Zamioculcas zamiifolia - Zamiocolocase à feuilles de Zamier
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    Nom commun : Zamiocolocase à feuilles de Zamier, Colocase à port de Zamia (1870), nommé par les anglophones 'Zanzibar Gem, Aroid Palm' ou 'Arum Fern'.
    Nom latin : Zamioculcas zamiifolia  (Lodd.) Engl., synonymes Zamioculcas lanceolata  Peter, Zamiaculcas loddigesii  Schott.*, Caladium zamiifolium  Lodd.
    famille : Araceae, tribu Zamioculcadeae.
    catégorie : vivace arborescente à tubercules rhizomateuses des caudex réservoirs d'eau.
    feuillage : persistant, épais, coriace, luisant recouvert d'une substance cireuse pour résister à la chaleur et aux brûlures du soleil, d'un vert granny smith. Sur un long pétiole charnu, renflé et maculé de taches vert foncé à la base. Grandes feuilles rigides arquées, composées bipennées à folioles alternes, oblongues à elliptiques, acuminées à court pétiolule.
    port : large touffe rigide, érigée et évasée.
    floraison : rare, elle à lieu sur les vieux sujets courant avril, à la base des feuilles très courte inflorescence unisexuée avec périanthe, spadice avec des fleurs femelles à 4 tépales charnues, spathe cylindrique de 5 à 8 cm, voir bas de page.
    couleur : tépales blancs, spathe blanc verdâtre puis marron-jaunâtre.
    fruits : baies ellipsoïdes charnues contenant 1 à 2 graines brunes de 0,5 cm.
    croissance : excessivement lente.
    hauteur : 0,40 à 0, 60 m, peut atteindre 1 m, Ø 0.60 à 0.90/1 m.
    multiplication : par semis de graines fraîches, par bouturage de foliole dans un mélange sablonneux, il est assez aléatoire et trés long, compter entre 7 et 8 mois avant le développer de petits tubercules, ou par division des touffes en prenant soin aux rhizomes charnus.
    sol : fertile et bien drainé. Pour les potées dans un mélange à parts égales de terreau de feuilles enrichi, bonne terre de jardin et du sable grossier. Parfaitement adapté au calcaire.
    emplacement : à l'intérieur, un emplacement lumineux en évitant les rayons du soleil. Au jardin, sous climat approprié exposition mi-ombre.
    zone : 9 - 10, minima entre 10 et 15°C, température idéale en hiver entre 16 et 18°C.
    origine : en altitude en Afrique orientale et australe, en zone rocailleuse dans les forêts claires (miombo*) ou ripisylve de Tanzanie, Kenia et en face de l'archipel de Zanzibar, présent également en Afrique australe au Malawi, Mozambique, Zimbabwé et en face sur l'île de Madagascar, également en Afrique du sud dans la province du Natal, introduite sur l'île Bourbon (la Réunion) depuis le Zanzibar. Des régions ayant des saisons de pluies importantes suivies d'une longue période de sécheresse. Découvert en 1856, introduite dans les serres des jardins botaniques de France avant 1870.
    rempotage : il s'effectue au printemps, tous les 3 ans en prenant soin de ne pas déteriorer les fragiles rhizomes, prévoir au fond du pot un bon lit de cassons de poterie, gravillons ou perlites.
    entretien : arroser abondamment durant la période de végétation en prenant soin de vider l'eau des dessous de pot et de laisser sécher le substrat entre deux arrosages, le reste de l'année avec parcimonie et le maintenir au sec durant l'hiver.
    Durant cette période de croissance de mars à septembre, effectuer un apport d'engrais pour plantes vertes tous les 3 à 4 semaines, toujours sur substrat humide. En atmosphère trop sèche, vaporiser le feuillage. Il est conseillé de ne pas utiliser de produit lustrant pour éliminer la poussière, juste avec un chiffon sec ou une éponge imbibée de bière diluée dans un peu d'eau non calcaire.
    maladies et parasites : sensible aux cochenilles.
