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Nom latin : Cyclamen hederifolium Ait.* (1789), 18 synonymes retenus, parmi lesquelles : Cyclamen neapolitanumTen*., Cyclamen europaeum Sm.*, Cyclamen autumnale Boos (1816), Cyclamen europaeum Savi, Cyclamen repandum Sm., Cyclamen vernum Rchb. Deux sous-espèces retenues Cyclamen hederifolium subsp. crassifolium (Hildebr.) Culham, Denney & P.Moore, Cyclamen hederifolium subsp. hederifolium famille : Primulaceae. catégorie : vivace, entomophile, géophyte, à tubercule toxique, orbiculaire, brunâtre, liégeux, aplati comme une galette, avec des racines latérales et des racines supérieures. port : rosette légèrement évasée, formant, avec le temps, un couvre-sol tapissant. feuillage : persistant, coriace, charnu, pétiolé, vert foncé, marbré de blanc argenté, rouge violacé sur le revers. Il apparaît bien après la floraison, feuilles anguleuses, oblongues à marge dentée floraison : parfumée, longue, durant au moins deux mois, de la fin juillet, jusqu'à l'automne et même jusqu'aux gelées, nectarifère, visitée par les fourmis et les bourdons dont le Bombus lucorum, l'observer en cliquant sur la photo 19. Fleurs hermaphrodites de 2,5 cm à 5 tépales retroussés vers l'arrière, corolle à 5 tépales soudés au centre qui est hexagonal. couleur : blanc, rose, avec une tache plus foncée au centre, au niveau du périanthe. fruits : des petites capsules rondes, qui contiennent, des graines qui se ressèment généralement toute seule. Puisque les pédoncules, après la floraison, s'enroulent en spirale, permettant ainsi, au fruit, de s'enfouir dans la terre avec les graines dont la levée est aléatoire. Le semis n'est pas fidèle et la variété est instable. croissance : moyenne. hauteur : 0,10 à 0,15 m. plantation : au milieu de l'été pour les bulbes, en ne laissant pas trop longtemps le tubercule liégeux à l'air libre. Le mettre en terre, avec la face bombée en dessous entre 10 et 15 cm de profondeur, compter environ 9 bulbes au m². multiplication : très facile, par semis en place ou sous châssis, vers la fin du mois d'août, début septembre. Maintenir le substrat humide, compter un mois pour la levée et patienter au moins deux ans pour le voir fleurir. sol : calcaire, enrichi de compost et surtout très bien drainé, car il est très sensible au pourrissement. rempotage : des jeunes plants, lorsqu'ils ont 6 à 8 feuilles et lorsque la motte dans le pot est tapissée de fragiles radicelles, prendre un pot, légèrement supérieur, ils aiment être à l'étroit. emplacement : mi-ombre. zone : 5-10, U-K hardiness H5, USDA zones 5a-9b. origine : Grèce, France, Corse incluse, Italie, dans la chaîne des Apennins, en Yougoslavie, Bulgarie, Albanie, de l'est de la mer Égée jusqu'à l'est des Carapates, dans les forêts de feuillus calcicoles, comme le hêtre, ainsi qu'en Corse, notamment dans les vallées humides au creux de la forêt de Vizzavone, présent en Turquie, dans la région d'Istanbul, d'Izmir et jusqu'à Mugla, consulter la carte. Présente également au sud de l'Israël ainsi qu'en Jordanie. Introduit en Belgique, Allemagne, Grande-Bretagne et Irlande, ainsi qu'au nord-ouest del'État de l'Oregon, où il s'est échappé des cultures, se retrouvant dans les pelouses et en lisière de forêts, dans la vallée de la Willamette (région viticole) ainsi qu'au sud-ouest de la Colombie-Britannique et à l'ouest de l'État de Washington, à découvrir au jardin de l'Université de Kensington en Californie. En France, sa présence spontanée avait été signalée en Aquitaine, par les botanistes bordelais, en 1828, sous le nom de Cyclamen europaeum, un sujet de discorde, entre eux. entretien : pour les plantes en pot, arroser régulièrement avec parcimonie, durant la période de floraison. Toutes les semaines, effectuer un apport d'engrais pour plantes à fleurs, puis au fur et à mesure, éliminer les fleurs et les feuilles fanées. Après la floraison, réduire progressivement l'arrosage et le laisser au repos, jusqu'en septembre. L'acheter de préférence en godet et à l'extérieur, le protéger des gelées avec une bonne épaisseur de feuilles. maladies et ravageurs : il est sensible à la pourriture grise (botrytis), au jardin les larves des otiorhynques (vine weevils) peuvent s'attaquer aux racines et aux radicelles, tandis que les adultes poinçonnent la marge des feuilles, durant leur équipée nocturne. NB : son nom Cyclamen donné