Titanotrichum oldhamii - Digitale d'Oldham, Digitale chinoise
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    Digitale dorée d'Oldham
    Giba © Jardin botanique de Tokyo, 09/2014
    Nom commun : Digitale d'Oldham, Digitale chinoise, Digitale dorée, Digitale dorée des bois, Fausse digitale dorée, en chinois 'Tai min ju tai shu' (Laitue taïwanaise), en japonais 'Matsumuraso, Matsumurasou, Matsumura kusa' (Herbe de Matsumura), nommée par les anglophones 'Oldham's Gold Woodland Foxglove (Digitale des bois d'or d'Oldham), Gold falses foxglove',
    Nom latin : Titanotrichum oldhamii (Hemsl.) Soler.*, synonymes Matsumuria oldhamii (Hemsl.) Hemsl.*, Rehmannia oldhamii Hemsl.
    famille : Gesneriaceae.
    catégorie : vivace herbacée drageonnante aux rhizomes écailleux charnus aux tiges pubescentes pourpres.
    port : touffe de feuilles basales aux tiges dressées toujours dirigées et inclinées vers la lumière.
    herbier : Kewscience.
    feuilles :selon climat persistant, semi-persistant ou caduc, dans son milieu naturel il disparait durant la saison sèche, vert moyen à vert foncé plus clair sur le revers parfois lavé de pourpre, nervure médiane bien saillantes et pubescente, marge régulièrement dentée.
    Larges feuilles opposées légèrement charnues ovales à elliptiques.
    floraison : de la fin de l'été à l'automne courant juillet-août jusqu'en novembre, nectarifère et pollinifère visitée par les abeilles, certaines espèces de papillons et si ils sont présents les insectes pollinisateurs, rares même dans son milieu d'origine.
    Hampes florales pubescentes comme les fleurs tubulaires pendantes à corolle à 5 lobes arrondis qui se chevauchent légèrement, long style filifore bifide, demeurant en place après la chute de la corolle.
    Les boutons floraux sont en forme de navettes pubescentes dans un calice pubescent aux sépales lancéolés et trés effilés pouvant être lavé de pourpre.
    couleur : jaune auréolin, jaune nankin ou jaune impérial en coeur rouge bordeaux à rouge bismarck, calice vert petit pois, style jaune maculé de rouille dans la partie bifide.
    fruits : si les insectes pollinisateurs sont présents, de rares petites capsules contenant de très petites graines lisses, mais son système de reproduction est mixte, produisant par centaine en fin de floraison au bout des hampes florales des grappes de petites bulbilles (propagules fines et bifides visqueuses et collantes (photo) de couleur lie de vin qui sont dispersées par les eaux de ruissellement et les cours d'eau.
    croissance : moyenne.
    hauteur : 0.35 à0.50m.
    plantation : selon climat au printemps ou à l'automne.
    multiplication : dans son milieu naturel fort rarement par semis de graines, plus fréquemment par semis de bulbilles, par marcottage de tiges ou par prélèvement de portions de rhizomes, à tester les portions de feuilles.
    sol : riche en humus, frais, humide mais bien drainé.
    culture en pot : dans un mélange de terreau horticole, bonne terre de jardin et compost.
    emplacement : mi-ombre, ombre lumineuse.
    zone de rusticité : 7 - 10 avec une humidité ambiante avoisinant les 60%, tolère sur de courtes périodes jusqu'à -8°C, une fois installée supporte des périodes de sécheresse. USDA zone 6b-10b.
    origine :découvert en 1909 dans les forêt pluviales en zone de mousson tempérée à subtropicale, au bord des cours d'eau et poussant presque à la verticale sur des affleurements rocheux et les falaises humides jusqu'à 1200m dans une zone limitée au nord et sud-ouest de la province du Fujian au sud-est de la Chine, en face au sud, à l'est, au centre-nord et au nord de l'île de Taïwan, au sud-ouest du Japon dans les îles des Ryükyü*, l'île d'Ishigaki et celle d'Iriomote dans l'archipel des îles Yaeyama, consulter la carte, l'ensemble correspond finalement à une région qui s'est fractionnée lors la première glaciation du Quaternaire au Pliocène.
