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Nom latin : Filipendula ulmaria (L) Maxim.* (1879), selon les flores synonymes, Spiraea ulmaria* L.* (1753), Spiraea ulmaria var. tomentosa Hayne* (1822), Filipendula ulmaria (L.) Maxim. ssp. denudata (J.& K.Presl) Hayek, Filipendula denudata (J. & K. Presl) Rydb., Ulmaria pentapetala Gilib. famille : Rosaceae. catégorie : vivace à souche ligneuse et aux longues tiges rameuses. port : dressé, arbustive ressemblant à la spirée. feuillage : caduc, vert franc. Des feuilles imparipennées à 3 à 5 paires de longues et larges folioles de ± 3 cm, rappelant les feuilles de l'orme, partiellement crénelée avec celle du centre, qui est plus grande. floraison : de la fin du printemps jusqu'à la fin de l'été, selon climat, courant mai jusqu'en septembre, très odorante, proche de celle de l'amande, nectarifère et pollpnifère, visitée par les abeilles, les bourdons, les mouches (nectar) et les coléoptères. En cime, des petites fleurs hermaphrodites de ± 1 cm à 5 pétales et aux étamines saillantes formant un bouquet évasé. couleur : espèce type, d'un blanc pur au jaunâtre, les cv dans divers tons de rose et de violet, de blanc crème et blanc pur. Les boutons floraux sont lavés de rose croissance : moyenne. fruits : courant août-septembre, des petites graines mordorées et réniformes. hauteur : 0,60 à 0,90 m pour l'espèce type, voire 1,80 m selon les variétés plantation : au printemps, courant mars et selon climat jusqu'à la fin de l'été, septembre-octobre. Il est conseillé de mettre au moins 5 à 6 plants pour avoir un bel effet en leur réservant Ø 30 cm. multiplication : principalement par division des souches, tous les 3 ans ou par semis au printemps. sol : bonne terre de jardin, bien drainée, riche, humide et fraîche. emplacement : soleil ou mi-ombre. zone : 3-9, U-K Hardiness H6, USDA zones 3a–8b. Tolère aisément -20°C. origine : Eurasie, dans les prairies riches et humides, les prairies marécageuses, les marécages et les dunes, le long des cours d'eau, dans les fossés, en lisières de forêt de feuillus du nord de la Norvège, des Pays-Bas, de l'Irlande et de l'Europe méridionale jusqu'en Italie méridionale et au sud jusqu'en Espagne et au Portugal (en régions chaudes uniquement en altitude) ; en Europe centrale jusqu'au Caucase et en Sibérie, au nord-ouest de la Chine, présente au sud-est de la Turquie ainsi qu'en Iran. En Amérique du Nord, présente au Canada, en Ontario, Québec, Nouveau-Brunswick, Nouvelle-Écosse et Terre-Neuve ainsi qu'au nord-est des États-Unis, au Minnesota, Wisconsin, Illinois, Indiana, Ohio, Kentucky, l'ouest de la Virginie, Pennsylvanie, New York, Maine, New Hampshire, Vermont, Massachusetts, Connecticut, état de New York, New Jersey et Pennsylvanie, plus à l'ouest dans le Colorado. entretien : facile à vivre, car elle est sans entretien. Au soleil, maintenir le sol toujours humide, tolère plus ou moins bien les trop longues périodes de sécheresse. maladies et ravageurs : sensible à l'oïdium (powdery mildews) ainsi qu'aux taches foliaires (fungal leaf spot). NB : son nom Filipendula vient du latin 'filum', fil et de 'pendulus' qui signifie pendant, faisant peut-être allusion aux petits bulbes qui pendent aux racines charnues de certaines espèces du genre comme Filipendula hexapetala, son nom spécifique ulmaria vient de ulmus qui désigne l'orme faisant référence à la forme des feuilles, d'où son nom d'Ormaire. Il existe un cultivar 'Aurea' aux inflorescences dorées. Ce genre comprend 16 espèces de vivaces herbacées, dont 4 espèces de l'Amérique du Nord, dont certaines d'entre elles ont des propriétés médicinales. Elles sont toutes originaires des zones tempérées et la plupart d'entre elles présentent dans des stations humides au bord de l'eau. Cette rustique Reine des prés est vraiment facile à vivre, idéale pour les jardins aux massifs un peu sauvages. Sous-espèces dans la flore nord américaine : Pour les Druides, l'Ulmaire était une plante sacrée. Racines, feuilles et fleurs étaient autrefois utilisées comme condiment, les fleurs (comme celles du sureau) entraient dans la confection de gelées et confitures, compotes et mets sucrés, jus et sirops, hydromel, bières, vins et vinaigres. Feuilles et fleurs séchées servaient à parfumer le linge dans les armoires, intégrer aux pots-pourris pour enlever les mauvaises odeurs et des racines était obtenue une teinture noire.
