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Nom latin : Euphorbia pulcherrimaWilld. ex Klotzsch.*, synonymes retenus Euphorbia erythrophylla Bertol.*, Euphorbia fastuosa Sessé* & Moc.*, Euphorbia pulcherrima f. lutea Standl., Poinsettia pulcherrima (Willd. Ex Klotzsch) Graham, Poinsettia pulcherrima var. albida Maund, Pleuradenia coccinea Raf. et 4 autres noms qui sont considérés comme invalides ou illégitimes. famille : Euphorbiaceae. catégorie : petit arbuste brévidiurne, à souche ligneuse et base souvent dégarnie, au solide enracinement, dans le sol, d'où son nom donné par les Aztèques. port : buissonnant, compact, ramifié. feuillage : caduc à semi-persistant, selon climat, d'un vert foncé, velouteux. De grandes feuilles alternes, de 15 à 30 cm, lancéolées à triangulaires, acuminées à la base cunéiforme pourvue d'un long pétiole pouvant être coloré, aux nervures fortement marquées plus clair ou légèrement rougeâtre, la marge est ondulée, qui est souvent lobée et dentelée. floraison : très longue floraison d'environ deux mois de la fin de l'automne à l'hiver de novembre à janvier, suivant le climat. Petites fleurs nectarifères dont une fleur femelle, cernée de fleurs mâles apétales, réunies en capitules enchâssés au centre d'une collerette de 8 à 10 grandes bractées foliaires, lancéolées et colorées de 10 à 18 cm de long. La pollinisation est effectuée principalement par les oiseaux et les papillons. couleur : fleurs rouge, jaune-verdâtre et vert acide, pour les bractées rouge vif, rouge corail, rose saumoné, rose, jaune, orangé, ocre-jaune, abricot, crème, blanc, blanc crémeux ou bicolore, marbré ou moucheté de crème, suivant le cultivar. croissance : lent. hauteur : 3 à 4 m dans son habitat naturel, nettement moins en plante d'intérieur de ± 60 cm Ø 30 cm. plantation : au jardin sous climat approprié au printemps. multiplication : en mai par bouturage de tiges terminales de 6 à 8 cm, en prenant soin, d'arrêter l'écoulement du latex en trempant la tige dans un peu d'eau chaude, compter deux ou trois semaines pour avoir un début d'enracinement, ne pas oublier par la suite de pincer pour favoriser la ramification. Pour effectuer cet entretien, il faut veiller à porter des gants, car la sève laiteuse peut provoquer des irritations de la peau et des yeux. sol : acide ou neutre riche en humus, frais et humide, mais très bien drainé, n'aime pas le calcaire. culture en pot : prévoir un mélange à part égale de terre de jardin, terreau et de sable. Le rempotage s'effectue de préférence au début du printemps avant le redémmarrage de la croissance.
zone : 9-11, USDA Zone 9a-11b. UK hardiness H1B, pour certains cultivars H3/H1c. Température minimale entre 12 °C et 15 °C. Durant la période de floraison, le conserver à une température entre 16 à 21 °C, surtout à l'abri des courants d'air froid qui peuvent provoquer la chute des feuilles. origine : en altitude dans le sud-est du Mexique, en zone tropicale dans les états de Guerrero, Oaxaca et Chiapas et en Amérique centrale, consulter la carte du Mexique. Aujourd'hui, largement répandue, dans les jardins sous climat approprié, comme on peut l'apercevoir en Andalousie ou dans les jardins de Madeire comme l'indique en 1909, dans le parc de Casa Brancadans "The flowers and gardens of Madeira' l'aquarelliste Ella Du Cane et décrit par Florence Du Cane : Poinsettia on Mount Road, west of Funchal à la page 89 texte page 37 et 38, contributed by University of California Libraries. entretien : durant la période de croissance de mai à décembre, veiller à arroser avec parcimonie avec une eau tiède, en prenant soin de laisser sécher le substrat entre deux arrosages, évidemment ne pas laisser d'eau stagner dans la soucoupe, une humidité excessive peut provoquer un pourrissement des racines ou l'apparition de botrytis ou autres bactéries dont le chancre bactérien du poinsettia (Corynebacterium poinsettiae). Vaporiser régulièrement le feuillage. En pot, effectuer un apport d'engrais pour plante à fleurs (ou engrais pour fraises ou tomates) durant cette période jusqu'à l'apparition des bractées colorées. Effectuer un arrosage modéré puis très réduit après la floraison de janvier-février