Phormium tenax - Phormier tenace, Lin de Nouvelle-Zélande
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    phormium tenax
    Phormium tenax
    Nom commun : Phormier tenace, Lin de Nouvelle-Zélande, Lin des marais, Lin commun néo-zélandais, en maori 'Harakeke', nommé par les anglophones 'New Zealand flax, New Zealand hemp, Common New Zealand Flax' (Lin commun néo-zélandais).
    Nom latin : Phormium tenax J.R. Forst.* & G. Forst*, un seul synonyme retenu, Phormium tenax f. atropurpureum Voss.*
    famille : Xanthorrhoeaceae, autrefois, classé dans les Liliaceae.
    catégorie : vivace à rhizome et courtes racines épaisses roussâtres.
    port : dense touffe compacte, évasée en forme d'éventail.
    feuillage : persistant, rigide, coriace, à marge tranchante, vert foncé, base et marge lavé de brun rouge. De longues feuilles opposées, rigides en forme d'épée, engainantes vers la base.
    floraison : sous nos climats, au coeur de l'été, nectarifère, abondamment visitée, par les abeilles, les papillons, les colibris, les chauves-souris et surtout les passereaux néozélandais, comme le Méliphage tui, Tui cravate-frisée Prosthemadera novaeseelandiae, le Méliphage carillonneur (Bellbird) Anthornis melanura et 12 autres espèces, qui en assurent la pollinisation. En Nouvelle-Zélande, l'Harakeke fleurit entre novembre et février.
    Sur une tige florale légèrement en zigzag, de courts épis floraux à l'aisselle, de grandes bractées. Fleurs tubulaires de 5 cm à 6 étamines et un style filiformes.
    couleur : rouge orangé à jaune orangé selon les parties, des étamines d'un rose pourpré, aux anthères orange.
    fruits : des capsules oblongues fusiformes triloculaires, chaque valve contenant sur deux rangs de minuscules graines noires lancéolées, aplaties, extrêmement légères qui contiennent 20% d'une huile difficile à extraire et rare.
    En Nouvelle-Zélande, les gousses sont récoltées manuellement en mars, pour en extraire par pression à froid cette huile, et le tourteau restant, retourne au jardin, en paillage enrichi.
    illustration planche 24 dans 'Characteres generum plantarum quas initinere ad insulas Maris Australis', t. 24 (1776), contribution du Missouri Botanical Garden de St. Louis, U.S.A, consultable en ligne chez Archive.org.
    croissance : moyenne.
    hauteur : 0.90 à 1, 90 avec une hampe florale de plus de 3 m.
    plantation : dans les régions aux hivers doux et pas trop pluvieux, à l'automne pour lui permettre d'installer son système racinaire avant l'été, ailleurs au printemps de mars à juin, avant qu'il ne fasse trop froid et humide, au sortir de l'été.
    multiplication : par division des grosses touffes au début de l'année, par prélèvement de drageons latéraux et par semis à chaud, la germination peut prendre une année et le résultat sera aléatoire et la variété non garantie.
    sol : léger, acide ou neutre, riche en humus, surtout bien drainé, mais il résiste bien aux sols humides ou marécageux. Pour les potées, prévoir un mélange de compost, terreau et perlite.
    emplacement : abrité, soleil, mi-ombre partielle. Il a besoin de soleil pour fleurir, mais il tolère l'ombre.
    zone : 8/9-10, U-K hardiness H4, USDA zones 9-11, tolère -10 °C, une fois installé, il supporte bien de longues périodes de sécheresse, parfaitement adapté aux embruns, aux vents, ainsi qu'à une exposition en front de mer.
    origine : de la Nouvelle-Zélande et de l'île de Norfolk, les prélèvements intempestifs dans la nature durant des siècles, le drainage des marécages et le défrichement à des fins agricoles et urbaines, ont fait qu'il commençait à disparaître du paysage néozélandais, il y a été replanté pour rétablir l'écosystème (abri et nourriture pour les insectes et la faune), fixer les sols et restaurer des zones humides, consulter la carte.
    entretien : si nécessaire, supprimer les hampes florales fanées et retirer les feuilles jaunies.
    maladies et ravageurs : il peut subir les assauts, des cochenilles farineuses (phormium mealybugs) et très rarement sujet à l'Armillaire couleur de miel Armillaria mellea (honey fungus).
    NB : son nom Phormium vient du grec 'phormos' qui désigne un panier ou un tapis tressé faisant référence à l'utilisation des feuilles et des fibres, qui se traduit en français par Phormier et son nom spécifique tenax est un mot en latin qui signifie tenace, qui adhère fortement, qui résiste faisant référence à la résistance de ses fibres, donc c'est le Phormier tenace, ainsi nommé par l'agronome français, enseignant à l'institut agronomique de Paris, Gustave Heuzé (1816-1907), dans son livre "Les Plantes industrielles. Plantes textiles, narcotiques, à sucre et à alcool, aromatiques et médicinales", édité de 1859 à 1860, consultable à la Bnf.
    Dans la mythologie forestière des Maoris, il est appelé Harakeke. Il symbolise la famille et le cycle de la vie. La nouvelle feuille en son centre, est l'enfant et les feuilles plus grandes à l'extérieur sont des parents plus âgés.
    Sur 8 noms d'espèces référencées, après la révision de 2012, seulement deux noms d'espèces ont été retenus, celle-ci et l'autre espèce est le Phormium cookianum, le Phormium de Cook.
    En Irlande du Nord, au sud-est de Belfast, avec la présence du Gulf Stream, Mount Stewart Garden (1607), bénéficie d’un climat particulièrement doux, propre aux espèces de l’hémisphère sud, initiées par Lady Londonderry (1878-1959). Les jardins abritent entre autres, la collection nationale de Phormium avec d'autres collections sud-africaines, tels que les agapanthes, crocosmias, euphorbes, schizostylis et watsonia et des espèces en provenance de l’Australie, de Californie, de Chine et de Nouvelle-Zélande.
    Fructification
    J.R. Forster* & J.G.A. Forster*
    Ce lin néo-zélandais, ou l'Harakeke, comme ils le nomment là-bas, depuis des siècles, constituait une ressource vitale pour le stockage de la nourriture, pour le transport, l'habitat et pour l'habillement.
    Lors de l'exposition universelle de 1878, des horticulteurs belges, MM.Boëlens de Gand et M.Vincke de Jonghe de Bruges ont présenté de nouvelles variétés au public et qui figure dans les catalogues de 1878 et 79 d'Albert Truffaut horticulteur, 40 rue des chantiers, à Versailles, avec des espèces de serres chaudes et tempérées Aralia, Anthurium, Croton, Aspidistra, Cyprepedium, Maranta, Imantophyllum, Rhopala et des Cyclamen en grand nombre, car très en vogue, relaté page 86 dans la Revue horticole : journal d'horticulture pratique - 1829, Paris Librairie Agricole de la Maison Rustique, consultable en ligne chez Archiv.org.
    Le Lin de Nouvelle-Zélande est devenu de plus en plus populaire, dans les jardins au climat doux et ceux en bord de mer, apportant dans les haies brise-vent, les bordures, massifs, mixed-borders et rocailles, une touche d'exotisme avec sa silhouette très graphique, avec l'introduction d'un large choix de nouvelles variétés colorées et de différentes tailles, que l'on peut cultiver dans des grandes potées pour les grands balcons, patios ou les terrasses.
    illustration : ci-contre publiée dans Characteres generum plantarum quas initinere adinsulas Maris Australis collegerunt, descripserunt, delinearunt, annis 1772-1775 (Les caractéristiques des genres de plantes qu'ils ont collectés, décrits et décrits au cours des années où ils ont été introduits dans les îles de la mer du Sud) par J.R.Forster* & J.G.AForster*, consultable sur archive.org

