Ephedra distachya - Raisin de mer, Uvette
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    Joël Reynaud ©
    Nom commun : Éphèdre commune, Éphèdre à chatons opposés, Éphèdre à deux épis, Éphèdre de Suisse, Herbe aux jointures, Raisin de mer, Uvette nommée par les anglophones 'Joint Fir, Sea grape'.
    Nom latin : Ephedra distachya  L.*, synonymes Ephedra vulgaris  Rich.*, Ephedra helvetica  C. A. Mey.*
    famille : Ephedraceae
    catégorie : vivace herbacée xérophile, dioïque et quasiment aphylles.
    port : buissonnant en touffe érigée très ramifiés à tiges articulées cannelées rigides et rectilignes.
    feuillage :caduc, vert mat virant au jaune, marron soutenu. Réunies par paires petites feuilles sessiles (2 mm)
    floraison : du printemps à l'été (avril à juin selon climat) parfumée. Fleurs femelles solitaires pourvues d'un pédoncule et les fleurs mâles par paires de minuscules réunies en glomérules sessiles aux noeuds
    couleur : jaune à jaune verdâtre.
    fruits : pseudofruits rouge corail contenant deux graines.
    croissance : lente.
    hauteur : 0.40 à 0.60 à 1m.
    plantation : au printemps ou à l'automne.
    multiplication : par semis.
    sol : sablonneux ou rocailleux mais surtout très bien drainé
    emplacement : soleil.
    zone : 6 - 11, parfaitement adapté à la sécheresse et aux embruns.
    origine : sud de l'Europe sur le pourtour méditerranéen jusqu'en Asie centrale (Sibérie) et Asie du sud-est dont Japon. En France présente au sud et à l'ouest le long de la côte.
    entretien : sans.
    NB : son nom Ephedra  vient du latin et du grec où il désigne une plante non déterminée et son nom spécifique distachya  vient du grec 'stachus' nom donné aux fleurs en forme d'épi donc à deux épis faisant référence à sa floraison.
    C'est une espèce protégée en Aquitaine, Rhône-Alpes et en Provence-Alpes-Côte d'Azur.
    Ce genre comprend une quarantaines d'espèces originaire de l'hémisphère nord (Afrique du Nord, de l'Asie du sud-est, des Amériques et du sud de l'Europe méridionale) en zones tempérées plus ou moins arides.
    Propriétés et utilisations :
    Ce genre contient divers alcaloïdes dont l'éphédrine, une substance utilisée dans les pharmacopées traditionnelles et dans l'industrie pharmaceutique pour diverses préparations prescrites dans le traitement de l'asthme, de la toux et de l'hypertension artérielle, c'est une substance dopante qui est interdite aux sportifs.
    Réputée dans toutes les pharmacopées aussi pour ses propriétés antispasmodiques, antirhumatismales, diurétiques, diaphorétiques, fébrifuges, toniques et vasoconstrictrices.
    Durant de nombreuses années l'éphédrine a été commercialisé dans divers complément alimentaire et des à ses effets sur le sur le métabolisme et des secondaires défavorables pouvant mener à des accidents cardiaques ont fait que depuis 2002- 2003 son utilisation est interdite dans de nombreux pays.

    Annotations :
    *L., abréviation botanique pour le botaniste-naturaliste suédois Carl von Linné (1707-1778), avant d'être anobli en 1757 Carl Linnæus, également médecin, à qui l'on doit la classification des végétaux, des minéraux et des animaux et la nomenclature binominale, basée sur la juxtaposition de deux mots en principe en latin, désignant le genre suivi du nom de l'espèce, c'est la base de la taxonomie et de la nomenclature internationale.
    Durant ses études de médecine, il entame la réalisation d'un herbier de la flore de Laponie qui sera suivi d'un ouvrage 'Flora lapponica'. A partir de 1741, il enseigne à l'Université d'Uppsala durant une année la médecine puis la botanique jusqu'en 1772. En 1738, il fonde l'Académie des Sciences de Suède. Son herbier, le plus riche de son époque ne contenant que 7000 plantes. Auteur de 'Systema naturae, Genera plantarum' et 'Species plantarum'.
    *Rich., abréviation botanique pour le botaniste - naturaliste versaillais Louis-Claude-Marie Richard (1754-1821). Durant 8 années à partir de 1781, il séjourna en Guyane, missionné par Louis XVI pour implanter au jardin Botanique de Cayenne, les espèces rapportées par P. Poivre et P. Sonnerat, sa mission fut quasiment un échec, le gouverneur en place se l'étant approprié. De son séjour aux Antilles et Brésil, il rapporte en 1789 un herbier de plus de 4000 espèces. En 1794, il est nommé professeur de botanique à la faculté de Médecine de Paris.
    On lui doit 'Démonstrations botaniques, ou analyse du fruit considéré en général., publiées par H.-A. Duval -Alençon 1808, 'De Orchideis Europaeis annotationes, praesertim ad genera dilucidanda spectantes' ed. A.Belin - 1817, un exemplaire est consultable en ligne à la bibliothèque du New York Botanical Garden (réédition en anglais Nabu Press - 2011), puis 'Commentatio botanica de Conifereis et Cycadeis' ed. Lyon - 1826, consultable en ligne en français et latin.
    Carl Kunth rédige une monographie 'Notice sur Louis-Claude-Marie Richard,... ", où il écrit "Richard est certainement l'un des hommes de son siècle qui ont le plus contribué aux progrès de la botanique; l'influence qu'il a exercé se fera sentir surtout par les travaux de ceux qui se sont pénétrés de ses principes, et qui marchent sur ses traces. Personne n'a poussé plus loin l'art d'observer la nature jusque dans les moindre détails .." il y précise qu'il est l'auteur anonyme de 'Flora Borealis-Américana' de Michaux, en 2 volumes publiée en 1803, consultable en ligne à la Bnf.
    *C.A.Meyr., abréviation botanique pour le botaniste explorateur russe Carl Anton von Meyer (1795 - 1855 ), élève de Karl Friedrich von Ledebour, il participe à un voyage en Crimée en 1818, puis en 1826 avec ce dernier et en compagnie du botaniste allemand Alexander G. von Bonde, il participe à une expédition au Kazakhstan dans les monts Altaï et les steppes avoisinantes. Les espèces récoltées initient la Flora altaica publiée en 4 volumes entre 1829 et 1833. Il exerce par la suite à partir de 1835 comme botaniste à l'Académie des sciences de Saint-Pétersbourg; en 1844 il est nommé directeur du musée botanique de l'Académie et 6 ans plus tard chef du Jardin Impérial botanique Pierre Le Grand à Saint-Pétersbourg, situé sur l'île de Vorony, jardin aujourd'hui rattaché à l'Institut botanique Komarov.
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