    Digitale dorée d'Oldham
    Giba © Jardin botanique de Tokyo
    C'est une espèce vulnérable car ses ères de répartition sont petites dispersées ce qui pose un problème de diversité génétique avec entre les différentes populations très peu d'échanges de gènes, des études ont démontré que les populations chinoises étaient finalement similaires à celle du nord de Taïwan (région Taipei) qui avaient des différenciations avec celle du sud et du centre, et celle du centre avait des similitudes avec une partie des 2 populations japonaises. Dans ces populations éparses il y a des problèmes de consanguinité. A la suite de ses observations sur le terrain, le séquençage de l'ADN a été effectue et des essais de reproduction ont été menés au Royal Botanic Garden d'Édimbourg. article dans Annals of botany par Ch-N. Wang, M. Möller et C. B. Quentin Cronk de l'Institut of Cellet Molecular Biology, University of Edinburgh, février 2004.
    Dans la préfecture d'Okinawa( îles Ryükyü), c'est une espèce menacée.
    entretien : maintenir le substrat humide et juste supprimer les hampes dégarnies.
    maladies et ravageurs : rien de signaler jusqu'à présent, peut être les casteropèdes.
    NB : son nom Titanotrichum lui a été donné vers 1909 mot venant du latin titano qui signifie titan, géant et du latin 'trichum' qui dérive du grec 'thrix, trikhos' qui signifient cheveu, poils et son nom spécifique oldhamii de Oldham est dédié au géologue anglo-irlandais Thomas Oldham (1816-1878), nommé en 1850 premier surintendant de la Commission géologique de l'Inde; des noms d'espèces d'animaux, de fossiles et 86 autres espèces de plantes lui ont été dédiées sous cette forme. Son nom botanique japonais Matsumuria est dédié au botaniste taxonomiste Jinzo Matsumura*.
    A sa place au jardin dans les rocailles près des pièces d'eau et dans les massifs ombragés et humides pour les animer durant l'arrière saison. Ce genre ne comprend que cette seule et unique espèce.

    Annotations :
    *Hemsl., abréviation botanique officielle pour le botaniste britannique William Botting Hemsley (1843 - 1924) qui travaille au jardin botanique de Kew s'occupant également des herbiers, membre de la Royal Society de Londres.
    Il oeuvre dans le royaume des espèces d'Amérique centrale, on lui doit entre autre 'Handbook of hardy trees, shrubs, and herbaceous plants' (Estes & Lauriat - Boston, 1873) illustré de 300 planches de Leblanc et Riocreux, basé sur 'Le Manuel de l'Amateur des Jardins' du botaniste franco-belge Joseph Decaisne (1807-1882) et du biologiste français Charles Victor Naudin, (1815-1899), consultable en ligne. Un traité général d'horticulture en 4 volumes (1862-1874 éditeur Firmin-Didot frères - Paris), ainsi que 'Biologia Centrali-Americana; or Contributions to the Knowledge of the Fauna and Flora of Mexico and Central America' 5 v., 1879-1888 - Londres.
    Un genre de la famille des curcubitaceae lui a été dédié Hemsleya.
    *îles Ryükyü, situées dans la mer de Chine oriental au sud-ouest du Japon, la plus grande est l'île d'Okinawa, puis les îles Ôsumi, les îles Tokara, Amami et l'archipel de Sakishima (Miyako et Yaeyama) et Yonaguni la plus au sud, elles ont un climat subtropical humide avec des étés chauds et des hivers doux.
    *Matsumura, botaniste taxonomiste japonais Jinzo Matsumura* (1856-1928), professeur de botanique à l'Université de Tokyo, il y contribue à l'établissement de l'Herbarium, le premier directeur du jardin botanique de Koishikawa (1684) rattaché en 1877 à l'Université, auteur d'ouvrages sur la nomenclature des plantes japonaises en latin, japonais et chinois, Shokubutsu-mei-i, publié à partir de 1884, la première flore du Japon établie par un botaniste japonais, consultable en ligne à la BHLibrary;. Président de la Société botanique de Tokyo, abréviation botanique Matsum.
    *Soler., abréviation botanique pour le botaniste, biologiste allemand Hans Solereder (1860-1920), en 1890, il devient le conservateur du Musée botanique de Munich, en 1901 nommé professeur de botanique à l' Université d'Erlangen en même temps qu'il assure la fonction de directeur des jardins botaniques.
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