Juglans regia - Noyer Royal, Goguier, Noguier
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    chatons mâles fin avril
    Radu Chibzii © Flickr
    Nom commun : Noyer royal, Noyer commun, suivant les régions nommé Calottier, Ecalonnier, Goguier, Gojeuter, Noguier, etc.., nommé par les anglophones 'Common Walnut, Walnut, Ban-nut tree, English walnut, Black Sea walnut, Carpathian walnut, French nut, Madeira walnut, Persian walnut, Welsh nut ', en allemand 'Walnuss, Walnussbaum', en arabe 'Juz shayie', en espagnol 'Nogal común, Nogal europeo, Nogal español. en italien 'Noce da frutto, Noce bianco', en portugais Nogueira-comum, Noce inglesa, Noz persa', en russe 'Orékh grétskiy, Tsarskiy Orékh '
    Nom latin :Juglans regia L.*, synonymes retenus Juglans duclouxiana Dode*, Juglans fallax Dode, Juglans kamaonia Dode, Juglans orientis Dode, Juglans regia subsp. fallax Popov, Juglans regia var. kamaonia C. DC., Juglans regia var. sinensis C.DC., Juglans sinensis (C.DC.) Dode demeure non résolu en 2021 Regia maxima Loudon ex C.DC.
    famille : Juglandaceae.
    catégorie : arbre fruitier monoïque, au tronc droit, large pouvant atteindre avec l'âge un diamètre de 1,5 à 2 m.
    Une écorce lisse et d'un gris cendré, se fissurant avec l'âge profondément et longitudinalement. Les rameaux sont glabres, de couleur brune, ils conservent les cicatrices foliaires.
    feuillage : caduc, coriace, aromatique (odeur âcre), vert vif brillant sur le dessus, plus clair sur le revers. Le jeune feuillage est d'abord de teinte bronze virant progressivement au vert.
    De grandes feuilles alternes et glabres de ± 15 cm, courtement pétiolées, alternes, composées, imparipennées, de 5 à 9 folioles ovales, lancéolées, aiguës, la terminale est nettement plus grande, elles sont toxiques car elles contiennent de la juglone, un inhibiteur de croissance pour les plantes voisines.
    port : arrondi, presque sphérique, largement étalé.
    floraison : au printemps, courant avril-mai ou suivant la région au début de l'été.
    Des fleurs monoïques, les mâles en chatons axillaires, cylindriques et pendants, et les femelles axillaires, dressées, regroupées par 2 - 5 sur les rameaux de l'année, en partie terminale. La pollinisation est anémophile.
    couleur : jaune-verdâtre pour les femelles, vert brunâtre pour les mâles.
    fruits : à pédoncules courts, épais : de grosses drupes vertes, ovoïdes de 4 à 5 cm. L'enveloppe externe (l'épicarpe) est charnue, lisse, vert (brou) puis noirâtre, se détache à maturité, endocarpe (coque) dur, ligneux, rugueux, composée de deux valves, comportant une cloison interne renfermant une graine comestible, formée de deux cotylédons (cerneaux) de couleur blanc crème.
    croissance : moyenne.
    hauteur : 20 à 30 m.
    plantation : à l'automne en octobre ou au printemps, courant avril. Penser à mettre un tuteur. Prévoir une distance d'au moins de 7 m avec les autres arbres ou arbustes, d'ailleurs certains ne supportent pas son voisinage comme le chèvrefeuille, kalmia, magnolias, pins ou rhododendron, à cause de la juglone qu'il renferme et l'installer loin d'un bassin ou d'une piscine car ses feuilles intoxiquent l'eau, technique connue depuis l'Antiquité que Grecs et Romains utilisaient pour ainsi pêcher plus facilement les poissons.
    La législation française dit ; 'Chaque arbre doit disposer d'une superficie minimale de 80 m² à partir de la quinzième année après la plantation. La distance minimale entre les noyers est de 7 m.
    multiplication : par semis, la greffe n'est pas obligatoire, généralement elle s'effectue sur des sujets de 6 ans, en avril, en fente de préférence. Patienter 8 ans pour apercevoir la première fructification.
    sol : peu acide, fertile, profond, perméable.
    emplacement : soleil ou mi-ombre à l'abri des vents. Attention, ayant une racine pivotante, sa transplantation est délicate.
    zone : 4-9, U-K hardiness H6, USDA zone 5b-9.Tolère aisément jusu'à -23°C, mais fort sensible aux gelées printanières (bourgeons floraux) et les fortes gelées peuvent altérer la qualité de son bois. U-K hardiness H=6, USDA zone 4a-9b.
    origine : les avis sont partagés certains vous diront la Perse, d'autres les Balkans, on le rencontre en moyenne altitude jusqu'à 1000 m, dans les régions tempérées de l'Asie centro-occidentale (en Chine, de l' Himalaya au Turkestan et Caucase) jusqu'en Europe méridionnale et occidentale dont France où il était palynogiquement présent avec le platane au début de l'Holocène*, avant l'apparition de l'agriculture néolithique.
    En Asie centrale, au sud du Kirghizistan dans la province de Jalal-Abad se trouve près de Arslanbob une forêt de noyers sauvages de plus de 27 m de haut, la plus grande source de noix au monde où sous son couvert pousse l'Aubépine pontique Crataegus ponticus et des petits fruitiers sauvages, le ramassage des noix y est strictement interdit, découvrir une vidéo; et le plus grand marché de noix au monde se trouve à Bazar-Korgon dans la même province.
    entretien : avec le changement climatique, un suivi de l'arrosage est nécessaire car il peut subir des stress hydriques les premières années après leur plantation, néfaste pour la production de noix.
    La taille d'entretien qui s'effectue entre la fin de l'hiver (janvier) et le début du printemps (mars) elle concerne les branches mortes, celles qui sont endommagées ou malades et celles qui s'entrecroisent. Les autres branches ne doivent pas être tailler du 1er janvier au 1er mai.
    Sous son couvert il n'y a guère de plantes qui peuvent pousser, car les racines (comme le feuillage) contiennent une quinone, la juglone qui inhibe leur croissance, le pommier semble craindre sa proximité et les tomates aussi.
    Il est conseillé de ne pas jeter les feuilles ramassées, mais de les broyer et les répandre au pied d'un mur, dans les allées le long d'un grillage pour limiter la germinations des graines (allélopathie) et la pousse des 'mauvaises herbes'. Ce broyat peut être mis à composter à part durant une bonne année en le mélangeant avec les tontes du gazon pour accélérer le processus avant de l'incorporer dans un autre compost, l' inhibitrice juglone ayant disparu.
    maladies et ravageurs : il peut être sujet certaines maladies : bactériose (bacterial diseas), anthracnose (brown blight) et subir les assauts des pucerons (aphids) et d'acariens nommés phytoptes du noyer Aceria erinea (walnut leaf blister mite), qui provoquent sur le feuillage le développement de galles, photo.
    Sur les branchages peut se développer des taches de corail (pustules) une maladie fongique des ligneux qui provoque le dépérissement des branches du à la nectrie couleur de cinabre photo.
    glyphosate : l'Anses, l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail, en charge de la délivrance des autorisations de mise sur le marché du glyphosate, herbicide hautement contesté qui est le plus utilisé en France et dans le monde dans les cultures.
    Le vendredi 9 Octobre 2020 elle a rendu public les résultats de son évaluation comparative avec les alternatives non chimiques disponibles et elle dresse la liste des cultures pour lesquelles il ne sera plus possible d'utiliser le glyphosate dès 2021.
    Pour l'arboriculture fruitière :
    chatons mâles finavril
    Radu Chibzii © Flickr
    - Interdiction de l'utilisation du glyphosate entre les rangs d'arbres fruitiers : l'alternative est le maintien de l'herbe ou le désherbage mécanique ;
    - Utilisation autorisée dans les situations où le désherbage mécanique n'est pas réalisable : récolte mécanique des fruits au sol (noix, pommes à cidre, ..) ou productions de type buissonnant (noisetier, petits fruits) ;
    - Restriction de la dose annuelle maximale autorisée à 900 g de glyphosate par hectare, les applications étant limitées à 40 % de la surface de la parcelle, soit une réduction de 60 % par rapport à la dose maximale actuellement autorisée.
    Consulter le site de l' ANSES.
    NB : son nom générique vient du latin 'juglans' qui signifie noix, ce serait la contraction de 'Jovis glans', Gland de Jupiter. Arbre dédié par les Romains au père de tous les Dieux, et 'regia' qui signifie royal.

