Oenothera biennis - Herbes aux ânes
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    Oenothera biennis © Shirö Kurita*
    Nom commun : Oenothère bisannuelle. Autrefois connue sous le nom d'Etnohère bisanuelle, Onagre bisannuelle, Herbes aux ânes, Jambon du jardinier, plus rarement Primevère du soir, nommée par les anglophones 'Evening primrose, Common evening primrose, Coffee plant, Fever Plant, King's cureall, Cure-all, German rampion, Large rampion, Night willowherb, Scabbish, Scurvish, Wild four o'clock', en allemand 'Gemeine Nachtkerze, Gewöhnliche Nachtkerze', en espagnol 'Onagra común', en italien 'Enagra comune', en néerlandais 'Het zijn Teunisbloemen, Middelste teunisbloem', en portugais 'Onagra, Canárias, Erva-dos-burros, Zécora, en russe 'Primula Vechernyaya'.
    Nom latin : Oenothera biennis L.*(1753), 127 synonymes retenus dont Oenothera communis  H.Lév.* .(1910), Oenothera suaveolens  Pers.* (1804), Oenothera rubricaulis  Kleb. (2007), Oenothera pycnocarpa  Atkinson & Bartlett. (1913), certains auteurs la donne pour synonyme de l'Onagre muriquée, Oenothera muricata (L.) Moenche (1794), un grand nombre sous la forme var. et f.
    Dans la flore nord-américaine Oenothera biennis L. ssp. caeciarum Munz, Oenothera biennis L. ssp. centralis Munz, Oenothera biennis L. var. pycnocarpa (Atk. & Bartlett) Wiegand
    famille : Onagraceae.
    catégorie : bisannuelle soyeuse à tige anguleuse comestible dans son intégralité.
    port : érigé.
    feuillage : la première année juste une rosette de longues feuille lancéolées, poilues, la deuxième année, une tige érigée surmontée d'un épis.
    floraison : éphèmère en été, courant juin jusqu'en septembre, parfumée et nectarifère, s'ouvrant uniquement le soir, se fanant avant le lendemain midi, visitées principalement par les insectes nocturnes et qui embaume au crépuscule.
    épis de fleurs tubulaires axillaires à corolle de ± 5 cm, à 4 larges pétales, 8 étamines, calice à 4 longs sépales repliés contre la tige.
    couleur : jaune vif brillant.
    fruits : des capsules déhiscentes contenant des graines d'une grande longévité, 80 ans confirmés, mais qui sont libérées dès maturité et tombant au pied et qui ne parviennent pas à maturité toutes en mêmes temps. Problèmes résolues avec de nouveaux cultivars qui ne libèrent plus spontanément leurs graines et améliorent grandement les rendements
    hauteur : 0,80 à 1,20 m pouvant avoisiner les 2m.
    plantation : au printemps.
    multiplication : par semis en fin d'été sous châssis, repiquer sous châssis puis, mettre en place au début du printemps, se ressème spontanément.
    sol : léger assez pauvre, sablonneux ou graveleux pas trop riche et surtout bien drainé.
    emplacement : plein soleil, mi-ombre quelques heures dans la journée.
    zone : 4-10, U-K hardiness H7, USDA zone 6a-9b. Tolère aisément -30°C.
    origine : Amérique du Nord, dans 48 états des États-Unis excepté au nord-ouest : Idaho, Wyoming, Utah, Colorado et Arizona, sur l'ensemble du territoire canadien excepté les 4 provinces du nord et le Labrador et présente jusqu'au centre du Mexique, consulter la carte.
    Largement naturalisée dans toutes les régions tempérées du monde, une mauvaise herbe le long des routes et des voies ferrées, dans les friches et les cultures abandonnées . Introduite en Europe au cours du 18e siècle.
    entretien : rabattre après la floraison.
    maladies et ravageurs : peut être sujet à l'oïdium (powdery mildews) et aux taches foliaires (leaf spot) dues à une maladie cryptogamique, qui provoquent le dessèchement.
    NB : son nom Oenothera vient du mot grec 'oinos' qui désigne le vin et de 'thêr' qui signifie chasser les bêtes sauvages; un nom qui désigne en grec une plante (certainement l'onagre) dont les racines infusées dans du vin, étaient réputées et utilisées pour apprivoiser les bêtes sauvages, ou peut être parce que ces mêmes racines, une fois séchées, avaient une odeur vineuse et, son nom spécifique biennis vient du latin 'annis' qui signifie an donc de deux ans.
    Ce genre comprend plus de 120 espèces d'annuelles, bisannuelles ou vivaces, toutes originaires des zones tempérées du continent américain et naturalisées à travers le monde.

