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Nom latin : Glycyrrhiza glabra L.*, synonymes retenus Glycyrrhiza pallida Boiss., , Glycyrrhiza hirsuta L.*, Glycyrrhiza officinalis Lepech., Glycyrrhiza laevis Pall., Glycyrrhiza echinata Lepech., Glycyrrhiza viscosa Turcz. ex Ledeb., Glycyrrhiza vulgaris Gueldenst. illustration : planche 120, gravure coloriée à la main par le pharmacologue autrichien, Ferdinand Bernhard Vietz (1772-1815) dans son livre 'Icones plantarum Icones plantarum medico-oeconomico-technologicarum' (des icônes Planta Medica expérience de description économique et technologique avec leurs rendements) vol. 2 - 1804, contributed by Missouri Botanical Garden, St. Louis, U.S.A. famille : Fabaceae. catégorie : vivace herbacée à rhizomes stolonifères épais et traçants, d'un brun foncé, à l'intérieur, des fibres jaunâtres, à saveur sucrée, anisée et légèrement amère. port : touffe érigée. feuillage : caduc, vert tendre à moyen, légèrement poisseux sur le revers à cause des glandes. Sur des tiges pubescentes, grandes feuilles composées, alternes, imparipennées à 7 - 17 folioles oblongues. floraison : en été, de juin-juillet, jusqu'en septembre-octobre, selon climat. Petites fleurs de pois hermaphrodites, réunies en courtes ombelles, dressées à l'aisselle des feuilles, en partie terminale. couleur : bleu pâle à violet. fruits : des gousses dont la cosse engaine les graines. croissance : rapide. hauteur : 1m à 1,50 m. plantation : au printemps. Elle met du temps pour s'installer, compter entre 1 et 2 ans. Se cultive, buttée comme les asperges ou les pommes de terre. multiplication : par semis au printemps après une stratification à froid durant 3 à 4 semaines ou en place à l'automne et boutures d'éclats de rhizomes ou racines au printemps. sol : riche en humus, profond, frais, bien drainé. Bien alléger le sol, si l'on souhaite, récupérer facilement les racines à l'automne. emplacement : plein soleil de préférence ou mi-ombre. zone : 8-0, U-K hardiness H8, USDA zones 6a-11b. Tolère sans soucis -17°C. origine : Asie du Sud-Est et l'est du bassin méditerranéen, suivant la variété. entretien : à l'automne, rabattre la touffe au ras du sol. Lui réserver un assez grand espace. En principe, les racines de 1 à 1.80 m et les stolons se récoltent sur des sujets de 3 à 4 ans en automne. Sur chaque pied, on peut récolter entre 30 et 40 kilos de racines. NB : son nom Glycyrrhiza vient du grec 'glukusrrhiza 'qui signifie racine douce, sucrée et son nom spécifique glabra signifie glabre. Elle était déjà consommée par les athlètes de l'Olympe, pour son effet à la fois stimulant et rafraîchissant. Ce genre comprend environ une vingtaine d'espèces de vivaces, originaires de l'Asie, de l'Australie, des Amériques, de l'Afrique, de l'Europe et du pourtour méditerranéen qui ont la propriété de fixer l'azote dans le sol. Parmi les autres variétés, citons : Les rhizomes et racines séchées sont mâchonnées tel que (bâton de réglisse) ou réduites en morceaux pour préparer des infusions. Certains cuisiniers l'utilisent pour aromatiser les poissons, les crèmes et les entremets. Le jus de réglisse est utilisé pour aromatiser, dans l'industrie de l'alimentation, la confiserie (bonbons, pâtes, pastilles), il entre dans la confection de boissons sucrées (Antésite, 'Coco') ou d'apéritifs (pastis, Anisette, Ouzo), de liqueurs (Anice, Absinthe de Neufchâtel, la Fenolheta provençal, Vodka parfumée) ou de cocktails (Le 421, Campari Corellien) et de bières (Guinness) et aussi comme édulcorant (INS 958). La réglisse entre dans la composition de certains médicaments et sirops antitussifs et en Ardèche, en 1902, Jules Courtier*, pharmacien de la commune de Le Pouzin, a inventé une poudre pour boisson rafraîchissante, réputée anti-tabac et coupe-faim, déposée sous le nom de Coco Boer (en référence aux colons hollandais, les Boers et aux entreprises minières de l'Afrique du Sud et à la guerre des Boers*), poudre connue mondialement que décrit ainsi, Philipp Durand : Une poudre de couleur jaune ou ocre qui servait à fabriquer une boisson dite entre guillemets "hygiénique" à base de réglisse, présentée dans une petite boîte ronde