BODY { scrollbar-arrow-color:#445844; scrollbar-highlight-color:FBD468; scrollbar-face-color:#FDE6A9; scrollbar-3dlight-color:#F9DA84; scrollbar-shadow-color:F9CF5B; scrollbar-darkshadow-color:#FDDF8D; scrollbar-track-color:#FFE49A; }
|
||||||||||||||||||||||||
Nom latin : Phoenix dactylifera L.* (1753), 19 synonymes retenus, dont Phoenix dactylifera var. adunca D.H.Christ ex Becc. , Phoenix dactylifera var. costata Becc. (1890), Phoenix dactylifera var. cylindrocarpa Mart.(1838), Phoenix dactylifera var. gonocarpa Mart.(1838), Phoenix dactylifera var. oocarpa Mart.(1838), Phoenix dactylifera var. oxysperma Mart.(1838), Phoenix dactylifera var. sphaerocarpa Mart.(1838), Phoenix dactylifera var. sphaerosperma Mart., Phoenix dactylifera var. sylvestris Mart.(1838), Palma major Garsault (1764), Palma dactylifera (L.) Mill. (1768), Zamia pungens L.f. ex Aiton (1789) famille : Arecaceae. catégorie : arbre, palmier dioïque, hétérozygote au stipe marqué par les cicatrices foliaires, touffe terminale de grandes feuilles, il peut être centenaire et émettre des rejets à la base. port : érigé, rectiligne ou légèrement convexe vers la base, voir photo. feuillage : persistant, vert glauque. Longues feuilles pennées de 3 à 4 m, à segments acuminés-linéaires au pétiole épineux. floraison : au printemps, courant mars-avril, dans une spathe coriace, spadice ramifié de nombreuses fleurs insignifiantes. Chez les femelles, il y a entre 5 et 20 spathes. Dans les palmeraies, où l'on trouve 5% de palmiers mâles et le reste des palmiers femelles, la pollinisation s'effectue manuellement, on secoue les inflorescences mâles dans les spathes des sujets femelles où l'on place 2 à 3 spathes de fleurs mâles dans le sens inverse dans la couronne de palmes femelles. Le pollen est convoité par les abeilles. croissance : lente. fruits comestibles : sur des sujets de 5 à 7 ans, baies ovoïdes charnues à gros noyau, appelées dattes, c'est la seule espèce du genre à en produire, compter 6 mois pour avoir des dattes à maturité qui sont convoitées par les insectes, les oiseaux et les petits mammifères, c'est pour cela que l'on enveloppe les régiments de dattes dans un sac. La récolte des dattes débute en principe en octobre et s'échelonne jusqu'en novembre en Algérie, et selon la nature du sol et l'irrigation, chaque palmier peut produire entre 60 et 120 kg de dattes. Tandis que cette année 2025*, dans la région de Médine (Arabie saoudite) elle a débuté en juin. Lors de fouilles archéologiques au sud du Pakistan, dans la vallée de l'Indus, des graines ont été trouvées ayant plus 4 000 ans sur le site de Mohenjodaro, dans la province de Sindh. hauteur : 15 à 20 m pouvant atteindre 30 m sous climat approprié. plantation : sous climat doux au printemps ou à l'automne. multiplication : prélèvement de rejets, par bouturage et par semis au printemps après trempage des graines dans de l'eau tiède durant une nuit, puis il faut être très patient, compter pour la levée entre 3 et 4 mois ; la moitié des palmiers issue de graines seront des sujets femelles ayant une fructification de moindre qualité. sol : léger à tendance sablonneuse, surtout bien drainé. emplacement : soleil. zone : 9-10. Tolère -8 à -10°C, une fois implanté, il a une excellente résistance à la sécheresse et au sel. En France, vous pouvez le découvrir en bord de mer au Cros de Cagnes, un quartier de Cagnes-sur-Mer dans le Var, où, il peut développer des régimes de dattes qui pour l'instant ne sont pas arrivées à maturité. origine : d'une région qui correspondrait aujourd'hui à l'Irak, c'est l'une des plus anciennes cultures fruitières des régions arides de la péninsule arabique, de l'Afrique du Nord, de l'Afrique de l'Ouest et du Moyen-Orient cultivé jusqu'en Inde, consulter la carte. Introduit dans le sud de la Californie, vers les années 1700, par les missionnaires jésuites et franciscains, de nos jours, il est aussi cultivé pour la production de dattes au sud-ouest de l'Arizona et au Texas, dans la région de Las Vegas. entretien : arroser après la plantation au moins pendant une année, c'est le temps qu'il lui faut pour développer son système racinaire ; dans les palmeraies, il est régulièrement arrosé afin d'assurer une bonne production. Protéger le coeur du palmier du froid et des gelées en liant les feuilles entre elles.
