Gloriosa superba - Glorieuse, Lis de Malabar
Portail de Jardin! L'Encyclopédie


    Gloriosa superba Nom commun : Glorieuse, Lis glorieux, Glorieuse de Malabar, Lis de Malabar, Lis beguin, plus rarement Méthonique du Malabar nommé par les anglophones 'Climbing Lily, Flame Lily '
    Nom latin : Gloriosa superba  L.*, synonymes Gloriosa carsonii  Baker*, Gloriosa abyssinica  A. Rich.*, Gloriosa speciosa  (Hochst.) Engl.*, Gloriosa minor , Gloriosa rothschildiana  O'Brien, Gloriosa virescens  Lind.*, Methonica abyssinica  (A.Rich.) Walp., Methonica gloriosa  Salisb., Methonica superba  (L.) Crantz, Methonica virescens  (Lindl.) Kunth, Clinostylis speciosa  Hochst., Eugone superba  (L.) Salisb. et 28 autres, selon The Plant List.
    famille : Colchicaceae.
    catégorie : vivace herbacée, tubéreuse, grimpante.
    feuillage : caduc, vert sombre, brillant; grandes feuilles lancéolées, opposées ou alternes dont l'extrémité se transforme en vrille lui permettant de s'accrocher au support.
    port : grimpant.
    floraison : au début de l'été (la 3 ème année après la plantation), à l'extrémité des tiges.
    Fleur solitaire à l'aisselle des feuilles sur de long pédoncule, formée de 6 longs tépales ( 6- 7 cm) étroits, effilés et récurvés à la marge ondulé, 6 longues étamines saillantes (12 à 50 mm) et un long style.
    couleur : rouge, jaune, orange ou uniformément jaune, rouge vif, jaune ou verte en coeur.
    fruits : capsules ovoïdes coriaces ( 20–60 x 10–25 mm), déhiscentes à 3 loges contenant des graines subglobuleuses toxiques rouge-rouille à maturité.
    croissance : rapide.
    hauteur : 0.40 m et moins.
    plantation : au début du printemps (mars-avril) sous serre chaude, en mettant les tubercules à plat. Attention ils sont très cassants.
    multiplication : tout au long de l'année par semis à chaud entre 18 et 22°C, en recouvrant les graines de 1 cm de substrat et le maintenir humide jusqu'à la levée compter entre 2 et 6 semaines ou par division des tubercules au printemps.
    sol : drainé, humifère, riche, frais sauf pendant le repos hivernal, acide ou neutre (ou alcalin ?).
    emplacement : soleil à l'abri du vent, à besoin d'au moins 6h de soleil/jour.
    zone : 10 - 12.
    origine : Afrique centrale, Afrique de l'est, Madagascar et Asie Mineur.
    entretien : peut se cultiver dans des potées ou en pleine terre dans les massif en déterrant les tubercules en fin d'automne, certains la conseillent (la vendent...) en tant que plante d'appartement mais elle ne trouve réellement sa place à l'intérieur qu'en serre ou en véranda.
    culture en pot : arroser durant la période de croissance en effectuer un apport d'engrais pour plantes à fleurs (fraisiers ou tomates), environ tous les 15 jours durant la période de croissance, laisser au sec en hiver.
    NB son nom Gloriosa  vient du latin 'gloriosus' qui signifie glorieux, c'est la fleur emblématique du Mozambique. Ce genre comprenait 40 noms d'espèces décrites, après révision en 2012 la majorité d'entre elles ont été réduites à la synonymie et seulement 10 espèces ont été retenues, toutes originaires de Afrique centrale, Afrique de l'est, Madagascar et Asie Mineur.
    Propriétés et utilisations:
    Toutes les parties sont très toxiques en cas d'ingestion, les tubercules sont irritantes. Elle est cultivée, pour l'extraction de composés chimiques comme la colchinine et la gloriosine et pour d'autres dérivés, pour être utilisé dans l'industrie pharmaceutique, comme anti-inflammatoire pour traiter les rhumatismes inflammatoires.
    Dans la médecine traditionnelle africaine, le feuillage est prescrit dans le traitement de l'asthme et la pulpe des tubercules est utilisée pour traiter les poux et en Somalie utilisée comme traitement contre les morsures de serpent.
    Parmi les cultivars, citons :
    gloriosa seed - Gloriosa  'Citrina', fleur jaune rayée de rouge.