en fer blanc. Or, nombre de gamins gourmands, refusant d’attendre que ladite poudre transformât une contenance d’eau (en réalité, il fallait verser l’eau sur le produit), glisser le bout de leur doigt sur la poudre et le portait à la bouche pour savourer ce goût de réglisse. Le Coco Boers était un produit courant et bon marché que l’on pouvait effectivement goûter dans les patronages. Il disparut de la circulation dans les années 80, mais on peut trouver de nos jours de lointains descendants" extrait de son livre "Le petit Audiard inédit Illustré par l’exemple, publié en 2011. L'usine a fermé en 1980, mais ce Coco Boers associé au Mistral gagnant, tous deux des gourmandises d'hier, restent imprégnées dans la mémoire collective, immortalisées depuis 1985, grâce à la chanson de Renaud, dédiée à sa fille Lolita, où il lui raconte : Mistral Gagnant À m’asseoir sur un banc cinq minutes avec toi Et regarder les gens tant qu’y en a Te parler du bon temps qu’est mort ou qui r’viendra En serrant dans ma main tes p’tits doigts Pi donner à bouffer à des pigeons idiots Leur filer des coups d’pied pour de faux Et entendre ton rire qui lézarde les murs Qui sait surtout guérir mes blessures Te raconter un peu comment j’étais, mino Les bonbecs fabuleux qu’on piquait chez l’marchand Car-en-sac et Mintho caramels à un franc Et les Mistral gagnants" À marcher sous la pluie cinq minutes avec toi Et regarder la vie tant qu'y en a Te raconter la terre en te bouffant des yeux Te parler de ta mère un p'tit peu Et sauter dans les flaques pour la faire râler Bousiller nos godasses et s'marrer Et entendre ton rire comme on entend la mer S'arrêter, repartir en arrière Te raconter surtout les carambars d'antan et les coco-boers Et les vrais roudoudous qui nous coupaient les lèvres et nous niquaient les dents Et les Mistral gagnants,.... Renaud Séchan
Les Mistral gagnants', des années 50, un bonbon marseillais sous forme de poudre acidulée, aspirée avec une paille en réglisse, qui pétillait sur la langue, les fabuleux bonbecs qui ont marqués l'enfance gourmande des générations des années 50 à 80, que les nostalgiques peuvent retrouver chez certains confiseurs. Cette réglisse a des propriétés qui sont connues, pour certaines d'entre elles, depuis l'époque pharaonique. Elle était prescrite dans certaines pharmacopées comme antidote à la belladone, la cocaïne et l'atropine. Actuellement elle est reconnue pour ses propriétés expectorantes, antiphlogistiques, diurétiques, anti-inflammatoires (elle aurait des effets proche de ceux de la cortisone), antispasmodiques, digestives, hépatoprotectrices, laxatives et rafraîchissantes. Lire "Contribution à la valorisation de la réglisse" Thèse de doctorat en Chimie analytique de Marie-Christine Albaret-Gabriel, soutenue en 1993 à Aix-Marseille 3, à consulter sur theses.fr. Des recherches in vitro sont en cours pour étudier ses effets : antibactérien et antiviral sur l'herpès et le HIV. Dans la pharmacopée traditionnelle chinoise c'est 'Gan Cao' réputé pour traiter la fièvre typhoïde, les ulcères, les problèmes intestinaux et en usage externe pour soigner les furoncles et les abcès, la candidose, les prurits et les ulcères, les conjonctivites. En Mongolie, les feuilles remplacent le thé. Quelques autres espèces : *Arythmie cardiaque, la Food and Drug Administration (FDA) américaine conseille aux personnes de plus de 40 ans de limiter leur consommation de réglisse noire, car elle pourrait être la cause de cette arythmie cardiaque, de plus il pourrait y avoir une interaction avec les médicaments. *Jules Courtier, dans un article de France Bleu Drôme Ardèche, le média de la vie locale : "Selon le maire Christophe Vignal, Léopold Marchier, le premier créateur début 1900, l'avait appelé le coco de Calabre (région italienne d'où provenaient les plants de réglisse), mais c'est une autre famille de la commune ardéchoise qui allait changer le nom pour le commercialiser et en faire un succès mondial. "La famille Courtier faisait du commerce et a donné son véritable essor au coco" explique Christophe Vignal. "Elle avait des marchés avec des entreprises minières en France mais aussi en Afrique du Sud et avait