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Nom latin : Carthamus tinctorius L.* (1753), 5 synonymes retenus, Carduus tinctorius (L.) Falk (1786), Centaurea carthamus E.H.L.Krause (1906), Calcitrapa tinctoria (L.) Röhl. (1813), Carthamus tinctorius var. spinosus Kitam. (1975) famille : Compositae (Asteraceae). catégorie : annuelle à tiges ligneuses. port : érigé, ramifié. feuillage : vert foncé, glabre. Feuilles engainantes, alternes, lancéolées à marge dentée et épineuse. En cime, solitaire, capitule tubuleux de 1,5 à 3 cm, de fleurons comestibles, enserrés dans un involucre de bractées foliacées et oblongues, à marge épineuse et avec des nervures fortement marquées. floraison : du printemps à l'été, courant avril-juillet et plus selon climat, s'étalant sur une vingtaine de jours, visitée par les abeilles. Il a été constaté que leur venue est bénéfique, assurant une pollinisation croisée qui aurait pour résultat d'augmenter la quantité de graines. couleur : jaune safrané virant progressivement au jaune orange, voire légèrement jaune pourpré. fruits : des akènes brillants pourvus d'aigrettes contenant des graines oléagineuses, brillantes, blanches et striées. Les graines sont consommées par les oiseaux. Sous climat humide, elles peuvent germer en place. croissance : rapide. hauteur : 0.60 à 0.90 m. plantation : au printemps, bien choisir l'emplacement ayant une racine pivotante, il n'aime pas être déplacé. multiplication : par semis au printemps, il faut compter entre une et trois semaines pour la levée, prévoir un espacement d'environ 10 à 15 cm. Attention, les graines sont sensibles à la fonte du semis. Pour les fleurs coupées compter environ environ 90 jours après le semis, mais il est sensible à une carence en manganèse, réctifiable par un apport sous forme de fertilisation foliaire . sol : indifférent, même pauvre, mais surtout bien drainé. Idéal pour les jardins secs. emplacement : soleil. zone : 7b-11, U-K hardiness H5, USDA zones 6b-11. Tolère sans problème jusqu'à - 4 °C ainsi qu'une grande tolérance à la sécheresse indice 5* ou 6. origine : Asie occidentale, pour certains de l'Inde, ou d'Iran et de Turquie, et pour d'autres, de l'Égypte, dans les terrains incultes en zones tempérées, aujourd'hui cultivé un peu partout dans le monde. entretien : sans. Attention, un excès en eau et une atmosphère humide peuvent provoquer le développement de pourritures sur le feuillage, sur les capitules ou sur les racines ou encore l'apparition de rouille au niveau du feuillage. Il peut être visité par les thrips et par les lapins qui sont assez friands des jeunes pousses encore dépourvues d'épines. Les tiges florales peuvent être utilisées dans la confection de bouquets frais ou secs. Les fleurons se récoltent à la fin de l'été, puis mis à sécher, réduits en poudre ou non et conservés dans un récipient à l'abri de la lumière, pour être utilisés en cuisine pour colorer les mets. NB : son nom Carthamus semble venir de l'arabe 'Kartam ou Karthum' qui serait issu d'un mot d'origine sémitique, qui signifierait teindre, faisant référence aux propriétés tinctoriales de certaines espèces du genre et tinctorius vient du latin 'tinctorum' qui désigne les teinturiers. Ce genre comprend environ une vingtaine d'espèces d'annuelles ou de vivaces, originaires de l'Asie en zone tempérée, de l'Europe centrale, du sud de l'Europe et du pourtour méditerranéen. Propriétés et utilisations : Depuis la haute antiquité, le carthame est réputé pour les propriétés tinctoriales de ses capitules d'où l'on extrait la carthamine et la carthamone qui donnent de beaux pigments jaune vif ou rouge (appelé rouge carthame ou rouge végétal). Ce colorant est utilisé dans l'industrie textile pour teindre, comme c'est le cas en Asie, avec les célèbres robes des bonzes bouddhistes. Dans l'alimentation et avec ses dérivés comme colorant alimentaire (margarines, beurres, boissons,..). Il est fréquemment vendu et/ou utilisé comme substitut au safran Crocus sativus alors qu'il n'a franchement aucune saveur. La carthamine est aussi utilisée dans l'industrie cosmétologique où elle entre par exemple dans la confection du rouge à lèvres, du rouge pour les joues et d'autres produits de maquillage naturel. On extrait de ses graines une huile d'un jaune ambré à l'odeur soutenue qui s'oxyde et rancit assez vite. Une huile comestible après raffinage qui est riche en acides poly-insaturés (61% d'acide linolénique, 33% d'acide oléique et de la vitamine E, elle est pauvre en acides gras