Erythrina crista-galli - Érythrine crête de coq, Arbre corail
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    Erythrina crista-galli © Jean Pelmont
    Nom commun : Érythrine crête de coq, Arbre corail, localement appelé Ceibo, Ceibo colorado, Zuinandí' et nommé par les anglophones 'Cockspur coral tree (arbre corail à éperon de Coq), Crybabytree, Coral tree'.
    Nom latin : Erythrina crista-galli  L.* (1767) on peut le voir écrit cristagalli, 16 synonymes retenus, dont Erythrina fasciculata Benth.* (1849), Erythrina laurifolia Jacq.* (1768), Erythrina compacta W.Bull (1871), Erythrina graefferiTineo (1827), Erythrina pulcherrima Tod. (1861)
    famille : Fabaceae suivant la flore, Leguminoceae ou Papilionaceae.
    catégorie : arbuste à ramification épineuse, arquée et retombante lorsqu'elle est en fleurs, avec, sur le tronc, une écorce très fissurée en croisillons.
    port : érigé puis étalée.
    feuillage : caduc, coriace, vert foncé, légèrement bleuté et brillant. De grandes feuilles composées à trois folioles oblongues-lancéolées aux pétioles pourvus d'aiguillons.
    floraison : longue de la fin printemps à l'été, courant mai-juin, jusqu'en septembre selon climat et plus. Dans son habitat, la pollinisation est assurée par de grandes abeilles charpentières Xylocopa augusti (August's Carpenter Bee), un spécimen en train de butiner une de ses fleurs et par des colibris comme l'émeraude splendide Chlorostilbon lucidus (glittering-bellied emerald), le colibri à gorge blanche Leucochloris albicollis (white-throated hummingbird) et le Saphir à queue d'or Hylocharis chrysura (gilded sapphire hummingbird, voir photos .
    Des bouquets terminaux de grandes fleurs de pois axillaires de plus ou moins 5 cm, à l'étendard dirigé vers le bas, et les deux ailes latérales sont mucronées, enchâssées dans un court calice campanulé et bilabié.
    En Uruguay, en fleur de novembre à février dans les marais et sur les rives des rivières et des ruisseaux.
    couleur : corail brillant (rouge-orange).
    fruits : de longues gousses brunâtres à maturité contenant des graines réniformes, noirâtres.
    croissance : rapide.
    hauteur : 2 à 4 m dans son milieu naturel, peut atteindre 8 à 9 m de haut.
    plantation : sous climat approprié, au printemps, courant mai. Bien choisir son emplacement, car son enracinement est pivotant.
    multiplication : par semis à chaud. Les graines étant coriaces, avant de les semer, il faut les faire tremper dans de l'eau durant deux jours, puis les frotter sur du papier de verre. Prévoir un mélange sablonneux. Compter pour la levée, une dizaine de jours et patienter deux ans pour entrevoir la première floraison ; et aussi au printemps par boutures à talon pourvues de noeuds, à l'étouffée entre 20 et 25°C.
    sol : humifère, acide ou neutre ou alcalin, frais à humide (sauf en hiver), mais bien drainé.
    rempotage : tous les deux ans, dans une terre riche en humus, mais assez compacte.
    emplacement : à l'extérieur, plein soleil ou ombre partielle avec au moins 6 heures d'ensoleillement pour bien fleurir et surtout à l'abri du vent pour protéger les fleurs.
    zone : 8-11, U-K hardiness H3, USDA zones. Tolère aisément - 15°C et redémarre de souche.
    origine : Amérique du Sud, en zone subtropicale, du nord, nord-ouest de l'Argentine, dans les provinces de Jujuy et Salta jusqu'à Misiones et dans celle de Buenos Aires et le Brésil en zone limitrophe, voir la carte, présent au Paraguay, Uruguay.
    En France, introduite depuis le Brésil en 1771, cultivée dans les serres ou les orangeries durant l'hiver, diffusée à Gand par l'horticulteur belge Ambroise Verschaffelt* à partir de 1868.
    Cultivée aussi sur l'île de Madère, et les îles Sous-le-vent, et dans le reste de l'Amérique du Sud, de l'Amérique centrale et des îles du Caraïbe, dans la Corne de l'Afrique, en Afrique, au nord-est de l'Australie dans l'état du Queensland et en Nouvelle-Zélande.
    entretien : arrosage abondant, nettoyage en fin d'hiver. L'érythrine, peut être traitée comme une vivace herbacée en rabattant les tiges et en veillant à protéger la souche ligneuse avec un épais paillis pour l'hiver.
    Dans les régions plus froides, déplanter la souche et la mettre à l'abri et la replanter en mai, ou la cultiver sous serre.
    maladies et ravageurs : exempte de maladie, mais à l'intérieur, lorsque l'atmosphère est trop sèche, elle peut être sujette aux araignées aux rouges (glasshouse red spider mite), ainsi qu'aux cochenilles farineuses (mealybugs).
    NB : son nom Erythrina établi par Linné* en 1737 vient du grec 'erythros' qui signifie 'rouge' et son nom spécifique, le premier du genre cristagalli, vient de 'crista' crête et gallus' qui signifie coq. C'est la plus connue du genre qui selon les flores comprend entre 124 et 180 espèces d'arbustes ou d'arbres à feuilles semi-persistantes ou caduques, originaires majoritairement de l'Afrique et des Amériques et quelques-unes originaires de l'Asie du Sud-Est, en zone tropicale ou subtropicale.

