Picris echioides - Picride fausse-vipérine
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    Nom commun : Picride fausse vipérine, Picride vipérine, Helminthie fausse vipérine, Helminthothèque, Brûlotte nommée par les anglophones 'Bristly Oxtongue'.
    Nom latin : Picris echioides  L.*, synonymes Helminthia echioides  Gaertn.*, Helminthia humifusa  Trévis, Helminthotheca echioides  (L.) Holub., Crepis echioides  (L.) All.
    famille : Compositae.
    catégorie : annuelle ou bisannuelle herbacée à poils blancs raides et rêches, pourvues de 2 crochets.
    port : touffe dressée, ramifiée à rosette basale.
    croissance : rapide.
    feuillage : comestible amer, caduc, vert moyen, rugueux, à marge ondulée irrégulièrement dentée. Sur des tiges parfois rougeâtres, feuilles ovales-oblongues sessiles, embrassantes en partie base et couvertes de pustules blanchâtres.
    floraison : de l'été à l'automne (juin à octobre, novembre selon climat) capitules de 3 à 3.5 cm aux ligules frangées; les bractées de l'involucre sont inégales et sur plusieurs rangs, les premières étroites et les autres plus larges et plus écartées en forme de coupe ouverte, le tout est poilu.
    couleur : jaune d'or à jaune vif, lavé de rouge sur le revers des ligules et les bractées.
    fruits : akènes striés de 5 à 7 mm d'un ocre jaune, pourvus de petites aigrettes plumeuses. Les graines sont anémochores.
    hauteur : 0.30 à 0.80m.
    multiplication : par semis spontané.
    sol : pauvre, calcaire ou argileux. Leur présence en abondance indique un sol calcaire.
    emplacement : soleil.
    zone : 8 - 10.
    origine : le long des chemins, dans les décombres sur les remblais, dans les friches, les terrains vagues et les cultures, les pelouses, les prairies et en garrigue sur les berges le long des cours d'eau, présente en France dans l'ouest et le sud jusqu'à 1200m d'altitude.
    NB : son nom picris vient du grec 'pikros' qui signifie amer, c'était le nom donné à une salade amère et son nom spécifique echioides fait référence à la ressemblance des feuilles de cette espèce à celles de la vipérine commune Echium vulgare.
    Ce genre comprenait 260 noms d'espèces, après révision 44 d'entre eux ont été retenus.
    Propriétés et utilisations :
    Malgré leur amertume les feuilles sont consommées comme légumes en période de disette.
    Dans les pharmacopées traditionnelles elles sont réputées être un excellent vermifuge et la racine mucilagineuse a des propriétés résolutives, décongestionnantes.

    Annotations :
    *Gaertn., abréviation botanique pour le naturaliste-botaniste allemand Joseph Gaertner (1732-1791), resté célèbre pour ses travaux sur les graines Il est le spécialiste de la reproduction (semences) on lui doit un traité de botaniqe, une oeuvre maîtresse sur l'étude des fruits et des graines 'De fructibus et siminibus plantarum accedunt seminum centuriae quinque priores cum tabulis aeneis en 3 volumes (1788-1791) sur plus de 1000 genres.
    En 1760 il enseigne l’anatomie à Tübingen, 8 ans plus tard il part à Saint Pétersbourg endeigner la botanique, à partir de 1770 il reprend ses travaux sur les graines et la botanique systématique.

    Un genre lui a été dédié Gaertnera de la famille des Rubiaceae et 33 noms spécifiques sous la forme gaertneri, exemple Hatiora gaertneri Cactus de Pâques.

    *L., abréviation botanique pour le médecin, botaniste-naturaliste suédois Carl von Linné (1707-1778), auparavant Carl Linnæus, à qui l'on doit la classification des végétaux, des minéraux et des animaux et la nomenclature binominale, basée sur la juxtaposition de deux mots en principe en latin, désignant le genre suivi du nom de l ’espèce, c'est la base de la taxinomie et de la nomenclature internationale.
    Durant ses études de médecine, il entame la réalisation d'un herbier de la flore de Laponie qui sera suivi d'un ouvrage 'Flora lapponica' et le récit de son Voyage en Laponie édité en 1738 (la traduction en français a été rééditée en 2002, éditions de la Différence).
    En 1738, il exerce la médecine durant trois ans, puis il l'enseigne durant une année à l'Université d'Uppsala, et par la suite jusqu'en 1772, il y enseigne la botanique. En 1738, il fonde l'Académie des Sciences de Suède. Son herbier, le plus riche de son époque ne contenant que 7000 plantes.

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