    Propriétés et utilisations :
    En octobre 1769, le Capitaine Cook aux commandes de l'Endeavour, en compagnie du botaniste avec Joseph Banks* lors de leur première visite en Nouvelle-Zélande à Tuuranga-Nui* découvrent comment les fibres du Phormium tenax étaient utilisées pour la fabrication de nombreux objets utiles, notamment des vêtements, des filets de pêche, des cordages, des paniers tressés, des nattes, etc. De nombreuses tentatives ont été faites pour introduire sa culture intensive dans des champs à des fins commerciales, mais sans succès, la plupart des hivers anglais étant trop rigoureux pour eux, excepté dans les jardins du sud-ouest de l'Angleterre.
    Par la suite, de grandes quantités de feuilles et de fibres étaient importées chaque année, dans le but de fabriquer des cordages et de les utiliser de la même manière que le chanvre ou le sisal, et réaliser les traditionnelles taonga* contemporains, des kete (panier tressé), des kete whakairo (panier à motifs), des pikau (sac à dos), des piupiu*, des filets et des décorations murales tissées.
    Autrefois, chaque village maori (Iwi) possédait sa propre plantation de lin de Harakeke de Nouvelle-Zélande et traditionnellement, une prière était dite, avant de récolter les différentes parties de la plante et avant de les utiliser. Ils récoltent aussi du miel de Harakeke.
    Les pharmacopées traditionnelles maories, utilisaient les feuilles, la sève ou le gel du lin néo-zélandais, presque comme une panacée, qui était appliquée sur les plaies et les irritations de peau pour désinfecter et également comme pommade hydratante.
    Et des découvertes récentes ont démontré, que son huile, aux propriétés hydratantes, contenait une multitude d'ingrédients anti-âge pour la peau, de la vitamine E, des anti-oxydants qui contribuent à la lutte contre les radicaux libres de surface, des acides gras oméga (20% d'acide oléique et 70% d'acide linoléique) et des phytostérols qui atténuent les irritations et les rougeurs, tandis que les anti-oxydants de l'huile contribuent à la lutte contre les radicaux libres de surface.
    Aujourd'hui, ce lin est testé pour la confection de pansements et diverses autres applications médicinales de diverses parties, pour des utilisations cosméceutiques*.

