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Nom latin : Bellis perennis L.*, synonymes Bellis armena Boiss.*, Bellis hortensis Mill.*, Bellis hybrida Ten. , Bellis integrifolia Lam., Bellis perennis subsp. perennis, Bellis alpina Hegetschw. & Heer famille : Asteraceae. catégorie : vivace herbacée à racines adventives, ou bisannuelles. port : touffe, étalé. feuillage : vert moyen, légèrement velu. Rosette basale de feuilles ovales, spatulées, crénelées, pourvues d'un étroit pétiole ailé. floraison : de la fin de l'hiver, courant février jusqu'en automne, selon l'altitude et l'exposition, nectarifère, visitée par les abeilles. Capitule isolé sur une tige poilue, sans feuilles, fleurs simples, ligulées, encerclant un disque de fleurons hermaphrodites tubulés. couleur : blanc, extrémités des ligules teintées de rose ou de rouge, disque de fleurons jaune vif. Pour les cv. : blanc, divers tons de rose et de rouge, uni ou bicolore. couleur : petits akènes obovales velus. hauteur : espèce type 0.05 à 0.20 m, les cultivars de 10 à 20 cm. habitat : prés, pelouses, bord de chemins. emplacement : soleil, mi-ombre. sol : ordinaire, riche en humus, frais, mais bien drainé, tolère le calcaire. plantation : de préférence à l'automne, courant octobre-novembre et au printemps, en prenant soin d'espacer les plants selon la taille de 15 à 20 cm, compter de 12 à 16 plants au m². multiplication : par semis spontané ou à la mi-juillet, par semis à peine couvert, dans des bacs ou caissettes, levée entre 7 et 14 jours (jusqu'à 21 jours selon le cv.), en maintenant l'humidité en surface, repiquage en septembre-octobre, division de touffe ou prélèvement d'éclats de racine. Vous pouvez effectuer des semis à chaud (20 °C) courant mars, repiquer dès que les plants avoisinent les 7 à 8 cm, sortir à mi-ombre, avant de repiquer en place. zone : 3-9, U-K hardiness H7, USDA zones 4-9, une fois installée, tolère bien la sécheresse. origine : prairies et pâturages de l'Europe méridionale, Europe centrale jusqu'en Ukraine, naturalisée en Amérique du Nord et présente au Chili. entretien : arroser sans excès, supprimer les fleurs fanées pour favoriser la floraison et limiter la montée en graine. maladies et ravageurs : peut être sujet à la rouille (rust) et les jeunes pousses sont convoitées par les limaces (slugs) et les escargots (snails), surveillez vos semis. Dédaigné par les cervidés (deers) et toxique pour les lapins (rabbits). NB : son nom Bellis vient peut-être du latin 'bellus 'qui signifie joli, agréable et perennis, pérenne qui dure plus d'une saison, la beauté éternelle. Pline* donnait ce nom à une plante de prairie. Le nom de pâquerette pour certains serait issu du vieux français 'pasquier' nom donné au pâturage, pour d'autres, il viendrait d'une antique tradition chrétienne qui voulait qu'elle soit cueillie à Pâques, pour rendre hommage au Christ, c'est le symbole de la Vierge Marie et dans le langage des fleurs, c'est celui de l'innocence et de l'attachement. Ce genre comprend 15 espèces de vivaces originaires de l'Europe, de l'Afrique du Nord et de l'Eurasie, une seule d'entre elle est cultivée avec de nombreuses hybrides ou cultivars à fleurs simples ou doubles, en pompon, aux ligules tubulaires, cultivées en bisannuelles, dans les régions au climat frais, ailleurs en annuelles. Cette rustique pâquerette à sa place dans les gazons champêtres, en couvre-sol au pied des arbustes, dans les massifs, les rocailles, utilisée pour réaliser des bordures, des plates-bandes et des parterres, ou simplement pour garnir des vasques, bacs et potées pour fleurir tôt dans la saison, balcons, patios et terrasses. Propriétés et utilisations : Autrefois réputée pour ses propriétés anti-inflammatoire, antalgique, émolliente, hémostatique et vulnéraire, expectorante et dépurative. Riche en saponines, elle était utilisée fraîche et broyée en cataplasme pour soigner les petits bobos, les ecchymoses, les coupures et les plaies, traiter l'eczéma et arrêter les saignements. Elle est toujours prescrite en homéopathie sous forme de granulés, en macérât huileux et en teinture mère. Les fleurs comestibles sont consommées en salade en mélange avec de la verdure, elles sont légèrement laxatives. En infusion, elle soulage la toux. Jadis, pour combattre les constipations tenaces, quelques feuilles étaient rajoutées dans les salades et durant les périodes de disette et en temps de guerre, les feuilles étaient consommées cuites. illustration : planche 237 de Johann Wilhelm Weinmann dans 'Phytanthoza iconographia', volume 1, 1737, contributed by the Missouri Botanical Garden, U.S.A.