à mai. Il refleurit assez difficilement pour ce, essayer de réduire la luminosité l'hiver (-12 h par jour) et de l'augmenter durant l'été, puis, à l'automne, dès le début du mois de septembre, le recouvrir ou le mettre dans un placard pendant au moins 14 h en prenant soin que ce sommeil, ne soit perturbé par un quelconque faisceau de lumière et ne lui donner qu'une dizaine d'heures de luminosité durant 2 à 3 mois, selon la variété. Après la floraison (les fleurs, pas les bractées) rabattre les tiges à environ 5 cm de la base. Le Poinsettia est fréquemment sujet à la chlorose, en atmosphère trop sèche, il est sensible aux araignées rouges (red spiders) et aux aleurodes, Trialeurodes vaporariorum (glasshouse whitefly), aussi aux pucerons (aphids), cochenilles notamment les cochenilles farineuses, Pseudococcus (mealybugs), mais délaissé par les cervidés. Les branches colorées peuvent être utilisées dans la composition de bouquets frais si l'on prend soin de stopper l'écoulement de latex en plongeant les tiges coupées en biseau dans de l'eau à 60°C pendant environ 10 à 15 secondes, puis immédiatement après, dans de l'eau froide. NB : son nom Euphorbia pulcherrima lui a été donné par Karl Ludwig Willdenow (1765-1812) après avoir été décrit et nommé Euphorbia heterophylla et le nom spécifique pulcherrima ou 'pulcherrimus' vient de 'pucher', qui signifie beau, c'est un superlatif, donc, c'est le plus beau, dans son cas la plus belle euphorbe. Son nom commun de Poinsettia lui a été donné, en 1836, par John Baltram Jr (junior), fils du père de la botanique américaine John Bartram (1699-1777), en souvenir Joël Robert Poinsett (1779-1851), un médecin-botaniste de Caroline du Sud (d'origine française), qui fut le premier ambassadeur des États-Unis au Mexique (1825 - 1829), nommé par le président James Madison ; il découvrit cette euphorbe, ornant la crèche de Santa Prisca à Taxco de Alarcón. Dès 1828, il en envoie chez lui en Caroline du Sud pour mettre dans sa serre de Greenville*, ainsi qu'à Philadelphie à son ami écossais, le botaniste, pépiniériste Robert Buist (1805-1880), il en fit parvenir aussi à divers jardins botaniques, dont celui de Philadelphie où oeuvrait Baltram qui le diffusât encore à d'autres jardiniers, Poinsett jusqu'à la fin de sa vie se dédiât à cette euphorbe tentant aussi de la propager et de transmettre sa passion. Mais, ce n'est qu'en 1909 qu'en Californie, à Encinitas*, la famille Albert Ecke, après des essais néfastes en extérieure a commencé à le cultiver sous serre à des fins commerciales, sur les États-Unis et de nos jours, c'est la plante la plus vendue aux États-Unis, dont il existe, plus de 100 variétés disponibles de nos jours. La Caroline du Sud à Sandhills, lui a dédié un parc 'Poinsett State Park'.
En France, il est aujourd'hui cultivé en Anjou, un label a été mis en place avec des variétés françaises, courant 2006. Pour célébrer Noël, en 1970, les Bermudes a émis une série de 17 timbres sur les fleurs, dont un de 5 cts, le représentant, et, en 1984, l'île de Niue a émis également un timbre de 25 cts, puis en 1988, c'est au tour de la Jamaïque, de publier le timbre ci-contre. Propriétés et utilisations : Pour les civilisations aztèques le Cuetlaxochitl avec ses bractées écarlates était un symbole de pureté. Les Poinsettia sont extrêmement sensibles à l'éthylène, une phytohormone volatile produit par les fruits mûrs qui stimule la maturation des autres végétaux à proximité, il est donc conseillé de ne pas mettre votre potée, près d'une coupe de fruits, surtout, si elle contient, des bananes, des pommes ou des poires. L'éthylène diffusé dans l'air provoquera le jaunissement et la chute des feuilles. L'ensemble du Poinsettia est légèrement toxique (contient des terpénoïdes) pour l'humain, un peu plus pour les animaux domestiques, il contient un latex blanchâtre aux propriétés irritantes pouvant provoquer des irritations ou allergies de contact (langue, muqueuses buccales et digestives, peau, yeux,..). L'ingestion du feuillage ou des bractées peut provoquer chez les enfants, l'apparition de nausées, vomissements et/ou diarrhée, suivi parfois de fièvre, il vaut mieux les tenir éloignés ou les