    Ce ceibo qui est le symbole de la passion et de l'amour dans la culture argentine et selon les argentins originaire du centre de l'Argentine des plaines et prairies de montagne de la région d'Espinal, sur les rives du Paraná et du río de la Plata*. Depuis le 2 décembre 1942, elle a été promue au rang de la fleur nationale de l'Argentine et depuis 2008, il a été décidé que chaque année, le 22 novembre, l'Argentine célèbre la Journée nationale des fleurs, une date qui rend hommage au Ceibo.
    Il est aussi la fleur nationale de l'Uruguay, car il est l'espèce représentative du paysage uruguayen, poussant dans les zones humides, aux bords des cours d'eau, sur les îles fluviales et dans les lagunes, le long des berges. Il a été primé par la RHS* avec The RHS Award of Garden Merit (AGM). Vous pouvez en découvrir un spécimen à 5 troncs au parc Phoenix à Nice, un autre dans le jardin de Jean Gatumel à Roquebrune-Cap-Martin (sur R.V) et dans les Pyrénées-Orientales, au jardin exotique de la digue d'Orry à Perpignan (ouvert le lundi et le vendredi), où se trouve le lent et rarissime néo-zélandais Rhopalostylis sapida avec 24 autres palmiers.
    La région de Buenos Aires à l’arrivée des colonisateurs européens était marécageuse où vivaient le long des fleuves des populations indigènes comme les Guaranis, un peuple semi-nomade, et les Querandis qui étaient des nomades. En Argentine, il existe une légende à prpopos du Ceibo :
    "Existe una leyenda guaraní que relata la historia de una princesa guaraní llamada Anahí fue secuestrada por los españoles. Durante su cautiverio, ella se mantuvo fiel a su pueblo y a su tierra. Cuando finalmente fue liberada, se convirtió en un Ceibo y floreció en una hermosa muestra de amor y lealtad a su tierra. El Ceibo, con sus hermosas flores rojas, simboliza el amor y la pasión de Anahí. Esta historia le da un significado especial al árbol y sus flores, que se consideran un símbolo de pasión y amor en la cultura argentina."
    Traduction : "Une légende guarani raconte l'histoire d'une princesse guarani nommée Anahí, kidnappée par les Espagnols. Durant sa captivité, elle resta fidèle à son peuple et à sa terre. À sa libération, elle se transforma en arbre Ceibo et fleurit, magnifique témoignage d'amour et de loyauté envers sa terre. L'arbre Ceibo, avec ses magnifiques fleurs rouges, symbolise l'amour et la passion d'Anahí. Cette histoire confère une signification particulière à l'arbre et à ses fleurs, considérés comme un symbole de passion et d'amour dans la culture argentine."

