Euphorbia hypericifolia Diamond Frost® - Euphorbe ..
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    Euphorbia hypericifolia Diamond Frost Nom commun : Euphorbe à feuilles de Millepertuis Diamond Frost® (Givre de diamant), Euphorbe Diamond Frost, nommée par les anglophones 'Graceful sandmat, Graceful spurge (Euphorbe gracieuse), Large spotted spurge', en allemand 'Glitzerschnee (paillettes de neige), Wolfsmilch' (asclépiade), en espagnol 'Chupona, Lechosa (laiteuse), Lecheleche (lait de lait), Yerba golondrina' (Herbe d'hirondelle) , en portugais 'Canchlagua'.
    Nom latin : Euphorbia hypericifolia Diamond Frost®, donnée pour synonyme de Euphorbia hypericifolia  'Inneuphdia' et Chamaesyce hypericifolia 'Inneuphe'
    espèces type : Euphorbia hypericifolia  L.*, synonymes Chamaesyce hypericifolia  (L.) Millsp., Anisophyllum hypericifolium  (L.) Haw., Chamaesyce boliviana  (Rusby) Croizat, Chamaesyce glomerifera  Millsp., Ditritea obliqua  Raf., Euphorbia boliviana  Rusby, Euphorbia glomerifera  (Millsp.) L.C.Wheeler, Euphorbia hypericifolia var. maculata  Klotzsch, Euphorbia papilligera  Boiss.
    famille : Euphorbiaceae.
    catégorie : vivace la plupart du temps cultivée comme une annuelle, ses tiges renferment un suc laiteux (latex) toxique qui peut provoquer chez certaines personnes des dermites de contact.
    port : touffe compacte dressée, ramifiée, arrondie.
    feuillage : persistant, vert acide à vert foncé légèrement bleuté. Petites feuilles opposées, elliptique à oblongues 2 cm de long à court pétiole stipulé dont la base est rougeâtre au point d'attache sur le segment.
    floraison : très longue du début du printemps jusqu'aux gelées, sous climat approprié quasiment tout au long de l'année.
    Une provision de minuscules cyathes qui agitent des bractées sous le vent en scintillant.
    fruits : pas de fructification sur Diamond Frost®, mais elle est présente sur l'espèces type sous forme de capsule à 3 loges d’environ 1,5 mm, contenant 3 graines ridées ovoïdes de 1 mm d'un violet grisâtre.
    couleur : bractées florales d'un blanc pur.
    croissance : moyenne.
    hauteur : 0.30 peut atteindre 0.70 à 0.80 m Ø 0.30 à 0.60 m.
    plantation : en extérieur au printemps courant avril, compter 6 plants au m².
    multiplication : par voie végétative, mais en principe le sigle ® indique une marque déposée sa reproduction est interdite.
    sol : ordinaire, modérément acide ou neutre surtout très bien drainé.
    culture en pot: un mélange de terre de jardin, bon terreau PH 6.5- 7 et perlite.
    emplacement : soleil, mi-ombre quelques heures dans la journée, suivant le nombre d'heures elle va végéter et moins fleurir. Testé dans deux potées face à face une en plein soleil, l'autre ayant juste 2 à 3 h de soleil le matin, ce qui est vraiment insuffisant, à la fin de l'été elle est plus chétive et moins fleurie.
    entretien : tolère une sécheresse occasionnelle, arroser sans excès et penser à tourner régulièrement la potée pour équilibrer son développement et sa forme.
    Pour les potées effectuer un apport d'engrais pour plantes à fleurs tous les 3 semaines toujours sur un substrat humide.
    maladies et ravageurs : rien de signaler jusqu'à présent, craint juste l'excès d'humidité, comme toutes les autres elle est dédaignée par les lapins et les cervidés.