Il peut être sujet à la fusariose vasculaire causée par un champignon Fusarium oxysporum fsp albedinis qui a détruit au Maghreb en 100 ans plus de 15 millions de palmiers, il y est connu sous le nom de Bayoud. Depuis 2001, dans le sud de l'Europe, il peut être sujet aux attaques de la chenille d'un Lépidoptère, voir photo et lire l'article sur ce ravageur Paysandisia archon. Il est aussi menacé de disparition depuis l'apparition d'un coléoptère, le charançon rouge des Palmiers Rhynchophorus ferrugineus qui effectue ses pontes au coeur du palmier où se développent ses larves. "C'est l’ennemi numéro un des palmiers à travers le monde, causant chaque année la perte de millions d’euros. Au cours des deux dernières décennies, cet insecte a dévasté le palmier dattier en Arabie Saoudite, et on estime que ce ravageur menace environ 6 millions de palmiers dans ce pays. Il est présent dans tous les pays d’Asie, d’Europe du Sud, d’Australie et d’Afrique du Nord", mais des chercheurs ont découvert une cible pour le biocontrôle du charançon rouge, lire l'article sur le site de l'Inrae.fr. En France, sur l'ensemble du territoire national, la lutte a été rendue obligatoire (surveillance et lutte) par arrêté du ministère de l'alimentation, de l'agriculture et de la forêt, du 21 juillet 2010 modifié, format pdf, dans l'annexe figure les conditions dans lesquelles les traitements des palmiers doivent être réalisés. Publication du protocole d'intervention au Bulletin Officiel du Ministère chargé de l'agriculture n° 34 du 27 août 2010, qui a pour objectif de préciser les conditions de mise en oeuvre des interventions sur les palmiers infestés en vue de l'éradication du charançon rouge du palmier. Méthode de lutte et de prévention préconisées, télécharger le pdf sur Draafcorse.agriculture.gouv. NB : son nom Phoenix vient du latin et du grec 'Phoinix', mot qui désigne les palmiers et la Phénicie où les Grecs le découvrent pour la première fois, son nom spécifique dactylifera pour nous préciser son origine. L'analyse de l'ADN génomique a été faite sur 4 cultivars femelles (Alig, Deglet-Nour*, Kentichi et Menakher), un génome mâle et ses descendants hybrides pour permettre par la suite des croisements dirigés pour produire des dattiers résistants à la fusariose. C'est un arbre biblique, présent dans le jardin d'Éden et cité dans la Bible à plusieurs reprises, ses fruits sont les fruits du paradis. Au British Museum, un bas-relief assyrien montre la pollinisation de fleurs femelles, il aurait été gravé par quelqu'un qui avait du pollen de palmier sur ses mains. Ce palmier-dattier est la base de l'alimentation des populations sahariennes. Les variétés du Sud Algérien et d'ailleurs : La culture des palmiers dattiers est la phéniciculture. Le coeur des palmiers se consomme frais, cru ou cuit. Dans le sud tunisien, dans les régions phénicicoles la sève est récoltée en effectuant des saignées sur les vieux dattiers ou les pieds mâles avant d'être abattus. Elle sert à fabriquer une boisson qui fermente rapidement, assez sirupeuse et très sucrée appelée legmi (lagmi, agachi), à boire sans excès, car elle est laxative, c'est la boisson privilégiée durant la période du Ramadan, que les jeûneurs boivent lorsqu'ils rompent le jeûne. Il sert également pour élaborer un sucre composé exclusivement de saccharose, sous forme de mélasse épaisse. En Inde, on l'utilise pour la fabrication d'un alcool, le Rack ou Arak. Les dattes fraîches ou séchées au soleil constituent un élément essentiel de l'alimentation dans la plupart des pays arabes et de nos jours, elles sont couramment consommées dans de nombreuses parties du monde, elles sont riches en fibres, hydrates de carbone, sucres, vitamines et minéraux, antioxydants, anthocyanes, caroténoïdes, acides organiques et phénoliques. Elles sont riches en fibres, en vitamines C, E, B2, B3, B5, K, en minéraux, calcium, fer*, magnésium, potassium et phosphore, en glucides (dextrose, fructose, saccharose), ainsi qu'en acides aminés essentielles (arginine, glycine, tryptophane et valine), qui réduisent la pression artérielle, limitant ainsi les risques d'AVC et des polyphénols (caroténoïdes, anthocyanes) des antioxydants qui diminuent le taux de cholestérol dans le sang. De récentes études ont montré que "la conservation des dattes à 4°C pendant 6 mois permet non seulement de les préserver, mais aussi d'augmenter leur valeur nutritionnelle en haussant leur teneur en polyphénols, l'un des antioxydants les plus importants de ces fruits. Après un an de conservation, leur valeur nutritive peut même doublerArabie saoudite conservation des dattes à 4 degrés Celsius pendant 6 mois permet non seulement de les préserver, mais aussi d'augmenter leur valeur nutritionnelle en haussant leur teneur en polyphénols, l'un des antioxydants les plus importants de ces fruits. Après un an de conservation, leur valeur nutritive peut même doubler" propos rapportés par la presse saoudienne concernant les dattes récoltées dans la région de Médine. Précisant que cette concentration plus élevée en polyphénols, étaient une sorte de mécanisme de défense face aux conditions de chaleur extrême.