    - Gloriosa  'Greenii', fleur jaune soufre à larges pétales légèrement vert granny smith à la base.
    - Gloriosa  'Lutea' ou 'Luthea' fleur jaune impérial, étroits pétales à marge ondulée, vert granny smith à la base, étamines vertes, anthères jaune .
    - Gloriosa  'Simplex', fleur orange et jaune.
    - Gloriosa plantii  Loud., à des fleurs plus petites aux pétales étroits marge très ondulée, d'un orange mandarine plus orange au centre des pétales, base jaune-orangé.
    - Gloriosa rothschildiana  O'Brien ou Gloriosa  'Rotschildiana', rouge à rouge orangé marginé ± largement de jaune, suivant le cultivar pétales ± larges et ondulés, ou carrément jaune flammé de rouge.
    - Gloriosa superba var. rothschildiana  se rencontre aussi rouge framboisé, pétales marginés de jaune, photo 2.
    Les autres espèces :
    - Gloriosa aurea  Chiov., pas de synonyme retenu, présente en Somalie à floraison jaune canari.
    - Gloriosa baudii  (A.Terracc.) Chiov., synonymes Gloriosa abyssinica var. graminifolia  Franch., Gloriosa graminifolia  (Franch.) Chiov., Gloriosa minor  Rendle, Gloriosa superba var. graminifolia  (Franch.) Hoenselaar, Littonia baudii  A.Terracc., elle est dédiée à son collecteur E. Baudi di Vesme qui la découvre en Éthiopie en 1891, présente en Somalie et au Kenya dans la région du lac Turkana, verticilles de fines feuilles lancéolées étroites, floraison rouge orangé à étroits tépales, voir photo au Kenya.
    - Gloriosa flavovirens  (Dammer) J.C.Manning & Vinn., un seule synonyme retenu Littonia flavovirens  Dammer, originaire de l'Angola dans la province de Cuanza Sul près de Waku-Kungo, feuilles un peu plus large, fleurs en forme de clochettes pendantes aux tépales jaune lavé de vert photo.
    - Gloriosa lindenii  (Baker) J.C.Manning & Vinn. , un seule synonyme retenu Littonia lindenii  Baker, endémique au centre de la Zambie à large s feuilles à floraison en longues clochettes pendantes à tépales lancéolés d'un rouge-rose orange corail, l'intérieur est plus jaune avec une ligne médiane canteloup (melon), , voir photo.
    - Gloriosa littonioides  (Welw. ex Baker) J.C.Manning & Vinn., 2 synonymes Littonia littonioides  (Welw. ex Baker) K.Krause, Sandersonia littonioides  Welw. ex Baker, endémique à la Zambie dans la région de Lusaka, à floraison jaune.
    - Gloriosa modesta  (Hook.) J.C.Manning & Vinn., 2 synonymes Littonia keitii  Leichtlin, Littonia modesta  Hook., originaire d'Afrique du sud, de 1m à 1.80m de haut, très longue floraison étroites et pendantes en été d'un jaune impérial.
    - Gloriosa revoilii Littonia hardeggeri  Beck, Littonia minor  Deflers, Littonia obscura  Baker ex Oliv. , Littonia revoilii  Franch., endémique au Yémen, très fines et nombreuse feuilles linéaires, fleurs d'un jaune plus foncé vers la basse, aux tépales ondulés qui se distingue par un style légèrement courbé, voir photo.
    - Gloriosa rigidifolia  (Bredell) J.C.Manning & Vinn., un seul synonyme Littonia rigidifolia  Bredell, endémique au nord-est de l'Afrique du Sud dans la province du Limpopo dans le massif du Waterberg, des feuilles filiformes et à petites fleurs jaunes, voir herbier.
    - Gloriosa sessiliflora  Nordal & Bingham, pas de synonyme retenu, une nouvelle espèce découverte vers 1998, verticilles de très fines et nombreuse feuilles linéaires, fleurs d'un jaune plus foncé vers la basse, aux tépales ondulés et qui se distingue par un style légèrement courbé.
    Non référencée :
    - Gloriosa katangensis  Maroyi (2015), endémique de la République démocratique du Congo Kinshasa. son basionyme Littonia grandiflora  De Wild. & T. Durand, est originaire de l'Afrique centrale présent au Congo, Rwanda, Burundi et Zaïre
    Dans l'abécédaire, consulter également la liste des autres espèces de grimpantes présentes dans l'Encyclopédie.