    Ce genre comprend une vingtaine d'espèces (certains disent 15 d'autres 21), d'arbres caducs, originaires des zones tempérés du sud-est européen, Moyen-Orient, Amérique du Nord, Amérique du Sud et sud de l'Extrême Orient.
    La pleine production a lieu lorsqu'il est adulte, c'est à dire aux alentours de 15 - 25 ans, suivant la variété. Cette pleine production s'étale sur environ 50 ans, mais sa durée de vie peut atteindre 600 ans.
    Traditionnellement, la récolte des noix démarrait aux alentours de la Saint Michel, le 29 septembre. La Franquette semble être la plus ancienne variété, créée vers 1784 par Nicoud-Franquet.
    Noix du Périgord :
    "Le Périgord est certainement un des berceaux de la noix puisqu'on la retrouve il y a 17 000 ans dans les habitations de l'homme de Cro-Magnon.
    Sa valeur était telle que, déjà au Xème siècle, les paysans acquittaient leurs dettes en setiers de noix.
    Au XIIème siècle, l'huile de noix était considérée comme un bien aussi précieux que l'or et elle contribua à la fortune de la région.
    Tradition populaire, l'énoisage est restée encore de nos jours une activité économique à caractère familial. "Rien n'est perdu dans la Noix du Périgord sauf le bruit qu'elle fait en se cassant".
    La Noix du Périgord qui a obtenu le 9 novembre 2015 l'AOC - Appellation d'origine contrôlée et AOP - Appellation d'origine protégée.
    La noix fraîche est récoltée dès la mi-septembre et elle est séparée mécaniquement de son enveloppe verte : le brou. Non séchée, elle est vendue pendant quelques semaines jusqu'au 15 octobre au plus tard. Son cerneau est très blanc et la petite peau qui lui donne une pointe d'amertume s'enlève facilement.
    Très croquante en bouche, la marbot se caractérise par un goût d'amande non séchée.
    La noix sèche, est récoltée dès les premiers jours d'octobre dès que le brou se fissure et qu'elle chute naturellement au sol. Elle est aussitôt lavée et séchée puis conservée dans un endroit sec et frais. La corne présente un cerneau très clair, sucré au goût subtil et raffiné. Sa saveur est douce. La franquette surprend par son petit goût de noisette et son arôme délicat. Non séchée, elle est vendue pendant quelques semaines jusqu'au 15 octobre au plus tard." Source inao.gouv.fr, les textes réglementaires des exigences nationales et européennes sont téléchargeables en format pdf.

