Agave echinoides  - Agave oursin
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    Agave echinoides
    Università di Catania
    Nom commun :Agave oursin, au Mexique 'Rabo de léon', nommé par les anglophones 'Hedgehog Agave'.
    Nom latin : Agave echinoides  Jacobi, synonymes Agave striata  Zucc. , Agave striata var. mesae  A.Berger, Agave ensiformis  Baker, Agave hystrix  (Pasq.) Baker, Agave recurva  Zucc., Agave striata var. echinoides  (Jacobi) Baker, Agave striata var. echinoides  (Jacobi) A. Terracc., Agave striata f. recurva  (Zucc.) Voss, Agave striata var. recurva  (Zucc.) A.Terracc., Agave richardsii  Baker, Agave striata subsp. striata , Bonapartea hystrix  Pasq., révisé en mars 2013
    famille : Asparagaceae (Agavaceae).
    catégorie : vivace succulente acaule.
    port : rosette sphèrique de feuilles dressées et évasées en forme de boule hérissée faisant penser à un oursin.
    feuillage : persistant, vert bleuté légèrement pruineux. Feuilles étroites, linéaires, incurvées vers l'intérieur très pointues terminées par un aiguillon marron noirâtre.
    floraison : 1 seule fois dans sa vie, en été. Hampe recourbée de 4 m de haut, elle apparaît entre 15 et 30 ans et peut durer plusieurs mois, mais durant ce lapse de temps, la rosette de feuilles commence à dépérir.
    couleur : rouge pourpre.
    fruits : capsules déhiscentes, graines disséminées par le vent.
    croissance : lente et limitée.
    hauteur : 60 cm et plus de diamètre.
    plantation : sous climat approprié au printemps ou à l'automne, ailleurs dans des potées que l'on rentre l'hiver. Tenir compte de sa taille adulte, planter le loin des cheminements.
    multiplication : par semis à chaud dans un substrat léger, prélèvements des drageons.
    sol : argileux ou sablonneux bien drainé.
    culture en pot : prévoir un mélange composé de 1/3 d'un bon terreau horticole et/ou de bonne terre de jardin un peu argileuse, 1/3 de sable grossier et de 1/3 de petit gravier, perlite ou pouzzolane.
    emplacement : soleil, température supérieure à 10°.
    zone : 10 - 11.
    origine : nord-est du Mexique.
    entretien : couper les feuilles desséchées, arroser en été.
    Durant la période de végétation (mars - octobre), arroser régulièrement en prenant soin de laisser sécher le substrat entre deux arrosages, durant l'hiver ne pas arroser si la température est inférieure à 10°C. A l'intérieur, arroser seulement tous les 15 jours à 3 semaines, apport d'engrais rarement et sans excès.
    maladies et ravageurs : il peut subir les assauts des larves du charançon mexicain Scyphophorus acupunctatus  introduit en Italie en 1998, présent dans le sud de la France depuis 2007 creusant des galeries au coeur des feuilles et du système racinaire. S'attaquant également à d'autres espèces fibreuses comme les dragonniers et les yuccas. Sensible également à l'anthracnose Colletotrichum gloeosporioides , un champignons qui signale sa présence par des tâches circulaires d'un brun foncé, indiquant le pourrissement de la zone.
    NB : son nom du genre masculin Agave  lui a été donné par Linné, il vient du grec agaué signifiant l'admirable, le noble, dans la mythologie grecque Agavé, est la fille du roi de Thèbes Cadmos, mère de Penthée futur roi de Thèbes, qui refuse le culte de Dionysos ce qui rend ce dernier furieux. Au cours de bacchanales Agavé, en proie au délire prend son fils pour une bête sauvage et avec l'aide de ses deux soeurs, elle le réduit en pièces, voir représentation*, et son nom spécifique echinoides  est le nom donné aux oursins, mot venant du grec 'ekhinos' qui désigne un hérisson. Cette espèce a été primé par la RHS*.
    Ce genre comprend plus de 350 espèces, est originaire du Mexique et des Antilles. Cultivé en plein terre dans le Midi de la France.

    Annotations :
    *RHS, abréviation pour The Royal Horticultural Society, La Société Royale d'Horticulture, fondée à Londres 1804 qui décerne chaque année The Award of Garden Merit (AGM) à de nouvelles obtentions au cours du Chelsea Flower Show qui se déroule 5 jours durant du 23 au 27 mai à l'Hôpital Royal de Chelsea, à Londres. C'est l'une des plus grandes expositions florales au monde.
    *représentation de Penthée sur un couvercle de lékanis à figures rouges, sa mis à mort par les ménades vers 450 - 425 avant J.-C. Athènes H. : 8,60 cm. ; D. : 25,40 cm, Collection Campana, 1861, département des antiquités grecques, étrusques et romaines du Louvre, Sully 1 e étage, Galerie Campana - salle 39, vitrine 7.
    *Euripide Les Bacchantes "Sa mère, la première, en sacrificatrice, prélude au meurtre et fond sur lui: mas, arrachant sa mitre, pour que l’infortunée Agavé le pût reconnaître et ne pas le tuer, Penthée lui caressait la joue et lui disait: Mère, c’est moi: je suis ton fils, ton fils Penthée, que tu as mis au monde au palais d’Echion. Ah! prends pitié de moi, ma mère, et ne va point, pour châtier mes fautes, immoler ton enfant ! Mais, l'écume à la bouche, et les yeux révulsés, n'ayant plus sa raison, de Bacchos possédée, Agavé ne l'écoute point. Elle prend des deux mains son bras gauche, et s'arc-boutant du pied au flanc de cet infortuné, désarticule, arrache l'épaule, non point certes avec ses seules forces mais avec celles que le dieu lui communique. Inô, sur l'autre flanc oeuvrait pareillement, et lacérait la chair chair, tandis qu’Autonoé venait à la rescousse avec la troupe entière des femmes. Ce n’étaient que confuses clameurs, lui, gémissant tant qu’il lui reste un peu de souille, elles poussant le cri d’assaut: l’une emportant un bras, une autre un pied avec le soulier même - et les flancs lacérés se dépouillaient de chair. De leurs sanglantes mains,toutes, ainsi qu’au jeu de la balle, en tous sens dispersaient les lambeaux de la chair de Penthée: et son corps mutilé gisait de part et d’autre sous les âpres rochers, dans les fourrés des bois, où l’on ne trouverait ses restes qu’à grand’peine. Quant à la tête de l’infortuné, sa mère l’a prise entre ses mains et plantée sur son thyrse; elle croyait porter la tête d’un lion, par tout le Cithéron promenant son trophée; ayant laissé ses soeurs aux danses des Ménades, elle s’enorgueillit de son butin funeste, et marche vers nos murs, invoquant Bakkhios son partenaire, son compagnon de chasse, le beau vainqueur auquel elle apporte un trophée arrosé de ses pleurs... ", Euripide Les Bacchantes, v. 1121-1130, traduction Henri Grégoire.
    Natacha Mauric© 17/10/2000- Conformément aux conventions internationales relatives à la propriété intellectuelle, la reproduction électronique avec mise à la disposition du public et/ou l'exploitation commerciale sont expressément interdites.
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