Rhapis humilis  - Rhapis humble, Raphis nain
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    Nom commun : Rhapis ou Rhapide humble, Rhapide nain, en chinois 'Ai zong zhu' ou 'Zong lü zhu', en japonais 'Shurockiku', nommé par les anglophones 'Rattan Palm', 'Lady palm', 'Slender lady palm', 'Dwarf slender lady palm', 'Reed rhapis' ou encore 'Dwarf bamboo palm'.
    Nom latin : Rhapis humilis  Blume.*, peut être synonyme de Rhapis javanica  Blume, Rhapis sirotsik  Hort. ex H.Wendl. (sujet mâle) et dans la flore du Japon synonyme de Chamaerops excelsa  Thunb. var. humilior  Thunb.
    famille : Arecaceae.
    catégorie : palmier cespiteux dioïque aux multiples stipes filiformes (Ø 15 à 25mm) conservant la base des anciennes palmes, couverts de fibres brunes. Un palmier qui sous nos climats est surtout cultivé sous serre ou comme 'plantes d'appartement'.
    port : touffe compacte, dense et évasée.
    croissance : lente.
    feuillage : persistant, coriace, vert franc à vert foncé brillant. Sur de longs pétioles rigides, feuilles palmées (20 à 30cm) éventail de 15 à 25 fins segments acuminés.
    croissance : lente.
    hauteur : 2 à 6m dans son milieu naturel, dans nos intérieurs 0,60 à 1m.
    plantation : à l'extérieur, uniquement sur la Côte d'Azur à l'abri des vents sous le couvert d'autres espèces en prenant soin de lui choisir un emplacement qui restera frais durant l'été.
    multiplication : principalement par division des touffes et prélèvement d'éclat pourvu de quelques rejets, pour garantir une bonne reprise, maintenir la potée sous serre chaude et humide pendant quelques temps, pas de semis.
    sol : terre ordinaire ou terreau de feuilles en mélange avec du sable assez grossier et du compost, le rempotage ne s'effectue que lorsque les racines ont largement envahi l'espace alloué.
    emplacement : ombre à mi-ombre pas trop lumineuse, un excès de luminosité favorise le jaunissement du feuillage et le soleil direct risque de le brûler.
    zone : 9 - 11, tolère de brèves baisses de température entre -7 et -8°C, en période de croissance température idéale entre 20 et 23°C.
    origine : dans les forêts humides en zone tropicale ou subtropicale du sud et du sud-est de la Chine, naturalisé au Japon au sud de l'île de Kyûshû où il aurait été introduit avec excelsa  au début de l'ère Edo puisqu'il est présent dans le premier livre sur les arbres et arbustes ornementaux du célèbre jardinier-hybrideur de l'ère Edo, Ihei Sannojo, ouvrage intitulé 'Kadan Chikinsho' (1695 - en 6 volumes ouvrages où sont répertoriés plus de 2000 plantes).
    entretien : en été, il est possible de le cultiver à l'extérieur en situation ombragée à l'abri des courants d'air.
    En saison chaude, de temps à autre vaporiser le feuillage avec de l'eau non calcaire, car il n'aime pas les situations trop chaudes et trop sèches qui provoquent le brunissement des feuilles et favoriser les attaques des araignées rouges qui provoquent le jaunissement des feuilles; il peut aussi être sujet aux cochenilles farineuses
    Effectuer des arrosages en prenant soin de ne pas laisser d'eau stagner dans le dessous de pot, qui pourrait provoquer un pourrissement racinaire ou le remplir de billes d'argile, laisser sécher entre deux arrosages, le plus simple est de vérifier avec les doigts si le substrat est encore humide, ou le plus simple et le meilleur pour vos plantes immerger la potée dans une eau pas trop froide.
    Pour une croissance équilibrée, il est important de respecter les cycles, durant l'hiver, période de repos, il est préférable de le conserver à une température entre 10° et 15°C et réduire les arrosages au strict minimum.
    La poussière sur les feuilles bouche les pores, empêchant ainsi la photosynthèse, l'enlever en utilisant une éponge imbibée d'un peu d'eau tiède non calcaire mélangée à un fond de bière, évitez les produits lustrants qui rebouchent les pores.
    NB : les 'Rhapis humilis ' commercialisés en Europe sont tous des hybrides ou cultivars issus de divers croisements entre les espèces connues dont Rhapis excelsa .
