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Nom latin : Mespilus germanica L.* (1753) il devrait être appelé Crataegus germanica (L.) Kuntze (1891), 33 synonymes Mespilus vulgaris Rchb.* (1832), Mespilus sylvestris Mill.* (1768),Mespilus communis Gueldenst (1787)., Mespilus germanica var. sylvestris (Mill.) DC. (1805), Mespilus portentosa Poit. & Turpin (1826), Mespilus vulgaris Gueldenst (1787), Crataegus mespilus Jess. (1879), Ostinia mespylus Clairv. (1811), Pyrus germanica Hook.f. (1870). famille : Rosaceae. catégorie : petit arbre ou arbrisseau pouvant être trentenaire au tronc de 15 à 20 cm, à l'écorce d'un gris-brun, aux jeunes rameaux d'un brun-roux. port : évasé, étalé, à cime arrondie, tronc tortueux à l'écorce gris-brun se craquelant en vieillissant, en plaques, laissant apparaître une nouvelle écorce d'un brun orangé, les rameaux noueux sont souvent épineux. feuillage : caduc, épais, légèrement gaufré aux nervures marquées, vert acide à vert foncé, virant progresivement à l'automne au jaune, roux et brun. Il demeure longtemps en place, tomenteux, blanchâtre sur le revers. De grandes feuilles ondulées, alternes, entières de 15 cm x 5 cm, elliptiques-oblongues, à nervure centrale marquée et plus claire, à marge pouvant être finement dentelée, sur un court pétiole. floraison : parfumée au printemps, courant avril, mai jusqu'au début de l'été, abondamment visitée par les abeilles. A l'extrémité des rameaux avec un court pétiole, des fleurs solitaires en coupe ouverte de 3 à 5 cm, à 5 larges pétales à l'aspect chiffonné, couronne d'une trentaine d'étamines et 5 longs sépales. couleur : blanc pur à blanc crème, étamines d'un blanc verdâtre vers la base, aux anthères jaune pâle. fruits : comestibles, globuleux, piriformes, pubescents, vert foncé au début puis brun à brun-rouge à maturité, contenant cinq graines. Des nèfles ou mêles acerbes, charnues de 2 à 4 cm, de teinte brunâtre, conservant, à l'extrémité, les 5 sépales. Dans certaines régions, les anciens appelaient ce fruit 'Cul de chien'. Ils se consomment entre novembre et décembre. croissance : lente. hauteur : 3 à 6 m. étalement important pouvant atteindre 5 à 7 m. plantation : au printemps ou en automne. Attention, bizn choisir son emplacement, car il n'aime guère être transplanté. multiplication : par semis ou par greffage sur aubépine, azerolier ou encore cognassier. sol : acide, riche en humus bien drainé, mais il n'aime pas trop les sols calcaires ou argileux. emplacement : soleil, mi-ombre quelques heures dans la journée et à l'abri des vents dominant pour protéger sa floraison. Le soleil permet une meilleure coloration du feuillage à l'automne. zone : 4-9, U-K hardiness H6 , USDA zones 6a-9b. Tolère jusqu'à - 20 °C. une fois implanté il supporte de longues périodes de sécheresse. En présence de neige, vent et charge des fruits, il est fréquent que le tronc se brise au point de greffage. origine : dans les forêts mixtes (charmes et chênes) du sud-est de l'Europe et de l'Asie Mineure de la Crimée à l'Iran. Présent et cultivé dans les Carpates, les Balkans, au Caucase, en Crimée, Turquie, Iran et Grèce ainsi qu'au sud-ouest de l'Asie, jusqu'à une altitude de 2000 m. entretien : ne pas oublier de l'arroser après la plantation et durant les périodes de sécheresse. S'il a une forme pas très équilibrée, la taille s'effectue au début de l'hiver. maladies et ravageurs : les nèfles peuvent abriter les pontes de la Cératite, Ceratitis capitata, la mouche méditerranéenne des fruits à tête jaune, aux yeux émeraudes, aux ailes striées de jaune-orange. L'infestation provoque la chute prématurée des fruits qui pourrissent, voir la fiche de l'INRA sur la description, le cycle de vie, les dégâts, la lutte biologique et des photos. Il peut être sujet aux pucerons (aphids) et à certaines espèces de chenilles (caterpillars). Il est sensible à l'oïdium (powdery mildews) et à la moniliose ou pourriture brune (brown rot). NB : son nom Mespilus vient du latin 'mespilum' qui vient du grec 'mespilos' = néflier et son nom spécifique germanica pour nous préciser son origine allemande. Ce genre ne comprend qu'une seule espèce et quelques hybrides et cultivars issus de croisements avec l'aubépine Crataegus monogyna. Une espèce tombée en désuétude et lorsque l'on parle de néflier, une grande partie des gens pensent Néflier du Japon, Eriobotrya japonica, le Bibacier. Propriétés et utilisations : Les nèfles aigres-douces se consomment blettes, récoltées après les premières gelées, si les oiseaux, les divers rongeurs en laissent. Il est possible de les récolter en octobre, pour les faire blettir sur des claies durant 1 ou deux mois. Elles se consomment bien mûres, crues pour accompagner des fromages comme le Cantal ou le Comté, ou