    Parmi les cultivars, citons :

    • Phormium tenax 'Apricot Queen', feuilles d'un rose saumon orangé et vert olive.
    • Phormium tenax  'Atropurpureum', feuilles d'un roux violacé.
    • Phormium tenax  'Aurora' à feuillage bronze rayé de rouge, rose, jaune.
    • Phormium tenax  'Bronze baby', nain de 0,80 m et des feuilles bronze.
    • Phormium tenax  'Dazler', feuilles bronze rayées de rouge, orange, rose.
    • Phormium tenax  'Golden Ray', environ 1,50 m en tous sens, feuilles irrégulièrement panachées de vert jade à vert émeraude et de crème, avec sur la marge, un léger liseré tirant sur l'oranger.
    • Phormium tenax  'Jester', 1.20 m, feuilles plus arquées, à bande centrale rouge et bronze.
    • Phormium tenax  'Nigro-pictum', de plus petite taille, des feuilles à marge d'un pourpre foncé nettement plus large vers la base.
    • Phormium tenax  'Rainbow Maiden', 1 m à 1.50 m pour 0,80 m à 1,25 m de large, feuillage vert, rose et jaune beurre.
    • Phormium tenax  'Rainbow Queen', 1 m à 1,20 m, photo ci-dessous.
    • Phormium tenax  'Rainbow Sunrise', 0,50 m à 1.50 m pour 0,70 m à 1,20 m de large, port plus étroit, se distingue par son feuillage plus étroit et plus fin dans un bronze pourpré, bordées de rose et d'abricot.
    • Phormium tenax  'Purpureum', feuilles d'un bronze pourpré.
    • Phormium tenax  'Variegatum, Variegata', consulter sa fiche.

    L'autre espèce :

      Phormium tenax 'Rainbow Queen'
      Phormium tenax 'Rainbow Queen'
    • Phormium cookianum Hook.f.*, synonymes de Phormium cookianum Le Jol., Phormium cookianum subsp. hookeri (Gunn) Wardle, Phormium hookeri Gunn, est invalide Phormium forsterianum Hook., nommé par les anglophones 'Small flax Lily, Mountain Flax', le Lin des montagnes, le Phormium de Cook, originaire de l'extrême sud de l'île du nord, dans la région de Wellington, sur les falaises côtières, il est nommé en maori 'Wharariky'.

      De plus petite taille, 0.60 à 0.90 m, aux feuilles plus courtes, arquées, en éventail, sur une hampe florale violacée et pruineuse de 1,80 m, des fleurs tubulaires jaune banane, lavé de vert et flammé de rouge et d'orange, calice vert, étamines rouges aux anthères orange.

    • Phormium cookianum  'Black adder', feuilles d'un pourpre foncé, presque noires à reflets rouges, à la fin de l'été des fleurs rouges.

    • Phormium cookianum ssp hookeri  'Cream Delight', feuillage à bandes jaune crème.

    • Phormium cookianum ssp hookeri  'Tricolor', aux feuilles à marge jaune et rouge.

    • Phormium cookianum  'Variegatum', aux feuilles avec 1 ou 2 bandes marginales blanc crème à jaune beurre.

    • Phormium  'Maori Queen', appelé Phormium Rainbow Queen, 1 m pour 1,50 m de large, vert bronze avec des marges lavées de rouge rose et d'une strie de crème vers la marge.

    • Phormium 'Platt's Black', guère plus de 1 m, pour un étalement de 1.20 m, port dense, des feuilles plus arquées, d'un vert bronze, pourpré, avec un liseré pourpre selon obtention, et la base des feuilles, lavée de rose soutenu, hampe florale violacée, des fleurs d'un rouge orangé avec la base orange. Attention, résistance jusqu'à -8°C.

    • Phormium  'Sundowner', au feuillage vert bronze bordé de rose foncé et des fleurs d'un vert-jaune.


