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Nom latin : Viola odorata L.*, synonymes Viola consimilis Jord.*, Viola dumetorum Jord., Viola floribunda Jord., Viola gonzaloi Sennen, Viola jucunda Jord., Viola propinqua Jord., Viola sarmentosa M.Bieb., Viola stolonifera J.J.Rodr., Viola suavissima Jord., Viola subcarnea Jord., Viola sulphurea Cariot, Viola tenerrima Halácsy & Braun, Viola wiedemannii Boiss., Viola odorata L. var. sulfurea P.Fourn., Viola sulfurea Cariot famille : Violacea. catégorie : vivace à court et épais rhizome et racines fibreuses, marron clair, pourvu de radicelles, aux tiges rampantes et de nombreux stolons. port : touffe en rosette évasée. feuillage : semi-persistant, vert moyen, glauque, aux nervures marquées et poilues à marge crénelée. Petites feuilles convexes, ovales à cordiformes avec un long pétiole stipulé. floraison : parfumée, de la fin de l'hiver au début du printemps, courant février-mars, mais, il peut y avoir, une seconde floraison, plus courte en taille. Petites corolles de ± 15 mm. couleur : divers tons de bleu, blanc et pour les hybrides, jaune ou rose. fructification : petites capsules coniques, duveteuses et déhiscentes qui projettent de nombreuses graines aux alentours, qui, sont dispersées par les fourmis. croissance : assez rapide, une fois installée. hauteur : 0.15 à 0.20 m. plantation : au printemps ou à l'automne à ± 20 cm de distance, compter environ 10 pieds au m². Veiller à les planter, à l'abri des grands froids et gelées printanières, pour favoriser et préserver sa floraison. multiplication : si le milieu lui convient, elle va se débrouiller toute seule, se ressemant librement, tout au long de l'été, sans devenir envahissante, autrement, elle s'effectue par division de pieds, par semis, au printemps, de mars à mai sous serre avec un repiquage à l'automne, ou en place, semis de graines fraîches de juillet à septembre, la levée aura lieu au printemps suivant. sol : bien drainé, léger, humide et riche en matière organique. emplacement : soleil léger, mi-ombre, ombre de sous-bois. zone : 3/4-10, U-K hardiness H6, USDA zones 4a-9b. origine : spontanée, dans les champs, les prairies et les sous-bois de feuillus, le long des haies et des taillis buissonneux de l'Eurasie, en zone tempérée, présente en France jusqu'à ± 1700 m d'altitude. entretien : pas d'entretien particulier. maladies et ravageurs : une forte humidité favorise le développement des taches foliaires de la pensée (pansy leaf spot) (Ramularia, Mycocentrospora), à l'oïdium (powdery mildew) ou au mildiou (downy mildew) qui provoquent des taches chlorotiques. Les jeunes pousses sont convoitées par les limaces (slugs) et les escargots (snails), et elles peuvent subir, la cécidomyie violette Dasyneura affinis (violet gall midge) qui provoque l'apparition de galle. Cultivée à l'intérieur, elle peut être sujette aux araignées rouges (red spider mite). NB : son nom Viola désigne les pensées et les violettes en latin, venant du grec 'ion' qui signifie violet, faisant référence à leur couleur et son nom spécifique, odorata odoratus, odorant, issu du latin 'odor' qui désigne une odeur. Selon la mythologie grecque, Zeus, le roi des Dieux, amoureux et amant d'Io, une fort belle jeune fille qu'il changea en une blanche génisse pour la protéger du courroux d'Héra, son épouse, et c'est pour nourrir Io que la viola fut créée. Dans la civilisation grecque, la violette était l'emblème de l'innocence et de la virginité, ornant les dépouilles des jeunes vierges. Pline l'Ancien rapporte que lors des fêtes, les têtes étaient couronnées de violettes, car elles avaient la réputation de limiter ou éviter les maux de tête dus aux libations. Elle fut la fleur préférée de Napoléon qui, chaque année à la date anniversaire de leur mariage, offrait à Joséphine de Beauharnais, un bouquet de violette exactement comme au premier jour de leur rencontre ; jour où elle en arborait, un bouquet à sa ceinture et sur son lit de mort, il tenait entre les mains des violettes et une boucle de cheveux de Joséphine. La violette fut l'emblème et le signe de ralliement des partisans de Napoléon, ces derniers sur l'île d'Elbe se reconnaissaient entre eux en s'apostrophant ainsi :'Aimez-vous les violettes?'