Anastatica hierochuntica - Rose de Jéricho, Rose de Marie
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     Rose de Jéricho
    A. Sergueev©
    Nom commun : Anastatique, Rose de Jéricho, Rose de Marie, Rose de Noël, Jéromette, Lamarck la nommait Jérose hygrométrique, Main de Fatma, Palme de Marie, Herbe de Marie, Plante de la résurrection, nommée par les anglophones 'St Mary's flower, Ressurection plant, Rose of Jericho', en allemand 'Rose von Jericho, Echte Rose von Jericho, Wüstenrose, Jerichorose, Jerusalemrose oder Marienrose', en arabe 'Keff Meriem, Schajrat Meriem, Chajarat Mariam, Yedd Fatma, Bint Ennabi, Kefoefé, Kaf-el àdraeashabatan meryem' (L'herbe de Marie) en tamachek 'Akaraba' , en espagnol 'Rosa de Jericó, Flor de la resurrección, Rosa de Ariha', en italien 'Resurrection Pianta, Rosa di Jericho, Dinosauro pianta'.
    Nom latin : Anastatica hierochuntica  L.*, synonymes Amomum RosaSancta-Mariae Louic, Anastatica littoralis  Salisb., Myagrum hierochunticum  (Crantz) Crantz
    famille : Brassicaceae, Cruciferae.
    illustration : planche 4400, de N.J. von Jacquin dans Hortus botanicus vindobonensis, seu, Plantarum rariorum, quae in Horto botanico vindobonensis ... coluntur, icones coloratae et succinctae descriptiones /cura et sumptibus', vol. 1 (1770, volume édition 1770, contributed by Missouri botanical Garden.
    catégorie : annuelle reviviscente, ramifiée aux racines fusiformes, aux propriétés hygrométriques.
    port : rosace compacte, très ramifié, arrondi.
    feuilles : caduc durant la saison sèche, vert pâle pubescent à marge en partie haute dentelée. Feuilles spatulées ovales à lancéolées 3 cm x2 cm.
    floraison :en été courant juin juillet, nectarifère visitée par les abeilles, colibris et par les papillons et d'autres insectes.
    Racèmes de fleurs axillaires sessiles à 4 pétales obovales dans un calice pubescent à 4 sépales, 6 étamines dont 2 plus courtes que les 4 autres, anthères oblongues, 1 court style, 2 ovaires pubescents.
    couleur : blanc pur, étamines, anthères jaunes.
    fruits : en août durant la saison sèche siliques déhiscentes à valves concaves contenant des graines orbiculaires.
    Parviennent à maturité durant la saison sèche au moment où la plante perd ses feuilles et les tiges se recroquevillent sur elles-même formant une boule qui est arracher par le vent et roule à travers le désert jusqu'à ce qu'elle rencontre un lieu humide.
    croissance : rapide.
    hauteur : 5 cm à 12cm Ø 25 à 30 cm.
    plantation : au printemps ou à l'automne.
    multiplication : par semis à chaud entre 20 et 21°C dans un mélange de terre de jardin et sable de rivière, compter pour la levée bien deux mois, n'oubliez pas d'arroser elle n'aime pas la sécheresse en cours de cycle.
    sol : dans les dépressions sablo-limoneuses, dans les lits d’oued graveleux sablonneux non salés et sur les escarpements rocheux.
    illustration : planche 4400 de W.H. Fitc dans Curtis’s Botanical Magazine, t. 4345-4416, vol. 74 (1848), contributed by Missouri botanical Garden.
    emplacement : soleil.
    zone de rusticité : 11 - 12.
    origine : nord-ouest de l'Afrique et Proche-Orient, Égypte, Israël, Palestine, Liban, Syrie jusqu'au sud de l'Iran, États du Golfe, Oman, Koweït, Yémen, Arabie Saoudite, Soudan et en Asie de l'Ouest pour la péninsule du Sinaï, Érythrée et Soudan présente également au nord-est de l'Afrique, en Algérie dans la Tadrat, Hoggar, sud-ouest du Maroc, Sahara occidental, Mauritanie, Mali et les Îles Canaries sur l'île de Fuerteventura, consulter la carte.
    maladies et ravageurs : il semble que les plantules n'intéressent pas les escargots et les limaces.