    Gertrud K. © Flickr
    zone : 10 - 12, zone USDA 10a-12a, ailleurs à cultiver sous serre ou à l'intérieur. Une fois installée parfaitement adaptée à la sécheresse, bonne tolérance à la pollution atmosphérique.
    origine : l'euphorbe Diamond Frost est une obtention horticole de Kientzler Gartenbau GmbH & Co. à 55457 Gensingen, Allemagne qui est également commercialisée dans des compositions en associations avec deux autres espèces fleuries sous le nom de GardenDiamonds 'Dark Fire, Midnight elegance, Funny Blue, Funny Red, Sweet Funny, French Diamonds, Spanich Diamonds'.
    origine de l'espèce type : dans les forêts colombiennes, présente l'Amérique tropicale et subtropicale, introduite en Afrique tropicale et en Asie, la découvrir en Colombie photos & carte.
    NB : son nom Euphorbia  désigne le genre en latin et en grec venant de 'Euphorbos' ou 'Euphorbus', nom d'un médecin-physicien grec qui selon Pline lui aurait été donné par Juba* II, Roi de Numidie, (Ier siècle avant JC), après avoir découverte l'épineuse euphorbe cactiforme marocaine Euphorbia resinifera, dont Euphorbus découvre dans sa gomme résine des propriétés médicinales.
    Son nom spécifique hypericifolia  signifie à feuilles de Millepertuis.
    Cette vaporeuse euphorbe à sa place dans les jardins au climat doux, les jardins secs et les rocailles, pour confectionner des bordures, plates-bandes et parterres, entrer dans la compositions des massifs et des mixed-borders en association avec d'autres espèces, elle y apportera une touche immaculée plumeuse et ondoyante, également dans des potées pour illuminer balcons, patios et terrasses que l'on rentrera à l'intérieur à la fin de l'automne.
    Ce genre comprend selon les avis entre 1700 et 2000 espèces d'annuelles, bisannuelles, vivace herbacées, arbustes, arbres et plantes succulentes, originaires pour un certain nombre des zones tempérées dont une cinquantaine présentes en France, 40 endémiques aux îles Canaries, 77 espèces présentes en Chine dont 11 sont endémiques et la plus grande majorité des zones tropicales sèches et subtropicales du globe.
    Propriétés et utilisations de l'espèce type :
    Comme toutes les autres espèces d'euphorbes, lors de la taille les tiges exsudent une sève d'un blanc laiteux (latex), irritante et toxique, qui peut chez certaines personnes provoquer des dermites de contact par irritation de la peau, il est recommandé d'y faire attention lors de leur manipulation et de bien rincer tous les outils.
    Dans les pharmacopées traditionnelles de l'ouest de l'Afrique, elle est réputée comme bien des euphorbes pour ses propriétés astringentes et lénifiantes, son latex est utilisé pour son effet caustique pour traiter les plaies, en dilution il sert de purgatif, certaines de ses parties sont prescrites en décoction pour soigner les coliques, les diarrhées et les dysenteries.
    Des prescriptions que l'on retrouve dans les pharmacopées de l'Amérique tropicale.
    Parmi les cultivars et hybrides, citons :
    - Euphorbia hypericifolia 'Breathless®, commercialisée dans les pays anglo-saxons sous l'appellation Breathless® Blush Euphorbia, de 25 à 40 cm de haut Ø 50 à 60 cm, aux fines et étroites bractéoes blanches irrégulièrement maculées de rose soutenu sur la ligne médiane.
    - Euphorbia 'Balbrewite' = Euphorbia'Breathless White'.
    - Euphorbia 'Balbreblus' = Euphorbia 'Breathless Blush', 2006 une obtention de Ball Horticultural Company à West Chicago, Illinois, serait issue de croisements entre Euphorbia 'Inneuphdia' et Euphorbia 'Flame', aux tiges sont d'un vert moyen pigmenté de rouge foncé et le limbe des feuilles elliptiques est panaché de vert et de brun foncé, revers brun violet légèrement pubescent, nombreuses inflorescences aux bractées obovales à lancéolées d'un blanc lavé de rouge-rose foncé. Aspect de l'ensemble donnant au feuillage un aspect pourpré et une floraison rosée.
