Lythrum salicaria - Salicaire, Herbe aux coliques
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    Lythrum salicaria Florenligne Nom commun : Salicaire commune, Salicaire en épis, Salicaire officinale, Lythre salicaire, Herbe aux coliques, Lysimaque rouge ou Lysimaquie rouge, au Canada connue sous le nom de Salicaire pourpre, nommée par les anglophones 'Purple loosestrife, Rainbowweed, Spiked loosestrife'.
    Nom latin : Lythrum salicaria  L.*, synonymes Lythrum cinereum  Griseb.*, Lythrum tomentosum  Mill., Salicaria hyssopifolia  Moench, Salicaria spicata  Lam., Salicaria vulgaris  Moench.
    famille : Lythraceae.
    catégorie : vivace héliophile à souche ligneuse et dense tapis racinaire rhizomateux et traçant.
    port : touffe érigée.
    feuillage : caduc, vert moyen légèrement pubescent. Sur des tiges velues quadrangulaires d'un brun rougeâtre, feuilles opposées sessiles, embrassantes, ovales à lancéolées, celles du haut pouvant être alternes.
    floraison : milieu de l'été à début de l'automne (juin à septembre-octobre selon climat) nectarifère et mellifère visitée par les abeilles, les papillons et les colibris, en longs épis (25 à 30 cm) de petites fleurs hermaphrodites, étoilées à 6 pétales réunies en glomérules.
    couleur : rose magenta.
    fruits : petites capsules déhiscentes contenant chacune deux petites graines riches en mucilage, qui assurent sa dispersion en se collant un peu partout, des graines conservant longtemps hélas leur propriété germinative.
    croissance : rapide.
    hauteur : 0.60 à 1.80m.
    plantation : au printemps ou à l'automne.
    multiplication : semis, division, boutures de jeunes pousses et segments de racines.
    sol : aime les sols frais, humides, et même marécageux (mais se contente d'un sol frais), lourds, fertiles, acides ou neutres ou alcalins.
    emplacement : soleil, mi-ombre.
    zone : 3 - 10.
    origine : le longs des cours d'eau, dans les canaux, fossés, marais et prairies humides de l'Europe jusqu'à 140 0m d'altitude, de l'Afrique du Nord et du nord de l'Asie, introduite par inadvertance dans les cordages des navires et certaines cargaisons dans le courant du au début du 19ème siècle, et largement naturalisée au nord-est des États-Unis et au sud-est du Canada (présente au Québec et en Colombie britannique) et en Australie. Présente en France sur l'ensemble du territoire Corse incluse.
    entretien : couper au fur et à mesure les épis fanés pour stimuler une nouvelle floraison.
    NB : Son nom Lythrum  vient du grec 'lutrôn, lytron', mot désignant du sang souillé, 'mélangé de poussière' faisant allusion à la couleur de ses fleurs, et son nom spécifique salicaria  vient du latin 'salix' mot qui désigne le saule allusion à la forme des feuilles, mais aussi au fait que bien souvent on rencontre la salicaire le long des berges sous le couvert des saules.
    Ce genre comprend 35 espèces d'annuelles, vivaces et sous-arbrisseaux présentes sur l'ensemble des continents excepté l'Amérique du sud.
    Lythrum salicaria fait partie des plantes aquatiques utilisées pour végétaliser les berges des plans d'eau, mais il faut savoir qu'elle peut coloniser rapidement ces zones humides qu'elle affectionne, et que de nos jours au Canada et dans certaines régions des États-Unis dont le Wisconsin, elle est considérée comme une peste végétale difficile a éradiquer qui posent de graves désordres.
    Propriétés et utilisations :
    Riches en tanins galliques, en mucilage, en glucosides dont la salicarine qui elle a des propriétés coagulantes, la salicaire durant des siècles fut réputée pour ses propriétés antibactériennes et antiseptiques, antibiotiques, anti-inflammatoires, analgésiques, antidiarrhéiques, astringentes et hémostatiques, prescrite dans le traitement des diarrhées, dysenteries amibiennes, règles hémorragiques, prurits vaginales et leucorrhées, aussi durant les épidémies de choléra.
    Lythrum salicaria
    O. Gaubert © Flore en ligne
    Dans la pharmacopée traditionnelle, racines et feuilles sont utilisées en usage externe sous forme de cataplasme, pour traiter plaies, ulcères variqueux et soigner l'eczéma.
    De nos jours, dans l'industrie pharmaceutique, les sommités fleuries entrent dans la fabrication de préparations pour améliorer le transit intestinal, celles de pansements intestinaux et de lotions oculaires.
    Autrefois, recherchée pour ses propriétés tinctoriales permettant d'obtenir des teintes dans les tons de vert, pourpre et noir.
    Parmi les cultivars citons :
    - Lythrum salicaria  'Atropurpureum' : fleurs pourpres.
    - Lythrum salicaria  'Augenweide': fleurs rouge framboise.
    - Lythrum salicaria  'Blush' : fleurs rose frais
    - Lythrum salicaria  'Feuerkerze' synonyme : Lythrum salicaria  'Firecandle' à fleurs d'un vif rose carmin.
    - Lythrum salicaria  'Happy': fleurs rose foncé.
    - Lythrum salicaria  'Lady Sackville' >: fleurs rose pourpré
    - Lythrum salicaria  'Robert : fleurs rose carminé brillant, plante plus compacte.
    - Lythrum salicaria  'Roseum' : fleurs rose tendre.
    - Lythrum salicaria  'Superbum' : fleurs rouge vif.
    - Lythrum salicaria  'The Beacon' : fleurs carmin foncé.

    Annotations :
    *Griseb., abréviation botanique pour le médecin botaniste allemand August Heinrich Rudolf Grisebach (1814 - 1879) qui après des séjours dans les Alpes, les Pyrénées et en Norvège, rédige de nombreux ouvrages sur les plantes que lui adressent d'autres botanistes depuis l'Asie, Cuba et l'Amérique du Sud, on lui doit notamment 'Genera et Species Gentianearum' (1839) et 'Flora of the British West Indian islands' (1859-1864).
    En 1838, Johann Fr. Klotzsch lui dédie le genre Grisebachia  (Ericaceae); en 1975 King et Robinson, lui dédient le genre Grisebachianthus  (Asteraceae, 8 espèces), ainsi que de nombreuses autres espèces sous grisebachii, grisebachianum, grisebachiana, grisebachianus.
    *L., abréviation botanique pour le botaniste-naturaliste suédois Carl von Linné (1707-1778), auparavant Carl Linnæus, médecin, à qui l'on doit la classification des végétaux, des minéraux et des animaux et la nomenclature binominale, basée sur la juxtaposition de deux mots en principe en latin, désignant le genre suivi du nom de l'espèce, c'est la base de la taxonomie et de la nomenclature internationale.
    Durant ses études de médecine, il entame la réalisation d'un herbier de la flore de Laponie qui sera suivi d'un ouvrage 'Flora lapponica'. A partir de 1741, il enseigne à l'Université d'Uppsala durant une année la médecine puis la botanique jusqu'en 1772, il est le fondateur de l'Académie des Sciences de Suède.
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