    Le poète uruguayen Fernán Silva Valdés (1887-1975) lui consacre un poème publié dans Poemas nativos en 1925. Pendant de nombreuses années, c'était un classique récité dans les écoles uruguayennes. L'écouter sur Youtube.
    LA LEYENDA DE LA FLOR DE CEIBO LA LÉGENDE DE LA FLEUR DU CEIBO

    Me lo dijo un indio viejo y medio brujo
    Que se santiguaba y adoraba al sol
    Que en los tiempos en que el era niño
    El ceibo no lucia flores rojas como hoy.

    Pero una mañana sucedió el milagro
    -es algo tan bello que cuesta creer-,
    Con la aurora vimos al ceibal de grana,
    Cual si por dos lados fuera a amanecer.
    Y era que la moza mas linda del pago,
    Esperando al novio toda la velada,
    Por entretenerse se había pasado
    La hoja del ceibo por entre los labios.
    Entonces los ceibos como por encanto,
    Se fueron tiñendo de rojo color…
    Tal lo que me dijo aquel indio viejo,
    Que se santiguaba y adoraba el sol.

    Fernán Silva Valdés - Lenguaraz 1955
    éditorial Guillermo Kraft Limitada- Buenos-Aires
    Coleccion cosas de nuestra tierra
    Un vieil Indien, à moitié sorcier, m'a raconté,
    Qui se signait et vénérait le soleil,
    Qu'à l'époque où il était enfant,
    Le ceibo n'arborait pas de fleurs rouges comme aujourd'hui..

    Mais un matin, un miracle s'est produit
    — c'est si beau que c'est difficile à croire —
    À l'aube, nous avons vu le ceiba couvert d'écarlate,
    Comme si l'aube allait se lever des deux côtés.
    Et c'est parce que la plus jolie fille du coin,
    Qui avait attendu son fiancé toute la soirée,
    Avait passé
    la feuille de ceiba entre ses lèvres pour s'amuser.
    Alors les ceibos, comme par magie,
    Se sont teintés de rouge…
    Exactement comme me l'avait raconté ce vieil Indien,
    Qui se signait et vénérait le soleil.

    Fernán Silva Valdés
    Lenguaraz = Bavard, qui a la langue bien pendue.
    Buenos Aires 1955, page 199 consultable 8-11
    Propriétés et utilisations :
    Son bois tendre, poreux et léger sert pour confectionner la caisse de résonance d'un grand instrument de percussion, typique du folklore argentin, le bombo ou bombo legüero qui accompagne deux danses traditionnelles, la chacarera et la zamba, à regarder et écouter sur YouTube.
    Dans les pharmacopées populaires sud-américaines, elle est réputée pour ses propriétés anti-inflammatoire, analgésique, antidouleur (des activités antinociceptives et anti-inflammatoires testées sur souris, à suivre...) antiseptique, cicatrisant, hypnotique et narcotique, car elle contient des alcaloïdes isoquinoléiques.

    Parmi les cultivars, citons :

    • Erythrina crista-galli 'Compacta', comme son nom l'indique, un port trapu et plus compact de + ou - 1.50 m, sous climat doux, elle offre une floraison printanière dès le mois de mai. Ailleurs, elle sera plus tardive au coeur de l'été.

    • Erythrina crista-galli 'Marie Bellanger', de petite taille 60 à 80 cm aux denses inflorescences de 35 cm à grosses fleurs dans un rouge-cinabre (rouge vermillon) HEX: #ed0a26. Une ancienne obtention de 1855 de Mr Bellanger, jardinier à Charonne citée dans l'Illustration horticole de 1868, issue de croisement entre Erythrina herbacea et Erythrina crista-galli, qui ont permis par la suite d'obtenir d'autres hybrides.

    • Erythrina crista-galli 'Spectabilis', se distinguait avec son feuillage panaché, mais l'obtention ne semble plus être commercialée, pour l'instant. Il faudrait que la boutique végétale arrête de copier-coller bêtement.