par Carl von Linné*, désigne le genre en latin, vient du nom en grec 'kuklaminos' qui a pour origine, 'kuklo, kiklos' qui signifie cercle, faisant référence soit aux tiges florales qui tire-bouchonnent, soit, à la forme des tubercules ou à la disposition en cercle des feuilles, ou à la forme des feuilles de certaines espèces et son nom spécifique hederifolium donné en 1789, par Aiton* pour indiquer sa ressemblance avec les feuilles du lierre. Ce cyclamen de Naples avec sa longue floraison parfumée est très appréciée des jardiniers et de nombreuses variétés ont été développées ; une excellente vivace de sous-bois secs, de rocailles que l'on peut cultiver dans des vasques ou de larges potées pour orner rebords de fenêtre, balcons, patios et terrasses, et ce qui est moins connue, sa longue conservation comme fleur coupée. Ceux qui sont sauvages fleurissent en hiver et au début du printemps et leurs fleurs sont roses avec un anneau rose foncé ou magenta à la base du pétale retourné, mais de nombreuses variétés ont été créées qui fleurissent en automne dans un dégradé de ton allant du blanc au rose foncé et rouge. Il est possible, à la bonne saison, en découvrir un splendide tapis, en sous-bois, au sud de Poitiers, dans le parc du château de Curzay-sur-Vonne (86091), ainsi qu'en Indre-et-Loire, au parc de la Perraudière à Saint-Cyr-sur-Loire (37 540). Ce genre comprenait 130 noms d'espèces référencés après révision en 2012 ; seulement 23 espèces ont été retenues, 87 autres noms sont juste considérés comme étant des synonymes et 20 autres noms demeurent non résolus en 2020. Certaines espèces sont allogames*, comme ce cyclamen à feuilles de Lierre, et d'autres autogames* comme le cyclamen des Baléares ou celui de Perse. Des espèces de vivaces tubéreuses, originaires des régions boisées du sud de l'Europe, de l'Asie occidentale, de l'Afrique du Nord et du pourtour méditerranéen s'étendant à l'est jusqu'à la mer Caspienne, très présent en Turquie* qui compte 12 taxons dont 5 y sont endémiques, un petit nombre s'étend jusqu'à l'est de l'Iran, dont une espèce endémique aux montagnes du Liban et une autre, endémique au nord-est de la Somalie, pour les différencier, il faut porter son attention à leur feuillage.
Poésie : Le comte Robert de Montesquiou-Fézensac (1855-1921), dans son recueil de poèmes : Le chef des odeurs suaves, a écrit : Les Cyclamens qui simulent Une mître de prélat Se rassemblent et pullulent Dans mes vases pleins d'éclat. Les Cyclamens qui paraissent Des bandeaux de souverains, Parmi leurs feuilles, se dressent Et cherchent des fronts chagrins. Les Cyclamens qui nous semblent Des petits bonnets de fous Au bout de leurs tiges tremblent Et nous disent : l'êtes-vous ? Le chef des odeurs suaves* /édité en 1907 par G. Richard (Paris), Ouvrage consultable en ligne, à la BnF. Propriétés et utilisations : Les tubercules et les rhizomes tubéreux, des cyclamens sont toxiques pour l'homme, mais sans danger pour les porcs et les sangliers, qui les recherchent. Ils contiennent de la cyclamine, une saponine triterpénique amère, purgative et irritante, et c'est la forme de galette aplatie du tubercule, qui a fait, qu'on lui donne, le nom de Pain-de-Pourceau et celui de Truffe de porc, en 1813, dans l'Opuscule sur les truffes d'Alfonso Ciccarelli. Depuis l'époque de Pline, on utilise les tubercules pour appâter les poissons, car, la cyclamine qu'ils contiennent, les attire et les étourdit, exactement comme le curare ou le bois enivrant des Antilles Piscidia carthagenensis. Dans les pharmacopées du Moyen-Orient, le bulbe et les feuilles sont utilisées en décoction, comme antiseptique externe, pour traiter les problèmes cutanés. Des investigations pharmacologiques menées en Turquie, sur les tubercules et les feuilles de 8 espèces de cyclamen (dont le Cyclamen hederifolium, le Cyclamen coum et le Cyclamen persicum) ont relevé la présence de saponines triterpéniques et des glycosides. Des extraits avec des essais sur de petits crustacés (Artémies) ont montré des activités cytotoxiques, antimicrobiennes, analgésiques et anti-inflammatoires, elles auraient également des activités antibactériennes, antifongiques, antitumorales et antivirales avec de possibles applications à plus ou moins long terme dans l'industrie pharmaceutique, alimentaire et en cosmétologie, étude de R. Mammadov, publication de décembre 2016, consultable