Globularia alypum - Globulaire Alypon, Turbith, Séné
Portail de Jardin! L'Encyclopédie


    Globularia alypum  septembre U-K
    Brighton Plants © Flickr
    Nom commun : Globulaire Alypon, Globulaire turbith, Séné de Provence,Turbith, Herbe terrible, Petit Globe, parfois Marguerite bleue, nommée en arabe 'Tasselrha' et en anglais 'Globe Daisy'.
    Nom latin : Globularia alypum L.*, synonymes Globularia alypa St. Lag., Globularia turbith Willk., Globularia virgata Salisb. donné par certains auteurs comme synonyme de Globularia arabica Jaub. & Spach.
    famille : Globulariaceae, anciennement Plantaginaceae.
    catégorie : sous-arbrisseau ramifié à souche ligneuse rougeâtre.
    port : buissonnant, dressé et ramifié.
    feuillage : persistant, épais, coriace d'un gris bleuté, glauque sur le revers légèrement vert de gris.
    Sur des tiges pourprées, petites feuilles alternes, mucronées, obovales-lancéolées, à court pétiole.
    floraison : de l'hiver au début du printemps, courant janvier jusqu'en avril, nectarifère et pollinifère, visitée entre autres par les abeilles, les bourdons.
    En cime, à l'aisselle des feuilles, dans un calice velu à 5 lobes aiguës, petites fleurs zygomorphes, sessiles et parfumées, d'environ 2 cm, réunies en capitules denses. Corolle bilabiée, la lèvre inférieure se termine en 3 dents de scie, 4 étamines.
    couleur : bleu lumineux à bleu violet pour les anthères.
    fruits : nombreux akènes ovoïdes.
    croissance : moyenne.
    hauteur : 0.30 à 0.50 m pour un étalement d'environ 0.40 m.
    plantation : au printemps.
    multiplication : par semis et par division.
    sol : surtout très bien drainé avec une préférence pour un sol pauvre, calcaire, marneux, caillouteux et surtout sec.
    emplacement : plein soleil à l'abri des gelées printanières.
    zone : 7-9, U-K hardiness H5, USDA zones 6b-9, tolère aisément - 12 à -15 °C, parfaitement adaptée aux embruns et à la sécheresse, indice* 5 sur 6, jusqu'à 5 mois sans eau.
    origine : sud de l'Europe, sur le bassin méditerranéen, présent jusqu'en Grèce, Afrique du Nord (Algérie, Maroc jusqu'au Sahara) et en Asie Mineure (Égypte, Arabie), dans les forêts, en garrigues, dans les terrains rocailleux, côtoyant aussi bien les romarins que les bruyères (Callune commune) et sur les rochers calcaires.
    entretien : la laisser vivre en paix.
    NB : son nom Globularia fait référence à la forme globuleuse de l'inflorescence et alypus vient du grec 'alypon' qui signifie calmer la douleur.
    Le nom commun de Turbith vient de l'arabe 'turbidh', qui désigne des substances purgatives assez drastiques.
    Ce genre comprenait 73 noms référencés, après révision, seulement 30 noms ont été retenus, ayant 35 autres non comme synonymes, 4 noms sont invalides et 3 autres noms demeurent non résolus ; toutes, des espèces de vivaces ou sous-arbrisseaux généralement persistants, originaires du sud de l'Europe et d'Asie Mineure dans bien des cas en altitude.
    Il existe des cultivars issus de croisement entre Globularia x indubia et Globularia sarcophylla, des sous-arbrisseaux parfaitement adaptés pour être intégré dans les rocailles et les jardins secs.

    Propriétés et utilisations :
    La Globulaire est riche en tanins et mucilages, contient de la choline, des hétérosides et des stérols.
    Les pharmacopées traditionnelles méridionales utilisent ses feuilles, en infusion pour leurs propriétés astringentes, dépuratives (cholagogue), purgatives et stimulantes.
    De tous temps prescrite, pour traiter l'arthrite, les crises de goutte et nos anciens mâchouillaient les tiges, pour calmer les maux de dents.
    Elle entrait dans la composition d'une teinture réputée très efficace, nommée 'Eau de Jalap, Eau-de-vie allemande', en association avec la méxicaine Ipomoea purga, le vrai jalap et la gomme résine extraite de l'épaisse racine de la Scamonnée d'Alep à fleurs jaunes.

    Autre espèce présente dans l'Encyclopédie :
    • Globularia cordifolia L., Globulaire à feuilles cordées, consulter sa fiche.