*Boiss., abréviation botanique pour le nom du botaniste, explorateur et collecteur suisse Pierre Edmond Boissier (1810-1885). On lui doit l'introduction de milliers de plantes rapportées de ses voyages et de nombreux ouvrages dont 'Voyage botanique dans le Midi de l'Espagne pendant l'année 1873', illustration de J C Heyland et 'Flora orientalis : sive, Enumeratio plantarum in Oriente a Graecia et Aegypto ad Indiae fines hucusque observatarum' (1867-1884). L'herbier du Collège royal de San Lorenzo de El Escorial conserve encore quelques-unes de ses plantes herborisées en Andalousie. *Habanera, c'est une danse cubaine, que l'on retrouve dans Carmen de Georges Bizet, 'L'amour est un oiseau rebelle', extrait du film de Francesco Rosi - 1984). *L., abréviation botanique pour le botaniste-naturaliste suédois Carl von Linné (1707-1778), auparavant Carl Linnaeus, médecin, à qui l'on doit la classification des végétaux, des minéraux et des animaux et la nomenclature binominale, basée sur la juxtaposition de deux mots en principe en latin, désignant le genre suivi du nom de l'espèce, c'est la base de la taxonomie et de la nomenclature internationale. Durant ses études de médecine, il entame la réalisation d'un herbier de la flore de Laponie qui sera suivi d'une Flora lapponica et son herbier, le plus riche de son époque contenant 7000 plantes, est conservé au Musée national d'histoire naturelle de Stockholm. Il enseigne à l'université d'Uppsala, la médecine, durant une année, à partir de 1741, puis la botanique jusqu'en 1772. Il est le fondateur de l'Académie des sciences de Suède. Il est l'auteur de 'Systema naturae, Genera plantarum' et de 'Species plantarum', consultables en ligne à la bibliothèque universitaire de Kyoto (patienter ! chargement long). Il y présente son système de classification des espèces qui sera la base de la taxinomie et de la nomenclature. Un ouvrage qu'il finançe avec le botaniste néerlandais Johann Frederik Gronovius (1686- 1762) à qui l'on doit la préparation et la publication de Flora virginica (2 tomes publiés de 1739 à 1743) à partir des notes et des spécimens envoyés par le collecteur britannique John Clayton (1694-1773) a qui l'on doit aussi un fabuleux herbier. Lire l'éloge de Linné et l'histoire de l'académie, faite par le philosophe, mathématicien et économiste français, Marie-Jean-Antoine-Nicolas de Caritat, marquis de Condorcet, secrétaire perpétuel de l'Académie des Sciences, publiée par l'academie-sciences.fr, format pdf. *Mill., abréviation botanique pour le jardinier, botaniste écossais Philip Miller (1691-1771), nommé surintendant en chef du Jardin botanique de Chelsea (Apothecaries’ Garden 1673), l'un des plus anciens jardins botaniques aujourd'hui connus sous Chelsea Physic Garden Garden de Londres. On lui doit la référence pour les jardiniers du 18e siècle 'The Gardener's Dictionary' du jardin de Chelsea, édité à Londres, de 1755 à 1760, illustré de nombreuses gravures d'Ehret, Lancake et de John Miller. Dans ce vieux jardin botanique, il y cultive de nouvelles espèces comme l'Arum d'Éthiopie et la pervenche de Madagascar, en 1757, adressées depuis le jardin du Roy à Paris. *Pline, naturaliste et écrivain Pline l'Ancien (23-79 après J.C), en latin Gaius Plinius Secundus, auteur de l'Histoire naturelle, les livres XII à XIX, sont dédiés à la botanique, et les livres XX à XXXII, dédiés à la médecine, ce sont de précieux recueils sur les sciences en général et de l'art de guérir à partir des ouvrages de différents écrivains et médecins qu'il a lus et compilés. L'ouvrage de référence, qui durant des siècles, a été considéré comme le symbole du savoir humain. Il est également connu sous le nom de Pline le Naturaliste. *Tasse, dédié au poète de la Renaissance italienne Torquato Tasso dit Le Tasse (1544-1595), célèbre pour sa folie et son poème épique la 'Jérusalem délivrée', qu'il modifie, censure et désavoue inlassablement, publié en 1581. Consulter la traduction en français du tome 1 à la Bnf, édition de 1796. natacha mauric © 08-07-2001 ® Jardin! L'Encyclopédie ® Jardin ! L'Encyclopédie - Conformément aux conventions internationales relatives à la propriété intellectuelle, la reproduction électronique avec mise à la disposition du public et/ou l’exploitation commerciale sont expressément interdites - ® Jardin! L'Encyclopédie.
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