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Nom latin : Vaccinium corymbosum L.*, synonymes retenus après révision en 2012, Cyanococcus corymbosus (L.) Rydb.*, Vaccinium corymbosum f. corymbosum, Vaccinium corymbosum var. corymbosum, les flores nord-américaine et canadienne lui donnent d'autres synonymes. famille : Ericaceae. catégorie : arbuste pouvant être drageonnant, d'une grande longévité, aux jeunes rameaux verruqueux et velus, parfois anguleux, système racinaire très fin, dépourvu de poils absorbants, mais avec le développement d'un réseau mycorhizien fixateur d'azote. port : érigé. feuillage : caduc, coriace, vert foncé aux somptueuses couleurs rouges en automne, légèrement cireux sur le dessus, pubescent sur le revers le long des nervures, marge lisse ou dentelée, souvent repliée. Des petites feuilles de 1,5 à 8 cm x 2,5 cm, alternes, ovales-elliptiques. floraison : du début du printemps au début de l'été, de la fin février jusqu'en juin, selon région, nectarifère, visitée et pollinisée entre autres par les abeilles. Corymbes axillaires de petites clochettes tubuleuses, urcéolées, hermaphrodites, légèrement pendantes, à bractéoles, calice globuleux à 4 ou 5 courtes dents. couleur : blanc pur ou blanc rosé. fruits : baies comestibles, globuleuses, portant la cicatrice du calice de 4/5 à 13 mm d'un beau bleu à noir bleuté glauque, pruineux renfermant une chair blanche, demeurant en place jusqu'au début de l'automne, contenant de 10 à 20 graines coriaces de 1 à 1,2 mm. Elles sont dispersées par les oiseaux, le gibier à plume et les petits mammifères, qui les convoitent. La maturation débute dés le mois de mai et traditionnellement, la cueillette est faite à la main. Selon le climat et selon la variété, elle a lieu, de la fin mai à la fin du mois d'août ou courant septembre-octobre selon latitude. croissance : lente. hauteur : 1 à plus de 4 m dans son milieu d'origine. Taille maximale entre 12 et 15 ans, avec une durée de vie une quarantaine d'années. plantation : au printemps ou à l'automne, selon climat pour une culture fruitière, il est recommandé d'espacer les rangées de 5 à 6 m. multiplication : par prélèvement de rejets bien pourvus de racines, par semis spontané ou au début de l'hiver par boutures à talon de 15 à 30 cm, enterrer aux 2/3 dans un mélange de sable et de terreau, maintenu constamment humide ou par stumping* et tubering* des techniques nord-américaines de multiplication pour conserver les qualités et la taille des baies d'une variété. Pour les semis, les graines ayant un tégument épais coriace, il est nécessaire d'effectuer avant une stratification à froid. sol : léger, sablonneux ou humus fibreux, acide, Ph 5/5.6, riche en matières organiques, toujours maintenu humide, mais drainé. Il peut se cultiver dans des potées dans un mélange de terreau acide et de sable, compter pour le développement racinaire entre 5 et 8 mois. Sur les jeunes pieds obtenus, la fructification s'amorce dès la deuxième année, la vraie production commence à partir de la quatrième année, mais il se dit que les baies sont plus douces sur les sujets plus âgés.