    Quelques autres espèces :
    • Globularia alpina Salisb. synonymes retenus, Globularia vulgaris L., Globularia bisnagarica L., Globularia caespitosa Orteg. ex A.DC., Globularia collina Salisb., Globularia linifolia Lam., Globularia pungens Pourr. ex Willk. & Lange, Globularia linnaei Rouy, Globularia multicaulis Tenore ex Nym., Globularia nudicaulis Herb. Linn. ex Rolfe, Globularia elongata Hegetschw. Présente en Europe, de l'Espagne jusqu'au Caucase. Une vivace de 10 à 20 cm à floraison estivale bleu vif, zones 6-9.

    • Globularia amygdalifolia Webb, une endémique au Cap-Vert, sur l'île San Nicolau, appelée localement 'Lenguas de pájaro'. C'est une espèce protégée, car elle est en voie de disparition.

    • Globularia aphyllanthes Crantz, synonymes Globularia punctata Lapeyr., Globularia willkommii Nym. : Originaire d'Europe méridionale, vivace d'environ 30 cm de haut, touffe évasée, arrondie, floraison bleu indigo en été, zones 5-9.

    • Globularia ascanii Bramwell & Kunkel, endémique aux îles Canaries dans la Grande Canarie.

    • Globularia cambessedii Willk. se rencontre aux îles Baléares, vivace de 30 cm de haut en situation aride, floraison bleue en été, zones 9.

    • Globularia davisiana O. Schwarz, originaire d'Asie Mineure, en altitude, présent en Turquie, un sous-arbrisseau de 30 cm, floraison bleue en été, zones 7-9.

    • Globularia dumulosa O. Schwarz, présente en altitud en Turquie, en zone aride, 10 cm à floraison bleue, en été, zones 7-9.

    • Globularia eriocephala Pomel, se rencontre en Afrique du Nord, présent en Algérie.

      Globularia alypum
    • Globularia × fuxcansis Giraudias ou Globularia fuxeensis, sud de l'Europe vers 1 000 m, surtout Espagne. Quelques stations en France, dans l'Aude, au pays de Sault, en sol calcaire, zones 7-9.

    • Globularia gracilis Rouy & Richter ex Rouy, la Globulaire grêle, originaire du sud de l'Europe dans les Pyrénées, entre 8 et 15 cm, formant une touffe érigée à floraison d'un bleu lavande, zones 7-9.

    • Globularia hedgei H. Duman, originaire d'Asie Mineure en altitude, en Turquie, dans la région d'Isparta.

    • Globularia incanescens Viv., synonyme Globularia glauca Balb. ex Steud., en altitude, au sud de l'Europe, présente en France, Italie, dans les Alpes et les Apennins, un sous-arbrisseau rampant de 5 à 10 cm, en été, floraison bleu pâle, zones 5-9.

    • Globularia × indubia (Svent.) Kunkel, synonyme de Lytanthobularia indubia Svent, Lytanthobularia × indubia Svent., endémique aux îles Canaries, zone 9.

    • Globularia lippiaefolia Pau, se rencontre en Espagne, dans les Pyrénées.
    • Globularia liouvillei Jahandiez & Maire, présent au Maroc à plus de 2 000 m, dans le Haut-Atlas, dans la région de Oukaïmeden, zones 6-9.

    • Globularia majoricensis Gand., Globulaire majorquine, endémique aux îles Baléares, dans l'île de Majorque.

    • Globularia meridionalis (Podp.) O.Schwarz, Globularia cordifolia subsp. bellidifolia (Nyman) Wettst., Globularia cordifolia subsp. meridionalis Podp., Globularia nana subsp. bellidifolia Nyman, présente dans les Alpes du sud-est, ses feuilles sont plus étroites ne dépassant pas 2,5 mm et de 1 cm pour la cordifolia.

    • Globularia neapolitana O. Schwarz, originaire de l'Europe du sud, présent en Italie, dans la région de Naples, un sous-arbrisseau, zones 7-9.
    • Globularia nana Lam., synonymes Globularia bellidifolia Tenore, Globularia repens Lam., Asie et l'Europe, des Alpes jusqu'aux Balkans, présent en Languedoc-Roussillon. Un sous-arbrisseau de très petite taille, 5 cm maximum, floraison d'un bleu lavande à bleu lilas.