    NB : son nom Anastatica Anastatique vient du grec 'Anastasis' qui signifie résurrection lui a été donné par Linné* et son nom spécifique hierochuntica vient du grec ancien hieros qui signifie sacrée, sainte, consacré à une divinité, appartenant à Dieu et de 'chloa' qui désigne un brin d'herbe utilisé dans les cérémonies religieuses, 'hierochuntica, hierchunticus, hierochunticum', lié à Jericho, on raconte que dans certaines parties du nord de l'Europe, ces herbes odorantes sont apparues devant la porte de l'église, à l'époque des saints, elle était appelée au Moyen Age Rosa Hiericontea et on l'utilisait pour bénir et protéger les maisons, deviner le temps et elle comme pièce de blason figurant sur certains écussons des croisés.
    l' animal héraldique de Jéricho était le lion.
    Balduin II, roi de Jérusalem, donna aux chevaliers un certain nombre de bâtiments qui étaient près de la zone de ce qui était la vie de Salomon, et à partir de là, les nuits étaient connues sous le nom de «l'Ordre du Chevaliers duTemple de Jérusalem 'ou "Milice Templi Hiersolymitani. Son nom Rose de Jéricho lui a été donné par les Croisées où ils la trouvèrent dans les steppes du Moab au bord du Jourdain, à la hauteur des ruines de Jéricho, les pélerins s'en procuraient des exemplaires dans les couvents, l' orientaliste franciscain milanais Franciscus Quaresmius (1583 - 1650) a dit qu'on les faisaient venir d'Égypte.
    Jéricho, consulter le dossier archéologique n° 240 de janvier-février 99, Archéologie en Palestine Jéricho, par N. Marchetti, L. Nigro, P. Donceel-Voûte, R. Donceel, M. Piccirillo, en allemand Jericho und das Tote Meer (in "Leben am Toten Meer") Jéricho et la Mer Morte, dans "La vie sur la mer morte".
    Il était reporter des légendes qui sont racontées sur l'Anastatica, légendes que les Arabes tiennentde leurs pères et qui sont empreintes d'allusions au culte du Christ dans l'Orient. Ainsi M. de Saulcy a entendu un Arabe lui dire à propos de cette plante que Mariam, la mère du Christ, avaient étendu son linge sur la terre tapissée de cette plante, quand elle fuyait en Égypte avec Iousef. En voulant le ramasser, la paume de sa main toucha la fleur et Allah dit : " La rose que Mariam a touchée ne doit point périr." Aussi la rose de Jéricho est appelée par eux Kaf-Mariam ( la paume de la Main de Marie).
     Rose de Jéricho
    A. Sergueev©
    susceptible de s'ouvrir et d'étendre ses rameaux en se pénétrant d'humidité. Les personnes qui en possèdent les mettent ordinairement dans l'eau la nuit de Noël pour les faire épanouir.
    Ritter cite une expérience faite après sept cents ans sur une des roses rapportées de la Terre Sainte aux temps des croisades. Les Arabes lui donnent le nom de Kaf-Mariam ( la paume de la Main de Marie).
    Pierre Belon* en parlant de cette plante, l'appelle une petite herbette que quelques moines trompeurs ont appelées rose de Jéricho et n'en croit aucunement en Jéricho.
    Une erreur propagée depuis très-longtemps en Europe que Linné à décrit l'Anastatica Hierochuntica, la ressuscitante de Jéricho, le nom de Rose de Jéricho lui est contesté et attribuée à l'Saulcya hierochuntica Michon, de la famille des Astéracées. Les propropriétés hygrométriques de cette plante qu'on rencontre en Arabie, en Égypte et en Syrie avaient occasionné cette confusion. Tout récemment, M. l'Abbé Simon à retrouvé la véritable rose aux environs même des ruines de Jéricho et a publié sur sa découverte une notice fort curieuse qu'il a placée à la suite de sa brochure sur les lieux saints. Si nous publions aujourd'hui dans la Revue un dessin et une notice sur la Rose de Jéricho, il faut que le lecteur soit prévenu que ce n'est pas au point de vue botanique que nous traiterons la question, mais tout simplement dans un but archéologique.
    La Rose fut en effet célébre de toute antiquité dans la ville et aux environs de Jéricho; il en est fait mention dans les saintes Ecriotures. Cependant nous nous hâtons de dire qu'il n'y a aucun rapport entre la roses des jardins de Jéricho et l' Anastatica Hierochuntica, petite plante que les vents déracinent et emportent jusqu'à la mer, sur les bords de laquelle on la recueille. Il n'existe point non plus de rapports entre ces deux plantes et la véritable rose de Jericho retrouvé , et n'en croist aucunement en Jericho. J'ignore si ce sont les moines qui les premiers ont ainsi nommé cette plante; j'ignore également si, comme tant d'auytres plantes qui n'y sont plus, elle se trouvait autrefois dans les environs de Jericho: ce que je sais, c'est qu'un supérieur de ces moines a dit, il y a longtemps, et sans le moindre mystère, qu'on fait venir cette plante d'Égypte par M. l'Abbé Michon.