    Le nom Rhapis  vient du grec 'rhapidos' qui désigne une baguette, une canne faisant allusion aux fins stipes flexibles et son nom spécifique humilis  signifie humble, bas, fait référence aux fins segments de ses feuilles plus qu'à sa taille.
    Les rhapis sont les quelques rares palmiers à être apprécié au Japon par les amateurs de bonsaï* se prêtant bien à ce mode de culture.
    Ce rhapis nain peut être aussi cultivé en hydroculture.
    En 1980, des études menées par le Dr Bill Wolverton de la NASA, ont démontré que certaines plantes ont des propriétés absorbantes, dépolluantes neutralisant les divers produits se trouvant dans les matériaux (tissus, revêtements muraux, revêtements de sol, mobilier) présents dans nos intérieurs, dans les produits utilisés (peintures, solvants, colles, produits d'entretien, dégraissants, détergents, parfums d'ambiance) parmi ces plantes figure le Rhapis  qui à une action dépolluante sur l'ammoniac contenu dans les produits détergents, le formaldéhyde (formol) et le xylène.
    Consulter la liste des autres plantes purificatrices s'ouvrant dans un pop-up.
    Ce genre de palmiers héliophobes comprenait une douzaine d'espèces toutes originaires de l'est et sud-est de l'Asie tropicale ou subtropicale dont 5 espèces du sud et sud-ouest de la Chine, Laos, nord de la Thaïlande, centre Vietnam et quelques unes présentes au nord de l'île de Sumatra.
    Ce sont les horticulteurs japonais qui ont développé des hybrides issus initialement de croisement entre R. humilis  et R. excelsa  et les plus appréciés sont les nombreux cultivars d'excelsa  nous offrant depuis des siècles une bonne centaine de variétés aux feuilles panachées, maculées, diversement striées de blanc-crème, beurre, blanc rosé, jaune, jaune verdâtre, divers tons de vert Granny Smith au vert sombre plus ou moins brillant, à feuilles aux segments plus ou moins larges, bombés, nervurés. Le plus représentatif est peut être Rhapis excelsa  'Zuikonishiki'.
    Introduit avec excelsa  pour la première fois en 1774 ils ne tardent pas à séduire et trôner dans les halls et vestibules sombres, salons et salles de réception de l'Europe via l'Angleterre, et vers 1789 le genre sera enfin décrit, ce n'est qu'en 1850 qu'il parviendra aux Amériques.
    Autres espèces :
    Pour l'instant, les avis sont très partagés, des désaccords ont lieu sur le nombre exact d'espèces et les éventuels synonymes et ce, sans tenir compte des dernières découvertes de 2008 et 2009, le genre est donc en cours de révision, à suivre.
    Rhapis cochinchinensis  Mart., donné pour synonymes de Rhapis laosensis  Becc., Rhapis macrantha  Ganep., Chamaerops cochinchinensis  Lour, nommé par les anglophones 'Laos Lady Palm', originaire du sud Viêtnam et nord Viêtnam l'ex Tonkin et au centre dans l'ancienne région du Annam.
    Rhapis excelsa  (Thunb.) A. Henry ex Rehder, synonymes Rhapis flabelliformis  L'Hér. ex Aiton, Rhapis kwanwortsik  H.Wendl., Rhapis divaricata  Gagnep., Rhapis major  Blume, Chamaerops kwanwortsik  Siebold ex H.Wendl. : Rhapis ou Rhapide élevé, Rhapide flabelliforme, nommé localement en Chine 'Zong zhu', 'Guan yin zhu', 'Hu san zhu' ou 'Jin tou zhu', au Japon connu sous le nom de 'Kannonchiku' et les anglophones le nom 'Lady Palm', originaire du sud et sud-ouest de la Chine, environ 2 à 3m de haut, stipes annelés de 2 à 3cm de diamètre, conservant la base des anciennes palmes, couvert de fibres d'un brun noirâtre, sur l'espèce type.
    Feuillage fortement nervuré d'un vert foncé brillant, sur un long et fin pétiole (+ ou - 40cm) feuille flabelliforme palmée à larges segments bien séparés et écartés les uns des autres.
    Floraison en courts panicules de petites fleurs d'un blanc-crème plus ou moins rosé sortant d'un spadice rose rougeâtre, suivi de petits fruits sphériques blanc-crème contenant une graine, sous nos climats la multiplication s'effectue uniquement par prélèvement de rejets.
    Un peu moins rustique, il tolère des températures basses entre -5 et -6°C et sur de très courtes durées -8°C.
    Rhapis filiformis  Burret, originaire de Chine dans la région autonome du Guangxi.