saturés, elle est hypolipémiante et surtout hypocholestérolémiante, elle se consomme principalement crue et elle entre dans la préparation de produits de boulangerie. Cette huile est recommandée pour ses propriétés anti fongiques (propriétés déjà utilisées pour la conservation des momies* dans l'Égypte ancien), anti-inflammatoires, emménagogues, des propriétés agissant entre autre sur le taux de cholestérol et ayant une action sur le système cardio-vasculaire. Une huile qui aujourd'hui, est couramment utilisée dans l'industrie cosmétologique pour la confection de diverses crèmes, de démaquillants, d'huiles corporelles, de savons et de shampoings, des produits recommandés pour les peaux sèches. On peut d'ailleurs, comme en Orient, s'enduire le corps, d'huile, juste à la sortie du bain, la peau humide l'absorbe immédiatement, elle rend l'épiderme souple, doux et ce à moindre coût, il faut juste l'acheter en petite quantité, car elle a tendance à rancir, assez rapidement. Elle entre aussi dans la confection des peintures à l'huile, puisqu'elle ne poisserait pas comme l'huile de lin, et elle est encore fréquemment utilisée comme combustible pour l'éclairage. Aujourd'hui Carthamus tinctorius est cultivé principalement aux États-Unis et en Australie, et également en Asie (Inde, Chine et Pakistan), en Afrique du Nord, en Égypte, en Turquie et aux Amériques (Canada, Colombie, Mexique et Venezuela), pour ses propriétés oléagineuses, en Europe (Espagne, Italie, Suisse et France) pour ses propriétés tinctoriales et depuis quelques années, comme fleurs coupées. A cet effet, de nombreuses variétés et cultivars ont été créés pour essayer de résister aux divers champignons (Alternaria carthami ou Sclerotinia sclerotiorum) auxquels il est sujet en présence d'une humidité excessive. Autres espèces : Annotations : *Indice, indices de résistance à la sécheresse : indice : 1 - jusqu'à 1 mois sans eau, indice : 2 - jusqu'à 2 mois sans eau, indice : 3 - jusqu'à 3 mois sans eau, indice : 4 - jusqu'à 4 mois sans eau, indice : 5 - jusqu'à 5 mois sans eau, indice : 6 - jusqu'à 6 à 7 mois sans eau, correspond à des zones désertiques. *L., abréviation botanique pour le botaniste-naturaliste suédois Carl von Linné (1707-1778), auparavant Carl Linnæus, médecin, à qui l'on doit la classification des végétaux, des minéraux et des animaux et la nomenclature binominale, basée sur la juxtaposition de deux mots en principe en latin, désignant le genre suivi du nom de l'espèce, c'est la base de la taxonomie et de la nomenclature internationale. Durant ses études de médecine, il entame la réalisation d'un herbier de la flore de Laponie qui sera suivi d'une Flora lapponica. Il enseigne à l'université d'Uppsala, la médecine, durant une année, à partir de 1741, puis la botanique jusqu'en 1772. Il est le fondateur de l'Académie des sciences de Suède. Il est l'auteur de 'Systema naturae, Genera plantarum' et de 'Species plantarum', consultables en ligne à la bibliothèque universitaire de Kyoto (patienter ! chargement long). Il y présente son système de classification des espèces qui sera la base de la taxinomie et de la nomenclature. Un ouvrage qu'il finançe avec le botaniste néerlandais Johann Frederik Gronovius (1686- 1762) à qui l'on doit la préparation et la publication de Flora virginica (2 tomes publiés de 1739 à 1743) à partir des notes et des spécimens envoyés par le collecteur britannique John Clayton (1694-1773) a qui l'on doit aussi un fabuleux herbier. Lire l'éloge de Linné et l'histoire de l'académie, faite parle philosophe, mathématicien et économiste français, Marie-Jean-Antoine-Nicolas de Caritat (1743-1794), marquis de Condorcet, secrétaire perpétuel de l'Académie des sciences, pdf publié par l'academie-sciences.fr. *Momies, lire l'article "Des momies qui sentent le thé noir? Ce que révèle une fascinante étude sur les odeurs antiques" janvier 2025, de Géo. "Ancient Egyptian Mummified Bodies: Cross-Disciplinary Analysis of Their Smell", article published february 13, 2025 in The Journal of the American Chemical Society, pubs.acs.org. natacha mauric© 14/11/2005 ® Jardin! L'Encyclopédie - natacha mauric© 14-11-2005 - ® par la Société des Gens de Lettres - ® Jardin! L'Encyclopédie - Conformément aux conventions internationales relatives à la propriété intellectuelle, la reproduction électronique avec mise à la disposition du public et/ou lexploitation commerciale sont expressément interdites - ® Jardin! L'Encyclopédie. |
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