    Nommé par Dalechamp Rose de Hiericho et par Comelin Rosa hierochunchuntica.
    Cité dans la Bible dans Ecclésiastique 24 versets 10 à 16.
    La Sagesse fait son propre éloge..
    10. Dans la Tente sainte, en sa présence, j’ai officié ; c’est ainsi qu’en Sion je me suis établie,
    11 et que dans la cité bien-aimée j’ai trouvé mon repos, qu’en Jérusalem j’exerce mon pouvoir.
    12 Je me suis enracinée chez un peuple plein de gloire, dans le domaine du Seigneur, en son patrimoine.
    13 J’y ai grandi comme le cèdre du Liban, comme le cyprès sur le mont Hermon.
    14 J’ai grandi comme le palmier d’Engaddi, comme les plants de roses de Jéricho, comme un olivier magnifique dans la plaine, j’ai grandi comme un platane.
    15 Comme le cinnamome et l’acanthe j’ai donné du parfum, comme une myrrhe de choix j’ai embaumé, comme le galbanum, l’onyx, le labdanum, comme la vapeur d’encens dans la Tente.
    16 J’ai étendu mes rameaux comme le térébinthe, ce sont des rameaux de gloire et de grâce.
    Ce genre comprend que cette espèce qui selon la légende serait sortie de terre dans le désert à l'endroit que la Vierge toucha du pied dans sa fuite, rapportée de Palestine par les pélerins et les Croisées et conservée dans les églises.
    revue horticole : Revue horticole : journal d'horticulture practique, tome III (1854), article de Naudin, aide suppléant de Botanique sous la direction de Mecaisne, par le professeur Goeppert.
    Dans plusieurs jardins de l’Allemagne et de la Silésie, il existe, sous le nom de Rose de Jéricho , une plante que des gens intéressés font passer pour un prodige aux yeux des ignorants, et dont ils se servent pour exploiter la crédulité à leur profit, en entretenant des idées qu’on peut, sans exagérer, qualifier de superstitieuses. Dans l’état habituel où ils montrent cette plante, elle ressemble à une touffe de rameaux desséchés, d’un bleu pâle et roulés les uns sur les autres en forme de boule de la grosseur du poing.
    A les en croire, cette boule mystérieuse s’ouvrirait une fois par an, dans la nuit de Noël. Le prodige a lieu en effet; on voit entre leurs mains la boule s’ouvrir dans cette nuit mémorable, étendre ses rameaux, et dérouler aux yeux des spectateurs ébahis une multitude de petits corps que les imaginations complaisantes trouvent fort ressemblants à des têtes de Turcs. On ne croit plus guère à la sorcellerie ; il n’est peut-être pas inutile pourtant d’essayer de dissiper un reste d’erreur, puisque la prétendue merveille dont il est question ici fait encore des dupes qui en sont pour leur argent.
    Cette fameuse Rose de Jéricho était connue de Linné, dont elle
    (1) Extrait de Allgemeine Gartenzeitung, le Journal général de jardin volume 21 de 1853, p. 229.
    — "Nous reviendrons plus tard sur la propriété hygrosoopique de certaines plantes : nous nous contenterons de citer aujourd’hui le Selaginella lepidophylla , le Plantago cretica , les Cartina, ainsi qu’une espèce d 'Asteriscus que M. l’abbé Michon considère comme la Rose de Jéricho , signalée à l’époque des croisades, et qui jouissent toutes au plus haut degré des propriétés hygroscopiques reçut le nom d’ Anastalica hierocliunlica.
    Anastatica hierochuntica
    W.H. Fitch
    Pierre Belon, qui parcourut l’Orient de l’année 1506 à l’année 1509, l’avait déjà rencontrée, non dans le pays même de l’ancienne Jéricho, mais sur les bords de la mer Rouge; il la croyait nouvelle pour les botanistes de son temps; mais il paraît que, même alors, elle n’était pas inconnue en Italie. Ce voyageur, en faisant observer que la plante dont il s’agit n’a aucune ressemblance avec la Rose et qu’elle ne croît point à Jéricho, suppose qu’elle a reçu son nom vulgaire des moines, qui, par amour-propre peut-être, tenaient à revendiquer, pour les environs de leur couvent, la possession de ces Roses si renommées dont il est fait mention dans les livres sacrés. Le savant Léonard Rauwolf, d’Augsbourg , qui , à son tour , visita l’Orient de 1573 à 1576, l’a, selon toutes les probabilités, rapportée de Syrie en Allemagne. Charles Bauhin l’a cultivée dans son jardin, et Camerarius, dans ses Icônes éditées à Francfort-sur-Mein en 1588, en a donné une figure très exacte; d’autres auteurs encore en font mention, et on la trouve, par exemple, citée, sous le nom d 'Amomum Rosa sanclœ Mariœ , dans l'Histoire des plantes de Morison. A une époque plus voisine de la nôtre, elle a été figurée et décrite avec beaucoup de soin par le botaniste Schkuhr; enfin, un savant français, M. Delile, l’a retrouvée en Égypte, autour du Caire, en Palestine et en Barbarie.
