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Nom latin : Liatris spicata (L.) Willd* (1802), synonymes retenus, Liatris aspera Michx.*, Liatris callilepis Hort*, Kuhnia spicata (L.) Baillon (1882), Lacinaria spicata Kuntze (1891), Serratula spicata L. (1753) , Suprago spicata (L.) Gaertn. (1791), Lacinaria spicata f. spicata, Lacinaria spicata var. spicata, Lacinaria vittata Greene, Liatris macrostachya Michaux, Liatris magnifica hon. ex Gardner, Liatris pumila Lodd., Liatris resinosa Nutt., Liatris sessiliflora Benol. famille : Compositae, pour certaines flores Asteraceae. catégorie : vivace herbacée à souche tubéreuse noirâtre appelée corme. feuillage : persistant, vert franc. Les basales sont graminiformes, sur les tiges, verticilles de fines et étroites feuilles linéaires, au port retombant. port : touffe de feuilles basales et tiges dressées légèrement inclinées. floraison : pendant la majeure partie de l'été, courant juin-août, visitée par les abeilles, les colibris et les papillons et surtout par le Syrphe balteatus, Episyrphus balteatus (Marmalade hoverfly), voir photos © Démons et Merveilles. De 5 à 9 fleurons étoilés plumeux réunis en capitule, formant un dense épicylindrique, s'épanouissant du haut vers la base contrairement. Involucre à écailles collantes, voir détails photos. couleur : lilas pourpré, violet foncé, rose pourpre, à rose vif ou blanc, virant progressivement à l'ocre brun, involucre vert pourpré ou pourpre. fruits : akènes de 10-12 mm, surmontés d'une aigrette blonde plumeuse, à récolter à l'automne. Les graines sont au cours de l'hiver consommées par les oiseaux. hauteur : 0.60 à 0.80 m suivant cv. plantation : au printemps à une profondeur d'au moins 5 cm, compter entre 7 et 9 plants au m². multiplication : par semis compter pour la première floraison au moins trois ans et par division des touffes en hiver, tous les trois ou quatre ans. sol : plutôt lourd, frais, humide, drainé, tolère un sol pauvre. emplacement : soleil, mi-ombre, juste quelques heures dans la journée. zone : 5 - 9, U-K hardiness H7, USDA zones 3a-9b. Une fois implanté, adapté à la sécheresse. origine : dans les prairies humides à graminées (joncs, laîches) de l'est de l'Amérique du Nord, consulter la carte. Introduction en France par Michaux* qui fait parvenir des semis, ainsi qu'au nord de l'Europe, notamment en Allemagne, Norvège et également en Pologne. entretien : arroser en été et prévoir un paillis pour conserver le sol frais, si vous le souhaitez, à l'automne supprimer les épis fanés, mais lorsqu'en hiver, ils sont dépourvus d'akènes, il ne persiste qu'un calice étoilé qui est à rabattre, courant mars. Les tiges florales entrent dans la composition de bouquet de fleurs fraîches ou de bouquet sec. maladies et ravageurs : rien de signalé, juste les jeunes pousses sont convoitées par les limaces (slugs) et les escargots (snails), dédaignées par les cervidés. NB : son nom Liatris est une invention latinisante trouvée par la botaniste allemande Johann Christian Daniel von Schreder (1739-1810 et son nom spécifique spicata, spicatus vient du latin 'spica', qui désigne un épi, pour préciser la forme de l'inflorescence qui sur un axe central porte des fleurs à fin et court pédicelle. Avec sa floraison d'arrière-saison, cette graphique liatride a sa place au jardin dans les bordures, plates-bandes, massifs et mixed-borders, sur les talus et dans les rocailles ou tout simplement dans des vasques et des potées pour fleurir longuement balcons, patios et terrasses. Ce genre comprenait 236 noms d'espèces connues, après la révision en 2012, seulement 50 noms ont été acceptés et 143 noms d'espèces ont été retenus juste comme des synonymes, et 43 autres demeurent encore non résolus. Des espèces de vivaces originaires de l'est (30 espèces) et du centre de l'Amérique du Nord. Propriétés et utilisations : Les cormes de certaines espèces sont prescrites en infusion dans les pharmacopées amérindiennes pour traiter les dysenteries et comme diurétique, d'autres l'utilisent pour soigner les morsures de serpent. D'ailleurs son nom de 'Colic-Roots', fait référence au fait que la médecine traditionnelle nord-américaine, l'utilisait aussi pour apaiser les maux de ventre. Parmi les cultivars, citons : *Hort., abréviation de la nomenclature botanique qui vient du latin 'hortulanorum' qui signifie des jardiniers, qui désigne un horticulteur inconnu.
Mais tout cela se passait pendant la période de la Révolution française (1789-1799) tant redoutée par les américains. Michaux est alors soupçonné d'être une sorte d'espion. En 1792, il débarque au Québec, ses ressources financières épuisées, il quitte l'Amérique en 1796. Son herbier historique (collecté par lui-même) de la flore de l'Amérique du Nord composé de 2192 espèces, est conservé au Muséum National d'Histoire Naturelle, Paris. Mais, hélas il ne contient qu'une partie de ses collectes de la Flora boreali-americana, car sur le chemin du retour, il fait naufrage sur la côte néerlandaise, en causant la perte d'une partie de sa collection. A savoir, la rénovation de l'Herbier sur l'ensemble des collections botaniques entreprise en 2008, s'est achevée fin 2012. L'édition en 1803 de la première flore américaine 'Flora boreali-américana Flora boreali-americana, sistens caracteres plantarum quads in America septentrionali collegit et detexit' d'Andreas Michaux, réédité en 1820, a été en réalité rédigée par le botaniste français Louis-Claude Richard à partir de ses collectes et de ses travaux, elle demeure l'ouvrage de référence sur la flore américaine. Abréviation botanique Michx. *Willd., abréviation botanique pour le botaniste taxonomiste prussien Carl Ludwig Willdenow (1765-1812), qui fut également apothicaire et docteur en médecine. En 1798, il enseigne l'histoire naturelle, en 1801, il est nommé, directeur du jardin botanique de Berlin-Dahlem qu'il entreprend de remettre en état. En 1810, à l'Université de Berlin, il occupe la chaire de professeur de botanique. Son herbier riche de plus de 20 000 espèces, se trouve depuis 1818, au Musée botanique de Berlin où il constitue la base de l'herbier. Il fait la connaissance en 1788, d'Alexander von Humboldt, qui lui adresse ses collectes, dont il assure l'identification ; en même temps il s'intéresse à l'influence du climat sur les plantes, il y consacre d'ailleurs en 1792, un ouvrage 'Grundriss der Kräuterkunde', qui est toujours réédité. Les botanistes lui ont dédié 33 espèces de plantes et des espèces de champignons sous la forme willdenowiana et 73 sous willdenowii. Il est l'auteur de nombreux ouvrages, dont 'Florae Berolinensis Prodomus' publiée en 1787 et son oeuvre de référence 'Hortus berolinensis sive Icones et descriptiones, plantarum rariorum vel minus cognitorum quae in Horto regio botanico berolinensi', première édition en 1803. natacha mauric ©15/01/2000 ® Jardin ! L'Encyclopédie ® Jardin ! L'Encyclopédie -Conformément aux conventions internationales relatives à la propriété intellectuelle, la reproduction électronique avec mise à la disposition du public et/ou l'exploitation commerciale sont expressément interdites. ® Jardin ! L'Encyclopédie |
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