zone : 2-9, U-K Hardiness H6, USDA zones 4a-7b, avec des températures plus douces courant février période de la floraison, tolère aisément -30°C, son système racinaire tolère très mal la sécheresse. origine : dans les zones marécageuses, les tourbières, les berges sablonneuses des cours d'eau et des lacs, dans les landes, les bois et les prairies de bruyères et les versants des montagnes jusqu'à 1600m, dans 30 états de l'est de l'Amérique du Nord de la Floride jusqu'en Colombie-Britannique à l'ouest et à l'est jusqu'au Maine et jusqu'à l'est du Canada, présent au Québec, Nouveau-Brunswick, Nouvelle-Écosse, Ontario et Colombie-Britannique jusqu'en Alaska, voir carte de distribution efloras.org. Dans le courant de 1765, introduit en Grande-Bretagne ainsi qu'aux Pays-Bas où il s'est naturalisé avec l'amélanchier lamarckii qui tous deux sont devenus invasifs dans les landes y modifiant dangereusement l'écosystème, il en va de même en Nouvelle-Zélande où il a été introduite en culture horticole sous le nom de Northern highbush blueberry, également cultivé au Japon et à l'ouest de l'Australie. entretien : arroser très régulièrement avec de l'eau non calcaire les deux premières années après la plantation, et par la suite maintenir le sol toujours humide en été. Mis à part la suppression des rameaux morts, ce myrtillier ne se taille pas, mais il se recèpe régulièrement dans les plantations. maladies et ravageurs : peut subir les assauts de la défoliatrice chenille verte, l'arpenteuse cheimatobie et comme toutes les autres éricacées, il peut-être sujet à la pourriture brune Phytophthora cinnamoni, un champignon qui se développe au niveau du collet. Lorsque l'humidité est excessive, et selon la variété, il peut être sujet à l’anthracnose (Colletotrichum gloeosporioides et Colletotrichum acutatum qui se signale par l'apparition sur le feuillage de taches brunes ou noires. Peut être sujet à la chlorose. NB : son nom Vaccinium a une origine grecque incertaine relatée par Pline et par Virgile qui l'employé et qui a été repris par Linné , pour certains auteurs il désignerait en vieux latin le vaciet et l'airelle, fruit qui servait à confectionner une teinture, et son nom spécifique corymbosum signifie à corymbe. Ce myrtillier a un port gracieux, une jolie floraison printanière et de somptueuses couleurs en automne, au jardin il peut entrer dans la composition de massifs arbustifs et celle de haies libres. Propriétés et utilisations : Les bleuets sont consommés frais, cuits, bouillis, séchés, fumés ou surgelés, on confectionne avec des confitures, des gelées, des fruits au sirop léger, à l'aigre-doux (vinaigre blanc), préparés en sorbet, glaces, crèmes et desserts, des tartes et des croustades , des sirops et du vinaigre aux bleuets. En Amérique du Nord, ils sont présents dans de nombreuses recettes à chaque Thanksgiving et Noël, notamment dans le traditionnel cobbler une sorte de crumble. Dans les Laurentides, se distille le Geai Bleu, une eau-de-vie d'érable et des bleuets sauvages du Lac Saint-Jean, le Sortilège Bleuets sauvages, une liqueur de bleuets sauvages avec du whisky canadien et du sirop d’érable , la liqueur de bleuets est réputée pour confectionner des cocktails comme l'Alaska Martini, le Blueberry Crush, Cop Car, Lolo Drink Mariachi et le Neato Bandito. Ces délicieuses baies sont réputées améliorer la vision nocturne et elles contiennent des anthocyanes (pigments) qui ont des propriétés antioxydantes. Ce genre comprenait 1 010 noms d'espèces référencés, après révision en 2012, seulement 223 espèces ont été retenues et 216 autres noms d'espèces sont juste considérés comme étant des synonymes et 571 autres noms demeurent non résolus. Toutes des espèces d'arbustes ou d'arbrisseaux persistants ou caducs originaires des 3 Amériques, de l'Afrique (5 espèces), de Madagascar (4 espèces*) et de l'Asie tropicale en région montagneuse, dont 25 espèces de l'Amérique du Nord et 92 espèces présentes en Chine dont 51 y sont endémiques, 19 espèces au Japon.
En Amérique du Sud, ainsi qu'au Pérou d'où viennent les grosses myrtilles de 2,8 cm, vendues en Europe depuis quelques années, ce sont des obtentions issues par clonage de Vaccinium angustifolium ou de Vaccinium ashei, lire l'article "Au Pérou, des scientifiques inventent la myrtille du futur", de Carla Samon Ros, publié le 18 mai 2025 dans Geo.
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