    La Rose de Jéricho (Anastatica hierocliunlica) appartient à la tétradynamie, dans le système de Linné ; c’est pour nous une simple Crucifère siliculeuse. Elle est annuelle, mullicaule, extrêmement rameuse dès le bas; ses feuilles sont ovales et ses tiges deviennent ligneuses de bonne heure. Elle s’élève à 2 ou 3 décimètres, puis donne naissance à de petites grappes de fleurs blanches auxquelles succèdent des silicules biloculaires surmontées d’un style persistant et ornées de chaque côté d’appendices qui ressemblent, si l’on veut, à un turban. Ces silicules renferment d’ordinaire quatre graines, deux dans chaque loge. La plante est facile à cultiver; ses graines lèvent très bien, quand on les sème, au printemps, sur le terreau d’une couche, ou en pots; elle fleurit en juin, et mûrit ses graines en septembre. A cette époque les feuilles tombent toutes ; les rameaux plus ou moins ligneux se recourbent en dedans, se rapprochent, se serrent les uns contre les autres et forment une boule creuse dans l’intérieur de laquelle se cachent toutes les sommités avec les silicules qui y sont attachées.
    C’est alors que, dans son climat natal, la plante est déracinée par les vents et roulée sur le sol aride où les pèlerins en ramassent quelquefois des échantillons pour les rapporter en Europe. Vient- elle à être humectée par la pluie, aussitôt ses rameaux se redressent, puis s’étalent sur la terre, pour se rouler de nouveau sous l’influence de la sécheresse, en vertu d’une propriété hygrométrique qui se conserve pendant plusieurs années, et qu’on a quelque fois mise à profit pour juger des divers degrés d’humidité de l’atmosphère.
    C’est là d’ailleurs une expérience qu’on peut répéter en toute saison, et qui n’a rien d’étonnant, puisque beaucoup d’autres plantes sont douées, au moins dans quelques-unes de leurs parties, d’une hygroscopicité toute semblable, quoique à un moindre degré. Tout le merveilleux disparaît donc devant l’observation, et cependant le phénomène présenté par la Rose de Jéricho a paru assez remarquable à Linné pour lui mériter le nom Anastalica (la ressuscitante), dérivé du grec Anastasis, qui signifie résurrection; le nom français de Rose hygrométrique est moins poétique, mais plus conforme aux notions de physique reçues et à la réalité. On conçoit maintenant la manoeuvre de ces charlatans qui en amusent le peuple dans la nuit de Noël. Sachant d’avance combien de temps la plante sèche devra être plongée dans l’eau pour s’imbiber au degré convenable, ils la tiennent prête pour le moment de l’exhibition, et quand le tour est fait avec une certaine dextérité, il ne laisse pas, tout grossier qu’il est, d’exciter un étonnement qui tient de la superstition chez beaucoup de ceux qui en sont témoins. Le mal ne serait pas grand si l’on s’arrêtait là ; mais ce qui est plus grave, c’est qu’on profite de cet étonnement pour vendre des échantillons de la plante à des prix véritablement fabuleux, si l’on songe à son peu de valeur ; on cite, en effet, des cas dans lesquels les acheteurs l’ont payée de 20 à 25 thalers 80 à 100 fr). L’abus est trop criant pour n’être pas signalé, et quoique nous n’ayons guère à craindre de le voir s’introduire en France, où les amateurs sont en général fort regardants quand il s’agit de débourser, nous ne pouvons qu’approuver le professeur Gœppert d’avoir dévoilé une impudente charlatanerie, en même temps qu’il a appelé l’attention du public horticole sur une plante à laquelle sa remarquable hygroscopicité et son histoire donnent d’ailleurs un intérêt réel." Dietrich Albert et Otto Friedrich, consultable en ligne en langue allemande à la BHLibrary.

    Propriétés et utilisations :
    Elle aurait la vertu d'éloigner les rapaces.
    Au Mahgreb, au printemps c'est la plante entière (feuilles et graines) qui est cueillie puis sèchée, pour être préparée sous forme d’infusion, ou après macération dans de l’eau.
