Eriobotrya japonica - Néflier du Japon, Bibacier
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    Nom commun : Néflier du Japon, Bibacier (ou Bibassier), Loquât, en japonais 'Biwa', nommé par les anglophones Loquat, Japanese medlar, en allemand japanse mispel, en chinois 'Pi ba'.
    Nom latin : Eriobotrya japonica  (Thunb.*) Lindl.*, synonymes Mespilus japonica  Thunb., Photinia japonica  Gray.
    famille : Rosaceae.
    catégorie : arbre à l'écorce d'un gris brun, aux jeunes rameaux et bourgeons pubescents d'un blanc légèrement argenté.
    port : dressé, étalé.
    feuillage : persistant, vert foncé, coriace, brillant au revers pubescent blanc. Grandes feuilles (20 - 26 cm) alternes, oblongues - lancéolées, presque sessiles, à nervures fortement marquées lui donnant un aspect gaufré, marge largement dentée.
    floraison : automne (fin octobre-début novembre) parfumée (odeur d'amande amère), mellifère. Sur des tiges épaisses, recouvertes d'un duvet roussâtre, en panicules terminales, coniques, nombreuses fleurs (2 cm) composées de 5 pétales, 20 étamines.
    couleur : blanc crème.
    fruits : appelés bibasses ou bibaces (n.f) comestibles, piriformes, jaune orangé à maturité (au printemps), ovoïdes, brillants légèrement pubescents, pulpe juteuse, acidulée, contenant 2 - 3 grosses graines brillantes, brunes.
    croissance : rapide.
    hauteur : 5- 7 m.
    multiplication : semis de graines fraîches, bouture semi-ligneuse en été, marcottage, greffage en écusson en août ou au printemps, porte-greffe aubépine, cognassier, pyracantha, ou le néflier commun pour la résistance au froid. La première fructification apparaît vers les 5 ans, pour ceux issus de semis compter entre 8 - 10 ans.
    sol : tous, même sec, supporte le calcaire.
    emplacement : soleil, mi-ombre. A l'abri des vents violents et froids.
    zone : 8-10. Tolère - 10° C, mais les fleurs sont endommagées dés -5 à -6°C. Mettre un voile de protection hivernale si nécessaire.
    origine : à l'ouest de l'île principale de Honshu dans la province de Kanto, plus au sud sur la plus petite île de Shikoku et à l'ouest sur la méridionale île de Kyushu, ainsi qu'au sud-ouest de la Chine dans la province du Séchouan, région de Chongquing et dans la province de l'Hubei, cultivée dans les autres provinces de la Chine tempérée et tout le sud-est de l'Asie, présent au sud et sud-ouest de la France.
    entretien : aucun. Peut être un éclaircissage des grappes de jeunes fruits. La taille, si elle est vraiment nécessaire s'effectue en fin d'hiver. Le néflier est sensible au feu bactérien et à la tavelure Fusicladium dentriticum  qui provoque des taches noires.
    Un climat trop humide favorise le développement d'un champignon Entomosporium mespili  qui développe sur le feuillage des taches brunes nécrosées au centre une tache grise le tout cerclé de gris, une attaque massive peut provoquer une défoliation prématurée.
    NB : Son nom vient du grec 'érion' qui signifie laine et de 'botrus' qui signifie grappe, faisant référence aux grappes duveteuses. Ce genre comprend une trentaine ( quarante pour certains botanistes ) d'arbustes ou arbres persistants, originaires de l'Asie.
    Le nom de Bibacier lui a été donné par les provençaux, il vient du latin 'bibere' qui signifie boire, le bibassier c'était un ivrogne, quelqu'un qui a l'habitude de boire.
    Dans l'argot des typographes bibasse était le nom donné à leur société et en argot cela désigne une vieille femme.
    Introduit en Europe au 18 éme siècle, aux alentours de 1784 pour la France et vers 1787 pour l'Angleterre (à Kew Garden).
    Il existe de très nombreux cultivars, la majorité se rencontre surtout en Asie, Moyen Orient (avec le cognassier comme porte-greffe) et Afrique du Nord.
    Les cultivars sont divisés en deux groupes principaux, qui se distinguent entre eux assez facilement :
    - Les 'japonais' sont de forme allongée, la chaire est jaune très pâle, très juteuse avec de gros noyaux.
    - Les 'chinois' sont de forme ovale à rond à chaire orange, acide, pas très juteuses avec des noyaux de petites tailles et une peau assez épaisse.
    Il existe une autre espèce de néflier tombée un peu en désuétude, le Néflier d'Allemagne, Mespilus germanica.
    Parmi les cultivars citons :
    - Eriobotrya japonica  'Coppertone', floraison blanche lavé de rose, jeunes pousses cuivrées, photo ci-contre.
    - Eriobotrya japonica  'Tanaka', gros fruits à chair jaune.
    - Eriobotrya japonica  'Peluche', gros fruits jaune pâle à saveur douce.
    - Eriobotrya japonica  'Champagne', fruits à chair blanche.
    - Eriobotrya japonica  'Algérie', 'Mrs Cookson, 'Golden Nugget', 'Oliver' et 'Rose-Anne'.
    Propriétés et utilisations :
    La nèfle se consomme fraîche mais bien mûre, c'est un fruit qui ne se conserve pas très longtemps, il est riche en calcium et vitamine A, sa peau est riche en tanins. On consomme la nèfle sous forme de jus de fruit, confitures, compotes, gelées, fruits au sirop (commercialisé sous le nom de Loquât) et les noyaux à la Réunion entre dans la préparation d'une liqueur appelée 'Liqueur Bibasse', au Japon il confectionne un vin de Loquat aux propriétés médicinales.
    Autrefois, les fleurs étaient fréquemment utilisées en parfumerie dans les notes de tête des parfums.
    Dans la pharmacopée traditionnelle chinoise, le feuillage 'Pi pa ye' est utilisé pour soigner les plaies, les dermatites et les brûlures, et traiter les problèmes respiratoires liés à la toux, il en est de même dans la médecine bouddhiste où il est nommé 'Biwayo'; ces feuilles contiennent une huile essentielle riche en saponine, vitamine B17, glucose, acide citrique et des tanins.
    Autre variété cultivée en Europe :
    Eriobotrya deflexa  Nakai, synonyme Photinia deflexa  Hemsl., le jeune feuillage est bronze, zones 9-11.

    Annotations :
    *Thunb., abréviation botanique pour le botaniste, naturaliste explorateur suédois Carl Peter Thunberg (1743- 1822), à qui l'on doit la publication de Flora japonica en 1784, suivie de Flora capensis (1807-1812); un genre riche de 200 espèces lui a été dédié Thunbergia et 261 espèces et sous-espèces sous la forme thunbergii.
    *Lindl., abréviation botanique pour le botaniste britannique John Lindley (1799-1865), l'un des premiers à occuper une chaire de botanique à l'Université de Londres et de Cambridge, assistant de Bank's, nommé en 1822 secrétaire de la Royal Society of Horticultur.
    Spécialiste des orchidées et de leur hybridation, on lui doit les descriptions des 77 espèces découvertes par Thomas L. Mitchell lors de ses 3 expéditions en Australie orientale vers 1838 et par la suite celles découvertes en Australie occidentale par Drummond et Molloy. En 1838, son intervention permis de sauver Kew garden de la destruction.
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