Aquilegia vulgaris - Ancolie vulgaire
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    aquilegia vulgaris
    Lafanche ©
    Nom commun : Ancolie vulgaire, Ancolie commune, Aiglantine, Colombine, Gants de Notre-Dame, nommée par les anglophones 'European columbine' 'European crowfoot'
    Nom latin : Aquilegia vulgaris  L.*
    famille : Renonculaceae.
    catégorie : vivace éphèmère herbacée thermophile à souche noirâtre et tiges poilues.
    port : touffe rameuse et hampe florale assez lâche, longuement pédonculée.
    feuillage : caduc, vert franc légèrement moiré, les feuilles basales sont pourvues d'un long pétiole, les caulinaires sont sessiles.
    floraison : au printemps courant mai-juin selon climat, nectarifère visité par les abeilles et les nectarifère visitée par les papillons. Fleurs hermaphrodites (3 à 5cm x3 de long) à corolle inclinée vers le bas, à 5 pétales pourvues d'un éperon cornet, 5 sépales pétaloïdes lancéolés, nombreuses étamines.
    couleur : l'espèce type d'un bleu foncé, rarement blanc et de nombreuses couleurs selon les variétés d'hybrides.
    fruits : follicules contenant de nombreuses petites graines.
    hauteur : 0,60 à ± 0,90m, Ø 45cm chez les hybrides.
    plantation : à l'automne ou au printemps en prenant soin de laisser Ø 20cm.
    multiplication : semis spontané ou division à l'automne ou au printemps.
    sol : drainé, humifère, riche.
    emplacement : mi-ombre, soleil, ombre.
    zone : 5 - 9, tolère aisément -20°C.
    origine : dans les prairies, clairières, coupes forestières et bois de feuillus de l'Europe, de l'Afrique du Nord et de l'Asie tempérée.
    entretien : couper les fleurs fanées pour augmenter la floraison sauf si l'on veut récupérer des graines, mais il faut savoir que cette production de graines diminue sa longévité qui avoisine les 3 ou 4 ans.
    maladies & parasites : surveiller les plantules, car elles peuvent être convoitées par les escargots et limaces, peut être parfois sujette aux pucerons, une humidité excessive peut favoriser l'apparition de l'oïdium.
    NB : Son nom Aquilegia  lui a été donné par G. Bauhin, en latin 'aquilegius' désigne un réceptacle, une urne, et 'aquila' désigne l'aigle, les pétales cornus évoquent les serres de l'aigle d'ou certainement le nom d'Aiglantine pour certaines d'entre elles.
    Ce genre comprend 70 espèces de vivaces éphèmères durée de vie selon les espèces 3/4 ou 5/6 ans, originaires des zones tepérées et en altitude de l'hemisphère nord présentes en Europe, Afrique du Nord, Amérique du Nord (23 espèces), l'ex-URSS (29 espèces du Caucase, du Lac Baïkal à la Sibérie orientale jusqu'au Pacifique) et Asie centrale et tempérée (13 en Chine dont 4 endémique + 4 sous espèces).
    Il existe de nombreux cultivars selon couleurs et éventuellement à feuillage panaché.
    aquilegia 'Christa Barlow' L'aiglantine est l'idéale pour être utilisée dans la composition des massifs, mixed-borders et rocailles en situation abritée des vents, elle s'utilise en fleur coupée.
    Propriétés et utilisations :
    Attention, toutes les ancolies sont toxiques et vénéneuses, la sève âcre au contact de la peau peut provoquer des brûlures.
    Autrefois réputée mais prescrite avec parcimonie dans les pharmacopées traditionnelles européennes et nord-américaines pour ses propriétés narcotique, antiscorbutique, apéritive, diaphorétique (sudorifique), diurétique et vulnéraire pour traiter aussi les ictères; une décoction de la racine était recommandée pour les affections buccales et les fleurs pour confectionner un sirop; le feuillage lui était utilisé en usage externe, sous forme de cataplasme pour soigner boutons, furoncles, plaies, ulcères.
    En homéopathie, la teinture mère est prescrite pour traiter les insomnies, les tremblements nerveux et les menstruations douloureuses.
    Les graines séchées et mises à macérer dans de l'huile d'olive était autrefois utilisée pour traiter les poux.
    Parmi les nombreux hybrides, citons :
    Aquilegia vulgaris  'Alba' aux fleurs blanches.
    Aquilegia vulgaris  'Gisela Powell' aux fleurs d'un jaune-orange.
    Aquilegia vulgaris  'Nivea' floraison blanche.
    Aquilegia vulgaris var. flora plena  'Black Barlow', aux fleurs doubles d'un pourpre sombre revers légèrement poilu, (photo du bas).
    Aquilegia vulgaris var. flora plena  'Blue Barlow', aux fleurs doubles d'un bleu assez foncé, feuillage vert de gris, environ 75cm de haut .
    Aquilegia vulgaris var. flora plena  'Christa Barlow', aux fleurs doubles pourpre marginé de blanc (photo milieu).
    Aquilegia vulgaris var. stellata   'Nora Barlow', aux fleurs doubles rose-rouge marginée de blanc.
    Aquilegia vulgaris var. flora plena  'White Barlow', aux fleurs doubles d'un blanc lavé de rose, étamines et marge verdâtre.
    Aquilegia vulgaris  'Vervaeneana' en fait un groupe de cultivars à feuilles panachées et à fleur blanc, rose, violet.
    Autres espéces ou hybrides présents dans l'Encyclopédie :
    Aquilegia alpina  L. Ancolie, Colombine des Alpes, consulter sa fiche.
    Aquilegia atrata  W.D. Koch, Ancolie noirâtre, consulter sa fiche.
    Aquilegia vulgaris var. flora plena 'Black Barlow'
    Siro Kurita ©
    Aquilegia bertolonii  Schott, Ancolie de Bertoloni, consulter sa fiche.
    Aquilegia  'Crimson Star', Ancolie 'Crimson Star', consulter sa fiche.
    Aquilegia  'Musik', Ancolie 'Musik', conseil de culture, consulter sa fiche.
    Aquilegia  'Rose Queen',Ancolie 'Rose Queen', consulter sa fiche.

    Annotations :
    * L. , abréviation botanique pour le botaniste-naturaliste suédois Carl von Linné (1707-1778), auparavant Carl Linnæus, médecin, à qui l'on doit la classification des végétaux, des minéraux et des animaux et la nomenclature binomiale, basée sur la juxtaposition de deux mots en principe en latin, désignant le genre suivi du nom de l'espèce, c'est la base de la taxonomie et de la nomenclature internationale.
    Durant ses études de médecine, il entame la réalisation d'un herbier de la flore de Laponie qui sera suivi d'un ouvrage 'Flora lapponica'. A partir de 1741, il enseigne à l'Université d'Uppsala durant une année la médecine puis la botanique jusqu'en 1772, il est le fondateur de l'Académie des Sciences de Suède.
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