    Les graines sont riches en glucose, galactose, fructose, sucrose, raffinose et stachyose; elles contiennent un groupe de composés qui en font une plante ayant un effet similaire à certains médicaments fréquemment prescrits, la plante contient 4 flavonols, 1 composé de flavone, de glucose et des dérivés, ainsi que des acides aminés.
    Comme la Cleome chrysantha, elles sont cultivées à l'état sauvage dans le nord du Sinaï Halal, ils sont réputés pour ses propriétés diurétique, carminatif, abortif, antioxydante, antiseptique et antimicrobienne. Plusieurs études ont été menées et elles ont révélées que Anastatica hierochuntica et Cleome Chrysantha (même origine) semblent avoir des effets hypoglycémiants en améliorant le taux de glucides.
    Ses composants sont réputés en médecine traditionnelle et phytothérapie pour traiter diverses affections telles que le paludisme, la toux, traiter les plaies, les maux de dents, les rhumatismes et le diabète.
    Depuis des siècles connues des femmes enceintes qui l'utilisent pour accélérer et faciliter leur accouchement, en plus d'être un remède naturel pour traiter leur syndrome prémenstruel, réputé pour rééquilibrer les dates du cycle menstruel, recommandé en médecine traditionnelle, pour réduire les inflammation et les irritation qui affectent les seins. Pour résoudre de nombreux problèmes psychologiques, pour traiter la dépression, la colère, les sauts d’humeur. Mais ses bienfaits ne se limitent pas aux femmes, et s'adresse également aux hommes, car elle permet de traiter naturellement l’hyperplasie bénigne de la prostate, le diabète et les problèmes liés à l'acné.
    C. Holtermann, In de Tropenwelt, p. 157 (1912)
    L'herbe de Marie bien qu'elle présente ces nombreux avantages, est nocive à consommer et elle peut parfois être considérée comme une plante dangereuse pour la santé car elle contient des composés chimiques naturels qui peuvent être exactement les mêmes que ceux entrant dans la composition de certains médicaments. Durant les périodes de grossesse et celle de l' allaitement en particulier, les patientes prenant des médicaments pour traiter les maladies du système nerveux, telles que la schizophrénie, des médicaments contraceptifs, ceux pour traiter l'endométriose, les fibromes utérins, ceux contre le cancer du sein et ceux contre la maladie de Parkinson doivent consulter leur médecin et ne pas la consommer.

    Annotations :
    *Lamarck, naturaliste-biologiste-botaniste français Jean Baptiste Antoine Pierre de Monnet de Lamarck (1744-1829), fondateur de la biologie, il en établi les principes théoriques, voir Philosophie zoologique (1809) où il met en place une nouvelle classification pour les animaux; il est considéré comme le plus grand botaniste de son temps, on lui doit un traité de botanique 'Encyclopédie méthodique' (1783-1793), il y énonce un principe fondamental sur l'évolution des animaux et végétaux qui sous l'influence de diverses conditions induisent des adaptations et modifications. Auteur 'Histoire des mollusques', ouvrage de référence dans la nomenclature des coquillages. Abréviation botanique Lam.
    *Linné, botaniste-naturaliste suédois Carl von Linné (1707-1778), avant d'être anobli en 1757 Carl Linnæus, également médecin, à qui l'on doit la classification des végétaux, des minéraux et des animaux et la nomenclature binominale, basée sur la juxtaposition de deux mots en principe en latin, désignant le genre suivi du nom de l'espèce, c'est la base de la taxonomie et de la nomenclature internationale.
    Durant ses études de médecine, il entame la réalisation d'un herbier de la flore de Laponie qui sera suivi d'un ouvrage 'Flora lapponica'.
    A partir de 1741, il enseigne à l'Université d'Uppsala durant une année la médecine puis la botanique jusqu'en 1772. En 1738, il fonde l'Académie des Sciences de Suède.
    Son herbier, le plus riche de son époque ne contenant que 7000 plantes. Il est l'auteur de 'Systema naturae, Genera plantarum' et 'Species plantarum', consultable en ligne à la bibliothèque universitaire de Kyoto. Abréviation botanique L.
    *pélerinages, lire Les saints lieux : pélerinage à Jérusalem en passant par l'Autriche, la Hongrie, la Slavonie, les provinces danubiennes, Constantinople, l'Archipel, le Liban, la Syrie, Alexandrie, Malte, la Sicile et Marseille / par Mgr. Jacques Mislin (1807-1878) , édité en 1858 - Chapitre de Jérusalem à Jéricho, page 144 BnF-Gallica.
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