    Changement climatique :
    Juillet 2024, en pleine zone de l'appellation AOP Noix du Périgord, en Corrèze, des producteurs de noix, poussent un cri d'alarme pour leur filière en grande difficulté pour la troisième année consécutive. Cette année, ils ne n'auront aucun revenu de leurs noyers et à contre-coeur, certains d'entre-eux, sont dans l'obligation d'arracher sur plusieurs hectares; leurs noyers qui ont entre 40 et 50 ans, pour envisager d'autres cultures et d'autres ce retrouvent dans l'obligation de trouver un second travail.
    L'association régionale des producteurs (nuciculteurs) de noix du sud-ouest considèrent qu'avec le changement climatique, leur filière est en grand danger, car cette année 2024, des épisodes de gel suivis de pluies hors normes, on fait, qu'il n'y aura pas production, donc de récoltes de noix cette année. L'année 2023 avait eu des conditions climatiques catastrophiques, qui ont réduit la quantité et la qualité de la production déjà mise à mal par la surproduction mondiale de l'année 2022, suite des récoltes vraiment exceptionnelles . Les importations massives de l'étranger et l' effondrement des cours qui a eu pour effet, la chute sans précédent, et bien qu'une aide exceptionnelle de l'État pour les producteurs de noix qui ont dû pour écouler leur stocks, les vendre à perte. En France, 57.000 tonnes en 2022, au lieu des 40.000 tonnes habituelles.
    Lire leur cri d'alarme relayé par francebleu.fr.
    Lors de l'achat de noix, se souvenir du coup de pouce et de pub fait par Sophie Marceau en 2023, sur son compte Instagramm, pour promouvoir les noix du Périgord :
    "J'espère que vous allez bien et que vous passez de bonnes vacances, quant à moi, je suis à la campagne, dans le Périgord, dans le pays de la noix.
    Un petit message pour aider nos cultivateurs locaux.
    Quand vous achetez des noix, achetez Français. Regardez sur l'étiquette d'où elles viennent !
    Faire parcourir 15.000 kilomètres à une noix, vu les temps qui courent, c'est un peu exagéré, non ?
    Ici, ça pousse partout ! Il n'y a pas de pesticide, le bilan carbone n'est pas désastreux, alors mangez des noix.
    C'est bon pour la santé, mais mangez français !
    C'est mieux pour la planète, merci."
    Visionner son message sur YouTube.