    Annotations :
    *Banks, Sir Joseph Banks (1743-1820) éminent botaniste, explorateur naturaliste britannique qui participe entre 1768 et 1771 à l'expédition menée par James Cook (1728 - 1779) sur l'Endeavour à travers le Pacifique avec la découverte de la Nouvelle-Zélande, expédition dont il fut l'un des rares survivants. Manuscrit du Journal of H.M.S. Endeavour, 1768-1771, consultable en ligne NL of Australia.
    Dès son retour à Kew, il est chargé par le roi George III du réaménagement de Kew Gardens, instigateur de nombreuses campagnes de collectes de plantes exotiques (ornementales et vivrières) à travers le monde, il donnera à ce jardin botanique sa notoriété internationale, instaurant la préservation des espèces par des échanges avec d'autres jardins botaniques. Dans le courant de 1773, il est nommé président de la Royal Horticultural Society (RHS*). Un genre originaire de l'Australie, dans l'ordre des Proteaceae, lui a été dédié, ainsi que l'archipel des Banks (archipel de Vanuatu - Pacifique).

    *cosméceutique ou dermocosmétique, désigne un produit cosmétique qui s'inspire des préparations pharmaceutiques traditionnelles, des médicaments et celles de la cosmétique.

    *G. Forst, abréviation botanique pour le naturaliste, ethnologue et géographe allemand Johann Georg Adam Forster (1754-1794).

    *J.R.Forst., abréviation botanique pour le naturaliste (ornithologue) allemand Johann Reinhold Forster (1729-1798), qui participe à la deuxième expédition (1772-1775) de James Cook, dans le Pacifique à bord de l'HMS Resolution, en compagnie de son fils Johann Georg Adam Forster (1754-1794) naturaliste, ethnologue et géographe, qui relate ce voyage dans 'A voyage round the world in his Britannic majesty's sloop Resolution, during the years 1772, 3, 4, and 5, 2 volumes (1777 - Londres), réédité en 1996 par N.Thomas, H. Guest et M. Dettelbach - Université d'Hawaï. Consulter en ligne sur archiv.org édition de 1777.

    *Hook.f., abréviation botanique pour le botaniste, explorateur britannique Joseph Dalton Hooker (1817-1911), l'un des plus grands du 19e siècle, nommé en 1865, Directeur du Royal Botanical Garden de Kew. Auparavant, il effectue des séjours à Madère, en Afrique du Sud, dans l'Antarctique, dans l'Himalaya, au Népal et au nord de l'Inde. Voyages au cours desquels, il collecte, de nouvelles espèces pour Kew garden, à son retour, il fait paraître l'ouvrage de référence sur les Rhododendrons du Sikkim-Himalaya, en 3 volumes de 1849 à 1851 et des flores des autres pays.

    *piupiu, c'est un vêtement ressemblant à une jupe composé de brins de lin partiellement teint en noir accrochés à une ceinture tissée.

    *RHS., abréviation pour The Royal Horticultural Society, la Société Royale d'Horticulture, fondée à Londres le 7 mars 1804, elle décerne chaque année à de nouvelles obtentions, "The Award of Garden Merit" (AGM), au cours du Chelsea Flower Show, qui se déroule 5 jours durant du 23 au 27 mai à l'Hôpital Royal de Chelsea, à Londres. C'est l'une des plus grandes expositions florales au monde.

    *Taonga, dans la culture maorie, c'est un trésor, notamment des objets, le Taonga tüturu constitue l'une des 9 catégories d'objets protégés de la Nouvelle-Zélande, régit par une loi d'exportation, les directives rassemblées dans les articles 11 à 16 de la loi de 1975 sur les objets protégés sont appliqués, consultable en ligne et téléchargeable en format pdf.

    *Voss. , abréviation botanique pour le météorologiste-botaniste allemand Andreas Voss (1857-1924), qui, de 1878 à 1882, travaille en Basse-Saxe, comme jardinier à l'école d'agriculture de Hildesheim, tout en étant le rédacteur en chef d'une publication horticole 'Der Deutsche Gartenrat'.
    En 1890, il décide de publier, en tant qu'auteur, un réputé dictionnaire du jardinage sous le nom de 'Botanisches Hilfs- und Wörterbuch' (Aide botanique et dictionnaire pour les jardiniers, les amoureux des jardins et les amoureux des plantes), il publie un ouvrage sur la culture maraîchère et en 1920 un Dictionnaire des noms allemands des plantes sauvages.
    Le botaniste allemand Carl Ernst Otto Kuntze (1843 -1907), lui dédie l'un des noms du Tilleul d'appartement Vosianthus.

    *Tuuranga-Nui, aujourd'hui Poverty Bay, près de Gisborne, situé au nord-est de l'île du Nord.
    natacha mauric © 26/01/2000 ® Jardin! L'Encyclopédie
    - natacha mauric©26/01/2000 - ® par la Société des Gens de Lettres - ® Jardin! L'Encyclopédie - Conformément aux conventions internationales relatives à la propriété intellectuelle, la reproduction électronique avec mise à la disposition du public et/ou l'exploitation commerciale sont expressément interdites - ® Jardin! L'Encyclopédie.





















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