Melia azedarach - Lilas des Indes, Margousier
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    Nom commun : Melia, Lilas des Indes, Lilas de Perse, Margousier, Arbre à chapelets, nommé par les anglophones 'Persian lilac', 'Pride of India' ou ' Chinaberry tree'.
    Nom latin : Melia azedarach  L.*, synonyme Melia japonica  G. Don.*
    famille : Meliaceae.
    catégorie : arbre à l'écorce grisâtre lisse se fissurant longitudinalement en vieillissant, fissures de couleur ocre. Système racinaire étendue.
    port : étalé, cime arrondie.
    feuillage : caduc, vert franc, brillant sur le dessus virant au jaune à l'automne. Réunies en bouquets terminaux grandes feuilles (25 cm environ) composées, alternes, bi ou tripennées à folioles ovales-acuminées à marge dentelée.
    floraison : parfumée du printemps à début été en même temps que le feuillage. En panicules axillaires, petites fleurs hermaphrodites, tubulaires étoilées à 5 pétales.
    couleur : blanc rose, violacé à gorge violette.
    fruits : drupes toxiques globulaires et brillantes d'un vert acide virant à maturité au beige-ocre jaune ou marron clair. Drupes pourvues d'une pulpe farineuse jaunâtre et d'un noyau contenant une grosse graine perforée.
    Les grappes sphériques et retombantes persistent tout l'hiver et même jusqu'au printemps suivant lui conférant un attrait supplémentaire, elles sont consommées par les chauves-souris et certaines espèces d' oiseaux.
    croissance : rapide.
    hauteur : 8-12 m voir plus sous climat approprié.
    plantation : sans importance.
    multiplication : semis de graines fraîches à l'automne, bouture en été.
    sol : drainé, moyen, plutôt peu fertile. Parfaitement adapté à la sécheresse.
    emplacement : soleil.
    origine : Asie en zones tropicales ou subtropicales, dans la région de l'Himalaya, aujourd'hui répandu dans toute l'Asie, l'Australie et l'Afrique.
    zone : 8-12.
    entretien : sans, attention sa ramure est fragile, elle casse assez facilement et il redémarre de souche, émet des rejets à partir de son ssystème racinaire traçant .
    NB : Son nom Melia  vient du grec 'melia' qui désigne le frêne certainement à cause de la ressemblance entre les deux feuillages et azedarach  vient du mot persan 'Azadhirakht' qui désigne un arbre noble.
    Le melia a bien pour nom commun Margousier et Neem qu'il partage avec Azadirachta indica, le vrai lilas de Perse est Syringa persica.
    Propriétés et utilisations :
    Les différentes parties ont des propriétés amères et purgatives utilisées dans différentes pharmacopées traditionnelles à travers le monde.
    L’écorce des racines contiennent du triterpène (gédunène) utilisé avec succès et avec prudence pour le dosage comme anthelminthique.
    Les graines contiennent de l'azadirachtine, qui est un puissant insecticide dissuasif contre les insectes dont les moustiques, son action se manifeste à très faible dosage.
    Les écorces, les feuilles et les fruits possèdent des substances antiappétantes (perturbant la croissance et la reproduction des insectes), insecticide, nématicide, repelant et vermifuge. En Inde, pour éloigner les moustiques, ils brûlent son feuillage. Les racines et fruits sont toxiques et peuvent provoquer des vomissements de sang (hématémèse).
    La pulpe du fruit serait active contre les poux. En Indes, le feuillage est aussi utilisé en traitement externe sur les varioleux. En Afrique les courte tiges servent de brosse à dents.
    L'huile qui est tirée de la graine sert à la fabrication de savons, de cires et de lubrifiants, aussi utilisée comme combustible pour l'éclairage et le chauffage.
    Les résidus de la production d'huile peuvent servir d'engrais (National Research Council, 1992.

    Annotations :
    * L. : abréviation botanique pour le botaniste-naturaliste suèdois Carl von Linné (1707-1778), auparavant Carl Linnæus, médecin, à qui l'on doit la classification des végétaux, des minéraux et des animaux et la nomenclature binomiale, basée sur la juxtaposition de deux mots en principe en latin, désignant le genre suivi du nom de l'espéce, c'est la base de la taxonomie et de la nomenclature internationale.
    Durant ses études de médecine, il entame la réalisation d'un herbier de la flore de Laponie qui sera suivi d'un ouvrage 'Flora lapponica'. A partir de 1741, il enseigne à l'Université d'Uppsala durant une année la médecine puis la botanique jusqu'en 1772, il est le fondateur de l'Académie des Sciences de Suède.
    * G.Don : abréviation botanique pour le jardinier, botaniste-collecteur écossais George Don (1798-1856), nommé en 1816 contremaître au Jardin botanique de Chelsea. De 1821 à 1823, il devient collecteur en Afrique (Gambie, Guinée et Sierra Léone) et aux Amériques (Brésil, Cuba, Jamaïque, est des États-Unis) pour le compte de la Société d'horticulture de Londres.
    Il participe à l'Encyclopédie de Loudon*.
    * Loudon : jardinier paysagiste et architecte écossais John Claudius Loudon (1783-1843), il fut aussi un fort célèbre journaliste horticole (Gardener's Magazine), façonnant le goût des jardins, parcs puis de l'architecture des banlieues de l'ère victorienne. Auteur de 'An Encyclopaedia of Gardening' (1822) et 'Arboretum et Fruticetum Britannicum' édité en 1838, avec son épouse Jane C. Webb Loudon (1807-1858), 'Loudon's encyclopaedia of plants; comprising the specific character, description, culture, history, application in the arts, and every other desirable particular respecting all the plants indigenous to, cultivated in, or introduced into Britain' - Londres 1866.
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