    Propriétés et utilisations
    Le noyer est connu depuis l'Antiquité pour ses diverses propriétés, Pline* signalait déjà la nocivité de ses abords, se référant à son nom en grec qui faisait référence à la pesanteur de la tête.
    Depuis la nuit des temps, on recommande de ne pas dormir à l'ombre d'un noyer, à cause des émanations de juglone. Certaines de ses parties entraient dans la composition d'élixirs, de préparations médicinales et même d'antidote. En Indes, il est un des symboles de la longévité.
    Son bois dur de teinte brun foncé parcourut de belles veines est très recherché en ébénisterie et pour la confection d'objets de cuisine et de décoration massifs ou tournés, mentonnière pour violon ou crosses de fusil. Sa racine appelée ronce est recherchée pour la confection de placage et revêtement précieux.
    Le brou riche en tanin était autrefois très employé dans le tannage des peaux et utilisé comme vermifuge, tonique. Le Brou, les feuilles et l'écorce donne une teinture sombre pour les textiles, les meubles et les cheveux.
    Le feuillage est réputé éloigné les insectes (juglone) dont les moustiques. Au Moyen- âge associé à de la menthe, on l'utilisait pour l'embaumement. Il entre encore dans la confection du vin de noix aux propriétés dépuratives, toniques et stomachiques. Dans les pharmacopées traditionnelles, il était utilisé pour ses propriétés analgésique, astringentes, antituberculeuses, antidiabétiques ( abaisse le taux de sucre), antibactériennes, cicatrisantes, fongicides, toniques et sédatives, en usage externe (décoction) pour traiter aphtes, maux de gorges, conjonctivite, dermatoses et autres affections cutanées, engelures (emplâtre feuilles cuites) mais aussi comme antiseptique pour les problèmes vaginaux, et les chatons mâles séchés en mélange pour traiter les dysenteries. De nos jours, il est encore utilisé dans certaines préparations pharmaceutiques et en phytothérapie comme draineur hépatique.
    Dans la pharmacopée chinoise, les cloisons des noix sont prescrites entre autre dans le traitement des problèmes urinaires (hématurie, incontinence) et les dysenteries.
    Les cerneaux de noix sont utilisés dans la confiserie, la confection de desserts, glaces, crèmes, viennoiseries, consommés frais ils sont plus digestes et moins huileux.
    Lorsqu'ils sont encore vert, associés avec le brou, ils entrent dans la confection de la liqueur de noix (autrefois prescrite pour ses propriétés apéritives, digestives, dépuratives, toniques et stomachiques). On en extrait une huile très parfumée, riche en acides gras polyinsaturés qui s'utilisée non cuite, mais elle rancit assez rapidement.
    Elle a entre autre des propriétés anti-inflammatoires, antiagrégante plaquettaire (contient un acide docosahéxaénoïque qui aurait une action sur le cerveau qui semblerait avoir un effet pour retarder la maladie d'Alzheimer).
    Cette huile est aussi employée dans la fabrication des peintures, en parfumerie, en cosmétologie et dans la fabrication des savons.
    En France, l'huile de noix du Périgord en octobre 2020, obtenait son AOP au Journal officiel, et le 4 février 2021 elle a reçu l'approbation de l'Union européenne pour une inscription au registre des appellations d'origine (AOP).
    L'aire géographique de l’appellation d’origine protégée Noix du Périgord se trouve sur les départements de la Dordogne, du Lot, de la Corrèze et de la Charente.

    Parmi les obtentions et cultivars, citons :

      Juglans regia 'Laciniata' © Ph. de Spoelberch -The Tree Library
    • Juglans regia 'Axel', une obtention néerlandaise de Zeeuws-Vlaanderen qui produit l'une des plus grosses noix plus ou moins bien remplies qui ne se conservent pas longtemps se consomment fraîches.

