Prunus spinosa - Prunellier, Épine-noire
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    Nom commun : Prunellier, Épine-noire, nommée par les anglophones 'Blackthorn'.
    Nom latin : Prunus spinosa  L.
    famille : Rosaceae
    catégorie : petit arbre fruitier à l'écorce d'un brun noirâtre brillant, aux racines traçantes, à rameaux épineux et enchevêtrés, les jeunes pousses sont pubescentes et grisâtres.
    feuillage : caduc, vert foncé au revers pubescent le long des nervures . Sur de courts rameaux, petites feuilles (2 à 4cm) ovales-lancéolées acuminées à marge dentelée.
    port : buissonnant, évasé, étalé.
    floraison : avant la foliaison au printemps (mars-avril selon le climat). Petites fleurs (1–1.5 cm) solitaires, hermaphrodites à 5 pétales arrondis, nombreuses étamines (20 à 25) et un style.
    couleur : blanc pur.
    fruits : petites prunes (prunelles ou senelles) globuleuses, dressées, comestibles d'un noir bleuté pruineux à noyau aplati rugueux dont l'amande est toxique, persistant une bonne partie de l'hiver si les oiseaux ne les consomment pas avant.
    croissance : rapide
    hauteur : 1-2 à 4m.
    plantation : automne ou printemps
    multiplication : semis (assez long compter au moins 6 mois), surtout par prélèvement des drageons.
    sol : riche bien drainé, une préférence pour les sols argilo-calcaires. Parfaitement adapté à la sécheresse.
    emplacement : soleil.
    zone : 5/6-10.
    origine : Afrique du Nord (Maroc,Tunisie), Asie occidentale (Sibérie incluse), Europe (excepté les régions trop septentrionales, assez rare en Norvège, absent en Islande) et au proche-Orient (Iran inclus) en basse montagne jusqu'à une altitude de 1500m environ, sur les coteaux pierreux, dans les vallons dans les haies vives à la lisières des pâtures, dans les friches formant des fourrés souvent impénétrables qui sont des refuges pour les oiseaux (fauvettes, pies-grièches).
    entretien : aucun. Si vous devez nettoyer des taillis de prunellier prévoir des gants et des vêtements qui protégent bien car les piqûres sont douloureuses.
    NB : Le prunellier a tendance à drageonner, il peut devenir très envahissant car un seul sujet peut former en quelques années un taillis.
    Il a longtemps servi de porte-greffe, notamment pour des croisements avec le prunier myrobolan Prunus ceracifera  pour obtenir divers variétés pruniers Prunus domestica .
    Autrefois il était utilisé à la fois comme brise-vent et comme clôture rapidement impénétrable et inextricable) Le prunellier dépourvu d'épines, à plus gros fruits et aux fleurs regroupées par deux est une sous-espèce Prunus spinosa var macrocarpa  Wallr , synonyme Prunus x fruticans  Weihe qui est considéré comme un meilleur porte-greffe et ses gros fruits sont moins astringents.
    Propriétés et utilisations :
    Dans les pharmacopées traditionnelles, les fleurs étaient réputées pour leur propriété diurétique, laxative et sudorifique.
    Les prunelles riches en tanins à la saveur astringente, sont récoltées (si les oiseaux n'ont pas tout grapiller) après les premières gelées pour confectionner confitures, compotes, eaux de vie, ratafias ou liqueurs de noyaux.
    Elles entrent dans la confection d'élixirs ou sirops réputés être digestif et fortifiant.
    Les feuilles étaient utilisées pour leur propriété anti-inflammatoire et dépurative, dans certains pays séchées elles remplaçaient le thé.
    L'écorce était autrefois prescrite pour traiter certaines fièvres et employée pour confectionner une teinture noire.
    Son bois très dur, d'un brun rougeâtre souvent veiné de rose était autrefois recherché pour être employé en marqueterie, aussi utilisé pour confectionner des cannes et des clubs de golf après passage au feu pour les durcir, c'est aussi un excellent bois de chauffage.

    Annotations :
    * L. , abréviation botanique pour le botaniste-naturaliste suédois Carl von Linné (1707-1778), auparavant Carl Linnæus, médecin, à qui l'on doit la classification des végétaux, des minéraux et des animaux et la nomenclature binomiale, basée sur la juxtaposition de deux mots en principe en latin, désignant le genre suivi du nom de l'espèce, c'est la base de la taxonomie et de la nomenclature internationale.
    Durant ses études de médecine, il entame la réalisation d'un herbier de la flore de Laponie qui sera suivi d'un ouvrage 'Flora lapponica'. A partir de 1741, il enseigne à l'Université d'Uppsala durant une année la médecine puis la botanique jusqu'en 1772, il est le fondateur de l'Académie des Sciences de Suède. Son herbier 'Linnean Herbarium', le plus riche de son époque ne contenait que 7000 plantes, est conservé au Musée national d'histoire naturelle de Stockholm.
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