Dracocephalum grandiflorum - Tête de dragon bleu
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    Nom commun : Dracocéphale à grandes fleurs, Dracocéphale de l'Altaï, Tête de dragon bleu, en chinois 'Dà huä mào jiàn cäo' (Grande fleur) nommé par les anglophones 'Dragon's head, Dragonhead', en russe 'Zmeegolovnika'
    Nom latin : Dracocephalum grandiflorum  L.*, synonymes Dracocephalum altaicense  Laxm., Dracocephalum turkestanicum  Gand., Ruyschiana grandiflora  L. House
    famille : Lamiaceae.
    catégorie : vivace herbacée à rhizomes.
    port : touffe dressée, rosette de feuilles basales.
    feuillage : caduc, pubescent, fortement nervuré là l'aspect gaufré, vert franc base de la feuille et pétiole pourpré.
    Sur une unique tige carrée, poilue, vert lavée de pourpre en cime, petites feuilles opposées ovales à marge à 4 dents vers la base, courtement pétiolées.
    floraison : selon climat du printemps à l'été de mai/juin jusqu'en août, nectarifére visitée par les abeilles et par les papillons. Fleurs en forme de gueule de loup réunies en épis.
    couleur : bleu mauve à bleu violet foncé sur la lèvre inférieur, calice poilu souvent lavé de pourpre pour les cv.
    fruits : n'oubliez pas de récolter les graines.
    croissance : rapide.
    hauteur : 0,30m.
    plantation : à l'automne ou au printemps, compter 6 plants au m².
    multiplication : par semis en place à l'automne, ou de mars à mai et par division des rhizomes à l'automne.
    sol : tous, frais humifère mais surtout très drainé, avec une préférence pour les sols neutre ou acide.
    emplacement : soleil et mi-ombre une partie de la journée.
    zone : 4 - 9, une fois installée tolère parfaitement la sécheresse. USDA zone 3.
    origine : steppes et prairies entre 2200-2900 m en Russie, Tadjikistan, en Mongolie au Xinjiang (Turkestan oriental) Kazakhstan, Kirghizistan, Mongolie carte.
    entretien : juste supprimer le feuillage abîmé et rabattre les hampes florales après la floraison.
    maladies et ravageurs : pas de signalement pour l'instant.
    NB : son nom Dracocephalum  vient du grec 'Draco' qui désigne le Dragon et 'cephalum' désigne la tête, donc Tête de Dragon faisant allusion à la forme de ses fleurs et son nom spécifique grandiflorum  signifie à grande fleurs.
    Ce genre sur 173 noms connus après révision ne comprend plus que 74 espèces orophytes orophytes Europe centrale et septentrionale dans les régions alpines tempérées et semi-arides de l'Asie dont 35 espèces présentes en Chine dont 12 espèces au Xinjiang, 2 en Amérique du Nord, quelques noms d'espèces demeurent encore non résolues. Il à sa place dans les jardins alpins, dans les rocailles et au potager.
    Parmi les cultivars, citons :
    - Dracocephalum argunense  Fuji ‘Blue’, 20 à 30 cm de haut, feuilles très étroites en forme d'aiguilles, floraison d'un bleu violet foncé, vers la marge nettement plus clair.
    - Dracocephalum grandiflorum  'Altai Blue', touffe de 25 à 30 cm, floraison bleue voir photo 1.
    - Dracocephalum heterophyllum  Benth, Russie, Asie centrale, Inde, Népal et Afghanistan, Tibet chinois, Mongolie intérieure, au nord-ouest de la Chine dans la province du Qinghai, Gansu et la région autonome du Ningxia, vivace de 20-30 cm en tous sens, floraison blanche légèrement jaunâtre dans un calice vert chartreux.
    Réputée soigner les bronchites.
    - Dracocephalum peregrinum  'Blue Dragon' (2004), 20-30 cm en tous sens, feuillage bleu-vert, floraison d'un violet mauve, rien à voir avec la précédente.
    - Dracocephalum ruyschianum  'Blue Dragon', belle touffe d'environ 30 cm en tous sens, d'un bleu foncé excessivement florifère, calice lavé de pourpre, feuillage très étroit vert foncé brillant.
    Propriétés et utilisations :
    Dans les pharmacopées traditionnelles largement réputé pour ses propriétés anti-inflammatoire, bactéricide intestinale, sudorifique, sédative, tonicardiaque prescrit pour soigner les blessures et les plaies, pour soulager les maux de dents et les maux de tête, traiter l’hypertension, les infections des voies biliaires, les hépatites, les convulsions, les problèmes digestifs et respiratoires (bronchites, trachéites) et l’athérosclérose.
    Dans la pharmacopée ouïghoure cette Mélisse est nommée 'Mà'èr zàn jû xï' prescrit pour traiter la fièvre typhoïde et la dysenterie.