    • Juglans regia 'Bella Maria', une obtention néerlandaise trouvé en 2006 à Rhenoy dans la province de Gueldre par Gerard van Leeuwen, 10 à 15 m de haut, de grosses noix cannelées de 4,5x 5,5cm, récolte à partir de la mi-octobre, a été primé aux Pays-Bas au cours du salon Expo TCO de 2015.

    • Juglans regia 'Laciniata', nommé par les anglophones 'Cut-leaved walnut', sa croissance est plus lente que l'espèce type, au feuillage fortement laciné. Vous pouvez en découvrir un spécimen au Chateau du Dhenoy, Court-Saint-Etienne, Belgium, voir photo © Philippe de Spoelberch.

    • Juglans regia 'Lange van Lod' (2008), obtention néerlandaise de Frans Geraerts, connue sous l'appelation Noyer géant du Nord du Limbourg, à croissance assez rapide, aux feuilles pennées de 20 à 30 cm aux folioles ovales, produisant vers les 12 ans les plus grandes noix (30 à 33gr fraîches) de forme ovoïdes de 6 à 9 cm x 5 cm de large qui parviennent à maturité dès la mi-septembre, qui sont faciles à casser.

    Quelques autres espèces

    • Juglans ailantifolia  Carrière, synonyme Juglans sieboldiana  Maxim., originaire du Japon, hauteur 15 - 25 m, écorce gris-brun, feuillage vert foncé, velu sur les deux faces, feuilles pennées entre 9 - 17 folioles dentés.

      Fleurs femelles ayant des stigmates rouge et les chatons mâles sont longs jusqu'à 25 - 30 cm. Drupes ovoïdes, dont le brou vert (toxique) est recouvert de poils brunâtres, collants, cerneaux comestibles. Introduit en Europe, comme arbre d'ornement vers 1860; zones 4-9.

    • Juglans arizonica  Dod, originaire des états-Unis (centre du Texas, Arizona et Nouveau Mexique); zones 8-10.

    • Juglans australis Griseb. synonyme Juglans columbiensis Dode., Juglans boliviana Dode, Juglans brasiliensis Dode., originaire de l'Amérique du Sud, Amérique Centrale et Mexique, en zone tropicale jusqu'a 2500 m d'altitude. Recherché pour la couleur de son bois brun rouge.

    • Juglans cathayensis  Dode, originaire d'Asie (Chine).
    • Juglans boliviana (C. DC.) Dode., Juglans nigra var. boliviana C. DC., Juglans peruviana Dode., le noyer de Bolivie ou du Pérou.

    • Juglans cinerea  L., le Noyer cendré, originaire d'Amérique du Nord (est du Canada, Arkansas, Alabama, Géorgie, Mississipi, Minnesota), hauteur environ 18 m. feuillage vert foncé velu sur les deux côtés. Feuilles pennées entre 7-17 folioles denté. Drupes oblongues à brou collant, cerneaux comestibles. Il fut introduit en Europe vers 1633, par John Tradescant le Jeune (1608-1662). Pour la France, c'est surtout Robert Cavelier de la Salle qui envoyât à Fragon, vers 1672 depuis le Canada, quelques sujets pour rénover les souches françaises; zones 4-9.

    • Juglans hindsii Jeps., le Noyer de Californie, hauteur environ 15 m; zones 8-10.

    • Juglans hirsuta  W.E. Manning, originaire du nord-est du Mexique dans l'état du Nuevo León, en altiture vers 800 m.

    • Juglans honorei  Dode. Juglans neotropica Diels, originaire d'Amérique du Sud (dans les Andes au nord du Pérou, à l'ouest du Venezuela).

    • Juglans jamaicensis  C. DC., synonyme Juglans portoricensis  Dode, Juglans domingensis  Dode., originaires des Grandes Antilles, se rencontrait à Cuba, en République Dominicaine, Porto Rico, en altitude entre 1000 - 2000 m. Espèce protégée, en voie de disparition.