      Erythrina herbacea © Jean Pelmont
    • Erythrina x bidwillii Lindl., une ancienne nhybridation de 1847, issue de croisement entre l'Erythrina crista-galli et l'Erythrina herbacea. Un arbuste de 2 à 4.5 m, aux grandes folioles en forme de losange et aux fleurs rouges, zones 9-11.

    Quelques autres espèces :

    • Erythrina acanthocarpa E. Mey. (1836) un seul synonyme Corallodendron acanthocarpum (E.Mey.) Kuntze (1891), originaire de l'Afrique du Sud , à l'est de la région du Cap et dans les provinces du nord (Gauteng, Mpumalanga et Limpopo), un arbuste de plus ou moins 2 m, aux folioles largement ovales. Floraison du printemps au début été, en de nombreuses et larges fleurs d'un rouge corail à rouge orangé vers la base et jaune moutarde veiné de rouge, en pointe souligné par un liseré rouge zone 10. Voir photos dans Flickr.

    • Erythrina flabelliformis Kearney, synonyme Erythrina purpusi Brandegee, originaire du sud des États-Unis, en Arizona et Californie, un arbuste de 3 m, aux fleurs rouges, zone 9.

    • Erythrina herbacea L., 8 synonymes retenus, Erythrina arboreaSmall (1903), Erythrina humilisSalisb. (1796), originaire du sud-est des États-Unis, du Texas jusqu'aux Carolines et du nord-est du Mexique en zone subtropicale. Introduite en France depuis la Caroline en 1724. Une vivace à souche ligneuse, 1 à 1.5 m et jusqu'à 4 à 5 m quand se forme un seul tronc et des fleurs rouges en été, zone 9-10, photo ci-contre.

    • Erythrina humeana Spreng. (1826), 10 synonymes retenus, Erythrina humei E.Mey. (1836), Erythrina princeps A. Dietr., originaire de l'Afrique du Sud en zone tropicale sèche, 3 à 4 m, sur une tige pourprée, de longues et étroites fleurs d'un très beau rouge soutenu dans un calice de la même couleur. Adapté aux sols secs, zone 9-10.

    • Erythrina fusca Lour. (1790), 15 synonymes retenus, Erythrina ovalifolia Roxb. (1832), Erythrina glauca Willd. (1801), Erythrina atrosanguinea Ridl. (1911). Elle a une large répartition depuis les zones tropicales des Amériques et des îles du Pacifique, présente jusqu'en Malaisie, dans les îles Moluques, au Myanmar ainsi qu'au Vietnam et également en Tanzanie et de là, introduite dans d'autres États de l'Afrique centrale et occidentale.

    • Erythrina lysistemon Hutchinson, originaire de l'Afrique du Sud, au Transvaal, un arbuste semi-persistant de 7 à 10 m, fleur rouge au printemps avant les feuilles, zone 10.

    • Erythrina microcarpa Koord. & Val. (1895), un seul synonyme retenu, Erythrina stipitata Merr. (1910), endémique à l'est de l'île de Java et aux Philippines, à la plus grande île de l'archipel de Lubang.

    • Erythrina poeppigiana O.F. Cook, synonymes retenus, Erythrina micropteryx Poepp. ex Walp., Micropteryx poeppigiana Walp., originaire de l'Amérique du Sud, présent Pérou, nommé localement Cámbulo, Búcaroun , Pizamo, arbre de grande taille à cime arrondie à l'écorce grisâtre et verruqueuse et des feuilles à folioles rhomboïdes. Une floraison d'un rouge corail ou tirant sur l'orange foncé, voir des photos sur flickr.

    • Erythrina sandwicensis Degener (1932), un seul synonyme retenu, Erythrina monosperma Gaudich.(1830), photo ci-dessous. Endémique à Hawaï en zone tropicale humide, où il est appelé Wiliwili,une floraison orange, photo ci-dessous et il produit de fort jolies graines rouges, photo sur starrenvironmental© .

    • Erythrina spinosa Mill., synonyme Erythrina corallodendron L., originaire de l'Amérique, arbuste au tronc couvert d'épines acérées, des fleurs dans un rouge écarlate, courant mai.

