Haemanthus coccineus  - Haemanthe écarlate
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    Nom commun : Haemanthe écarlate, Haemanthe rouge, Tulipe du Cap*, Fleur de sang parfois Lis de sang d'airain, Langue de bœuf nommé en afrikaner 'Bergajuin, Bloedblom, Koning-van-Kandie, Maartblom' et en anglais 'March flower, April fool, Blood Lily', Blood flower, King-of-Candia, Paintbrush lily, Pincushion, Powderpuff lily'.
    Nom latin : Haemanthus coccineus  L.*.
    famille : Amaryllidaceae ; Tribu : Haemantheae.
    catégorie : bulbeuse géophyte à gros bulbe asymétrique de 10 cm.
    port : dressé.
    feuillage : caduc, présent localement d'avril à octobre. Deux feuilles opposées épaisses, longues de 60 cm et 20 cm de large en forme de langue, dressées puis posées au sol, après la floraison, disparaissant en octobre avant la floraison.
    En Afrique du Sud, l'hiver à lieu de de mai à septembre et l'été de septembre à avril, est sec dans la région du Cap.
    floraison : localement de février à avril, fin été ou automne, brève. Hampe automnale de 25 cm mouchetée de taches purpurine, portant une centaine de petites fleurs en ombelle serrée entourée d'un involucre de 6 à 10 spathes.
    En Afrique du sud, la pollinisation est assurée par le coloré Souimanga chalybée Cinnyris chalybeus .
    couleur : involucre rouge écarlate à rouge corail, ombelles rose à rouge, anthères d'un jaune vif.
    fruits : baies charnues blanches à rose pâle translucides triloculaires contenant de 1 à 3 graines ovoïdes noires.
    croissance : lente.
    hauteur : 0.30 m.
    plantation : en été à l'extérieur ou culture en serre.
    multiplication : à l'automne par division des cayeux, s'il s'en forme.
    emplacement : soleil.
    sol : léger, à tendance sablonneuse bien drainant.
    zone : 9-10.
    origine : Afrique du Sud au Cap de Bonne-Espérance.
    utilisation : potée. Pleine terre uniquement sur le bord de la côte méditerranéenne.
    entretien : arrosage très modéré. Ne pas déranger les racines. Respecter le repos estival au sec.
    NB : Haemanthus  vient de 2 mots grecs 'haima' qui désigne le sang et 'anthus, anthos' désigne la fleur, et son nom spécifique coccineus  désigne en latin la couleur écarlate, mot venant de 'coccum' qui désigne le kermès et la cochenille du kermès Kermococcus , des femelles de ce parasite était extraite une teinture rouge.
    Les premiers bulbes ont été collectés en 1603 par frère Gouarus de Keyser, a été inclus en 1605 par le botaniste flamand Matthias de L'Obel dans son ouvrage sur les plantes médicinales* publié avec Guillaume Rondelet, Ludovic Myreus.
    Ce genre comprend entre 22 et 25 espèces originaires de l'Afrique australe, en Afrique du Sud principalement dans l'aride Namaqualand, région du Cap et région de Port-Elizabeth dont 3 présentes dans les montagnes au sud-ouest de la Namibie, région de IIKaras à l'est de Lüderitz, une région ayant des pluies hivernales ou poussent 15 d'entre elles et une espèce blanche endémique aux steppes Auas Mountains (Auasberge) au nord-est de Windhoek Haemanthus avasmontanus  K. Dinter découverte en 1923, une espèce au Botswana H. montanus, 1 au Lesotho H. multiflorus  , Swaziland quelques unes Mozambique, Zimbabwe, Zambie et même Yémen.
    En Afrique du Sud 12 d'entre elles figurent sur la liste rouge des espèces menacées et 6 se trouvent dans la région des précipitations d'été.
    Trois d'entre elles sont persistantes Haemanthus albiflos, Haemanthus deformis  et Haemanthus pauculifolius .
    Au XVII siècle, ce sont les marins néerlandais qui amenèrent aux Pays-Bas depuis la province du Cap, les premiers spécimens de coccineus  et sanguineus  et de là diffusé dans le reste de l'Europe, ils étaient alors connus sous le nom de Tulipe du Cap et Narcisse africain.
    Propriétés et utilisations :
    Ce sont des plantes médicinales* dont l'emploi thérapeutique est dangereux car elles contiennent des alcaloïdes qui sont toxiques pour l'homme et les animaux. En 1997 ont démarré des essais avec Haemanthus albiflos  dans le traitement du virus de la leucémie murine de Moloney avec en vue des effets éventuels sur le H.I.V.
    Dans la pharmacopée traditionnelle, les feuilles étaient utilisées dans le traitement des ulcères et les bulbes prescrits dans le traitement de l'asthme et comme diurétique.
    Autres espèces :
    Haemanthus multiflorus  Martyn, synonyme Scadoxus multiflorus  (Martyn) Raf, présente en Afrique du Sud, Namibie, Zambie et Yémen floraison d'octobre à décembre. Présente dans la pharmacopée traditionnelle sénégalaise.
    Haemanthus sanguineus  Jacq., Haemanthe à tige rouge, deux larges feuilles elliptique, involucre à 7 spathes rouges, ombelle rouge-sang, la floraison induite par les incendies qui ont lieu en été.
    voir également le genre Scadoxus.

    Annotations :
    *L., abréviation botanique pour le botaniste-naturaliste suédois Carl von Linné (1707-1778), avant d'être anobli en 1757 Carl Linnæus, également médecin, à qui l'on doit la classification des végétaux, des minéraux et des animaux et la nomenclature binominale, basée sur la juxtaposition de deux mots en principe en latin, désignant le genre suivi du nom de l'espèce, c'est la base de la taxonomie et de la nomenclature internationale.
    Durant ses études de médecine, il entame la réalisation d'un herbier de la flore de Laponie qui sera suivi d'un ouvrage 'Flora lapponica'. A partir de 1741, il enseigne à l'Université d'Uppsala durant une année la médecine puis la botanique jusqu'en 1772, il est le fondateur de l'Académie des Sciences de Suède.
    Il est l'auteur de 'Systema naturae, Genera plantarum' et de 'Species plantarum'.
    *plantes médicinales publié en latin en collaboration avec Guillaume Rondelet, Ludovic Myreus à Londres en 1605, Medici Infulanj, Sereniss. & Invictiss. lacobi. I. Magnae Britanniae, Franciae, & Hyberniae Régis Botanographi, siue Plantarum Historiae Physicae, tam indigenarum & Britanniae inquilinarum, quam exoticarum scriptoris, In G. Rondelletii inclytae Monspeliensis scholae medicae professoris ... methodicam pharmaceuticam officinam animaduersiones, quibus deprauata & mutilata ax authoris mente corriguntur & restaurantur.
    *Tulipe du Cap ainsi nommé par Pierre-Joseph Redouté (1759-1840) dans son ouvrage sur les Liliacées et dans l'Hortus Schoenbrunnensis, Journal de botanique illustré par Nicolai Joseph Jacquin.
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