Wisteria floribunda - Glycine du Japon
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    Wisteria floribunda 'Rosea'
    Nom commun : Glycine du Japon, nommée au Japon 'noda-fuji' (fuji = glycine) 'par les anglophones 'Japanese wisteria.'(Photos Wisteria floribunda  'Rosea')
    Nom latin : Wisteria floribunda (Willd.) DC.* (1825), 51 synonymes retenus, dont Wistaria floribunda (Willd.) DC. (une variante orthographique), Glycine floribunda Willd.* (1802),
    famille : Fabaceae
    catégorie : arbuste grimpant à souche ligneuse s'enroulant toujours dans le sens des aiguilles d'une montre et à l'enracinement profond et traçant, composé de racines fibreuses
    port : grimpant, volubile.
    feuillage : caduc, vert acide à vert franc. De grandes feuilles alternes, composées de 7 à 9 paires de folioles elliptiques-lancéolées.
    floraison : longue de 3 à 4 semaines au printemps, courant avril-mai, avant l'apparition du feuillage. Parfumée, nectarifère, visitée par certaines espèces de papillons et les abeilles. De longues grappes de 20 à 40 cm de fleurs de 2 à 2,5 cm, papilionacées à large étendard (lèvre supérieure) s'ouvrant progressivement de haut en bas.
    couleur : blanc ou bleu-violet ou rose.
    croissance : assez rapide, mais au début, elle est assez lente. Il faut lui laisser le temps de s'implanter profondément.
    hauteur : 6-10 m.
    plantation : à l'automne, de préférence pour lui permettre d'installer son système racinaire avant l'été. Prévoir de quoi la palisser solidement sur un mur, une treille, elle s'enroule autour du support dans le sens des aiguilles d'une montre, contrairement à la glycine chinoise.
    multiplication : par boutures, par marcottage en automne et par semis, puis patienter..., car la première floraison a lieu au bout de la 10e année.
    sol : profond, drainé, plutôt riche et frais
    emplacement : soleil, à l'abri du vent
    zone : 5-10, U-K Hardiness H6, USDA zones 4b-9b. Tolère aisément -20 °C et une fois installé accepte des périodes de sécheresse prolongée.
    origine : centre et sud du Japon.
    entretien : à palisser solidement. Arroser régulièrement après la plantation. Il est recommandé d'éviter d'utiliser dans son entourage des engrais azotés qui auraient une incidence néfaste sur sa floraison.
    Lors de l'achat, il faudrait presque l'acheter en fleur afin de vérifier la couleur et la taille des fleurs et surtout constater l'importance du parfum qui est variable selon l'origine.
    Sans se prononcer sur l'influence ou non de la taille sur la floraison voici comment procéder lorsqu'elle est jeune, pincer régulièrement pendant l'été, adulte à la fin de l'été réduire les pousses latérales à 4 feuilles puis de nouveau à la fin de l'hiver laisser 2 ou 3 bourgeons.
    maladies et parasites : comme les autres, sujette aux araignées rouges (red spiders), aux pucerons (aphids), aux cochenilles de la glycine Eulecanium excrescens (wisteria scale) et elle est aussi grignotée par l'otiorhynque noir de la vigne (vine weevil).
    Sensible au pourridié (phytophthora root), à l'oïdium (powdery mildew) et au virus de la mosaïque du tabac (tobacco mosaic tobamovirus) qui provoque des taches jaunes sur le feuillage.
    NB : son nom Wistaria lui a été donné par le botaniste-zoologiste anglais Thomas Nuttall (1786-1859) en souvenir de l'anatomiste et médecin américain Caspar Wistar (1761-1818) qui enseigna l'anatomie à l'université de Pennsylvanie (Philadelphie) où ils firent connaissance, et son nom spécifique floribunda signifie florifère.
    Attention, comme toutes les autres espèces du genre, c'est une plante toxique.
    Les facteurs de la floraison de la glycine sont essentiellement un emplacement correct, un sol pauvre en matières azotées et son âge ! selon des "sondages" sur des forums, il y a égalité de floraison entre les glycines taillées ou non, mais une taille dans les premières années permet de mettre en forme la plante.

    Ce genre selon les flores comprend une dizaine d'espèces (Powo* n'en retient que quatre) d'arbustes ligneux toxiques originaires de l'Asie orientale et du sud-est des États-Unis.
    De récentes découvertes de fossiles en Chine orientale, ont permis de certifier la présence de Wistaria dans la flore du Miocène en Chine, au Japon ainsi qu'aux confins de l'ex-union soviétique.

