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Nom latin : Eupatorium purpureum L.* '1753), qui est un synonyme de l'Eutrochium purpureum (L.) E.E. Lamont (2004), autres synonymes retenus, Eupatoriadelphus purpureus (L.) R.M.King & H.Rob. (1970), Cunigunda purpurea (L) Lunell (1917) Deux sous-espèces retenues Eutrochium purpureum var. carolinianum Sorrie, Eutrochium purpureum var. holzingeri (Rydb.) E.E.Lamont catégorie : vivace herbacée rhizomateuse aux tiges d'un brun pourpré. port : touffe dressée, rectiligne. feuillage : caduc, vert franc, rugueux, fortement nervuré, presque gaufré, nervures saillantes sur le revers, la médiane est pourprée et une marge crénelée. Verticilles de 4 à 5 feuilles ovales à lancéolées. floraison : du milieu de l'été au début de l'automne, au parfum vanillé, nectarifère et pollinifère, visitée principalement par les papillons de nuit comme de jour, par les bourdons et les abeilles. Des corymbes à l'extrémité des rameaux composés d'ombelles de 5 à 9 fleurons aux pédoncules pubescents. couleur : rose pâle à rose pourpré, rose-violet, carmin pourpré changeant au cours de la floraison. fruits : akènes pourvus d'une aigrette aux poils raides dont la dispersion est assurée par le vent, des graines qui sont fort convoitées, l'hiver, par les oiseaux, d'où l'intérêt de les laisser en place sans y toucher. croissance : rapide. hauteur : 1.50 à 2.10 m Ø entre 0.60 et 1.20 m. plantation : à l'automne ou au printemps, en lui laissant de la place, compter 1 plant/m². multiplication : par division de la touffe tous les deux ans, bouturage de tige en été et par semis à chaud, entre 18 et 20°C, courant février-mars, en recouvrant à peine les graines. Pour la levée, compter environ trois semaines. sol : frais et humide, riche, lourd, argileux, très légèrement acide. emplacement : plein soleil, mi-ombre une partie de la journée. zone : 3-9, U-K hardiness H7, USDA zone 3a-9b. origine : dans les stations très humides, prairies, berges de cours d'eau, fossés, bois de feuillus assez clairs de l'est et du centre des États-Unis. Donnée pour être originaire du Missouri, indigène au Québec ainsi qu'au sud-est du Canada souvent considérée comme une mauvaise herbe le long des axes routiers. Introduite et naturalisée dans le nord de l'Europe depuis l'Allemagne jusqu'en Norvège. entretien : une soiffarde, au fur et à mesure, supprimer les inflorescences fanées, rabattre un peu le feuillage pour rajeunir et favoriser une nouvelle floraison courant septembre, rabattre la touffe lorsqu'elle est sèche ou attendre le début du printemps. C'est une excellente fleur coupée. maladies et ravageurs : sensible aux maladies cryptogamiques, les rhizomes peuvent être sujets à la pourriture sèche, le feuillage au mildiou Erysiphe cichoracearum (mildew), à l'oïdium (powdery mildew), à la rouille (rust) et aux taches foliaires (leaf spot) provoquées par le Septoria lycopersici. En Amérique du Nord et en Australie, sujette au Cercospora eupatorii qui signale sa présence par des taches foliaires. Ses jeunes pousses sont convoitées par les limaces (slugs) et les escargots (snails), mais elles sont dédaignées par les cervidés (deer) et les lapins (rabbits). NB : son nom Eupatorium est donné par Dioscoride* et Pline* à l'Aigremoine eupatoire Agrimonia eupatoria*, ainsi nommée d'après le célèbre roi Mithridate VI, Mithridate le Grand (132-63 av. J.-C), Satrape de Pont, qui portait un grand intérêt à la médecine et aux sciences naturelles, surnommé par ses proches 'Eupatôr', qui signifie de nobles naissances et son nom spécifique purpureum signifie pourpre. 'Eupatoria' (Yevpatoria) a été donné à une ville située à l'ouest de la presqu'île de Crimée, qui était d'ailleurs une de ses possessions. Une ville construite par les Grecs, anciennement nommée Kerkinitis. Le nom 'Joe Pye weed', donné au Massachusetts par un guérisseur mohican, Joseph Shauquethqueat, de la tribu des Stockbridge-Munsee qui l'utilisait pour traiter divers maux, notamment la fièvre typhoïde et l'avait prescrit aux colons pour traiter le typhus qui sévissait durant la guerre de Sécession et à l'époque les deux maladies étaient souvent confondues. Ce genre comprend une quarantaine d'espèces de vivaces et de sous-arbrisseaux, originaires principalement des Amériques, et quelques-unes de l'Asie et de l'Europe. Si