    Propriétés et utilisations :
    Ses racines sont comestibles et elles se consommées cuites comme les salsifis, coupées en tranches accompagnées d'une sauce blanche ou préparées en salade, d'où l'origine de son nom commun de Jambon de jardinier, faisant certainement référence à la couleur des racines. Les feuilles se mangent en salade associées à d'autres herbes, car elles ont un goût un peu fort.
    Les parties aériennes ont des propriétés antioxydantes et anti-inflammatoires, utilisées sous forme de cataplasme pour soigner les oedèmes, les ecchymoses et les plaies, mais aussi sous forme d'infusion pour soulager les douleurs et traiter les troubles gastriques et de ses graines est extraite une huile bénéfique qui contient de l'acide gamma-linoléique et qui a des propriétés médicinales. Elle est utilisé aussi bien dans la médecine des Amérindiens que celle des premiers colons. Au Canada, on la cultive dans les provinces de l'Ontario et la Nouvelle-Ecosse, en annuelle pour ses graines, en la semant sous serre au coeur de l'hiver pour par la suite, au printemps, la transplanter en plein champs dans l'attente de laa fructification et laa récolte.

    Les autres oenothères annuelles :

    • Oenothera albicaulis Pursh (1813), 25 synonymes retenus. Originaire du centre-ouest des États-Unis, prséente jusqu'au nord-ouest du Mexique dans l'État de Sonora et celui de Chihuahua. Un port étalé, un feuillage vert de gris, une floraison blanche, lavée de rose sur le revers avec la base des pétales jaune. Elle se cultivée en bisannuelle, présente au début une touffe de feuilles ressemblant à des feuilles de pissenlit au pétiole rosâtre. Des photos sur Flickr
    • Oenothera glazioviana P. Micheli ex Mart. Oenothera glazioviana. Une bisannuelle originaire de l'Europe et présente depuis l'Espagne. Elle serait une hybridation spontanée entre l'Oenothera grandiflora aux grandes fleurs jaunes parfumées et la californienne Oenothera elata à floraison jaune également parfumée. Un port dressé, rectiligne avec en cime des fleurs jaune vif dont les boutons floraux sont rouge sur le revers excepté la pointe qui est lavé de jaune. Des photos sur 4-10Flickr.

    Dans l'abécédaire, consulter les 3 autres espèces d'Onagre présentes dans l'Encyclopédie.

    Annotations :
    *Kurita, botaniste-biologiste, généticien japonais Shirö Kurita (1936-2019), qui, en 1958, est professeur au département de biologie de l'Université de Chiba, nommé professeur émérite, en 2001. Docteur en sciences à l'université métropolitaine de Tokyo de 1949 jusqu'en 2011.
    Il y mène des recherches sur les fougères, puis sur les Amaryllidacées japonaises, qui se reproduisent sans développer des graines, mais en divisant les bulbes. Il a publié l'histoire et les résultats, sous la forme d'un livre scientifique destiné au grand public 'Higanbana Museum Magazine' Kenseisha (1998), hélas, son blog sur les Higanbana a été fermé.
    Membre de la Botanical Society of Japan, de l'American Botanical Society, de l'International Fern Society et d'autres. Il a publié en japonais de l'Histoire naturelle du lys araignée rouge" (Lycoris radiata ) (1998, Kenseisha), Introduction à la diversité biologique : le chemin vers l'humanité 'Tokai .University Press (1997) : 13,7 milliards d'années depuis l'origine de l'univers jusqu'à la naissance de l'homme -2013, Kodansha Academic Library

    *H. Lév,. abréviation botanique pour le prêtre missionnaire sarthois passionné de botanique Hector Léveillé de son vrai nom Augustin Abel Hector Léveillé (1863 - 1918). Au Mans, fondateur en 1891 de l'Académie internationale de géographie botanique qui publie une revue 'Le Monde des plantes', académie qui joue un rôle dans l'histoire de la géographie botanique et de l'écologie.

    *L., Durant ses études de médecine, il entame la réalisation d'un herbier de la flore de Laponie qui sera suivi d'un ouvrage 'Flora lapponica'.
    Il enseigne à l'université d'Uppsala, la médecine, durant une année, à partir de 1741, puis la botanique jusqu'en 1772. Il est le fondateur de l'Académie des sciences de Suède.
    Il est l'auteur de 'Systema naturae, Genera plantarum' et de 'Species plantarum', consultables en ligne à la bibliothèque universitaire de Kyoto (patienter ! chargement long). Il y présente son système de classification des espèces qui sera la base de la taxinomie et de la nomenclature. Un ouvrage qu'il finançe avec le botaniste néerlandais Johann Frederik Gronovius (1686- 1762) à qui l'on doit la préparation et la publication de Flora virginica (2 tomes publiés de 1739 à 1743) à partir des notes et des spécimens envoyés par le collecteur britannique John Clayton (1694-1773) a qui l'on doit aussi un fabuleux herbier.
    Lire l'éloge de Linné et l'histoire de l'académie, faite parle philosophe, mathématicien et économiste français, Marie-Jean-Antoine-Nicolas de Caritat (1743-1794), marquis de Condorcet, secrétaire perpétuel de l'Académie des sciences, pdf publié par l'academie-sciences.fr.

    *Pers., abréviation botanique pour le botaniste, mycologue sud-africain Christiaan Hendrik Persoon (1761-1836), d'origine allemano-néerlandais, fondateur de la systématique en mycologie. Son herbier, racheté en 1825 a été inclus à l' Herbier national des Pays-Bas conservé à Leyde.
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