    Autres espèces :
    - Dracocephalum austriacum  L., synonymes Dracontocephalum laciniatum  (Mill.) St.-Lag., Ruyschiana austriaca  (L.) House, Ruyschiana laciniata  Mill., Zornia partita  Moench, Dracocéphale d’Autriche, Tête-de-dragon d'Autriche, originaire de l'Europe méridionale, Europe centrale présente jusqu'au Caucase, présente en France quelques stations dans les Alpes-de-Haute-Provence vivace de 20 à 40 cm, fines feuilles laciniées, pubescentes, floraison courant mai-juin violet améthiste.
    - Dracocephalum bullatum  Forrest ex Diels, pas de synonyme retenu, endémique à la Chine dans les provinces du Yunnan et Xinan, en altitude en milieu calcaire, nommé 'Zhou ye mao jian cao', 9 à 18 cm, floraison couleur bleu-violet anémone, calice violet très foncé presque noir et pubescent sur une tige de la même couleur, voir photo monts Hengduan situés dans la partie orientale du Xinan, au sud-uuest de la Chine.
    - Dracocephalum heterophyllum  Benth., floraison blanche.
    - Dracocephalum moldavicum  L. , synonymes Moldavica punctata  Moench, Moldavica setosa  Stokes, Nepeta moldavica  (L.) Baill., Ruyschiana moldavica  (L.) House, originaire de l'Europe centrale en Moldavie, introduite en Amérique du Nord dans 4 états, Mélisse de Moldavie, Mélisse turque, Thé du jardin, une annuelle de 40 à 60 cm et plus, au parfum citronné avec un fond de réglisse, à longue floraison de juin à septembre bleu mauve, elle a sa place dans les pharmacopées populaires.
    Les jeunes pousses aromatises les salades, les poissons et les viandes, autrefois les sommités fleuries étaient mises à infuser dans une eau-de-vie, pour servir par la suite à confectionner des liqueurs.
    Ne pas oublier de récolter les graines pour l’année suivante. Pour ceux qui en consomment beaucoup, il est recommander d'effectuer 2 ou 3 semis espacés dans le temps.
    - Dracocephalum nodulosum  Rupr., pas de synonyme retenu, originaire du nord-ouest de la Chine en altitude vers 3000 m dans la région autonome du Xinjiang ( Kazakhstan et Kirghizistan) où vivent les nomades Ouïghours, nommée en chinois 'Duo jie qing lan', 20 à 30 cm de haut en sense touffe, petites feuilles ovales pubescentes à marge dentelée, au coeur de l'été courant juillet-août floraison d'un blanc pure légèrement pourpré vers la base, anthères framboisé foncé, corolle pubescente sur le revers, découvrir des photos prises au Kazakhstan et Kirghizistan.
    - Dracocephalum parviflorum  Nutt., synonyme Moldavica parviflora  (Nutt.) Britton, American dragonhead, une espèce menacée en voie de dispartion.
    - Dracocephalum peregrinum  L., synonymes Dracocephalum politowii Ruyschiana peregrina  (L.) House, Ruyschiana verticillata  Mill., Dracocéphale voyageuse, floraison mauve soutenu calice pourpré.
    - Dracocephalum integrifolium  Bunge, étroites feuilles lancéolées presque linéaires, floraison mauve.
    - Dracocephalum ruyschianum  L., synonymes de Dracocephalum hyssopifolium  Mart. ex Steud. , Dracocephalum spicatum  (Mill.) Dulac, Ruyschiana fasciculata  Clairv., Ruyschiana spicata  Mill., Zornia linearifolia  Moench, Dracocéphale de Ruysch, originaire de l'Europe présent dans les Hautes-Alpes, Russie, Turkménistan, Mongolie dont la Mongolie intrieure (Nei Mongol), région autonome du Xinjiang (Kazakhstan et Kirghizistan) et au nord-est de la Chine dans la province du Heilongjiang, nommé en chinois 'Qing lan', vivace en touffe de 30 à 40 cm de haut, feuillage aromatique, très étroit rappelant celui du romarin, floraison de juin à septembre d'un bleu soutenu à bleu violacé, calice lavé de pourpre comme le haut des tiges.
    -Dracocephalum thymiflorum  L., synonyme Moldavica thymifloranbsp; (L.) Rydb., Thymeleaf dragonhead, originaire du centre et du nord de l'Amérique du Nord.

    Annotations :
    *L., abréviation botanique pour le botaniste-naturaliste suédois Carl von Linné (1707-1778), avant d'être anobli en 1757 Carl Linnæus, également médecin, à qui l'on doit la classification des végétaux, des minéraux et des animaux et la nomenclature binominale, basée sur la juxtaposition de deux mots en principe en latin, désignant le genre suivi du nom de l'espèce, c'est la base de la taxonomie et de la nomenclature internationale.
    Durant ses études de médecine, il entame la réalisation d'un herbier de la flore de Laponie qui sera suivi d'un ouvrage 'Flora lapponica'.
    A partir de 1741, il enseigne à l'Université d'Uppsala durant une année la médecine puis la botanique jusqu'en 1772. En 1738, il fonde l'Académie des Sciences de Suède.
    Son herbier, le plus riche de son époque ne contenant que 7000 plantes. Il est l'auteur de 'Systema naturae, Genera plantarum' et 'Species plantarum'.
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