Euphorbia caput-medusae  - Euphorbe tête de méduse
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    Nom commun : Tête de méduse, nommée par les anglophones 'Medusa's Head'.
    Nom latin : Euphorbia caput-medusae  L.*, synonymes Euphorbia commelinii  DC., Euphorbia fructuspini  Mill., Euphorbia medusae  Panz., Euphorbia parvimamma  Boiss., Euphorbia tessellata  (Haw.) Steud., Medusea fructus-pini  Haw., Medusea major  Haw., Medusea tessellata  Haw., Euphorbia caput-medusae var. geminata  Aiton, Euphorbia caput-medusae var. major  Aiton
    Illustration, planche 498 dans Phytanthoza iconographia de J.W. Weinmann, vol. 2: , 1739; contributed by Missouri Botanical Garden, St. Louis, U.S.A.
    famille : Euphorbiaceae.
    catégorie : vivace succulente aux tiges rampantes qui contiennent un latex laiteux irritant et toxique.
    port : tige dressée puis ramifié.
    feuillage : persistant.
    floraison : en été inflorescence (cyathe).
    couleur : blanc jaunâtre et rose.
    fruits : capsules déhiscentes contenant des graines toxiques.
    croissance : moyenne.
    hauteur : 0.30 m pour un étalement plus important.
    plantation : au jardin au printemps ou au début d'automne sous climat approprié, ailleurs en serre.
    multiplication : par semis ou bouture de tige au printemps en laissant sécher la coupure avant de planter, attention la sève irritante.
    sol : drainé, léger, plutôt sec. Pour les potées, un terreaux pour cactées ou un mélange composé de terreau de feuilles, de terre de jardin et de 1/3de sable pas trop fin et de billes argile concassés.
    Lors du rempotage éviter de trop l'arroser.
    emplacement : soleil. A l'intérieur à la lumière vive, sans soleil direct, loin d'une source de chaleur.
    zone : 10 - 11..
    Università di Catania
    entretien : Afrique du Sud, province du Cap, dans la région de Cape Town, introduite en Europe dès 1700 via les Pays-Bas pour le compte d'un des directeurs de la Compagnie Néerlandaise des Indes orientales, grand collectionneur de plantes exotiques, rassemblé dans le jardin botanique de Hartekamp.
    Depuis 2009, elle figure sur la liste rouge de l'UICN des espèces menacées en voie d'extinction.
    entretien : durant la période de croissance (de mai à septembre) arrosez régulièrement en laissant sécher le substrat entre deux arrosages, durant cette période effectuer une fois par mois, un apport d'engrais pour cactées ou un engrais pauvre en azote. Le reste de l'année, réduire les arrosages en le laissant quasiment sec.
    maladies et ravageurs : en Afrique du Sud et en France il y aurait un phytovirus latent, de la famille des Geminiviridae, transmis par différentes espèces d'insectes comme les pucerons.
    NB : son nom Euphorbia  désigne le genre en latin et en grec venant de 'Euphorbos' ou 'Euphorbus', nom d'un médecin-physicien grec qui selon Pline lui aurait été donné par Juba II, Roi de Numidie, (Ier siècle avant JC), après avoir découverte l'épineuse euphorbe cactiforme marocaine Euphorbia resinifera , dont Euphorbus découvre dans sa gomme résine des propriétés éméto-cathartique qui feront que cette succulente sera prescrite durant des siècles pour soigner les morsures, lutter contre les empoisonnements et prescrite comme laxatif; de nos jours toujours utilisée en homéopathie pour traiter les problèmes cutanées, brûlure, eczéma, inflammations, irritations, érysipèle ou zona. Leur sève est irritante et toxique par ingestion.
    Son nom spécifique fait référence à l'aspect de cette espèce caputmedusae  Tête de Méduse, vient du latin 'caput' qui désigne la tête et 'Medusa' est le nom donné dans la mythologie grecque à Hésiode, l'une des trois Gorgones de Lybie à la chevelure métamorphosée en serpents par Athéna déesse qu'elle avait irritée en lui disputant la primeur de la beauté. Médusa, elle était la seule des trois à être mortelle, elle subit la malédiction d'avoir le pouvoir de changer en pierre tous les hommes qu'elle regarde dans les yeux, d'où l'expression être médusé.
    Ce genre comprend environ 2000 espèces d'annuelles, de vivaces herbacées, de sous arbrisseaux, d'arbrisseaux et arbustes dont certains sont succulents, originaires des zones tropicales, subtropicales et tempérées du globe.
    Gian Lorenzo Bernini 1644-1648
    Comme toutes les euphorbes, des tiges ou feuilles coupées exsude un suc âcre, épais et laiteux (latex) aux propriétés irritantes, rubéfiantes et vésicantes qui peut chez certaines personnes provoquer des dermites, des allergies de contact, donc attention aux enfants cette sève corrosive peut brûler les muqueuses buccales, et il est recommandé lors des manipulations de porter des gants, et de veiller à rincer les outils après utilisation.
    Annotations :
    *Buste de Medusa, marbre de 68 cm par Gian Lorenzo Bernini (1598-1680) - Palazzo dei Conservatori, Rome.

    *L., abréviation botanique pour le botaniste-naturaliste suédois Carl von Linné (1707-1778), auparavant Carl Linnæus, médecin, à qui l'on doit la classification des végétaux, des minéraux et des animaux et la nomenclature binomiale, basée sur la juxtaposition de deux mots en principe en latin, désignant le genre suivi du nom de l'espèce, c'est la base de la taxonomie et de la nomenclature internationale. Durant ses études de médecine, il entame la réalisation d'un herbier de la flore de Laponie qui sera suivi d'un ouvrage 'Flora lapponica'. A partir de 1741, il enseigne à l'Université d'Uppsala durant une année la médecine puis la botanique jusqu'en 1772, il est le fondateur de l'Académie des Sciences de Suède. L'Herbier de Linné (Linnean Herbarium), le plus riche de son époque ne contenait que 7000 plantes, est conservé au Musée national d'histoire naturelle de Stockholm.
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