L'infusion de fleurs était prescrite pour soigner maux de tête et rhumes. Les feuilles et les fleurs séchées pour traiter la goutte et les fièvres. Les feuilles, les fleurs et les racines contiennent de l'acide salicylique aux effets analgésiques, c'est son nom spireae qui est à l'origine du nom de l'aspirine. C'est en 1827, que l'on parvint à isoler pour la première fois la salicine qu'elle contenait, l'acide salicylique fut synthétisée vers 1859 pour être produit et commercialiser quarante ans après. L'odeur d'amande est due à la présence de glycosides, la gaulthérine et la spiraéine, le feuillage est riche en coumarine. Dans l'abécédaire, consulter les deux autres espèces présentes dans l'Encyclopédie. Annotations : *Hayne, abréviation botanique pour le pharmacien, botaniste, taxonomiste allemand, Friedrich Gottlob Hayne (1763-1832), qui, à partir de 1811, enseigne la botanique à l'université de Berlin, et par la suite en 1828, la botanique pharmaceutique. On lui doit de nombreux ouvrages de botaniques et sur les plantes son oeuvre majeure est "Getreue Darstellung und Beschreibung der Arzneykunde gebräuchlichen Gewächse" en 13 volumes édités de 1805 à 1837, consultable en ligne à la BHLibrary. *L., abréviation botanique pour le botaniste-naturaliste suédois Carl von Linné (1707-1778), auparavant Carl Linnaeus, médecin, à qui l'on doit la classification des végétaux, des minéraux et des animaux et la nomenclature binominale, basée sur la juxtaposition de deux mots en principe en latin, désignant le genre suivi du nom de l'espèce, c'est la base de la taxonomie et de la nomenclature internationale. Durant ses études de médecine, il entame la réalisation d'un herbier de la flore de Laponie qui sera suivi d'une Flora lapponica. Il enseigne à l'université d'Uppsala, la médecine, durant une année, à partir de 1741, puis la botanique jusqu'en 1772. Il est le fondateur de l'Académie des sciences de Suède. Il est l'auteur de 'Systema naturae, Genera plantarum' et de 'Species plantarum', consultables en ligne à la bibliothèque universitaire de Kyoto (patienter ! chargement long). *Maxim., abréviation botanique pour le botaniste taxonomiste russe-allemand Carl Johann (Ivanovich) Maximowicz (1827-1891), un grand explorateur, collecteur, le spécialiste des flores du Japon et de Mongolie, de nombreuses espèces asiatiques lui ont été dédiées. Nommé en 1852, conservateur du jardin botanique de Saint-Pétersbourg*, et l'année suivante, pour enrichir les collections, il entreprend un tour du monde qui débute par Rio de Janeiro et Valparaiso, ce voyage à bord de la frégate russe Diana, est interrompu par la guerre de Crimée (1854-56) qui le mène à explorer les rives du fleuve Amour et l'est sibérien jusqu'en 57, lui permettant ainsi de publier 'Amurensis Primitias Florac' (1859) avant de se rendre en Mandchourie, puis, durant les quatre années suivantes, il parcourt l'archipel du Japon (Yesso, aujourd'hui Hokkaido, Nippon = Honshu et Kyushu) avant de découvrir l'Angleterre. En 1864, il est nommé membre de l'Académie Impériale des sciences de Saint-Pétersbourg. Il rédige de nombreuses publications à partir de 1869, dans le Bulletin de l'Académie Impériale sur la flore d'Asie orientale et plusieurs monographies, notamment celle des Viola et des Rhododendron 'Rhododendrae Asie Orientalis', éd. 1870. natacha mauric © 22.01.2000 ® Jardin ! L'Encyclopédie - natacha mauric ©22.01.2000 - ® par la Société des Gens de Lettres - ® Jardin ! L'Encyclopédie - Conformément aux conventions internationales relatives à la propriété intellectuelle, la reproduction électronique avec mise à la disposition du public et/ou l’exploitation commerciale sont expressément interdites® Jardin ! L'Encyclopédie. |
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