en ligne chez researchgate.net. De certaines espèces, on extrait une essence qui était recherchée en parfumerie, pour donner une note de fond ou de coeur aux parfums*. Note que l'on retrouve dans des parfums tels que : Nahema ou Herba fresca de Guerlain, Eau de Givenchy, Diorella de Christian Dior, Voyageur de Patou, Parfum pour homme d'Hugo Boss ou Fleur de Fleur de Nina Ricci. Autres espèces, présentes, dans l'Encyclopédie : *Ait., abréviation botanique pour William Townsend Aiton (1731-1793) jardinier-botaniste écossais qui œuvre au jardin de Chelsea avant d'être chargé en 1759 par la princesse de Galles (Augusta de Saxe-Gotha-Altenburg) (1719-1772) de gérer les collections, d'introduire de nouvelles espèces et développer le jardin exotique de Kew House, date qui correspond à la fondation des Jardins botaniques royaux de Kew. Il est l'auteur du célébrissime 'Hortus Kewensis a catalogue of the plants cultivated in the Royal botanic garden at Kew' en 3 volumes, impr. Georges Nicol - 1789, le volume 3 est consultable en ligne sur books.google.fr. *Allogames, la fécondation d'une fleur est effectuée par le pollen d'une autre fleur, pollinisation croisée. Dans leur aire de répartition, c'est le cas pour le Cyclamen africanum, colchicum, creticum, cyprium, graecum, hederifolium, intaminatum, libanoticum, rohlfsianum, somalense. *Autogames, les fleurs sont bisexuées, c'est l'autofécondation. Dans leur aire de répartition, c'est le cas pour le Cyclamen alpinum, cilicium, coum, mirabile, parviflorum, persicum, pseudibericum, purpurascens, repandum, saundersiae. *Coeur, Pierre Coeur (1827-19..), est pseudonyme d'une femme de lettre Mme de Voisins d'Ambre, née Anne Caroline Joséphine Husson qui a publié à la bibliothèque rouge, L'âme de Beethoven, La fille du rabbin, publié chez Plon en 1876, puis, en 1884, " Excursions d'une Française dans la Régence de Tunis" toujours commercialisé. Les trois sont consultables à la Bnf. *forêt de Vizzavone, forêt de pins laricio et de hêtres, dans les vallées humides, en compagnie d'orchidées Serapia, orchis Dactylorhiza et du Pancrace d'Illyrie Pancratium illyricum. Consulter les essences forestières en Corse . *Koch, ce cyclamen est dédié à l'abbé Karl Heinrich Émile Koch (1809-1879), botaniste, dendrologue et collecteur allemand, nommé à Berlin, directeur du jardin botanique de l'université Humboldt où il enseigne. Il effectue des séjours dans la région du Caucase ainsi qu'au nord-ouest de la Turquie où pousse Cyclamen coum subsp. caucasicum (K.Koch) O.Schwarz. *Sm., abréviation botanique pour le médecin-botaniste britannique Sir James Edward Smith (1759-1828), le co-fondateur et président de la société linnéenne de Londres en 1788, après avoir fait l'acquisition de l'intégralité de la bibliothèque (plus de 3000 ouvrages) et des collections de Linné en 1784, refusée par Sir Joseph Banks. Il est l'auteur d'ouvrages sur la flore britannique dont Flora Britannica et The English Flora publiée de 1824 à 1828 et participe à la rédaction d'articles dans la Rees's Cyclopaedia initié en 1728 sous le nom de Cyclopaedia of Ephraim Chambers, réédité par Abraham Rees en 1778 à découvrir les éditions sur Cyclopaedia. Des espèces lui ont été dédiées sous la forme smithii, smithiana, smithianus. *Ten, abréviation botanique pour le botaniste napolitain Michele Tenore (1780-1861), auteur de plusieurs ouvrages sur la flore napolitaine, des cours de botanique, des récits de voyage en Italie et plusieurs catalogues sur les Jardins botaniques royaux de Naples créé en 1807 dont il fut le premier directeur à partir de 1811, et ce, jusqu'en 1860, jardin qui dépende de l'Università degli studi di Napoli "Federico II", dans ce jardin, on peut y découvrir son buste. Auteur du Catalogus plantarum Horti regii Neapolitani, ad annum en 4 volumes, publié en 1812. *Turquie, y sont présents Cyclamen alpinum, cilicium, coum subsp., graecum subsp., hederifolium, intaminatum, mirabile, parviflorum, persicumet Cyclamen pseudibericum. natacha mauric © 17/06/2000 ® Jardin! L'Encyclopédie - ® Jardin! L'Encyclopédie - Conformément aux conventions internationales relatives à la propriété intellectuelle, la reproduction électronique avec mise à la disposition du public et/ou l'exploitation commerciale sont expressément interdites - ® Jardin! L'Encyclopédie.
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