurs, et son nom spécifique < i>palustris vient du latin 'paluster' qui désigne un marécage. Il ne faut pas le confondre avec la ficaire Ranunculus ficaria, non consommée par le bétail. Ce genre, après révision et selon les flores, ne comprend plus que 14 ou 15 espèces de vivaces, vivant au bord des cours d'eau, dans les prairies humides ou prairies marécageuses, des régions tempérées et tempérées froides de l'hémisphère nord, présentes aux Amériques, en Europe, Russie, Asie centrale, Extrême-Orient et Chine, où l'on y trouve, quatre espèces dont une endémique. Propriétés et utilisations : Son feuillage riche en tanins, saponines et flavonoïdes était utilisé dans les pharmacopées traditionnelles en usage externe, pour soulager les douleurs rhumatismales. Elle y était réputée pour ses propriétés antispasmodique, diurétique, laxative, sédative et sudorifique. De nos jours, elle est prescrite en homéopathie pour traiter les dysménorrhées, les abcès, l'eczéma, l'herpès, les mycoses, les verrues et autres irritations et lésions cutanées, également les brûlures et les coups de soleil. Autrefois, avec ses fleurs séchées, on obtenait, une belle teinture jaune. Au Moyen âge, le Caltha avait la réputation d'être sudorifique et l'on consommait déjà les boutons floraux, comme les câpres, confirmé dans le Dictionnaire abrégé des sciences médicales, 1821, par Nicolas Philibert Adelon, il est écrit dans le volume 3, page 337 : "que l'on peut très bien remplacer les câpres par les boutons de la grande capucine, du Caltha palustris et du Zygophyllum fabago", consultable en ligne. Dans diverses régions du globe, les jeunes pousses sont aussi consommées cuites ou marinées dans du vinaigre. Il faut savoir que les fleurs et les feuilles à saveur âcre sont légèrement toxiques, elles contiennent un alcaloïde, la proto-anémonine, une substance légèrement vénéneuse, qui provoque des vomissements. et d'ailleurs, dans certaines pharmacopées indigènes, elle est prescrite pour cette propriété. Attention, chez certaines personnes, son contact peut provoquer des réactions inflammatoires et allergiques. Parmi les cultivars, citons : Quelques autres espèces reconnues : Annotations : *R.Br., abréviation botanique pour le chirurgien écossais Robert Brown (1773-1858), l'un des plus célèbres botanistes et naturalistes du Royaume-Uni, spécialiste de la description et classification des végétaux, car il s'intéresse à l'étude des pollens avec un microscope et il y découvre, en 1827 ou 1828, le mouvement de particules visibles qui s'entrechoquent avec les molécules invisibles en suspension dans le fluide interne des grains de pollen, cette marche aléatoire perpétuelle porte le nom de 'mouvement brownien', repris par la suite par les physiciens Delsault, Bachelier popularisé par Einstein. En juillet 1801, en compagnie du réputé illustrateur botanique Ferdinand Bauer, il embarque sur l'Investigator du navigateur cartographe anglais Matthew Flinders (1774-1814) pour explorer et collecter le long des côtes de l'Australie et en faire le tour à partir de Sidney, récit relaté dans Atlas to Flinders' Voyage to Terra Australis édité en 1814 à Londres. De retour à Londres en 1805, il s'attache à des publications, notamment, à une monographie sur les Proteaceae 'On the Proteaceae of Jussieu' présentée le 17 janvier 1809 (toujours diffusée) puis en 1810 'Prodomus florae Novae Hollandiae et Insulae Van-Diemen'. Responsable de l'herbier du British Museum. De 1849 à 1853, il assure la Présidence de la Société linnéenne de Londres où, auparavant en tant que membre, il y présente ses mémoires, dont un sur ses Observations sur les organes sexuels et le mode de fécondation des Orchidées et des Asclépiadacées, en deux parties lues les 1 et 15 novembre 1815. *L., abréviation botanique pour le botaniste-naturaliste suédois Carl von Linné (1707-1778), avant d'être anobli en 1757 Carl Linnaeus, également médecin, à qui l'on doit la classification des végétaux, des minéraux et des animaux et la nomenclature binominale, basée sur la juxtaposition de deux mots en principe en latin, désignant le genre suivi du nom de l'espèce, c'est la base de la taxonomie et de la nomenclature internationale. Durant ses études de médecine, il entame la réalisation d'un herbier de la flore de Laponie qui sera suivi d'une Flora lapponica et son herbier, le plus riche de son époque contenant 7000 plantes, est conservé au Musée national d'histoire naturelle de Stockholm. Il enseigne à l'université d'Uppsala, la médecine, durant une année, à partir de 1741, puis la botanique jusqu'en 1772. Il est le fondateur de l'Académie des sciences de Suède. Il est l'auteur de 'Systema naturae, Genera plantarum' et de 'Species plantarum', consultables en ligne à la bibliothèque universitaire de Kyoto (patienter ! chargement long). Il y présente son système de classification des espèces qui sera la base de la taxinomie et de la nomenclature. Un ouvrage qu'il finançe avec le botaniste néerlandais Johann Frederik Gronovius (1686- 1762) à qui l'on doit la préparation et la publication de Flora virginica (2 tomes publiés de 1739 à 1743) à partir des notes et des spécimens envoyés par le collecteur britannique John Clayton (1694-1773) a qui l'on doit aussi un fabuleux herbier. Lire l'éloge de Linné et l'histoire de l'académie, faite parle philosophe, mathématicien et économiste français, Marie-Jean-Antoine-Nicolas de Caritat (1743-1794), marquis de Condorcet, secrétaire perpétuel de l'Académie des sciences, pdf publié par l'academie-sciences.fr. *RHS., abréviation pour the Royal Horticultural Society, la société royale d'horticulture, fondée à Londres, le 7 mars 1804, elle décerne chaque année à de nouvelles obtentions, "The Award of Garden Merit" (AGM), au cours du Chelsea flower show, qui se déroule 5 jours durant, du 23 au 27 mai à l'hhôpital royal de Chelsea, à Londres. C'est l'une des plus grandes expositions florales au monde. *Schott. abréviation botanique pour le nom du botaniste autrichien Heinrich Wilhelm Schott (1794-1865), qui séjourne au Brésil de 1817 jusqu'en 1821. Il se spécialise alors dans l'étude des Aracées tropicales. En 1845, il est nommé directeur du jardin impérial du palais de Schönbrunn à Vienne. On lui doit un superbe ouvrage illustré 'Aroideae Maximilianae, éditeur J. Peyritsch-1879, des planches sont à découvrir à l'Institut de botanique de Vienne. natacha mauric © 10.04.2002 ® Jardin! L'Encyclopédie - natacha mauric © 10.04.2002 ® par la Société des Gens de Lettres - ® Jardin! L'Encyclopédie - Conformément aux conventions internationales relatives à la propriété intellectuelle, la reproduction électronique avec mise à la disposition du public et/ou l'exploitation commerciale sont expressément interdites - ® Jardin! L'Encyclopédie. |
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