    • Juglans major  (Torr.) A. Heller, synonyme Juglans torreyi  Dode, Juglans microcarpa var. major  (Torr.) L.D. Benson, Juglans rupestris var. major  Torr., se rencontre au Mexique en altitude 1800 m, hauteur environ 15 m. Une espèce en voie de disparition

    • Juglans manshurica  Maxim., originaire du nord- est de la Chine ( Mandchourie) et de Corée. Introduit en Europe vers 1820. Grandes feuilles pennées 15 folioles, fleurs rougeâtres sur des tiges duveteuses

    • Juglans nigra L., le Noyer noir d'Amérique, originaire des états-Unis (est et centre), hauteur 30 - 40 m, écorce gris-brun à brun foncé, pourvue d'aspérités plus foncées. Feuillage brillant, vert foncé au revers velu. Feuilles pennées entre 15 - 25 folioles dentés. Floraison en mai-juin. Petits cerneaux comestibles mais difficiles à extraire surtout utilisés pour leur huile comestible. Il a une croissance rapide, à une époque surtout cultivé pour son bois rouge foncé. Il aurait a peu près les mêmes propriétés que Juglans regia, zones 4-9, tolère - 35 °C.

    • Juglans rupestris  Engelm., synonyme Juglans microcarpa  Bert., originaire des états-Unis (Nouveau-Mexique et Texas) et du nord du Mexique, hauteur environ 10 - 12 m, zones 8-10.

    • Juglans soratensis W.E. Manning, originaire de Bolivie, en altitude jusqu'à 3000 m.
    • Juglans steyermarkii Manning, originaire de l'Amérique Centrale dont le Guatemala.
    • Juglans venezuelensis  Manning., originaire du Venezuela, une espèce en voie de disparition dans son milieu naturel.

    Noël provençal :
    Lors de la veillée de Noël les familles provençales, avant la messe de minuit, se
    noix
    réunissaient autour de la table pour consommer le Gros souper composé essentiellement de plats maigres, suivi en signe d'opulence d'une abondance de desserts des douceurs de saison et qui proviennent majoritairement du terroir qui doivent rester trois jours durant sur la table; en prenant soin de mettre un part de côté et de laisser toutes les nuits sur la table les miettes de pain et de gâteaux pour nourrir les petites âmes des morts (les armeto en provençal) sans oublier à la fin du repas de relever les 4 coins de la nappe pour protéger les armeto des mauvais esprits.
    C'est en 1683 que l'on trouve la première allusion aux traditions dans les interrogations de Polihore et les réponses de Philopatris : XIV. Le soir de Noël nous mettons sur ces nappes 13 pains, dont l'un, qu'on appelle le pain de notre Seigneur, est plus gros que tous les autres, qui nous représentent les douze Apôtres" page 228 à 248 dans Explication des usages et coustumes des Marseillois. Tome I, ar Mre François Marchetti, prêtre de l'église de Marseille, consultable en ligne à la Bnf.
    Dans le texte, il s'agit de 3 nappes et de la bûche de Noël ( de No) apportée en criant : "Calene ven, tout ben ven : Calene ven, tout ben ven" ( page 233) et le plus âgé de la famille s'avançait pour la bénir en versant du vin dessus, en disant 'Au nom dau Père et dau Fils et dau sant Esperit', puis il y mettait le feu', après avoir brûlée trois jours et trois nuits étaient répandues dans les étables pour protéger le bétail des mauvais génies et des maladies.
    De nos jours, en Provence les listes des 13 desserts (Calénos) divergent selon qu'elle soit marseillaise ou aixoise mais invariablement il y a une base commune :
    - Les quatre mythiques mendiants, les pachichòis en provençal, qui sont les amandes, les figues, les noix et les raisins secs.
    - Les deux nougats, le nougat noir, le nougat du pauvre ou nougat des Capucins, juste au miel de Provence et aux amandes. Le nougat blanc aux noisettes, aux pignons de pin etaux pistaches et la pompe à l’huile d'olive et à la fleur d'oranger, c'est celle, qui dans la crèche, est portée par le pistachier, le fada de la pastorale provençale. La pompe à l'huile qu'il ne faut pas couper, car l'on se retrouverait ruiné l'année suivante, que l'on doit rompre comme Jésus a rompu le pain avant de le donner aux disciples. Cette fraction de la galette de pain est un geste ancestral accompli par les pères de famille dans de nombreuses civilisations.
    Ensuite, on peut y retrouver les fruits de saison, 'les sobres' à commencer par les dattes qui sont le symbole de Jésus venu d’Orient, le raisin muscat blanc, les pommes (de paradis), ou les poires, les oranges à défaut les mandarines qui sont un signe de richesse, le melon vert de fin de saison, le verdau présent dans la crèche traditionnelle, la pâte de coing et les calissons d'Aix-en-Provence.
    La symbolique du chiffre 13 est religieuse, elle fait référence à Jésus et à ses 12 apôtres. C'est seulement en 1925, dans un numéro spécial de Noël, du journal local La Pignato, que le félibrige provençal Joseph Fallen* énumère un inventaire de 13 desserts.
    Tous les convives doivent goûter un peu de tout, pour s'assurer, pour la nouvelle année, une bonne fortune.
    La signification religieuse des quatre mendiants :
    Ce sont des ordres religieux catholiques et apostoliques qui avaient fait voeu de pauvreté, ne vivant que de leurs aumônes journalières, ce sont les ordres mendiants.
    Les amandes symbolisent les Carmélites.
    Les figues sèches, symbolisent les Franciscains ou les frères mineurs.
    Les noix ou noisettes symbolisent les Augustins.
    Les raisins secs, représentent les Dominicains, les frères prêcheurs.