L’islam considère le palmier dattier comme l’arbre de vie, et durant le mois du Ramadan, chaque nuit, les musulmans rompent leur jeûne en mangeant une datte. Un aliment de substitution au sucre raffiné. Au cimetière après la prière funéraire et les versets du Coran qui sont psalmodiées par ceux qui accompagnent le défunt, se déroule le partage du pain (maarouf) et des dattes, renouvelé le septième jour. Les dattes de tout temps étaient présentes lors des fêtes religieuses musulmanes, accompagnant ou devancant par exemple la matinale prière de l'Aïd al-Adha, le jour de l'Aïd. Il y a plus de 4 000 ans en Mésopotamie les troncs des palmiers étaient déjà utilisés comme matériaux de construction pour les demeures et les temples comme celui dédié à Sïn, dieu de la lune près d'Ur, dont on visite les ruines au sud de l'Irak et les palmes servaient pour confectionner les toitures. Ces palmes étaient de tout temps, le symbole royal de la victoire et ce palmier était représenté sur des pièces de monnaie phénicienne. En région désertique, il joue un rôle prépondérant, car sous son ombre partielle sont cultivés d'autres arbres. Au Maroc, l'hôpital universitaire international Cheikh Khalifa de Casablanca, a publié un article, au moment du ramadan, sur les bienfaits des dattes qui réduisent la fatigue en cette période de jeûne. Le consulter, sur le site du hck.ma. Lire l'étude de la diversité génétique du palmier dattier et des facteurs l’influençant dans les palmeraies du Tafilalet au Maroc, menée par la faculté des sciences, université Moulay Ismail d'Errachidia et de l'Institut national de la recherche agronomique, CRRA-Meknès, publiée dans le volume 34 des Cahiers de l'agricultures.fr. Dans l'abécédaire, consulter les 4 autres espèces de palmier présentes dans l'Encyclopédie. et consulter le chapitre sur les Palmiers Noël provençal : Lors de la veillée de Noël les familles provençales, avant la messe de minuit, se réunissaient autour de la table pour consommer le Gros souper composé essentiellement de plats maigres, suivi en signe d'opulence d'une abondance de desserts des douceurs de saison et qui proviennent majoritairement du terroir qui doivent rester trois jours durant sur la table ; en prenant soin de mettre un part de côté et de laisser toutes les nuits sur la table les miettes de pain et de gâteaux pour nourrir les petites âmes des morts (les armeto en provençal) sans oublier à la fin du repas de relever les 4 coins de la nappe pour protéger les armeto des mauvais esprits. C'est en 1683 que l'on trouve la première allusion aux traditions dans les interrogations de Polihore et les réponses de Philopatris : XIV. Le soir de Noël, nous mettons sur ces nappes 13 pains, dont l'un, qu'on appelle le pain de notre Seigneur, est plus gros que tous les autres, qui nous représentent les douze Apôtres" page 228 à 248 dans Explication des usages et coustumes des Marseillois. Tome I, ar Mre François Marchetti, prêtre de l'église de Marseille, consultable en ligne à la Bnf. Dans le texte, il s'agit de 3 nappes et de la bûche de Noël ( de No) apportée en criant : "Calene ven, tout ben ven: Calene ven, tout ben ven" ( page 233) et le plus âgé de la famille s'avançait pour la bénir en versant du vin dessus, en disant 'Au nom dau Père et dau Fils et dau sant Esperit', puis il y mettait le feu', après avoir brûlées trois jours et trois nuits étaient répandues dans les étables pour protéger le bétail des mauvais génies et des maladies. De nos jours, en Provence les listes des 13 desserts (Calénos) divergent selon qu'elle soit marseillaise ou aixoise, mais invariablement elles ont une base commune :