vous pouvez lui offrir de l'humidité et du soleil, l'Eupatoire pourpre vous récompensera, trouvez-lui une place à l'arrière-plan dans les massifs, les mixed borders, sur les rives et les berges, sous forme de haie pour délimiter un espace, sans oublier une petite place au potager, car c'est une excellente fleur à couper. Parmi les autres espèces et cultivars, citons : C'est une plante toxique, car elle contient, comme ses congénères, des alcaloïdes hépatotoxiques, bien qu'elle soit utilisée en homéopathie sous forme de teinture mère ou de granulés pour traiter, en urologie, les inflammations de la vessie, les infections urinaires et les troubles génito-urinaires, comme la cystite, urétrites, prostatite. Mais elle a des propriétés médicinales, réputées être astringente, antiseptique, antispasmodique, diurétique, dépurative, fébrifuge, sudorifique et tonique. Annotations : *Agrimonia eupatoria, en grec 'eupatorion', désigne une plante à saveur amère, comme cette agrimoine est un remède contre les troubles hépatiques, c'est peut-être la déformation du mot grec 'hêpar, hêpatos', en latin 'hepar' qui désigne le foie. *Dioscoride, Dioscoride d'Anazarbe le persan, médecin d'origine grec (Ier siècle avant J.-C.), qui fut le plus grand pharmacologue de l'Antiquité qui influença, avec ses écrits, la pharmacopée durant plusieurs siècles. Dans 'De materia medica', écrit vers l'an 64, il y décrit des centaines de plantes en indiquant leurs propriétés pharmacologiques, ouvrage consultable en ligne à la bibliothèque numérique Mondiale wdl.org. Le médecin botaniste siennois Pietro Andrea Matthioli (1501-1577), est resté célèbre pour ses Commentaires sur l'oeuvre de Dioscoride, oeuvre qui durant 15 siècles fut une des principales références médicinales, des commentaires sur leurs propriétés et vertus médicinales des plantes, illustrés de 500 gravures sur bois - 'Commentarii in sex libros Pedacii Dioscoridis de Materia medica', éd - 1544 et 1560 rééditées, traduites et enrichies au cours de ces années de plus de 1 200 plantes, exemplaire en allemand. Durant la moitié du 16e siècle, ce fut l'ouvrage de référence pour l'Europe. *Gravelle, c'est le nom d'une maladie qui provoque des calculs dans le rein. L'ancien nom de la lithiase rénale. Mot venant de l'ancien français grave ou gravel - Source le Larousse. *L., abréviation botanique officielle pour Carl von Linné auparavant Carl Linnaeus (1707-1778), médecin, botaniste-naturaliste suédois, à qui l'on doit la classification des végétaux, des minéraux et des animaux et la nomenclature binominale, basée sur la juxtaposition de deux mots en principe en latin, désignant le genre suivi du nom de l'espèce, c'est la base de la taxonomie et de la nomenclature internationale. Durant ses études de médecine, il entame la réalisation d'un herbier de la flore de Laponie qui sera suivi d'une flora lapponic'. Il enseigne à l'Université d'Uppsala, à partir de 1741, durant une année, la médecine, puis, la botanique jusqu'en 1772. Il est le fondateur de l'Académie des sciences de Suède en 1739. Lire l'éloge de Linné et l'histoire de l'académie, faite par le philosophe, mathématicien et économiste français, Marie-Jean-Antoine-Nicolas de Caritat, marquis de Condorcet, secrétaire perpétuel de l'Académie des Sciences, publiée par l'academie-sciences.fr, format pdf. *Pline, naturaliste et écrivain Pline l'Ancien (23-79 après J.C), en latin Gaius Plinius Secundus, auteur de l'Histoire naturelle, les livres XII à XIX sont dédiés à la botanique, et les livres XX à XXXII dédiés à la médecine, ce sont de précieux recueils sur les sciences en général et de l'art de guérir à partir des ouvrages de différents écrivains et médecins qu'il a lus et compilés. L'ouvrage de référence qui durant des siècles a été considéré comme le symbole du savoir humain. Il est également connu sous le nom de Pline le Naturaliste. natacha mauric © 28.10. 2000 ® Jardin! L'Encyclopédie natacha mauric© 28.10. 2000 - © par la Société des Gens de Lettres - ® Jardin! L'Encyclopédie - Conformément aux conventions internationales relatives à la propriété intellectuelle, la reproduction électronique avec mise à la disposition du public et/ou l'exploitation commerciale sont expressément interdites - ® Jardin! L'Encyclopédie |
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