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Nom latin : Stokesia laevis L.*, initialement nommée en 1768, Carthamus laevis Hill*, synonymes retenus, Carthamus cyaneus Banks ex Steud.*, un temps, nommé part erreur, Cartesia centauroides Cass., est considéré comme illégitime Stokesia cyanea L'Hér. ; le genre ene figure pas dans la flore de Chine, juste une espèce de Carthamus. famille : Asteraceae. catégorie : vivace, herbacée tomenteuse, d'une plus grande longévité de vie que la moyenne des autres vivaces, il faut compter plus ou moins 8 ans. port : n dense touffe érigée, légèrement évasée. croissance : moyenne, lui laisser le temps de s'installer, les trois premières années. feuillage : persistant, vert clair, coriace, aux extrémités ± épineuses. En partie haute, des feuilles sessiles, oblongues à lancéolées, à marge fortement dentelée, mais non piquante, alors que les autres, le sont, mais de forme plus ovaleet presque engainante. floraison : longue de la fin du printemps à l'automne, de juin jusqu'aux gelées, nectarifère et pollinifère, visitée, entre autres, par les colibris et les papillons. Capitules de 4 à 8 cm, en forme de bleuet, nombreux fleurons hermaphrodites. L'involucre des capitules est composé de coriaces bractées spatulées ou oblongues appelées phyllaires, imbriquées sur plusieurs rangs, munies de cils épineux. Les boutons floraux sont très décoratifs couleur : blanc, rose, bleu, mauve ou pourpre, de longs styles filiformes roses, des stigmates bifides d'un blanc pur. fruits : des akènes indéhiscents, appelés cypsèles, comme pour le pissenlit. hauteur : 0.30 à 0.60 m pour un étalement de 0.30 à 0.45 m et plus, selon le cultivar. plantation : à l'automne en espaçant les plants d'au moins 40 cm pour son développement, compter 6 plants au m². multiplication : par semis au début du printemps ou en place à l'automne, également par division des touffes à l'automne ou prélèvement de portion de racines pourvues d'un oeil. Penser à renouveler tous les 6 à 8 ans. sol : ordinaire de préférence, acide ou neutre, frais et surtout bien drainé en hiver et non calcaire. emplacement : soleil à mi-ombre. zone : 5-9, U-K hardiness H4, USDA zones 5a -9, tolère jusqu’à -15 °C. Ailleurs, prévoir un bon paillage pour protéger le pied, une fois établi, supporte bien la sécheresse. origine : sud-est des États-Unis, dans les plaines tourbeuses, les tourbières, les bois et les pinèdes humides, le long de la côte des deux Carolines, en Géorgie, Alabama, Mississippi, Louisiane, jusqu'en Floride, consulter la carte. Cette Stokésie bleue, a été introduite dans les jardins royaux de Kew Garden, en 1766, par Mr. James Gordon, après avoir été découverte en Caroline du Sud, initialement référencé par John Hill*, dans l'Hortus Kewensis* en 1769, sous le nom de Carthamus laevis. entretien : juste supprimer les fleurs fanées, au fur et à mesure pour privilégier la floraison, puis à la fin de l'hiver, nettoyer la touffe, lorsque de nouvelles pousses pointent le nez. Lors de la division, effectuer un apport d'engrais organique. culture en pot : arrosage régulièrement, sans excès en laissant sécher le substrat entre deux arrosages, effectuer tous les 15 jours, un apport d'engrais pour plantes à fleurs durant la période de croissance. maladies et ravageurs : exempt de maladies et de ravageurs pour l'instant, même dédaigné par les cervidés et les lapins, mais, un excès d'humidité en hiver, favorise, le pourrissement racinaire. NB : son nom Stokesia lui a été donné en 1788 par L'Héritier*, en souvenir du médecin-botaniste Jonathan Stokes (1755-1831), qui était célèbre pour ses travaux et essais cliniques sur l'utilisation de la digitale, dans le traitement de l'insuffisance cardiaque et son nom spécifique laevis est un mot latin qui vient du grec 'leios' qui signifie, lisse, poli, uni, plan, c'est-à-dire qui est sans poils, doux. Le véritable Aster de Chine, Callistephus chinensis, quant lui, a été introduit, depuis les prairies de la Chine, où il est appelé 'Cui jù' (cui = émeraude, jù = chrysanthème), dans le courant du 18e siècle, présent à l'automne 1895, dans le catalogue n° 110 de Louis Van Houtte* de Gand. Au vingtième siècle, les deux espèces étaient tombées un peu en désuétude, aujourd'hui, leur longue floraison et leur résistance, les font figurer, à nouveau, dans les catalogues des grainetiers européens. Ce rustique bleuet d'Amérique, est précieux au jardin avec sa longue floraison tardive pour animer jusqu'aux gelées, les massifs