mettre en garde, pour l'entretien, il est préférable de porter des gants. Dans la pharmacopée aztèque, 'Cuetlaxóchitl', était, après préparation, prescrit comme fébrifuge et en cataplasme pour soigner certaines maladies de peau. Des bractées étaient autrefois extrait, un colorant d'un rouge violacé, utilisé pour teindre les textiles. C'est aussi une plante dépolluante et purificatrice, consulter dans l'abécédaire la liste des autres plantes purificatrices présentes dans l'Encyclopédie. Parmi les cultivars citons : *Bertol., abréviation botanique pour le médecin-botaniste-naturaliste italien Antonio Bertoloni (1775-1869) qui enseigne la botanique à Bologne, on lui doit de nombreux ouvrages. *Encinitas, c'est une ville côtière au sud de Los Angeles dans le comté de San Diego où l'on trouve le jardin botanique de San Diego initié par une enseignante Ruth Baird Larabee (1904-1969) lorsqu'elle hérite en 1944, en 1957, elle décide de vivre au Mexique et cède sa propriété au comté de San Diego, en 1969 lors d'un séjour en Angleterre, elle meurt dans l'incendie du Crown Hotel à Saffron Walden, dans le comté d'Essex, lire l'histoire du San Diego Botanic Garden en format pdf. Greenville, ville de Caroline du Sud où chaque année depuis 1944 à lieu en son honneur la parade de Noël (Greenville Poinsettia Christmas Parade Highlights), en 2019, dans la parade on en découvrait encore quelques grosses potées sur le chariot de Santa Claus (Père Noël). *Klotzsch, abréviation botanique officielle pour le pharmacien et botaniste allemand, Johann Friedrich Klotzsch (1805-1860), le grand spécialiste en la mycologie, à partir de 1830, il passe 2 années à l' Université de Glasgow, en charge de l'herbier à l'Université de Glasgow, pour le compte de William Jackson Hooker.
*Moc., abréviation botanique pour Josepho Mariano Mociño (1757-1820), assistant du naturaliste aragonais Sessé* nommé officiellement en 1791, botaniste responsable des collections de l'expédition au Mexique et Guatemala. Une partie de ses herbiers récoltés lors de ses expéditions à Cuba, Puerto-Rico, nord-ouest de l'Amérique, Amérique centrale et Mexique et ses illustrations sont rassemblées dans Lambert's Herbarium rattaché à l'herbier Delessert conservés au British Muséum et à Kew Garden référencé sous le nom d'Herbier Pavón, il y a eu vraiment des malencontreux mélanges entre les collections. En 1813, fuyant la guerre d'Indépendance en Espagne, il se réfugie à Montpellier auprès de De Candolle. Leur herbier 'Flora de Guatemala' a été inclus dans l'herbier général du Jardin botanique de Madrid dès 1820. *Sessé, abréviation botanique pour le médecin militaire, naturaliste aragonais Martin de Sessé y Lacasta (1751–1808). En 1787, il est nommé Directeur de l'expédition scientifique en Nouvelle Espagne (Mexique et Amérique central), son assistant est José Mariano Mociño. Au Mexique, en 1788, il entreprend la création du jardin botanique de Mexico et il initie l'enseignement de la botanique à l'Université, 3 ans après, il se consacre totalement à la botanique et c'est ainsi que pour le compte du Roi Charles III d'Espagne, il monte une expédition scientifique qui parcourt 6 années durant le Mexique, Cuba, le Costa-Rica et la Californie y collectant des milliers d'espèces relatées dans 'Catalogo de animales y plantas Mexicanas', éditée en 1794. Ces collections, il les ramène en Espagne, en 1803 et ce n'est que bien après sa mort que paraissent ses œuvres maîtresses 'Flora Mexicana et Plantae Novae Hispaniae' en collaboration avec Mociño sont publiées en 1888 et 1889, réédité en 1894 à Mexico, consultable en ligne à la BHLibrary. Botanical results of the Sessé & Mociño expedition (1787- 1803), consultable au Hunt Institute Archives, Reseña de la expedicon de historia natural dirigida por Martin Sessé BHLibrary. natacha mauric © 02/02/2012 ® Jardin! L'Encyclopédie ® Jardin ! L'Encyclopédie - Conformément aux conventions internationales relatives à la propriété intellectuelle, la reproduction électronique avec mise à la disposition du public et/ou l'exploitation commerciale sont expressément interdites - ® Jardin ! L'Encyclopédie .
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