cuites en confitures, compotes, marmelades, cotignac, bonbons, gâteaux, jus de fruits, sirops, boissons gazeuses, ratafias et par fermentation un vin virginal. Elles sont riches en acide malique, acide citrique, mucilages, pectines, tanins et sucre. La pulpe est utilisée en cataplasme pour calmer les irritations de peau. Les diverses pharmacopées traditionnelles, connaissent, depuis l'Antiquité, ses propriétés toniques, astringentes, béchiques, stomatiques et antidiarrhéiques. Les bourgeons floraux et foliaires sont prescrits en décoction pour traiter les troubles intestinaux et les diarrhées chroniques. Le feuillage, riche en tanins astringents, est récolté de mai à juillet, il s'utilise séché et haché en décoction (5 mn), sous forme de gargarisme, pour traiter les inflammations, maux de gorge, aphtes, amygdalite et pharyngite et également pour nettoyer les plaies, car cette préparation à des propriétés hémostatiques et calmantes. Les graines étaient mises à macérer dans du vin blanc pour être utilisé comme remède antigoutteux et diurétique. Ces graines contiennent de l'acide cyanhydrique, évitez de les croquer en grande quantité. Les nèfles sont riches en tanins, mucilage, minéraux, vitamines et acides citrique, tartrique, elles étaient utilisées comme antidiarrhéiques. Autrefois, le jus des fruits servait pour obtenir une teinture jaune, les racines et le feuillage pour une teinture marron et des différentes nuances de jaune. Son bois, extrêmement dur, à grains très fin, était recherché pour la confection de cannes, de bâtons de berger, de fouets, de manches ou d'objets contondants (massue, penn-baz) et d'autres objets tournés.
*Apyrène adjectif (du grec purên, -ênos, noyau) asperme, sans noyau. Se dit d'un cépage qui produit des raisins sans pépins. Source le Larousse. *L., abréviation botanique pour le botaniste, naturaliste suédois, Carl von Linné (1707-1778), auparavant nommé Carl Linneaus, médecin, à qui l'on doit la classification des végétaux, des minéraux et des animaux et la nomenclature binominale, basée sur la juxtaposition de deux mots en principe en latin, désignant le genre suivi du nom de l'espèce, c'est la base de la taxonomie et de la nomenclature internationale. Durant ses études de médecine, il entame la réalisation d'un herbier de la flore de Laponie qui sera suivi d'un ouvrage 'Flora lapponica'. Il enseigne à l'Université d'Uppsala durant une année, à partir de 1741, la médecine, puis la botanique jusqu'en 1772. Il est le fondateur de l'Académie des sciences de Suède. Son herbier, 'Linnean Herbarium', le plus riche de son époque, contenant 7 000 plantes, est conservé au musée national d'histoire naturelle de Stockholm. Lire l'éloge de Linné et l'histoire de l'académie, faite par le philosophe, mathématicien et économiste français, Marie-Jean-Antoine-Nicolas de Caritat, marquis de Condorcet. Secrétaire perpétuel de l'Académie des Sciences, publiée par l'academie-sciences.fr, format pdf. *Mill., abréviation botanique pour le botaniste écossais, Philip Miller (1691-1771), on lui doit la référence pour les jardiniers du 18e siècle, 'The Gardener's Dictionary' du jardin de Chelsea, édité à Londres de 1755 à 1760, illustré de nombreuses gravures d'Ehret, Lancake et John Miller. *Rchb., abréviation botanique pour le botaniste, orchidologue allemand, Heinrich Gustav Reichenbach (1823-1889), disciple et ami de John Lindley, il écrit sa thèse sur le pollen des orchidées, édité en 1852 sous le titre 'De pollinis Orchidearum genesi ac structura et de Orchideis in artem ac systema redigendis. Commentatio quam ex auctoritate amplissimi philosophorum ordinis die mensis julii decimo hora decima MDCCCLII illustris ictorum ordinis concessu in auditorio juridico pro venia docendi impetranda publice defendet (F. Hofmeister, Leipzig, 1852). En collaboration avec l'orchidologue allemand FriedrichKraenzlin (spécialiste des orchidées d'Afrique du Sud) 'Xenia Orchidacea. Beiträge zur Kenntniss der Orchideen' (Xenia Orchidacea. Contributions à la connaissance des orchidées), en 3 volumes édités à Leipzig entre 1858 et 1900, le volume 1 est consultable en ligne à la BHLibrary. Sa bibliothèque et son herbier ont été légués au muséum de Vienne, selon ses instructions, il n'a été consultable qu'en 1914, 25 ans après sa mort, certainement pour couper l'herbe sous les pieds, à la concurrence britannique. natacha mauric© 10/09//2003 ® Jardin ! L'Encyclopédie - ® Jardin ! L'Encyclopédi Conformément aux conventions internationales relatives à la propriété intellectuelle, la reproduction électronique avec mise à la disposition du public et/ou ll'exploitation commerciale sont expressément interdites - ® Jardin ! L'Encyclopédi. |
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