    • Erythrina variegata L. (1754) qui a 39 synonymes dont l'Erythrina indica Lam. (1786), nommé par les anglophones Indian Coral tree, originaire de l'Asie du Sud-Est, de Chine et dans les Indes orientales. Un arbre caduc, au port étalé, le nouveau feuillage d'un vif vert franc est panaché de jaune beurre, le long des nervures et une floraison rouge vif en été, en denses épis érigés, photo ci-contre.
      Il existe un cv 'Alba' aux épis blancs à floraison hivernale et feuillage vert, voir photo à Hawaï.

    • Erythrina variegata var. fastigiata, introduite dans les années 1975 pour la réalisation de haies protectrices pour les cultures bananières de la Martinique et de la Guadeloupe. Toutes deux ont signalé, en 2004, des dégâts considérables, causés par les galles de l'Érythrine provoquées par une micro-guêpe *. Présentes également à la Réunion, en Nouvelle-Calédonie ainsi qu'en Polynésie française, signalée, mais sous contrôle en 2021. Ces haies ont été remplacées par des Dracaena fragrans.

    • Erythrina zeyheri Harv., originaire de l'Afrique du Sud, et du Zimbabwe, dans les zones désertiques. Un sous-arbrisseau de 0.60 m, au port étalé. Des feuilles à 3 folioles plus grandes que les autres espèces et de longues et étroites fleurs pendantes et d'un rouge corail, zone 9. Des photos dans Flickr.

    L'autre espéce présente dans l'Encyclopédie :

    • Erythrina caffra Thunb., l'érythrine caffre, consulter sa fiche.

    Annotations :
    *îles Sous-le-Vent, Polynésie française dans le Pacifique sud, elles font partie de l'archipel de la Société, qui se composent de quatre atolles et de cinq îles montagneuses au nord-ouest de Tahiti, la petite île de Bora-Bora ( (29 km²), les deux îles d'Huahine, à l'ouest-sud-ouest, la grande île de Raiatea, et plus au nord Taha'a et la plus isolée, la petite île de Maupiti et ses trois atolls. Au sud-est, se trouvent les Îles du Vent (Tahiti, Moorea, Maiao et Mehetia).

    Erythrina sandwicensis © Forest and Kim Starr - Hawaï
    *Jacq. abréviation botanique pour Nicolas Joseph Von Jacquin (1727-1817) médecin, botaniste et philosophe viennois d'origine néerlandaise. François Ier d'Autriche le nomme en 1752 responsable du Jardin Impérial de Schönbrunn, dont il initie le catalogue, et pour ce dernier, il entreprend entre 1755 à 1759 comme botaniste-collecteur un voyage aux Antilles et en Amérique centrale.
    Linné lui dédie le genre Jacquinia ; un genre jamaïcain d'arbustes persistants de la famille des Theophrastacea. On lui doit de nombreux ouvrages dont 'Hortus botanicus vindobonensis, en 3 volumes, publiés à Vienne de 1770 à 1776 et 'Plantarum rariorum horti caesari schoenbrunnensis' Vienne de 1797 à 1804.

    *Lenguaraz lenguaraz adj. Que habla de forma atrevida o grosera. Es un tipo descarado y lenguaraz que no respeta a nadie. Diccionario del estudiante - Real Academia Española ©, rae.es.
    Bavard adj. Celui qui parle avec audace ou grossièreté. C'est une personne effrontée et grossière qui ne respecte personne. Dictionnaire de l'étudiant - Académie royale espagnole ©

    *Linné, le botaniste-naturaliste suédois et médecin, Carl von Linné (1707-1778), auparavant Carl Linnaeus, décrit en latin cette Erythrina crista-galli en 1767 dans un paragraphe du Mantissa Plantarum, page 99 qui est consultable à la BHlibrary.
    On lui doit la classification des végétaux, des minéraux et des animaux et la nomenclature binominale, basée sur la juxtaposition de deux mots en principe en latin, désignant le genre suivi du nom de l'espéce, c'est la base de la taxonomie et de la nomenclature internationale.
    Durant ses études de médecine, il entame la réalisation d'un herbier de la flore de Laponie qui sera suivi d'une flora lapponica.
    Il enseigne à l'université d'Uppsala durant une année, à partir de 1741, la médecine puis, la botanique jusqu'en 1772. Il est le fondateur de l'Académie des sciences de Suéde. Abréviation botanique officielle L.

