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Nom latin :Gelsemium sempervirens (L.) J.St.-Hil.* (1805), 6 synonymes Gelsemium nitidum Michx.* (1803), Gelsemium lucidum Poir. (1812), Bignonia sempervirens L. (1753), Lisianthius sempervirens Mill. ex Steud. (1821), Jeffersonia semperviren (L.) Brickell (1800) les autres ne sont pas reconnus par Powo et the Plant List en 2012. Flore USA : Gelsemium sempervirens (L.) W.T. Ait.* famille : Loganiaceae. catégorie : vivace, liane rampante, volubile, à souche ligneuse, aux tiges rougeâtres. port : grimpant, étalée. feuillage : persistant, coriace, vert foncé, brillant, en hiver, il vire au violet bronze. Des feuilles opposées, lancéolées, de 4 à 8 cm x 2 à 3 cm, à court pétiole. floraison :abondante et odorante durant 5 à 8 semaines, de la fin de l'hiver au début printemps, courant fin février jusqu'en avril, selon climat, avec une possible remontée au début de l'automne ou courant décembre. Sur de courtes tiges, à l'aisselle des feuilles, grappes de fleurs tubulaires de 3 cm à 5 pétales soudés, 5 étamines et 1 style saillant. Floraison nectarifère, visitée par les colibris, les papillons et les abeilles bien que ce nectar leur soit toxique à forte dose, rendant ainsi leur miel toxique. Des boutons floraux fusiformes et cabossés dans la partie renflée. couleur : jaune vif brillant, gorge d'un jaune plus chaud. fruits : des capsules elliptiques de 3,5 à 4 cm contenant de nombreuses graines brunâtres plates de 5 à 7 mm. croissance : rapide. hauteur : 3 à 6 m en tout sens. plantation : au printemps ou à l'automne sous climat doux. Une fois installé, il tolère la sécheresse. multiplication : par semis au printemps après avoir conservé les graines au froid ou par bouturage de tiges aoûtées. sol : tous, riche en humus, frais, bien drainé. emplacement : soleil ou mi-ombre à l'abri du vent. Il fleurira mieux évidemment au soleil, au moins 6 heures. zone : 8-11. USDA zone 7/9, minima pas en dessous de - 5 °C. origine : en plaine et zone de piedmonts dans les broussailles, bosquets, forêts, pinèdes et friches du sud-est des États-Unis, de la Virginie, les Carolines, du Tennessee, Arkansas, Louisiane, Mississippi, Alabama, Géorgie, jusqu'à l'est du Texas, présent au nord du Mexique et au sud du Guatemala. Au Tennessee, c'est une espèce protégée, car elle est en voie de disparition, consulter la carte. entretien : tuteurer si nécessaire, la taille s'effectue après la floraison pour favoriser la suivante. Prévoir un paillis pour maintenir le sol frais, effectuer un apport d'engrais organique tous les ans, mais si vous voulez le voir refleurir 1 à 2 fois, pensez à lui offrir 2 à 3 fois dans la saison un engrais riche en phosphore qui privilégie entre autres la floraison. Pour une culture en pot, effectuer des apports d'engrais pour plantes à fleurs du printemps à l'automne. maladies et ravageurs : sans problème connu, peu de nuisibles même les cervidés le dédaignent. NB : son nom Gelsemium lui a été donné par le botaniste français Joseph de Jussieu*, il vient de l'italien 'gelsomina' qui désigne le jasmin odorant et son nom spécifique sempervirens signifie toujours vert, persistant. Ce genre ne comprend que 3 espèces, deux sont originaires du sud des États-Unis et de l'Amérique centrale. Le dernier est originaire de l'Asie du Sud-Est qui attire également les colibris et une variété d'abeilles Habropoda laboriosa (blueberry bee). Ce jasmin de Caroline a largement trouvé sa place dans les jardins urbains, le long des clôtures, des murets, sur les pergolas, tonnelles ou simplement dans des potées pour les balcons, patios et terrasses, il peut également s'utiliser en couvre-sol. Propriétés et utilisations : Ce Gelsemium sempervirens est toxique pour l'homme et les animaux. Toutes les parties sont vénéneuses, car il contient des alcaloïdes aux effets sédatifs proches de la digitale. Elle provoque à forte dose, des tremblements, une inflammation du système respiratoire et la paralysie. En homéopathie, ses racines sont utilisées pour lutter contre les insomnies, les céphalées, les douleurs musculaires, les névralgies, les tremblements, les troubles visuels et les affections du système nerveux, peur, phobie, nervosité, choc et anxiété. La phytothérapie l'utilisait pour traiter les fièvres, suite à cette découverte en 1840 par un fermier du Mississippi. Dans la pharmacopée mexicaine, prescrite pour traiter les palpitations cardiaques, les douleurs et inflammations liées aux diarrhées, coliques néphrétiques, colites et douleurs menstruelles.
