Hyophorbe  - Palmier bouteille
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    Nom commun : Palmier bouteille, nommé par les anglophones 'Bottle Palm' ou 'Pig nut palm'.
    Nom latin : Hyophorbe  Gaertn. (photo ci-contre Hyophorbe verschaffeltii)
    famille : Arecaceae.
    catégorie : arbuste, palmier inerme à solide enracinement horizontal.
    feuillage : persistant, coriace, touffe dpalmes larges trés découpées et recourbées, manchon foliaire lisse vert ou jaune selon l'espèce.
    port : dressé, stipe gris unique renflé et annelée (cicatrices foliaires)
    floraison : en été, en couronne à l'aiselle des palmes, inflorescences ramifiées pourvues de milliers de minuscules fleurs monoïques nectarifères.
    couleur : vert à crème.
    fruits : fruits charnus glabres, oblongs brillants contenant 2 graines.
    croissance : lente mais régulière.
    hauteur : 3 à 6 m.
    plantation : sous nos climats au printemps.
    multiplication : semis à chaud au printemps après trempage dans de l'eau une nuit et patienter entre 4 et 6 mois, le semis de graines fraîches est nettement plus rapide il ne faut qu'environ 3 mois.
    sol : milieu naturel sol basaltiques, drainé, frais, pas trop riche, accepte le calcaire.
    emplacement : soleil, mi-ombre tolérée, supporte aisément le vent et les embruns.
    zone : 10-11 en zone tropicale et subtropicale humide, minima 15°C.
    origine : archipel des Mascareignes, sur à l'île Ronde (île volcanique) certains supposent qu'il viendrait de l'Amérique centrale.
    entretien : aucun. En serre veiller à conserver une hygrométrie importante.
    NB : Son nom Hyophorbe vient du grec 'hys' qui désigne le porc et 'phorbe' qui désigne la nourriture.
    Les Hyophorbe sont des palmiers non comestibles, les fruits consommés par les cochons peuvent provoquer chez l'homme des réactions dermiques et urticantes car ils contiennent des oxalates.
    Ce genre endémique aux îles de Mascareignes (Océan Indien) a été découvert vers 1839, en basse altitude dans les forêts humides ou en zone de savane, il est composé de 5 espèces menacées d'extinction dans leur habitat naturel.
    Un programme de protection sous la directive de Kew Garden a été mis en place dés 1845 et ce jusqu'en 1998 au fil des ans des sujets ont été plantés à travers le monde dans des jardins botaniques comme en Australie dans ceux d'Adelaïde, Brisbane, Durbane et Sidney, en Asie dans ceux de Bingalore, Calcutta, Ceylan, Java, Japon (Osaka), Hong Kong, Indonésie, Madras, Saïgon, Singapour etTaïwan, en Amérique du Sud à celui de Rio, dans le Pacifique à Cuba, Hawaï, en Jamaïque et en République Dominicaine, plus récemment vers 1970 aux États-Unis dans les jardins botanique de Philadelphie, à Miamy (Fairchild) et au Missouri.
    Plus proche de nous, vous pouvez en découvrir des représentants aux jardins botaniques de l'université d'Utrecht (1986) et depuis 1996 vous pouvez en découvrir un, en Estonie au jardin botanique de Tallin.
    Sur l'île Ronde, la flore était menacée suite à l'introduction dans le courant du 19 éme siècle de chèvres et de lapins qui ont proliférés jusque dans les années 70, époque où l'on commença à supprimer carrèment les chèvres, pour les lapins se fut nettement plus long.
    En 1942 le genre a été revisité par L. H. Bailey qui le fractionna en deux genres Hyophorbe Gaertn qui comprend deux espèces et les 3 autres rattachés au genre Mascarena.
    Les différentes espèces :
    Hyophorbe amaricaulis  (Mart.) Hook.f., synonyme Mascarena revaughanii  LH Bailey, Hyophorbe à tige amère, nommé par les anglophones 'Loneliest Palm', endémique à l'île Maurice en forêt humide en altitude, aujourd'hui il n'existerait plus dans son milieu naturel, un seul représentant survi au jardin botanique de Curepipe, il semblerait que cette espèce aurait des graines rarement fertiles.
    Hyophorbe indica  Gaertn., Hyophorbe d'Inde, appelé à la Réunion Palmiste cochon ou Palmiste poison, endémique à l'île Ronde et à la Réunion dans les zones de forêts humides en basse altitude, 7 à 10m de haut à stipe mince à 5 à 7 palmes étalées et arquées, inflorescences blanches, fructification ovoïde, rouge à maturité (photo du bas)
    Hyophorbe lagenicaulis  (L. H. Bailey) H. E. Moore, synonyme Mascarena lagenicaulis  L.H. Bailey, Hyophorbe en forme de bouteille, nommé localement Palmier bonbonne ou palmier bouteille (photo du bas) endémique à l'île Maurice et à l'île Aigrette, de petite taille 3 à 5 m généralement il ne porte que très peu de palmes juste une dizaine, à croissance excessivement lente, sa fructification est urticante, zones 10-12.
    Hyophorbe vaughanii  L.H. Bailey ou Hyophorbe de Vaughan, endémique à l'île Maurice au stipe annelé assez étroit, inflorescences oranges, fructification rouge vif. L'espèce est dédié à Reginald E. Vaughan*.
    Hyophorbe verschaffeltii  Wendl., synonyme Mascarena verschaffieltii  ( H.Wendl. ) L.H.Bailey, Hyophorbe Verschaffelt, (photo du haut) appelé localement Palmier bobine ou Palmier massue, il serait endémique à l'île de Rodriguez, au stipe franchement fusiforme à peine renflé au milieu et reserré aux deux extrémité, aux palmes d'un vert foncé, manchon foliaire lisse et vert, nommé par les anglophones 'Spindle Palm'.

    Annotations :
    *Liberty Hyde Bailey (1858 - 1954) botaniste, professeur d'horticulture américain, il fut un des fondateurs en 1903 de l'American Society for Horticultural Science.
    *Reginald E. Vaughan (1895-1987), qui de 1960 à 1969 fut le curateur du Mauritius Herbarium créé à partir du Colonial Herbarium initié par les botanistes Louis Bouton* et Wenceslas Bojer* en 1830, cet herbier est conservé à l'Institut de recherches de l'industrie sucrière de Maurice (MSIRI).
    *Louis Bouton botaniste français cofondateur avec Bojer en 1829, de la Société d’histoire naturelle de Maurice, il fut chargé d'étudier les espèces de cannes introduites et cultivées sur l'île Maurice afin de déterminer quelle espèce était plus résistante aux larves d'un ver blanc appelé Borer Eldana Saccharina, on lui doit 'Les Plantes Médicinales de Maurice', ouvrage édité à Port Louis en 1864.
    *Wenceslas Bojer (1797-1856) botaniste naturaliste originaire de Bohême, qui étudia la faune et la flore de Madagascar et de Maurice (nombre de plantes et animaux lui ont été dédiés), il fut curateur du Museum Desjardins en 1842 puis en 1848 de celui du Jardin des pamplemousses, on lui doit entre autre 'Hortus Mauritiana ou Énumération des plantes exotiques et indigènes qui croissent à l’île Maurice', édité en 1837.
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