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Nom latin : Physostegia virginiana (L.*) Benth.* (1829), synonyme retenu, Dracocephalum virginianum L. (1753), selon les flores synonyme de Physostegia denticulata (Aiton) Britton (1894), Physostegia formosior Lunell (1908), Physostegia granulosa Fassett (1939) et deux sous-espèces. famille : Lamiaceae. catégorie : vigoureuse vivace herbacée rhizomateuse. port : touffe érigée, ramifiée. feuillage : caduc, vert assez vif, brillant virant au jaune à l'automne. Sur des tiges quadrangulaires lisses, d'étroites feuilles opposées, lancéolées de 3,5 à 12,5 cm de long, avec une marge en dents de scie. floraison : longue, de la fin de l'été jusqu'à l'automne, de juillet/août jusqu'en octobre/novembre, selon climat, en épis de 6 à 20 cm, de fleurs tubulaires 2,5 à 3 cm, à gorge renflée, qui sont disposées sur 4 rangs autour de la tige, la lèvre inférieure est pourvue de 3 lobes et la lèvre supérieure, est bombée, des étamines aux anthères bifides. Floraison nectarifère, visitée par les abeilles, les bourdons, les colibris et certaines espèces de papillons. couleur : rose lilas à rose violacé, légèrement pourpré, aux veinules plus foncées. De nombreux cultivars, en blanc et dans divers tons de rose et de rouge violacé. port : des capsules globuleuses, ovoïdes et déhiscentes, à récolter, dès le mois d'octobre jusqu'à la mi-novembre, à conserver au sec et au frais. croissance : rapide. hauteur : 0.80 à 1.50 m. plantation : au printemps ou à l'automne selon climat, selon sa taille entre 3 et 5 plants au m². Prévoir son renouvellement tous les 10 ans. multiplication : par semis à chaud 21°C (70°F), compter pour la levée, entre 5 à 6 jours et 3 mois selon la température ambiante, mais il faut impérativement respecter une période de dormance au froid durant au moins 2 mois. Également par boutures basales avec rhizomes, par division de touffe tous les 2 à 3 ans. sol : moyennement fertile, neutre ou légèrement acide, frais, de préférence humide. emplacement : soleil de préférence, mi-ombre et ombre légère. zone : 3-9, U-K hardiness H7, USDA zone 2a-9. Tolère aisément -28°C, mais elle supporte mal la sécheresse. origine : nord-est du Mexique et tous l'est et centre de l'Amérique du Nord dont la Virginie et la Caroline du Nord, Texas, Arkansas, Alabama, Géorgie, Louisiane, Floride, de la Nouvelle-Angleterre jusqu'au Dakota du Nord, présente dans l'Utah et au Montana ainsi qu'au Canada, où, on la rencontre, de l'ouest du Québec jusqu'au Manitoba, dans les prairies humides, sur les berges des ruisseaux et dans les marais. Consulter la carte USA. entretien : selon climat, arroser régulièrement du printemps à l'automne, il faudra peut-être prévoir des tuteurs ou un cerclage. Au fur et à mesure, supprimer les hampes florales fanées pour favoriser sa floraison. En fin de saison, couper les tiges fanées, puis, au début du printemps, rabattre au sol la touffe. Chaque année, effectuer un apport de compost ou 'engrais organique pour favoriser sa floraison. La surveiller, car elle peut devenir envahissante. maladies et ravageurs : exempte de maladies et de ravageurs,et elle est ignorée par les cervidés. NB : son nom Physostegia vient du grec 'phusein' signifie gonfler et 'stegos' signifie couverture, faisant allusion à son calice renflé en forme de grelot resserré et son nom spécifique virginiana pour nous préciser son origine la Virginie. Le nom commun 'cataleptique' vient du fait qu'une fleur déplacée ne revient pas à sa position d'origine, mais conserve l'attitude donnée comme si elle était frappée de catalepsie. Son nom donné par les anglophones de 'Obedient plant' fait référence cette capacité de ses fleurs à s'orienter dans tous les sens. Au jardin la cataleptique de Virginie à floraison d'arrière-saison trouve aisément sa place pour agrémenter les plates-bandes, les massifs, mixed-borders, massifs isolés, notamment, le long des berges des pièces d'eau et bords de bassin où simplement dans des vasques et potées, de plus c'est une plante idéale pour la confection de bouquets. Ce genre comprend 12 espèces de vivaces originaires de l'Amérique du Nord. Parmi les cultivars, citons : Les autres espèces : Annotations : *L., abréviation botanique pour le botaniste-naturaliste suédois Carl von Linné (1707-1778), avant d'être anobli en 1757 Carl Linneaus, également médecin, à qui l'on doit la classification des végétaux, des minéraux et des animaux et la nomenclature binominale, basée sur la juxtaposition de deux mots en principe en latin, désignant le genre suivi du nom de l'espèce, c'est la base de la taxonomie et de la nomenclature internationale. Durant ses études de médecine, il entame la réalisation d'un herbier de la flore de Laponie qui sera suivi d'un ouvrage 'Flora lapponica'. Il enseigne à l'université d'Uppsala, à partir de 1742, durant une année, la médecine, puis la botanique jusqu'en 1772. Il est le fondateur de l'académie des sciences de Suède. Il est l'auteur de 'Systema naturae, Genera plantarum' et de 'Species plantarum', consultables en ligne à la bibliothèque universitaire de Kyoto (patienter ! chargement long). Il y présente son système de classification des espèces qui sera la base de la taxinomie et de la nomenclature. Un ouvrage qu'il finançe avec le botaniste néerlandais Johann Frederik Gronovius (1686- 1762) à qui l'on doit la préparation et la publication de Flora virginica (2 tomes publiés de 1739 à 1743) à partir des notes et des spécimens envoyés par le collecteur britannique John Clayton (1694-1773) a qui l'on doit aussi un fabuleux herbier. Lire l'éloge de Linné et l'histoire de l'académie, faite parle philosophe, mathématicien et économiste français, Marie-Jean-Antoine-Nicolas de Caritat (1743-1794), marquis de Condorcet, secrétaire perpétuel de l'Académie des sciences, pdf publié par l'academie-sciences.fr. *Benth., abréviation botanique pour le nom du botaniste britannique George Bentham (1800-1884), qui vécut en Languedoc-Roussillon avant d'y devenir propriétaire du domaine de Restinclières à Prades-le-Lez. Il est à l'origine, de la réalisation de nombreuses flores, dont la première, concernant les plantes de la région d'Hongkong, 'Flora Hongkongensis' (1861), suivie de 'Flora Australiensis', éditée en 7 volumes de 1863-à 1878. En 1826, il fait édité à Paris, le catalogue des plantes indigènes des Pyrénées et du Bas-Languedoc, collectées par son père, lors de leur séjour à Montauban et par la suite à Montpellier. natacha mauric©18/01/2003 ®Jardin! L'Encyclopédie natacha mauric©18/01/2003 ® par la Société des Gens de Lettres - ® Jardin! L'Encyclopédie - Conformément aux conventions internationales relatives à la propriété intellectuelle, la reproduction électronique avec mise à la disposition du public et/ou l’exploitation commerciale sont expressément interdites - ®Jardin! L'Encyclopédie. |
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