    Annotations :
    *Dode, abréviation botanique pour l'avocat et le botaniste français, Louis Albert Dode (1827-1914). Le grand spécialiste des arbres dont notamment le peuplier, dont il publiera une monographie sur les différentes espèces de populus en 1905, qui est toujours éditée.
    Il fut dés sa création, en novembre 1905, le secrétaire archiviste et trésorier de la Société Dendrologique de France sise 65, avenue de la Grande Armée, Paris (16e).

    *Joseph Fallen, le docteur Joseph Fallen (1863- 1934), un médecin poète provençal au pseudonyme Joùselet de Garlaban*, originaire d'Aubagne lire sa biographie.

    *Garlaban, c'est le célèbre massif de la Provence d'antan, celle de Marcel Pagnol qui domine la ville d'Aubagne.
    *Holocène, lire l'article en anglais The Holocene history of walnut, sweetchestnut, manna-ash and plane tree in the Eastern Mediterranean de Sytze Bottema, publié chez jstor.org.

    *L., abréviation botanique pour Carl von Linné (1707-1778), auparavant Carl Linnæus, médecin, botaniste-naturaliste suédois à qui l'on doit la classification des végétaux, des minéraux et des animaux et la nomenclature binominale, basée sur la juxtaposition de deux mots en principe en latin, désignant le genre suivi du nom de l'espèce, c'est la base de la taxinomie et de la nomenclature internationale.
    Durant ses études de médecine, il entame la réalisation d'un herbier de la flore de Laponie qui sera suivi d'une Flora lapponica et son herbier, le plus riche de son époque contenant 7000 plantes, est conservé au musée national d'histoire naturelle de Stockholm.
    Il enseigne à l'université d'Uppsala, la médecine, durant une année, à partir de 1741, puis la botanique jusqu'en 1772. Il est le fondateur de l'Académie des sciences de Suède.
    Il est l'auteur de 'Systema naturae, Genera plantarum' et de 'Species plantarum', consultables en ligne à la bibliothèque universitaire de Kyoto (patienter ! chargement long). Il y présente son système de classification des espèces qui sera la base de la taxinomie et de la nomenclature. Un ouvrage qu'il finançe avec le botaniste néerlandais Johann Frederik Gronovius (1686- 1762) à qui l'on doit la préparation et la publication de Flora virginica (2 tomes publiés de 1739 à 1743) à partir des notes et des spécimens envoyés par le collecteur britannique John Clayton (1694-1773) a qui l'on doit aussi un fabuleux herbier.
    Lire l'éloge de Linné et l'histoire de l'académie, faite par le philosophe, mathématicien et économiste français, Marie-Jean-Antoine-Nicolas de Caritat, marquis de Condorcet, secrétaire perpétuel de l'Académie des sciences, publiée par l'academie-sciences.fr, format pdf.

    *Pline, naturaliste et écrivain Pline l'Ancien (23-79 après J.C), en latin Gaius Plinius Secundus, auteur de l'Histoire naturelle, les livres XII à XIX sont dédiés à la botanique, et les livres XX à XXXII dédiés à la médecine, ce sont de précieux recueils sur les sciences en général et de l'art de guérir à partir des ouvrages de différents écrivains et médecins qu'il a lus et compilés.
    L'ouvrage de référence qui durant des siècles a été considéré comme le symbole du savoir humain. Il est également connu sous le nom de Pline le Naturaliste.

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