Peltoboykinia watanabei - Peltoboykinie de Watanabé
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    Ch. Reymond au Jardin des 5 sens -Yvoire
    Nom commun : Peltoboykinie de Watanabé, au Japon 'Watanabe kusa', se prononce watanavé, kusa en japonais signifie herbe donc Herbe de Watanabé, pas de nom commun en anglais pour l'instant peut être à venir Wanatabe grass.
    Nom latin : Peltoboykinia watanabei  ( Yatabe) Hara, synonymes Boykinia tellimoides var. watanabei  (Yatabe) Makino, Boykinia watanabei  (Yatabe) Makino* qui donné pour synonyme de Saxifraga watanabei  Yatabe.
    famille : Saxifragaceae.
    catégorie : vivace herbacée rhizomateuse.
    port : touffe évasée, arrondie.
    feuillage : caduc, vert clair à vert foncé, brillant. Feuilles peltées palmatilobées de 15 à 30 cm, profondément découpées obcordées, pétiole central. Les jeunes pousses sont d'un rose rougeâtre.
    floraison : selon climat de la fin du printemps à l'été courant juin-août, nectarifère visitée par les abeilles et les papillons. Sur une longue tige de 15 à 30 cm, petites fleurs tubulaires pendantes (± 15 mm) à 5 étroits pétales pubescents lancéolés à marge crénelée en partie haute, enchâssées dans un calice pubescent à 5 courts sépales acuminés soudés, 10 étamines à anthères doubles et deux styles.
    couleur : blanc verdâtre virant au blanc crème puis jaune crème vers la fin, étamines d'un blanc verdâtre, anthères noires.
    fruits : capsules.
    croissance : assez lente.
    hauteur : 0.50 à 0.80 m.
    plantation : selon climat au printemps ou à l'automne.
    multiplication : par division des touffes ou des rhizomes, par semis en hiver ou au printemps dans un mélange à tendance sablonneuse après scarification à froid; pour la levée compter entre 6 et 12 semaines.
    sol : de préférence acide* ou neutre, léger, humifère, frais mais bien drainé.
    emplacement : mi-ombre, ombre lumineuse.
    origine : endémique aux forêts de hêtres du sud de l'archipel japonais sur les îles de Kyushu et Shikoku et au nord de la région de Kansaï et sur l'île principale de Honshu, c'est une espèce menacée dans son milieu d'origine.
    Consulter carte du Japon.
    zone : 6 - 9, une fois installée, tolère des périodes de sécheresse. USDA Hardiness zone 5-7.
    entretien : prévoir un bon paillage pour conserver le sol frais, supprimer les hampes florales fanées.
    maladies et parasites : aucune n'est signalée pour l'instant en Europe.
    NB : son nom Peltoboykinia  vient du grec 'pelto' qui désigne un bouclier faisant référence à ses feuilles peltées et 'boykinia' en l'honneur du médecin, botaniste et naturaliste américain Samuel Boykin (1786-1848), et son nom spécifique watanabei  de Watanabe, dédié au botaniste japonais Kiyohiko Watanabe (1900-1953) qui enseigne à Hiroshima, auteur d'articles parus dans le journal botanique de la Société botanique du Japon et 15 autres espèces lui sont dédiées.
    Ce genre était initialement au genre nord-américain Boykinia , genre dont il se distingue par ses feuilles peltées, il a donc été renommé en 1930; il ne comprend que deux espèces endémiques à une toute petite zone de l'Asie du sud-est.
    Autre espèce :
    - Peltoboykinia tellimoides  (Maxim.) H. Hara, synonyme Saxifraga tellimoides  Maxim.*, en chinois 'jian bian cao' originaire du Japon dans l'île de Honshu et de la Chine au nord de la province côtière du Fujian face à Taïwan en altitude dans les forêts jusqu'à 1900 m, vivace rhizomateuse de 0.30 à 1 m de haut, de grandes feuilles palmées de 15 à 25 cm, marge à 7-9 lobes plus gaufrées, courant juin-juillet petites fleurs d'un jaune pâle, à 10 étamines et 2 styles, même rusticité.

    Annotations :
    sol acide dans les hêtraies le sol est très acide près de pH < 4.
    *Makino, abréviation botanique pour le botaniste- taxonomiste japonais Tomitarö Makino (1862 - 1957), qui fut le père de la botanique japonaise, à 25 ans il fait paraître le magazine de botanique de Tokyo toujours édité, il enseigne à l'Université de Tokyo, publie en 1940 'Flora of Japan' l'ouvrage de référence. Sur l'île de Shikoku, à Kochi sa ville natale, est créé en 1958 The Makino botanical garden dédié aux espèces japonaises locales, il s'y trouve un laboratoire de recherche et un Musée où sont exposées ses oeuvres.
    Maxim., abréviation botanique pour le botaniste taxonomiste russe-allemand Carl Johann (Ivanovich) Maximowicz (1827-1891) un grand explorateur collecteur qui fut le spécialiste des flores du Japon et de Mongolie, de nombreuses espèces asiatiques lui ont été dédiées. Nommé en 1852 conservateur du jardin botanique de Saint-Pétersbourg*. L'année suivante, pour enrichir les collections, il entreprend un tour du monde qui débute par Rio de Janeiro et Valparaiso, ce voyage à bord de la frégate russe Diana, est interrompu par la guerre de Crimée (1854-56) qui le mène à explorer les rives du fleuve Amour et l'est sibérien jusqu'en 57, lui permettant ainsi de publier 'Amurensis Primitias Florac' (1859) avant de se rendre en Mandchourie, puis, durant les quatre années suivantes il parcourt l'archipel du Japon (Yesso, aujourd'hui Hokkaïdo, Nippon = Honshu et Kyushu) avant de découvrir l'Angleterre.
    En 1864, il est nommé membre de l'Académie Impériale des sciences de Saint-Pétersbourg. A partir de 1869, il rédige de nombreuses publications dans le Bulletin de l'Académie Impériale sur la flore d'Asie orientale et plusieurs monographies notamment celle des viola et des rhododendrons 'Rhododendrae Asie Orientalis' ed. 1870.
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