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Nom latin : Drimys winteri Forst.* (1776), Powo n'en retient qu'un seul : Wintera aromatica Murray* (1784), et deux sous-espèces : Drimys winteri var. chilensis (DC.) A.Gray (1854), qui a pour synonyme Drimys chilensis DC.* et Drimys winteri var. winteri. famille : Winteraceae, Magnoliidae. catégorie : arbuste ou petit arbre à l'écorce lisse, grisâtre, légèrement rougeâtre et aromatique à l'odeur de cannelle, les jeunes tiges sont également rougeâtres. port : compact, arrondi, très dense. feuillage : persistant, coriace, vert moyen à vert acide, pour les jeunes feuilles, brillant sur le dessus, revers plus clair et glauque, pourvu de glandes, dégageant une odeur aromatique, lorsqu'on le froisse. De grandes feuilles oblongues-lancéolées, de 12 à 20 cm, effilées en pointe, à nervure centrale fortement marquée et de couleur jaune comme le pétiole. Les anciennes feuilles avant de tomber prennent une couleur jaune abricot, la nervure centrale est rouge et les limbes sont pointillés de vert, de rouge foncé, lui donnant un attrait supplémentaire. floraison : fin de l'hiver ou début du printemps, de février à mai suivant le climat, parfumée rappelant celle du jasmin, visitée par les abeilles. En partie terminale, panicules assez lâches de petites fleurs cireuses de 2 à 3 cm, étoilées, hermaphrodites, corolle formée de 8 à 12 pétales lancéolés et recurvés et de nombreuses étamines (15 à 30). La floraison n'a lieu que sur des sujets adultes, donc pas d'angoisse si les vôtres ne fleurissent pas les premières années. couleur : blanc ivoire à blanc crème, blanc rosé, étamines et pistil jaune d'or. fruits : des petites baies charnues, ovoïdes et brillantes, violacées ou noires. croissance : assez rapide. hauteur : 4 à 10 m. plantation : à l'automne ou au printemps, selon le climat. multiplication : par bouturage de tiges semi-aoûtées ou par marcottage. sol : frais, riche, humifère, surtout très bien drainé, n'aime pas le calcaire. emplacement : mi-ombre à l'abri des vents violents pour protéger sa floraison. zone : 8b-10b, U-K hardiness H4, USDA zones 9a-10b. Tolère jusqu'à -10°C et la proximité de la mer. origine : Amérique du Sud, au sud de l'Argentine et centre du Chili, dans la province de Quito, Terre de Feu et détroit de Magellan. entretien : arroser après la plantation les deux premières années. Par précaution, mettre des gants lorsque vous envisagez d'effectuer une taille, car sa sève est irritante. NB : de prime abord, il avait été découvert à la Nouvelle-Grenade, en Colombie, par le médecin, botaniste José Celestino Mutis (1732-1808) et Alexander von Humboldt (1769-1859) qui le nomme alors Wintera granatensis Murr. Le genre a été redécouvert, lors du 2e voyage de Cook sur l'Endeavour (1772-1775) par le naturaliste, botaniste Johann R. Forster qui lui donne le nom de Drimys mot d'origine grec qui signifie piquant, âcre, faisant référence à la saveur de son écorce et winteri en souvenir du capitaine J. Winter qui participe entre autres, aux expéditions punitives de Sir Francis Drake (1545-1596), contre les colonies espagnoles situées dans le golfe du Mexique et les Antilles. C'est le capitaine de l'Élisabeth, l'un des cinq premiers navires anglais qui s'engage dans le détroit de Magellan. En juin 1579, il rapporte cette écorce en Angleterre. Primée par la RHS* avec The Award of Garden Merit (AGM), un arbuste à réservé au jardin au climat doux, océanique, tempéré. Ce genre comprenait une trentaine d'espèces d'arbustes ou d'arbres à feuillages persistants, originaires pour la plus grande partie de la Nouvelle-Zélande et du Pacifique Sud. Après révision, POWO (Plants of the World Online) n'en accepte plus que 7 espèces : Drimys andina, D. angustifolia, D. brasiliensis, D.confertifolia, D.granadensis, D.roraimensis et Drimys winteri. Propriétés et utilisations : Sa sève est irritante, elle peut provoquer, chez certaines personnes, des réactions dermiques et aussi des réactions inflammatoires au niveau des yeux (si contact). Son écorce aromatique est appelée Cannelle de Magellan ou écorce de Winter, elle était autrefois fréquemment utilisée, réduite en poudre comme condiment et dans les pharmacopées traditionnelles locales (mapuche) puis maritimes, pour ses propriétés anti-inflammatoires, antispasmodiques, diurétiques, stimulantes, toniques et surtout antiscorbutiques. Utilisée dans l'industrie pharmaceutique en teinture mère, elle entre aussi dans la composition de certains médicaments homéopathiques, associée à d'autres plantes pour traiter les troubles fonctionnels digestifs. Parmi les cultivars, citons :
Des ouvrages achevés par son frère et son petit-fils avec 80 000 plantes décrites. Il est l'auteur de 'Plantarum Succulentarum' (1799) ou l'histoire des plantes grasses et 'la Théorie élémentaire de la botanique' (1813). Il s'intéresse aux propriétés médicinales des plantes. En 1884, à Genève, le botaniste, taxonomiste suisse Robert Buser est nommé conservateur de l'herbier De Candolle (Herbier du Prodrome de Candolle) initié par ce dernier en 1824. *Forst, abréviation botanique pour le naturaliste, ornithologue allemand, Johann Reinhold Forster (1729-1798) qui participe à la seconde expédition (1772-1775) de James Cook dans le Pacifique à bord de l'HMS Resolution, en compagnie de son fils Johann Georg Adam Forster (1754 - 1794) naturaliste, ethnologue et géographe, qui relate ce voyage dans 'A voyage round the world in his Britannic majesty's sloop Resolution' - 1777 à Londres, réédité en 1996 par N.Thomas, H. Guest et M. Dettelbach - Université d'Hawaï. *Murray, le botaniste, naturaliste et entomologiste écossais Andrew Dickson Murray (1812-1878), spécialiste des conifères et des insectes ravageurs des cultures. Abréviation botanique Murr. En 1857, il est nommé membre de la Royale Société d'Édimbourg, en 1860, membre et secrétaire de la Royale Horticulture Société, en 1868, membre du comité scientifique et l'année suivante membre de la Société Linnéenne. En 1873, il se rend en Californie et dans l'Utah pour étudier les concessions minières et là-bas, il entreprend une monographie qui est inachevée sur les conifères et une autre, sur les coléoptères. *RHS., abréviation pour The Royal Horticultural Society, la société royale d'horticulture, fondée à Londres le 7 mars 1804, elle décerne chaque année à de nouvelles obtentions, "The Award of Garden Merit" (AGM), au cours du Chelsea flower show, qui se déroule 5 jours durant du 23 au 27 mai à l'hôpital royal de Chelsea, à Londres. C'est l'une des plus grandes expositions florales au monde. natacha mauric © 24.04. 2005 ® Jardin! L'Encyclopédie ® Jardin! L'Encyclopédie - Conformément aux conventions internationales relatives à la propriété intellectuelle, la reproduction électronique avec mise à la disposition du public et/ou l'exploitation commerciale sont expressément interdites- ® Jardin! L'Encyclopédie. |
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