    Rhapis gracilis  Burret, nommé par les anglophones 'Dwarf Lady Palm', originaire de Chine, à l'ouest de la province du Guangdong, au sud de la région autonome du Guangxi et sud du Hainan, appelé 'Xi zong zhu', répertorié vers 1930; environ 1,50 à 2,50m de haut.
    Rhapis grossifibrosa  Gagnep., aujourd'hui il est nommé Guihaia grossifibrosa  (Gagnep.) J.Dransf., S.K.Lee & F.N.Wei.
    Rhapis javanica  Blume, synonymes de Licuala waraguh  Blume, Licuala wixu  Blume que l'on trouve sur l'île de Java, pour l'instant il est donné par Kew comme synonyme de Rhapis humilis .
    Rhapis laosensis  Becc., donné pour synonyme de Rhapis cochinchinensis  (Lour.) Mart., comme son nom l'indique originaire du sud du Laos, il a été découvert par le naturaliste florentin Odoardo Beccari*, présent aussi du nord-est de la Thaïlande jusqu'au Viêtnam, il y serait en voie de disparition, environ 1m de haut à feuilles composées de 2 à 5 segments.
    Rhapis micrantha  Becc, Rhapis à petites fleurs, présent dans la péninsule indochinoise et au Vietnam.
    Rhapis multifida  Burret, Rhaphis multifide, nommé par les anglophones 'Finger Palm', originaire Chine à l'ouest de la région autonome Guangxi et sud-est de la province voisine du Yunnan, connu sous le nom de 'Duo lie zong zhu,' environ 3m de haut dont il existe des cultivars .
    Rhapis puhuongensis  M.S.Trudgen,T.P.Anh & A.J.Hend. découvert en 2008 et décrit en 2009, centre du Vietnam dans la Réserve naturelle de Pu Huong (province Nghê An).
    Rhapis robusta  Burret, en anglais 'Guangxi Lady Palm', en chinois 'Cu zong zhu', 'Long zhou', 'Zong zhu', découvert vers 1937, originaire du sud de la région autonome du Guangxi et nord du Vietnam, environ 2m de haut, feuilles d'un vert franc à 2,3 ou4 larges segments.
    Rhapis siamensis  Hodel, Palm J. découvert par l'horticulteur-collecteur américain Donald R. Hodel en 1997 (le spécialiste mondiale des palmiers, rattaché à l'Université de Californie) dans le sud de la Thaïlande dans la province de Phattalungn,certains auteurs le donne pour synonyme de Rhapis laosensis, à suivre... Feuilles palmées à 4 larges segments lancéolés.
    Rhapis subtilis  Becc., nommé par les anglophones 'Thai Lady Palm', originaire de Thaïlande découverte tardive vers 1910 par Odoardo Beccari, feuilles à 10 - 12 de segments.
    Rhapis vidalii  Aver. T.H.Nguyên & P.K.Lôc, Raphis de Vidal, découvert en mars 2006, au nord Vietnam dans la province de Hòa Binh entre 300 et 600m d'altitude, dédié au botaniste français Jules Eugène Vidal (1914-) spécialiste de la flore du Cambodge, Laos et Vietnam.
    Consulter le chapitre dédié aux Palmiers.

    Consulter la liste des autres 'plantes d'appartement' (la liste s'affiche dans la colonne de droite) .


    Annotations :
    *Blume, Carl Ludwig Von Blume (1796-1862) botaniste germano-hollandais qui s'attacha à la flore des Indes orientales néerlandaises et à celle de Java.
    Japon bonsaïs : ouvrage de référence 'The miniature palms of Japan Cultivating Kannonchiku and Shurochiku de Yoshihiro Okito et J.Leland.Hollengerg.Weatherhill 1ere édition - November 1981, toujours commercialisé.
    *Odoardo Beccari, abrv. Becc. (1843 - 1920) en 1880 il fut nommé Directeur du jardin de Florence, vers 1825, avec le naturaliste génois Giacomo Doria (1840-1913) il séjourna durant 3 années en Malaisie et Bornéo répertoriant leur flore, et c'est sur l'île de Sumatra qu'il découvrir le pestilentiel et gigantesque arum titan Amorphophallus titanum  (un exemplaire à découvrir au Conservatoire botanique de Brest , au retour il publia des ouvrages sur leur flore et des descriptions sur plus d'une centaines de palmiers découverts. Il crée le Nouveau journal botanique italien en 1869.
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