    Parmi les cultivars, citons :
    • Wisteria floribunda  'Alba', synonymes 'Shiro Nada' à fleurs blanches (photos du haut), racèmes de 15 à 25cm de long.

    • Wisteria floribunda  'Issaï', synonyme 'Domino' à racèmes Wisteria floribunda  'Honbeni', synonyme 'Rosea' à fleurs d'un rose pâle.

    • Wisteria floribunda  'Lipstick' ou ' Kuchi-Ben en racèmes de longueur moyenne, fleurs d'un rose mauve pâle, les 2 ailes lavées en pointe de mauve plus foncé ainsi que l'étendard, feuillage vert plus foncé.

    • Wisteria floribunda  'Macrobotrys' dont les fleurs d'un bleu-violet en racèmes qui peuvent atteindre 1,50 m.

    • Wisteria floribunda  'Macrobotrys Elegans' dont les fleurs d'un violet-mauve lèvre supérieure maculée de jaune et lavé de blanc-mauve, calice et pédoncule violet soutenu.

    • Wisteria floribunda  'Royal Purple' à racèmes violet.
    • Wisteria floribunda  'Violacea Plena' à racèmes de fleurs doubles violines.

    Espèces proches :
    • Wisteria japonica  Siebold & Zucc. , synonyme Millettia japonica  A. Gray : H 5 à 9m fleurs blanches en petites grappes en été, zones 9-10.

    • Millettia reticulata Benth. environ 5 à 7m à fleurs blanches ou rose ou rouge en petites grappes en été, comme signalé ci-dessus feuilles composées de 4 à 6 paires de folioles, zones 9-10.

    Dans l'abécédaire, consulter les deux autres espèces de glycine présentes dans l'Encyclopédie.

    Annotations :
     wisteria floribunda 'Lipstick'
    Wisteria floribunda 'Lipstick'
    *DC., abréviation botanique pour le botaniste suisse Augustin Pyramus de Candolle (1778-1841), qui obtient en 1808 la chaire de botanique à la Faculté de Médecine de Montpellier, on doit une nouvelle classification des espèces expliquée dans 'La théorie élémentaire de la botanique (1813), ainsi que les 7 volumes du 'Prodomus systematis naturalis regni vegetablilis' (1824-1841) où sont décrites 60 000 espèces doublant ainsi les familles, ouvrages achevés par son frère et son petit-fils avec 80 000 plantes décrites. Il s'intéresse notamment aux propriétés médicinales des plantes, auteur de 'Plantarum Succulentarum' (1799) ou l'histoire des plantes grasses et la Théorie élémentaire de la botanique (1813).

    *Willd., abréviation botanique pour botaniste taxonomiste prussien Carl Ludwig Willdenow (1765-1812), qui fut aussi apothicaire et docteur en médecine, en 1798 il enseigne l'histoire naturelle, en 1801 il est nommé, directeur du Jardin botanique de Berlin-Dahlem qu'il entrepris de remettre en état, en 1810 à l'Université de Berlin il occupe la chaire de professeur de botanique.
    Son herbier qui porte son nom est riche de plus de 20 000 espèces se trouve depuis 1818 au Musée botanique de Berlin où il constitue la base de l'herbier.
    Il fait la connaissance en 1788 d'Alexander von Humboldt, qui lui adresse ses collectes, il en assurer l'identification et en même temps s'intéresse à l'influence du climat sur les plantes, il y consacre en 1792, un ouvrage 'Grundriss der Kräuterkunde', qui est toujours réédité.
    Les botanistes lui ont dédié 33 espèces de plantes sous la forme willdenowiana et 73 sous willdenowii ainsi que des champignons.
    On lui doit de nombreux ouvrages dont 'Florae Berolinensis Prodomus' ( 1787) et son ouvrage de référence 'Hortus berolinensis sive Icones et descriptiones, plantarum rariorum vel minus cognitorum quae in Horto regio botanico berolinensi' (première édition en 1803).
    natacha mauric©02/01/2000- Conformément aux conventions internationales relatives à la propriété intellectuelle, la reproduction électronique avec mise à la disposition du public et/ou l'exploitation commerciale sont expressément interdites.




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