. Dans le langage des fleurs, elle est le symbole de l'amour secret, de l'humilité et de la modestie. Ce genre comprend environ 550 espèces d'annuelles, de bisannuelles, de vivaces tapissantes caduques ou persistantes ou de sous-arbrisseaux, originaires des zones tempérées de l'hémisphère nord dont une grande partie présentes, aux Amériques, dans la Cordillère des Andes, au Canada (26 espèces) et aux États-Unis (125 espèces), 4 espèces au Brésil, en France seulement 19 espèces, environ 91 espèces pour l'Europe, 91 espèces en Chine dont 35 endémiques connues sous le nom de 'Jin cai ya shu', au Japon nommées 'Miyama Sumire', 17 espèces et 8 sous-espèces, en Australie : 13 espèces dont 3 introduites, 1 espèce sur l'île de Norfolk (sud-est de l'Australie), en Nouvelle-Zélande, 3 espèces dont deux espèces endémiques. La rustique violette odorante, s'utilise au jardin pour confectionner des bordures, des massifs bas, en couvre-sol, dans les massifs arbustifs, dans les rocailles ou simplement dans des potées, jardinières & balconnières près des ouvertures pour profiter de son parfum ou encore à l'intérieur durant la floraison. La violette odorante des 4 saisons est remontante, perpétuelle, formant des touffes vraiment tapissantes, fleurissant plusieurs fois durant l'année, principalement tout au long de l'hiver, en situation abritée avec une remontée, au cours du printemps puis, à l'automne. Propriétés et utilisations : Depuis l'Antiquité, dans les pharmacopées traditionnelles et populaires, la violette était réputée soigner les maux de tête, comme l'a rapporté Pline l'Ancien*, les lendemains de fête, il était de mise, de tresser une couronne de violette pour soulager le mal de crâne. De longue date, elle servait à confectionner d'un sirop béchique. La plante dans son ensemble, feuilles, rhizome et fleurs contient entre autres de l'huile essentielle dépourvue d'odeur à l'état pur, ce n'est qu'après distillation que se développe son délicat et subtil parfum. Utilisée en parfumerie et dans l'industrie cosmétologique pour parfumer crèmes, lotions, savons, rouges à lèvres et poudres, etc. Dans l'abécédaire, consulter la liste des autres espèces de violettes, présentes dans l'Encyclopédie. Les sous-espèces : *INPN, c'est l'Inventaire National du Patrimoine Naturel, est le portail de la biodiversité et de la géodiversité françaises, de métropole et d'outre-mer. Il diffuse la connaissance sur les espèces animales, végétales et de la fonge, les milieux naturels, les espaces protégés et le patrimoine géologique. L'ensemble de ces données de référence, validées par des réseaux d'experts, sont mises à la disposition de tous, professionnels, amateurs et citoyens. Ce portail s'inscrit dans le cadre du Système d'information de la biodiversité (SIB) et du Système d'information de l'inventaire du patrimoine naturel (SINP), et s'intègre dans l'écosystème Naturefrance. *Jord., abréviation botanique pour le nom du botaniste lyonnais Alexis Jordan (1814-1897), note biographique à la à la Société Linnéenne de Lyon, consultable chez Persée. *L., abréviation botanique pour le botaniste-naturaliste suédois Carl von Linné (1707-1778), auparavant Carl Linnaeus, médecin, à qui l'on doit la classification des végétaux, des minéraux et des animaux et la nomenclature binominale, basée sur la juxtaposition de deux mots en principe en latin, désignant le genre suivi du nom de l'espèce, c'est la base de la taxonomie et de la nomenclature internationale. Durant ses études de médecine, il entame la réalisation d'un herbier de la flore de Laponie qui sera suivi d'une Flora lapponica et son herbier, le plus riche de son époque contenant 7000 plantes, est conservé au Musée national d'histoire naturelle de Stockholm. Il enseigne à l'université d'Uppsala, la médecine, durant une année, à partir de 1741, puis la botanique jusqu'en 1772. Il est le fondateur de l'Académie des sciences de Suède. Il est l'auteur de 'Systema naturae, Genera plantarum' et de 'Species plantarum', consultables en ligne à la bibliothèque universitaire de Kyoto (patienter ! chargement long). Il y présente son système de classification des espèces qui sera la base de la taxinomie et de la nomenclature. Un ouvrage qu'il finançe avec le botaniste néerlandais Johann Frederik Gronovius (1686- 1762) à qui l'on doit la préparation et la publication de Flora virginica (2 tomes publiés de 1739 à 1743) à partir des notes et des spécimens envoyés par le collecteur britannique John Clayton (1694-1773) a qui l'on doit aussi un fabuleux herbier. Lire l'éloge de Linné et l'histoire de l'académie, faite par le philosophe, mathématicien et économiste français, Marie-Jean-Antoine-Nicolas de Caritat, marquis de Condorcet, secrétaire perpétuel de l'Académie des Sciences, publiée par l'academie-sciences.fr, format pdf. *Napoléon, lire l'article "De Waterloo (18 juin 1815) à son exil et la vie sur l’île de Sainte-Hélène, le 15 octobre 1815", sur napoleon.org. natacha mauric©26/04/2000 ® Jardin ! L'Encyclopédie ® Jardin ! 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