La symbolique du chiffre 13 est religieuse, elle fait référence à Jésus et ses 12 apôtres et c'est seulement en 1925 dans un numéro spécial de Noël du journal local La Pignato que le félibrige provençal Joseph Fallen* énumère un inventaire de 13 desserts. Tous les convives doivent goûter un peu de tout pour s'assurer pour la nouvelle année une bonne fortune. La signification religieuse des quatre mendiants : Ce sont des ordres religieux catholiques et apostoliques qui avaient fait voeu de pauvreté, ne vivant que de leurs aumônes journalières, ce sont les ordres mendiants. *2025 ou l'année 1447 de l'Hégire. Nouvel an, jeudi 26 Juin 2025. Le début du jeûne du mois du Ramadân, le mercredi 18 Février 2026. La fin du jeûne du mois de Ramadân (Eïd El-Fitr), le vendredi 20 Mars 2026. *Fallen, le docteur Joseph Fallen (1863- 1934), un médecin poète provençal au pseudonyme Joùselet de Garlaban*, originaire d'Aubagne, lire sa biographie. *Fer, en consommant 100 g de dattes, soit 7 dattes par jour, c'est un apport journalier de fer de 11%, certains recommandent de les consomme, en partie, le soir, car elles contiennent du tryptophane qui a une incidence sur les troubles du sommeil. Elles sont données aux personnes souffrant d'anémie, pour renforcer leur système immunitaire. *Garlaban, célèbre massif de la Provence d'antan, celle de Marcel Pagnol qui domine la ville d'Aubagne. *L., abréviation botanique pour le botaniste-naturaliste suédois Carl von Linné (1707-1778), auparavant Carl Linnaeus, médecin, à qui l'on doit la classification des végétaux, des minéraux et des animaux et la nomenclature binominale, basée sur la juxtaposition de deux mots en principe en latin, désignant le genre suivi du nom de l'espèce, c'est la base de la taxonomie et de la nomenclature internationale. Durant ses études de médecine, il entame la réalisation d'un herbier de la flore de Laponie qui sera suivi d'une Flora lapponica et son herbier, le plus riche de son époque contenant 7000 plantes, est conservé au Musée national d'histoire naturelle de Stockholm. Il enseigne à l'université d'Uppsala, la médecine, durant une année, à partir de 1741, puis la botanique jusqu'en 1772. Il est le fondateur de l'Académie des sciences de Suède. Il est l'auteur de 'Systema naturae, Genera plantarum' et de 'Species plantarum', consultables en ligne à la bibliothèque universitaire de Kyoto (patienter ! chargement long). Dans 'Systema naturae' il présente son système de classification des espèces qui sera la base de la taxinomie et de la nomenclature. Un ouvrage qu'il finançe avec le botaniste néerlandais Johann Frederik Gronovius (1686- 1762) à qui l'on doit la préparation et la publication de Flora virginica (2 tomes publiés de 1739 à 1743) à partir des notes et des spécimens envoyés par le collecteur britannique John Clayton (1694-1773) a qui l'on doit aussi un fabuleux herbier. Lire l'éloge de Linné et l'histoire de l'Académie, faite par le philosophe, mathématicien et économiste français, Marie-Jean-Antoine-Nicolas de Caritat, marquis de Condorcet, secrétaire perpétuel de l'Académie des Sciences, publiée par l'academie-sciences.fr, format pdf. *Sarg., abréviation botanique pour le botaniste américain Charles Sprague Sargent (1841-1927), le fondateur de l'arboretum Arnold à Harvard (1872), Massachusetts, à son instigation après un séjour en Europe (1887) il entreprit la réalisation de 'The Sylva of North America', encyclopédie dendrologique sur les arbustes et arbres de l'Amérique du Nord qui paru en quatorze volumes entre 1890 à 1902 réalisé en collaboration avec ses amis français Édouard-François André (1840-1911), célèbre paysagiste français à qui l'on doit la création et la réalisation de la Roseraie de l'Haÿ les Roses, avec des dessins d'Alfred Riocreux, à partir de planches réalisées par le botaniste américain Charles Edward Faxon (1846 - 1918) qui fut directeur adjoint et responsable de la bibliothèque de l'arboretum Arnold en 1882, cette encyclopédie se trouve aujourd'hui conservée à l'Arnold arboretum. natacha mauric © 29.02.2000 ® Jardin! L'Encyclopédie - ® Jardin! L'Encyclopédie - Conformément aux conventions internationales relatives à la propriété intellectuelle, la reproduction électronique avec mise à la disposition du public et/ou l'exploitation commerciale sont expressément interdites - ® Jardin! L'Encyclopédie. |
||||||||||||||||||||||||