    Annotations :
    *Baker, abréviation botanique pour le botaniste écossais Joseph Gilbert Baker (1834-1920), spécialiste des mousses, responsable de l'Herbier de Kew, il fut l'assistant de William Jackson Hooker (1785-1865).
    *Engl., abréviation botanique pour le réputé botaniste, taxonomiste prussien Heinrich Gustav Adolf Engler (1844-1930), professeur de botanique systématique, nommé membre de l'Académie allemande des naturalistes Leopoldina en 1876, fondateur en 1880 et rédacteur en chef de la revue 'Botanische Jahrbücher'. Créateur en 1889 du jardin botanique de Berlin à Dahlem, il en assure la direction jusqu'en 1910.
    *Lindl., abréviation botanique pour le botaniste britannique John Lindley (1799-1865), l'un des premiers à occuper une chaire de botanique à l'Université de Londres et de Cambridge, assistant de Bank's, nommé en 1822 secrétaire de la Royal Society of Horticultur.
    Spécialiste des orchidées et de leur hybridation, on lui doit les descriptions des 77 espèces découvertes par Thomas L. Mitchell lors de ses 3 expéditions en Australie orientale vers 1838 et par la suite celles découvertes en Australie occidentale par Drummond et Molloy. En 1838, son intervention permis de sauver Kew garden de la destruction.
    Gloriosa rothschildiana *L., abréviation botanique pour le botaniste-naturaliste suédois Carl von Linné (1707-1778), avant d'être anobli en 1757 Carl Linnæus, également médecin, à qui l'on doit la classification des végétaux, des minéraux et des animaux et la nomenclature binominale, basée sur la juxtaposition de deux mots en principe en latin, désignant le genre suivi du nom de l'espèce, c'est la base de la taxonomie et de la nomenclature internationale.
    Durant ses études de médecine, il entame la réalisation d'un herbier de la flore de Laponie qui sera suivi d'un ouvrage 'Flora lapponica'., son herbier, le plus riche de son époque contenait 7000 plantes.
    A partir de 1741, il enseigne à l'Université d'Uppsala durant une année la médecine puis la botanique jusqu'en 1772. En 1738, il fonde l'Académie des Sciences de Suède.
    Il est l'auteur de 'Systema naturae, Genera plantarum' et 'Species plantarum', consultable en ligne à la bibliothèque universitaire de Kyoto.
    *Rich., abréviation botanique pour le botaniste , naturaliste versaillais Louis-Claude-Marie Richard (1754-1821). Durant 8 années à partir de 1781, il séjourna en Guyane, missionné par Louis XVI pour implanter au jardin Botanique de Cayenne, les espèces rapportées par P. Poivre et P. Sonnerat, sa mission fut quasiment un échec, le gouverneur en place se l'étant approprié. De son séjour aux Antilles et Brésil, il rapporte en 1789 un herbier de plus de 4000 espèces. En 1794, il est nommé professeur de botanique à la faculté de Médecine de Paris.
    On lui doit 'Démonstrations botaniques, ou analyse du fruit considéré en général., publiées par H.-A. Duval -Alençon 1808, 'De Orchideis Europaeis annotationes, praesertim ad genera dilucidanda spectantes' ed. A.Belin - 1817, un exemplaire est consultable en ligne à la bibliothèque du New York Botanical Garden (réédition en anglais Nabu Press - 2011), puis 'Commentatio botanica de Conifereis et Cycadeis' ed. Lyon - 1826, consultable en ligne en français et latin.
    Carl Kunth rédige une monographie 'Notice sur Louis-Claude-Marie Richard,... ", où il écrit "Richard est certainement l'un des hommes de son siècle qui ont le plus contribué aux progrès de la botanique; l'influence qu'il a exercé se fera sentir surtout par les travaux de ceux qui se sont pénétrés de ses principes, et qui marchent sur ses traces. Personne n'a poussé plus loin l'art d'observer la nature jusque dans les moindre détails .." il y précise qu'il est l'auteur anonyme de 'Flora Borealis-Américana' de Michaux, en 2 volumes publiée en 1803, consultable en ligne à la Bnf.
    Conformément aux conventions internationales relatives à la propriété intellectuelle, la reproduction électronique avec mise à la disposition du public et/ou l’exploitation commerciale sont expressément interdites.
Jardin! L'Encyclopédie




compteur de visite