Solanum dulcamara  - Morelle Douce-Amère
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    Nom commun : Douce-Amère, Morelle Douce-Amère, Morelle grimpante, Morelle rouge, Herbe à la fièvre, Herbe à la quarte, Herbe de Judée, Vigne de Judée ou de Judas, Bourreau des arbres et Réglisse sauvage, nommé par les anglophones 'Bittersweet' ou encore 'Woody nightshade'.
    Nom latin : Solanum dulcamara  L.*
    famille : Solanaceae.
    catégorie : vivace 'grimpante' ou sous arbrisseau sarmenteux à grosses racines charnues et longs rameaux herbacés poilus, volubiles et très florifères. L'écorce est gris cendré.
    port : buissonnant, dressé, étalé.
    feuillage : 'caduc', légèrement velu, vert soutenu à vert foncé. En partie basse des feuilles alternes(4-10 cm), pétiolées, simples, entières, ovales, en partie haute des feuilles trilobées.
    floraison : très longue floraison autogame de la fin du printemps à l'automne (juin-octobre). Réunies en grappes inclinées, 10 à 25 petites fleurs pollinifères à corolle étoilée (1 à 1,5cm) formée de 5 pétales effilés et recurvés contre la tige.
    fruits: réunies en grappes pendantes baies toxiques ovoïdes (5-8mm) d'un vert brillant virant au rouge orangé à maturité, renfermant de nombreuses graines réniformes qui contiennent attention des alcaloïdes de type atropinique. Les baies persistent une partie de l'automne sur les tiges, si elles ne sont pas consommées auparavant par les oiseaux.
    couleur : violet lilas, des taches vertes et blanches à la base de la corolle et jaune d'or pour les anthères saillantes.
    croissance : rapide.
    hauteur : 1 à 4 m en tout sens.
    plantation : printemps.
    multiplication : par semis spontané (oiseaux), par prélèvement de fragments de racines ou par division des souches.
    sol : tout mais frais, n'aime pas trop la sécheresse.
    emplacement : mi-ombre ou ombre légère.
    zone : 4 - 9.
    origine : Europe et Asie occidentale, en zone tempérée le long des cours et des étendues d'eau, dans les broussailles, les fossés, les haies ou dans les sous-bois frais, aujourd'hui elle semble naturalisée aux Amériques.
    entretien : sans, juste prévoir des tuteurs. Elle est sensible aux aleurodes, araignées rouges, pucerons et aux ciccadelles (metcalfa pruinosa).
    En générale, elle est surtout incluse dans la liste des plantes dites "mauvaises herbes" pouvant devenir envahissante car ses graines sont dispersées par les oiseaux et les fragments de racines peuvent produire de nouveaux plants, mais elle peut être utilisée comme plante ornementale pour égayer des zones d'ombre humide.
    Il existe un cultivar Solanum dulcamara 'Variegata' au feuillage largement marginé de crème, floraison et fructification identique.
    Attention aux enfants en bas âge, qui sont souvent très attirés par les jolies baies colorées, une dizaines de baies suffiraient pour provoquer de graves troubles, voir entraîner le décès.
    NB : Son nom Solanum son nom viendrait du latin 'solari' qui signifie soulager. C'était sous Pline, le nom d'une plante dite vénéneuse qui est à l'origine du genre, dulcamara vient du latin 'dulcis' qui signifie doux, sucré et 'amara' ou 'amarus' qui signifie amer, faisant référence à ses tiges sucrées et amères qui étaient autrefois dans les pharmacopées traditionnelles prescrites en infusion très légère pour ses propriétés dépuratives, laxatives, sudorifiques mais aussi pour ses propriétés antiovulatoires.
    Ce genre comprend plus de 1500 espèces d'annuelles, bisannuelles, de vivaces herbacées, de sous-arbrisseaux ligneux, d'arbustes et d'arbres, caducs ou persistants, certains pouvant être grimpants, originaires du globe en toutes zones.
    Propriété et utilisations :*
    Comme beaucoup de solanacée, la douce-amère est toxique dans son intégralité aussi bien pour les humains que pour les animaux de compagnies. Elle contient dans son ensemble des hétérosides dont la solanine (glucoalcaloïdes dérivés du cholestane, de la soladinamine, de la soladulcinine, de la solacidine, de la tomatidine, du spirostane) substances qui peuvent en cas d'ingestion provoquer céphalées, nausées, vertiges, troubles digestifs, de l'hyperthermie, des troubles du centre nerveux, des troubles cardiaques (bradycardie) et respiratoires pouvant entraîner la mort.
    Les baies contiennent des substances qui sont la diosgénine et de la solasodine signalées plus haut.
    Les tiges, l'écorce et les feuilles sont encore de nos jours utilisées dans l'industrie pharmaceutique, pour leurs propriétés antilaiteuses, diurétiques, dépuratives, laxatives. Elle entre dans la composition de pommade, associée à d'autres plantes dans des complexes homéopathiques buvables pour traiter les verrues, les problèmes cutanées (dermatoses eczémas ou psoriasis), les affections rhumatismales articulaires ou les arthrites, les troubles fonctionnels digestifs, comme dépuratif du foie et en traitement de certains états infectieux en ORL et ophtalmologie.
    Nos anciens, utilisaient les feuilles en cataplasme pour traiter abcès et furoncles.

    Liste des autres espèces de solanum présents dans l'Encyclopédie, s'ouvrant dans un pop-up.


    *Rappel, toutes les informations concernant les propriétés médicinales et les utilisations à travers le temps et suivant les coutumes des différentes civilisations sont simplement données pour une meilleure connaissance des plantes et ne sauraient tenir lieu de prescription médicale !.
    Les notions de toxicité ne peuvent être considérées comme exhaustives, les réactions individuelles ne devant pas être sous-estimées.
    *L., abréviation botanique pour auparavant le médecin, botaniste-naturaliste suédois Carl von Linné auparavant Carl Linnæus (1707-1778), à qui l'on doit la classification des végétaux, des minéraux et des animaux et la nomenclature binominale, basée sur la juxtaposition de deux mots en principe en latin, désignant le genre suivi du nom de l'espèce, c'est la base de la taxonomie et de la nomenclature internationale.
    Durant ses études de médecine, il entame la réalisation d'un herbier de la flore de Laponie qui sera suivi d'un ouvrage 'Flora lapponica'. A partir de 1741, il enseigne à l'Université d'Uppsala durant une année la médecine puis la botanique jusqu'en 1772, il est le fondateur de l'Académie des Sciences de Suède.
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