fleuris, les mixed-border ou les plates-bandes, de plus, c'est une excellente fleur coupée, si l'on enlève bien le feuillage, le long des tiges avant de, les tremper dans de l'eau. Parmi les cultivars, citons : *Gordon, Mr. James Gordon, qui avait introduit à Kew garden, en 1762, le bouleau noir Betula nigra. *Hill, abréviation pour le botaniste, médecin et compositeur britannique Sir John Hill (1716-1775), qui est l'auteur d'un des premiers ouvrages à utiliser la nomenclature de Carl Linnaeus dans 'The Vegetable System' publié entre 1759 et 1775, auteur et médecin critiqué et contesté par ses contemporains ; ses oeuvres sont fréquemment proposées en salle des ventes, comme 'The British Herbal: An History of Plants and Trees', découvrir ses oeuvres et sa biographie en anglais. *Hortus kewensis, publié en janvier 1789 sous le nom : Sertum Anglicum : seu Plantae Rariores quae in Hortis juxta Londinum, Imprimis in Horto Regio Kewensi Excoluntur, ab Anno 1786 ad Annuum 1787 Observatae. trad: Le jardin anglais : ou les plantes plus rares cultivées dans les jardins près de Londres, principalement dans le jardin de la région de Kewen, observées de l'année 1786 à l'année 1787. *L'Hér., abréviation botanique pour le magistrat botaniste français Charles Louis L'Héritier de Brutelle (1746-1800), nommé en 1772, procureur du roi à la maîtrise des Eaux et Forêts de Paris, fonction qui lui permet de vivre pleinement sa passion au contact des grands botanistes de son époque. On lui doit la parution en 1784 de 'Stirpes novae aut minus descriptionibus et iconibus illustravit' en 2 volumes, éd. Paris, consultable en ligne à la Bnf. *L., abréviation botanique pour le botaniste-naturaliste suédois Carl von Linné (1707-1778), auparavant Carl Linneaus, médecin, à qui l'on doit la classification des végétaux, des minéraux et des animaux et la nomenclature binominale, basée sur la juxtaposition de deux mots en principe en latin, désignant le genre suivi du nom de l'espèce, c'est la base de la taxonomie et de la nomenclature internationale. Durant ses études de médecine, il entame la réalisation d'un herbier de la flore de Laponie qui sera suivi d'une flora lapponica'. En 1741, il enseigne à l'université d'Uppsala, durant une année, la médecine puis, la botanique jusqu'en 1772. Il est le fondateur de l'Académie des sciences de Suède. Son herbier 'Linnean Herbarium', le plus riche de son époque, contenant 7 000 plantes, qui est conservé au musée national d'histoire naturelle de Stockholm. *PBR, Plant Breeders Rights = PBR, sigle qui signifie qu'il s'agit d'un cultivar protégé par des droits d'obtenteur. *Steud., abréviation botanique pour le médecin, botaniste allemand Ernst Gottlieb von Steudel (1783-1856), auteur de nombreux ouvrages dont 'Nomenclator botanicus' en 2 volumes édités entre 1821 et 1824. Deux genres lui ont été dédiés, Steudelia ans la famille des Molluginaceae et Steudelella dans les Poaceae et 47 espèces sous la forme steudelii et steudeliana, steudelianus, steudelianum. *Van Houtte, célèbre horticulteur, collectionneur flamand Louis Benoît Van Houtte (1810-1876), on lui doit en collaboration avec Charles Lemaire* et le botaniste belge M. Scheidweiler une revue horticole 'Flore des serres et des jardins de l'Europe'* en 23 volumes qui furent publiés en plusieurs langues (Gand - Belgique de 1845 à 1883). De 1834 à 1836, il séjourne au Brésil, collaborant avec le jardin botanique de Bruxelles. En 1839, en association avec Adolf Papeleu, il installe à Gendtbrugge (région de Gand), ses pépinières avec 50 serres dédiées aux plantes exotiques collectées en Amérique centrale et en Amérique du Sud. En 1840, il y a créé une école d'horticulture à Gentbrugge, et il est le fondateur de la revue L'Horticulteur belge : journal des jardiniers et des amateurs. Des numéros sont consultables en ligne à la Bnf. Il est considéré comme le père de l'horticulture gantoise, surnommé le Prince des horticulteurs du XIXe siècle. En 1845, au plus fort de la folie européenne des orchidées, il envoya des collectionneurs de plantes en Amérique pour rechercher des orchidées et d'autres plantes exotiques. natacha mauric©19/10/2011® Jardin ! L'Encyclopédie ® Jardin ! L'Encyclopédie - Conformément aux conventions internationales relatives à la propriété intellectuelle, la reproduction électronique avec mise à la disposition du public et/ou lexploitation commerciale sont expressément interdite - ® Jardin ! L'Encyclopédies. |
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