eu l'idée de baptiser le produit coco boer pour faire plaisir aux colons hollandais, les boers, et étendre la commercialisation pour les miniers sud-africains.", par Emmanuel Champale, dimanche 15 août 2021. *Guerre des Boers, entre le 11 octobre 1899 et le 31 mai 1902, qui a opposé deux peuples blancs, à la pointe de l'Afrique australe, l'Empire britannique, aux Républiques Boers du Transvaal et de l'Orange. Les Boers qui luttaient pour leur survie qui étaient renforcés par des volontaires européens, contre des forces venues de tout l'Empire britannique pour affirmer sa suprématie. Conflit finalement international, à la fin duquel, l'État libre d'Orange et la République sud-africaine du Transvaal (1880) perdirent leur indépendance et furent intégrés à l'Empire britannique avec un traité signé à Vereeniging, dans la province de Gauteng, dans la région du Transvaal. Les combattants Boers furent contraints de déposer les armes, suite à des génocides de femmes et d'enfants Boers qui avaient été regroupés dans des camps lorsque les Anglais appliquèrent la politique de la terre brûlée. Boer, est le nom en néerlandais qui désigne un paysan, les Boers sont des paysans, des fermiers (Trek-Boer qui s'occupent du bétail, qui sont d'origine européenne, luttant aussi pour conserver leur langue et leurs traditions, c'est pour cela que le conflit était international et qu'ils furent aidés par des volontaires allemands, américains, italiens, irlandais*, français, hollandais, russes, scandinaves, serbes... Lire, les Boers et l'Ouverture de l'Afrique p 106-122 Persée de M. H. F. Gros, publié dans Le Globe. Revue genevoise de géographie de l'année 1884. Irlandais, la Guerre des Boers eut de grandes conséquences en Irlande : manifestations et émeutes en faveur des Boers ressuscitèrent le nationalisme irlandais et le mirent en marche, lire l'article "The Irish Literary Movement, Irish Doggerel and the Boer War," consultable chez Persée, par Donal P. McCracken, Université of Dublin-Westville, publié aux Études irlandaises, 1995, pp. 97-115. *L., abréviation botanique pour le botaniste-naturaliste suédois Carl von Linné (1707-1778), auparavant Carl Linnaeus, médecin, à qui l'on doit la classification des végétaux, des minéraux et des animaux et la nomenclature binominale, basée sur la juxtaposition de deux mots en principe en latin, désignant le genre suivi du nom de l'espèce, c'est la base de la taxonomie et de la nomenclature internationale. Durant ses études de médecine, il entame la réalisation d'un herbier de la flore de Laponie qui sera suivi d'une Flora lapponica et son herbier, le plus riche de son époque contenant 7000 plantes, est conservé au Musée national d'histoire naturelle de Stockholm. Il enseigne à l'université d'Uppsala, la médecine, durant une année, à partir de 1741, puis la botanique jusqu'en 1772. Il est le fondateur de l'Académie des sciences de Suède. Il est l'auteur de 'Systema naturae, Genera plantarum' et de 'Species plantarum', consultables en ligne à la bibliothèque universitaire de Kyoto (patienter ! chargement long). Il y présente son système de classification des espèces qui sera la base de la taxinomie et de la nomenclature. Un ouvrage qu'il finançe avec le botaniste néerlandais Johann Frederik Gronovius (1686- 1762) à qui l'on doit la préparation et la publication de Flora virginica (2 tomes publiés de 1739 à 1743) à partir des notes et des spécimens envoyés par le collecteur britannique John Clayton (1694-1773) a qui l'on doit aussi un fabuleux herbier. Lire l'éloge de Linné et l'histoire de l'académie, faite par le philosophe, mathématicien et économiste français, Marie-Jean-Antoine-Nicolas de Caritat, marquis de Condorcet, secrétaire perpétuel de l'Académie des sciences, publiée par l'academie-sciences.fr, format pdf. natacha mauric © 06/12/2003 ® Jardin ! L'Encyclopédie - ® Jardin ! L'Encyclopédie Conformément aux conventions internationales relatives à la propriété intellectuelle, la reproduction électronique avec mise à la disposition du public et/ou l'exploitation commerciale sont expressément interdites ® Jardin ! L'Encyclopédie.
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