Manihot brasiliensis - Manioc
Portail de Jardin! L'Encyclopédie


    Nom commun : Manioc, nommé par les anglophones 'Cassava'.
    Nom latin : Manihot brasiliensis  Klotzsch ex Pax.
    famille : Euphorbiaceae.
    catégorie : arbuste ou arbrisseau aux tiges conservant les cicatrices foliaires.
    port : dressé, évasé.
    feuillage : persistant vert clair au revers glauque. Grandes feuilles alternes longuement pétiolées, digitées à 3 - 7, 9 lobes entiers, lancéolés, acuminés.
    floraison : en racèmes axillaires, terminaux, fleurs unisexuées, apétales pourvues de sépales (parfois pétaloïdes), calice rougeâtre. Les fleurs femelles se trouvent en partie basse qui s'ouvrent en dernier (l'autopollinisation est donc exclue).
    couleur : vert ou violet.
    fruits : capsule ovoïde tricoque qui s'ouvre pour projeter les graines.
    croissance : rapide.
    hauteur : 1 à 3 m.
    plantation :
    multiplication : par bouturage de tiges aoûtées sous serre chaude.
    sol : tous même pauvre et lessivé.
    emplacement : soleil.
    zone : 10 - 12. A besoin pour sa bonne croissance d'une période humide suivie d'une période sèche.
    origine : Amérique du Sud en zone chaude ou tropicale humide jusqu'a 1500 m d'altitude. Cultivé et naturalisé en Afrique et en Asie.
    entretien : sans
    NB Son nom Manihot, vient du tupi-guarani (ethnie vivant en Amazonie) désignant le manioc. Cultivé depuis des millénaires en Amérique du Sud, il fut introduit en Afrique par les marins portugais dans le courant du 16 éme siècle, puis ailleurs.
    Ce genre comprend plus d'une centaine d'espèces d'arbustes ou arbres persistants, originaires d'Amérique du Sud en zone tempérée ou tropicale.
    Ces espèces qui contiennent toutes des toxines ( linamarine, lotaustraline, acide cyanhydrique, acétone, acide oxalique...).
    Le genre est divisé en deux groupes, les amers qui eux contiennent plus d'acide prussique, cultivés pour leur teneur en amidon et les doux cultivés pour la consommation.
    Le manioc est cultivé pour ses racines tuberculeuses de forme conique pouvant se développer sur une large surface, à chair blanche qui est toxique à l'état frais. Pour pouvoir la consommer il faut le râper, laver et sécher, cela donne une substance comestible (tapioca) qui peut être torréfiée ( farine de manioc).
    On en extrait aussi de l'amidon qui est utilisé dans l'industrie du cartonnage, la fabrication de colles et l'amidon fermenté est utilisé pour la panification.
    De nombreux cultivars horticoles ont été créés pour assurer une plus grandes productions et une meilleure résistance aux maladies et aux parasites. Récemment en Colombie création d'un cultivar résistant à l'Aleurotrachelus socialis ( mouche blanche qui nécrose), un cultivar sans modification génétique.
    Propriétés et utilisations :
    Attention, a bien respecter les modes de préparation de la pulpe car la linamarine peut subsister, c'est un glucoside cyanogénique, amer, présent aussi dans le reste de la plante, une substance qui provoque des désordres graves au niveau des neurones. Une pathologie rencontrée en Afrique, connut sous le nom de Konzo qui peut provoquer la paralysie des jambes.
    En Afrique certaines espèces auraient le pouvoir d'éloigner les sortilèges. Dans diverses pharmacopées locales, la farine de manioc est utilisée en emplâtre pour soigner les plaies.
    En Afrique, le feuillage est parfois consommé cuit.
    Quelques autres espèces :
    Manihot aesculifolia  Pohl
    Manihot acuminatissima  Muell. Arg.
    Manihot alutacea  D.J.Rogers & Appan
    Manihot angustiloba  Pohl ex Steud
    Manihot attenuata  Muell.
    Manihot brachuandra  Pax & K. Hoffmann
    Manihot catingae  Ule.
    Manihot carthaginensis  Muell. Arg.
    Manihot coerulescens  Pohl.
    Manihot dichotoma  Ule.
    Manihot dulcis  Pax:
    Manihot epruinosa  Pax & K. Hoffmann, synonyme Manihot floribunda Pax & K. Hoffmann
    Manihot esculenta Crantz, synonyme Manihot utilissima  Pohl.
    Manihot falcata  D.J.Rogers & Appan
    Manihot fruticulosa  (Pax) D.J.Rogers & Appan
    Manihot gracilis  Pohl.
    Manihot glaziovii  Muell. Arg., originaire du Brésil introduit en Afrique et en Indes où il est cultivé pour récupérer sa gomme qui est élastique.
    Manihot heptaphylla  Ule.
    Manihot jacobinensis  Muell., synonymes Manihot occidentalis  Muell. Arg., Manihot rigidifolia  Pax & K. Hoffmann
    Manihot laciniosa  Pohl, synonymes Manihot intercedens Mull. , Manihot lagoensis  Mull., Manihot tripartita  Sprengel) Muell.
    Manihot longepetiolata  Glaz.
    Manihot maracasensis  Ule.
    Manihot nana Muell
    Manihot neusana  N.M.A.Nassar.
    Manihot oligantha Pax & K.Hoffm.
    Manihot paviaefolia  Pohl.
    Manihot palmata  Muell., synonyme Manihot leptophylla Pax
    Manihot peltata  Pohl.
    Manihot pringlei  S. Watson.
    Manihot pentaphylla  Pohl.
    Manihot pohliana Muell.
    Manihot pruinosa Phol., synonymes Manihot pseudopruinosa  Pax & K. Hoffmann., Manihot burchellii  Muell., Jatropa pruinosa  Steudel.
    Manihot procumbens  Muell. Arg.
    Manihot pseudoglaziovii  Pax & K. Hoffmann
    Manihot purpurea costata  Pohl
    Manihot quinquefolia  Pohl., synonyme Jatropa quinquefolia  Steudel.
    Manihot quinquepartita  Huber ex Rogers & Appan
    Manihot reptans  Pax.
    Manihot reniformis  Pohl. synnonyme Jatropa reniformis  Steudel.
    Manihot salicifolia  Pohl.
    Manihot subspicata  D.J. Rogers & Appan
    Manihot stipularis  Pax & K.Hoffm.
    Manihot tomentosa  Pohl.
    Manihot tripartita  Sprengel) Muell.
    Manihot sagittato- partita  Pohl., synonyme Jatropha sagittato-partita  Steudel.
    - Natacha Mauric© 01/09//2003 - - ® par la Société des Gens de Lettres - Conformément aux conventions internationales relatives à la propriété intellectuelle, la reproduction électronique avec mise à la disposition du public et/ou l’exploitation commerciale sont expressément interdites.
Jardin! L'Encyclopédie
un compteur pour votre site