*Ait., abréviation botanique pour William Townsend Aiton (1731-1793), jardinier-botaniste écossais qui oeuvre au jardin de Chelsea avant d'être chargé en 1759 par la princesse de Galles (Augusta de Saxe-Gotha-Altenburg) (1719-1772) de gérer les collections, d'introduire de nouvelles espèces et développer le jardin exotique de Kew House, date qui correspond à la fondation des Jardins botaniques royaux de Kew. Il est l'auteur du célébrissime 'Hortus Kewensis a catalogue of the plants cultivated in the Royal botanic garden at Kew' en 3 volumes, impr. Georges Nicol - 1789 (le volume 3 est consultable en ligne sur books.google.fr). *de Jussieu, le botaniste français Joseph de Jussieu (1704-1779), découvre et rédige un traité sur les propriétés transmises par les chamans et les sorciers, sur la quarantaine d'espèces du genre Cinchona : le quinquina, un arbre dont on extrait la quinine, qu'il parvint à faire adresser à ses frères qui oeuvraient au jardin du Roy, on lui doit aussi la découverte de la coca, de l'héliotrope du Pérou et il participe à la découverte du caoutchouc que la Condamine rapporte dans ses bagages en s'appropriant un peu trop les découvertes des autres. Le récit de cette incroyable expédition au Pérou et son herbier que vous pouvez retrouver dans 'L'herbier du monde'. Cinq siècles d'aventures et de passions botaniques au muséum national d'histoire naturelle' Ph. Morat, G Aymonin et J-C Jolinon aux éditions du Muséum. *J.St.-Hil., abréviation botanique pour le naturaliste-illustrateur français Jean Henri Jaume Saint-Hilaire (1772--1845) a qui l'on doit, entre autre 'Exposition des Familles naturelles et de la germination des Plantes ; contenant, la description de 337 genres de botanique, et d'environ 4000 espèces les plus utiles et les plus intéressantes ; 112 planches dont les figures, dessinées par l'auteur et gravées par Sellier, représentent les caractères des familles naturelles et les différents modes de germination, en 2 volumes, Paris & Strasbourg, Treuttel et Würtz 1805, toujours réédité. *Kurita, botaniste-biologiste, généticien japonais Shirö Kurita (1936-2019), qui, en 1958, est professeur au département de biologie de l'Université de Chiba, nommé professeur émérite, en 2001. Docteur en sciences, Université métropolitaine de Tokyo de 1949 à 2011. Il y mène des recherches sur les fougères, puis sur les Amaryllidacées japonaises, qui se reproduisent sans développer des graines, mais en divisant les bulbes. Il a publié l'histoire et les résultats, sous la forme d'un livre scientifique destiné au grand public 'Higanbana Museum Magazine' Kenseisha (1998), hélas, son blog sur les Higanbana a été fermé. Membre de la Botanical Society of Japan, de l'American Botanical Society, de l'International Fern Society et d'autres. Il a publié en japonais de l'Histoire naturelle du lys araignée rouge" (Lycoris radiata ) (1998, Kenseisha), Introduction à la diversité biologique : le chemin vers l'humanité 'Tokai University Press (1997) : 13,7 milliards d'années depuis l'origine de l'univers jusqu'à la naissance de l'homme -2013, Kodansha Academic Library *Michx., abréviation botanique pour le botaniste-explorateur français André Michaux (1746-1802) qui débarque au Québec en 1792, son herbier historique (collecté par lui-même) de la flore de l'Amérique du Nord composé de 2.192 espèces, est conservé au muséum national d'histoire naturelle, Paris. Mais, hélas, il ne contient qu'une partie de ses collectes de la Flora boreali-americana, car sur le chemin du retour en 1769, il fait naufrage sur la côte néerlandaise, en causant la perte d'une partie de sa collection. La rénovation de l'Herbier sur l'ensemble des collections botaniques entreprise en 2008, s'est achevée fin 2012. L'édition de 1803 de la première flore américaine 'Flora boreali-américana Flora boreali-americana, sistens caracteres plantarum quas in America septentrionali collegit et detexit' d'Andreas Michaux, a été réédité en 1820, mais rédigée par le botaniste français Louis-Claude Richard à partir de ses collectes et de ses travaux. Elle demeure l'ouvrage de référence sur la flore américaine. natacha mauric© 04.08.2001 ® Jardin! L'Encyclopédie - ® Jardin! L'Encyclopédie - Conformément aux conventions internationales relatives à la propriété intellectuelle, la reproduction électronique avec mise à la disposition du public et/ou l'exploitation commerciale sont expressément interdites - ® Jardin! L'Encyclopédie. |
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