    Euphorbe Diamond Frost Consulter la comparaison effectuée entre leur feuillage photo sur ACIA, source officielle du Canada.ca.
    - Euphorbia Zauberschnee™ 'Diamond Cloud', 2006 obtention de Kientzler aux bractées blanches lobées en forme de coeur lui donnant un très bel aspect nuageux.
    - Euphorbia Zauberschnee™ 'Diamond Ice', 2006 obtention de Kientzler, moins touffu plus clairsemé.
    - Euphorbia Zauberschnee™ 'Diamond Star', obtention de Kientzler, 25 - 40 cm de haut, (Zauberschnee = Magic snow) aux bractéoles blanches lobées en forme de coeur lui donnant un aspect très vaporeux.
    - Euphorbe hypericifolia 'Silverfog', nommée par les anglophones 'Snows of Kilimanjaro 'Silverfog', Spurge 'Silverfog', environ 0.25 m de haut Ø 0.40 à 0.45 m, feuillage vert moyen à plus foncé, en forme de lance - elliptique, du printemps à l'automne inflorescence blanche.
    - Chamaesyce hypericifolia Snow Mountain, 20-25 cm de haut, feuillage étroit vert moyen, bractées d'un blanc pur très fines et étroites.
    Autre espèce proche :
    - Euphorbia leucocephala Lotsy, souvent confondue ou associée à Euphorbia hypericifolia et elle n'a pas de synonyme, voir The Plant list.

    Dans l'abécédaire consulter la liste des autres espèces d'euphorbes présentes dans l'Encyclopédie.

    Annotations :
    *Juba, nom d'un médecin-physicien grec qui selon Pline lui aurait été donné par Juba II, Roi de Numidie, (Ier siècle avant JC), après avoir découverte l'épineuse euphorbe cactiforme marocaine Euphorbia resinifera, dont Euphorbus découvre dans sa gomme résine des propriétés éméto-cathartiques qui feront que cette succulente sera prescrite durant des siècles pour soigner les morsures, pour lutter contre les empoisonnements et prescrite comme laxatif; de nos jours elle est toujours utilisée en homéopathie pour traiter les problèmes cutanées, brûlures, eczémas, inflammations, irritations, érysipèles et les zonas. Roi auquel a été dédié une autre espèce Euphorbia regis-jubae  J.Gay, nommée par les anglophones 'King Juba's euphorbia', à découvrir à Barcelone au Jardin de Montjuic.
    *L., abréviation botanique pour le botaniste-naturaliste suédois Carl von Linné (1707-1778), auparavant Carl Linn&elig;us, médecin, à qui l'on doit la classification des végétaux, des minéraux et des animaux et la nomenclature binominale, basée sur la juxtaposition de deux mots en principe en latin, désignant le genre suivi du nom de l'espèce, c'est la base de la taxonomie et de la nomenclature internationale.
    Durant ses études de médecine, il entame la réalisation d'un herbier de la flore de Laponie qui sera suivi d'un ouvrage 'Flora lapponica'. A partir de 1741, il enseigne à l'Université d'Uppsala durant une année la médecine puis la botanique jusqu'en 1772, il est le fondateur de l'Académie des Sciences de Suède. Son herbier 'Linnean Herbarium', le plus riche de son époque ne contenait que 7000 plantes, est conservé au Musée national d'histoire naturelle de Stockholm.
    Millsp., abréviation botanique pour le botaniste et médecin américain Charles Frederick Millspaugh (1854-1923), à partir de 1881 il exerce en tant que médecin à Binghamton durant 9 années puis il enseigne la botanique à l'Université de Virginie occidentale, en 1894 il est nommé conservateur au département de botanique du Field Museum of Natural History de Chicago, on lui doit de nombreuses publications botaniques dont 'The living flora of West Virginia' - 1913, 'The Bahama flora' en 1920 et 'Flora of Santa Catalina Island' en1923.
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