    • Globularia nudicaulis L., originaire du sud de l'Europe, en altitude, présente en France, dans les Alpes et les Pyrénées, en Espagne, également dans les Pyrénées, ainsi qu'en Navarre, un sous-arbrisseau de 20 à 30 cm, zones 6-9.

    • Globularia orientalis L., en altitude, présent en Turquie, dans la région d'Ankara ainsi qu'en Syrie. Sous-arbrisseau de 10 à 25 cm, floraison de la fin du printemps à l'été, zones 7-9.

    • Globularia oscensis Coincy, originaire du sud de l'Europe, dans les îles Canaries, sur la Grande Canarie.

    • Globularia pallida K. Koch, synonyme Globularia trichosantha Fisch. & Mey., Asie Mineure présente à l'ouest de la Turquie et dans la province de Bilecik en Syrie, zones 7-9.

    • Globularia procera Salisb., synonymes Globularia longifolia Ait., Globularia salicina Lam., Globularia macrantha K. Koch ex Walp., se rencontre sur l'île de Madère et l'île de Tenerife.

    • Globularia sintenisii Hausskn. & Wettst. ex Wettst., se rencontre en Asie Mineure en altitude, en Irak, Kurdistan et Turquie, sous-arbrisseau de 10 à 20 cm, floraison bleue en été, zones 7-9.

    • Globularia sarcophylla Svent., endémique aux îles Canaries. Une espèce protégée en voie de voie de disparition sur la Grande Canarie, 10 à 20 cm, formant une touffe évasée, zones 7-9.

    • Globularia stygia Orph., se rencontre en Grèce, en situation aride. Une vivace de 5 à 10 cm, floraison en été, zones 7-9.
    • Globularia tenella Lange serait synonyme de Globularia arabica Jaub. & Spach, donc de Globularia alypum.
    • Globularia trichocalyx Steud.

    Annotations :
    *Indice, indices de résistance à la sécheresse : Indice : 1 - jusqu'à 1 mois sans eau, Indice : 2 - jusqu'à 2 mois sans eau, Indice : 3 - jusqu'à 3 mois sans eau, Indice : 4 - jusqu'à 4 mois sans eau, Indice : 5 - jusqu'à 5 mois sans eau, Indice : 6 - entre 6 et 7 mois sans eau, correspond à des zones désertiques.

    *L., abréviation botanique pour le botaniste-naturaliste suédois Carl von Linné (1707-1778), auparavant Carl Linnaeus, médecin, à qui l'on doit la classification des végétaux, des minéraux et des animaux et la nomenclature binominale, basée sur la juxtaposition de deux mots en principe en latin, désignant le genre suivi du nom de l'espèce, c'est la base de la taxonomie et de la nomenclature internationale.
    Durant ses études de médecine, il entame la réalisation d'un herbier de la flore de Laponie qui sera suivi d'une Flora lapponica et son herbier, le plus riche de son époque contenant 7000 plantes, est conservé au Musée national d'histoire naturelle de Stockholm. Abréviation botanique officielle : L.
    Il enseigne à l'université d'Uppsala, la médecine, durant une année, à partir de 1741, puis la botanique jusqu'en 1772. Il est le fondateur de l'Académie des sciences de Suède.
    Il est l'auteur de 'Systema naturae, Genera plantarum' et de 'Species plantarum', consultables en ligne à la bibliothèque universitaire de Kyoto (patienter ! chargement long). Il y présente son système de classification des espèces qui sera la base de la taxinomie et de la nomenclature. Un ouvrage qu'il finançe avec le botaniste néerlandais Johann Frederik Gronovius (1686- 1762) à qui l'on doit la préparation et la publication de Flora virginica (2 tomes publiés de 1739 à 1743) à partir des notes et des spécimens envoyés par le collecteur britannique John Clayton (1694-1773) a qui l'on doit aussi un fabuleux herbier.
    Lire l'éloge de Linné et l'histoire de l'académie, faite par le philosophe, mathématicien et économiste français, Marie-Jean-Antoine-Nicolas de Caritat, marquis de Condorcet, secrétaire perpétuel de l'Académie des sciences, publiée par l'academie-sciences.fr, format pdf.
    natacha mauric © 29.03. 2005 ® Jardin! L'Encyclopédie
    - ® Jardin ! L'Encyclopédie- Conformément aux conventions internationales relatives à la propriété intellectuelle, la reproduction électronique avec mise à la disposition du public et/ou l'exploitation commerciale sont expressément interdites - ® Jardin ! L'Encyclopédie.

compteur site internet