    *micro-guêpe depuis 2004, le feuillage de l'Erythrina variegata var. fastigiata peut se couvrir de boursouflures qui sont dues à la présence de galles de l'Érythrine (erythrina galls), provoquée par les larves d'une redoutable micro-guêpe galligène, Quadrastichus erythrinae (Erythrina gall wasp).
    Une espèce ravageuse qui ne s'attaque qu'à l'ensemble des érythrines. Sa présence a été signalée à la même époque à Singapour, en Guadeloupe, en Martinique, àTaïwan et à Maurice et qui est présent également à Hawaï ainsi qu'en Floride et qui depuis 2004, aurait fait le tour du monde, provoquant des déformations importantes suivies d'un dépérissement. Photo des boursouflures sur le feuillage, ci-dessous.
    Lire le bulletin de la Société entomologique de France, publié en 2013, en format pdf.
    Fiche signalétique et photos sur CABI Compendium CABI digital library.
    *RHS., abréviation pour The Royal Horticultural Society, la Société Royale d'Horticulture, fondée à Londres, le 7 mars 1804, elle décerne chaque année à de nouvelles obtentions, "The Award of Garden Merit" (AGM), au cours du Chelsea Flower Show, qui se déroule 5 jours durant, du 23 au 27 mai à l'hôpital royal de Chelsea, à Londres. C'est l'une des plus grandes expositions florales au monde.
    Cette distinction, l'AGM, est la référence qui aide, chaque année, les jardiniers britanniques à choisir les meilleures plantes pour leur jardin.
    La RHS à partir de 1869, décerne chaque année, la médaille commémorative Veitch en l'honneur de l'horticulteur-explorateur, écossais, James Veitch, qui est octroyée à des jardiniers, des collecteurs, des botanistes ou des scientifiques de toute nationalité, qui ont contribué et marqué leur époque par leurs actions.

    *Rio de la Plata, il marque la frontière entre l'Argentine et l'Uruguay, en provenance des hauts plateaux du Brésil pour se jeter dans l'océan Atlantique. Formant un immense estuaire de 100 km de large sur 250 km et qui constitue l'embouchure des fleuves Uruguay et Paraná. Lire "La découverte du Río de la Plata et les rivalités hispano-portugaises", dans Books.openedition.org, aux Presses universitaires de la Méditerranée.

    *Verschaffelt, Ambroise Verschaffelt (1825 -1886), l'initiateur d'une prestigieuse dynastie de quatre générations d'horticulteurs qui propulsent au niveau international la réputation de l'horticulture gantoise, valorisant leur savoir-faire par des publications mondialement appréciées et transmettant l'engouement pour les végétaux exotiques. L'un d'entre eux, Pierre-Antoine Verschaffelt est l'un des fondateurs en 1868 des Floralies Gantoises initiée dans des petites salles en 1808 par les membres de la Société d’agriculture et de botanique de Gand, au cours desquelles, chaque année, à partir de février 1809 étaient présentées au public leurs nouvelles acquisitions exotiques fleurissant la plupart du temps, en l'hiver. Une exposition internationale qui perdure dans la ville de Gand tous les 4 ans au printemps, en avril/mai durant dix jours.
    En France, tous les 5 ans, durant une douzaine de jours au mois de juin, la ville de Nantes accueille les Floralies Internationales, rassemblant le fleuron de la création végétale mondiale venue, des exposants participant à des concours de création. Prochaines Floralies en juin 2028.
    Livre à lire "Verschaffelt : Une dynastie d'entrepreneurs horticulteurs à Gand au XIXe siècle", par Robert De Bauw, Luc Dhaeze-Van Ryssel, publié à Bruxelles en 2013 par la Fondation De Bauw-Nias.
    natacha mauric© 08.06. 2000 ® Jardin ! L'Encyclopédie
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