    NB : son Zamioculcas  lui a été donné par Schott*, qui fait référence au genre Zamia et 'culcase' est le nom donné à la comestible colocase d'Égypte que Pierre Bellon et Prosper Alpin découvrent sur les rives du Nil où elle est nommée culcas, c'est aussi le nom donné à un genre Culcasia  originaire des mêmes contrées africaines, et son nom spécifique zamiifolia  signifie à feuilles de zamia, le tout pour nous indiquer la forte ressemblance de son feuillage avec celle du zamier.
    Ce genre ne comprend qu'une seule espèce, qui fait partie des quelques reliques survivantes de la flore africaine de l'ére tertiaire et du quaternaire.
    Propriétés et utilisations :
    Dans la pharmacopée traditionnelle du Malawi, sa sève est utilisée pour soigner les problèmes d'oreilles, mais ses feuilles y sont réputées être toxiques pour les caprins.
    Décrite pour la première fois en 1870 par Joseph Decaisne qui adresse une note le 23 décembre 1870 pour être insérer dans le Bulletin de la Société Botanique de France, sur ce nouveau genre Zamioculcas  Schott, et la description d'une espèce nouvelle dans le Bulletin de la Société Botanique de France, tome 17. pp. 320-321, consultable en ligne. Il y est noté 'Le nom de Zamioculcas, donné par Schott et qui signifie Colocase à port de Zamia', il y décrit un spécimen cultivé dans les serres du Muséum, rapporté du jardin botanique de l'île Bourbon par un amateur, capitaine de la marine marchande. Le tout est repris dans Curtis's Botanical Magazine, volume 98.
    Cette robuste exotique à l'élégant feuillage est devenue très en vogue comme plante d'ornement dans les années 2000.

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    Annotations :
    *Lodd., abréviation botanique pour Conrad George (Joachim Conrad) Loddiges (1738-1826), un pépiniériste collectionneur d'origine allemande, qui émigre en Grande-Bretagne à l'âge de 19 ans, fondateur de Loddiges Nursery (1785-1852) à Hackney, une banlieue du nord de Londres. La plus célèbre pépinière d'Europe, spécialisée dans la culture desorchidée, palmiers et plantes exotiques, qui eut une influence sur la propagation de ces nouvelles espèces dans les jardins botaniques et les serres de son époque. Il y cultive l'espèce collectée par Forbes au Mozambique.
    David Solman, publie en 1995 'Loddiges of Hackney the largest hothouse in the world'.
    *Schott, abréviation botanique pour le botaniste autrichien Heinrich Wilhelm Schott (1794-1865) qui débute sa carrière, en étant l'élève et l'assistant de son père au Jardin botanique de l'Université de Vienne de 1809 à 1813.
    Il oeuvre sur la Flora Austriaca, crée un jardin alpin au palais du Belvédère de Vienne. De 1817 à 1821, il participe à une expédition au Brésil, il relate son voyage et ses découvertes dans deux ouvrages publiés en 1822.
    A son retour en 1823, il est nommé directeur de la ménagerie de l'Empereur, du jardin botanique et zoologique de Schönbrunn.
    *miombo, c'est le nom donné aux forêts claires dans les basses terres et plaines rocheuses dans les monts Usambara (East Usambara Forest) et celles de l'Uluguru (Kimboza National Forest Reserve), dans la région de Morogoro, qui sont des savanes boisées où de grands arbres forment une canopée au-dessus de la végétation.
    *Pline , Histoire naturelle de Pline traduite en françois (pas de dislexie clavière) avec le texte latin rétabli d'après les meilleures leçons manuscrites accompagnée de Notes critiques pour l'éclaircissement du texte, & observations sur les connaissances des Anciens comparées avec les découvertes des Modernes Tome VII, Livre XXI page 461, édité à Paris chez la veuve Desaint, librairie rue du Foin avec approbation et privilège du Roi , M. DCC. LXXIV (1774), cité également dans la traduction du Banquet des savants par Athénée (Athenaeus de Naucratis, vol 3, livre LX page 485, traduit par M. Lefebvre de Villebrune (1789).
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