x Cupressocyparis leylandii  - Cyprès de Leyland
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    Z.Akulova -University of California
    Nom commun : Cyprès de Leyland, nommé par les anglophones Leyland cypress.
    Nom latin : Cupressocyparis x leylandii  ( A.B.Jacks. & Dallim. ) Dallim.*, x Cupressocyparis leylandii  (A.B.Jacks. & Dallim.) Dallim., × Cuprocyparis leylandii  (A.B.Jacks. & Dallim.) Farjon, synonyme Callitropsis × leylandii  (A. B. Jacks. & Dallim.) D.P. Little
    famille : Cupressaceae.
    catégorie : arbre (conifère).
    port : rectiligne, compact, dense, colonnaire ou pyramidale.
    feuillage : persistant, vert foncé à bleu-vert à gris-vert. Paires de feuilles écailleuses (1,5 à 3 mm) légèrement aplaties, alternes, disposées sur 4 rangs le long du rameau.
    fruits: strobiles globuleuses de 1,5 à 2 cm ne produisant pas de graines viables.
    croissance : rapide compter environ 1m par an.
    hauteur : 15-18 m avec le temps 30 m de haut pour une envergure de 3 à 5 m.
    plantation : à l'automne de septembre à novembre, au printemps courant février jusqu'en juin en prenant soin de laisser 1,5 à 2 m entre les sujets (tenir comptes des spécificités de l'hybride), prendre soin de les planter en retrait des clôtures pour pouvoir aisément passer pour les tailler.
    multiplication : par bouture semi-ligneuse à la fin de l'été.
    sol : la plupart d'entre eux, pH indifférent, sa préférence va vers un sol profond, assez riche, humide et surtout bien drainé.
    Dans des sols trop lourds, trop mouillés il est sensible au pourridié racinaire du a un champignon microscopique qui provoque un dessèchement assez brutal, il n'existe aucun traitement, excepté l'arrachage.
    emplacement : soleil, mi-ombre, ombre.
    zone : 6 - 10, USDA zone 6a/10b, excellente résistance au sel et à la pollution atmosphérique.
    origine : c'est à l'origine un croisement naturel, remarqué en 1888, par C. J. Leyland au parc de Leighton Hall (Galles - Grande Bretagne), croisement entre le californien Cyprès de Monterey Cupressus macrocarpa  et le cyprès de Nootka* Chamaecyparis nootkaensis , à partir de là, il fut créé vers 1911 de nombreux hybrides, certains d'entre eux par croisement inverse Chamaecyparis nootkaensis * sur Cupressus macrocarpa  mâle ou femelle.
    entretien : arroser régulièrement durant les deux premières années après la plantation, et effectuer chaque année un apport d'engrais organique.
    Pour une utilisation dans les haies, il faut compter 2 à 3 tailles dans l'année, la première aillant lieu courant mai et la deuxième en fin d’été ou début de l’automne, en rabattant à 2 m de haut conformément à la législation en vigueur. La taille s'effectue sur les jaunes rameaux, sur le bois il n'y a pas de développement de nouvelles pousses.
    maladies et parasites : les cyprès sont sujet à une maladie cryptogamique, le chancre cortical Seiridium cardinale un champignon qui s'introduit sous l'écorce via des micro-fissures ou plaies (provoquées par le gel, les frottements), les galeries des scolytes, provoquant au niveau de l'écorce des boursouflures rougeâtres accompagnées d'écoulement résineux avec l'apparition de pustules noirâtres (des spores propagés par la pluie et le vent), avec une décoloration des ramules suivi d'un brunissement entraînant le dessèchement, parasitant ainsi progressivement tout le conifère, provoquant à plus ou moins long terme le dépérissement.
    Ce chancre a été repéré pour la première fois aux États-Unis vers 1924 sur les Cupressus macrocarpa , vingt ans plus tard on le retrouve dans le Midi de la France et dans le reste de l'Europe méridionale. Malheureusement, il n'existe pas de traitement satisfaisant contre ce chancre, la seule chose à faire est de supprimer l'intégralité des branches atteintes (au ras du tronc) puis de les brûler, procéder de la même façon pour les arbres morts.
    Autrefois ce chancre était surtout répandu dans le sud de la France, aujourd'hui il s'est propagé jusqu'au nord de la France et en Belgique s'attaquant notamment aux fameuses haies mono espèce de cyprès de Leyland ainsi qu'aux thuyas.
    A savoir les haies d'une seul espèce favorise la propagation rapide des parasites.
    Ils sont visités par les scolytes qui signalent leur présence par des petits trous circulaires, des traces de sciures ou des vermoulures au pied, mais creusent des galeries qui entravent la circulation de la sève entraînant le dépérissement des parties atteintes, qu'il faut couper puis brûler.
    Il a été constaté que les populations sont plus importantes lorsqu'il y a eu des gelées tardives, des périodes de sécheresse provoquant des stress hydriques, ce sont des incidences climatiques qui affaiblissent les arbres et l'on sait qu'ils s'attaquent généralement aux arbres faibles et que les scolytes produisent des phéromones qui attirent leurs congénères.
    Lorsque l'atmosphère est trop sèche ou les plantations trop serrées et mal ventilées, les cyprès sont sujet à des attaques d'acariens tétranyques, dont Eurytetranychus admes qui s'attaquaient autrefois au genre Picea provoquant aussi le dessèchement et la chute prématurée du feuillage.
    Ils peuvent aussi être sujets aux attaques de gros pucerons gris-brun Cinara cupressi qui forment de véritable manchon autour des rameaux provoquant aussi un dessèchement avec en plus l'apparition d'un miellat collant.
    NB : son nom Cupressocyparis  vient du latin 'cupressus' qui désigne le cyprès mot venant du grec 'kuparissos' qui désigne également le cyprès et de chamaecyparis  qui désigne un arbre parent, mot venant du grec 'chamathen' qui signifie partant de terre, et son nom spécifique Leylandii  de Leyland parce qu'il a été dédié à Christopher Leyland, propriétaire du parc de Leighton Hall au Pays de Galles où ont été développés les premiers sujets en 1888.
    Le Leyland avec le Cupressus sempervirens  et d'autres variétés sont fréquemment utilisées pour faire des rideaux protecteurs certains greffés sur des Cupressus sempervirens  qui sont plus résistant à la sécheresse.
    Avant de choisir et planter des cyprès, prendre le temps de lire les remarques sur les cyprès & thuyas et de bien vous renseigner si votre choix se porte sur un cultivar ou un hybride stérile ou non.
    Des études récentes ont démontré que ce sont les oléorésines contenus dans le bois qui provoqueraient chez certaines personnes des réactions allergiques, surtout dans les pays comme les Etats-Unis où dans certains états, il est de tradition de l'utiliser comme arbre de Noël.
    Consulter la liste des autres essences pour composer des haies libres.
    Parmi les hybrides, clones et cultivars, citons :
    Selon le pays ces hybrides sont référencés et commercialisés sous x Cuprocyparis leylandii  ou Cupressocyparis x leylandii .
    - Cupressocyparis x leylandii  'Excalibur Gold®' synonyme 'Drabb' (2000), obtention britannique de T. Peters (Peterborough), adulte entre 2 et 4 m pour un étalement de 2 m, au feuillage doré assez proche de 'Castlewellan' puis tirant sur le vert chartreux, sa reproduction est interdite, s'utilise pour les haies.
    - Cupressocyparis x leylandii  'Blue jean's' proche de '2001', une obtention néerlandaise des pépinières Van den Dool, adulte 6 m pour une envergure de 3m, au feuillage d'un vert bleuté, primée par la RHS* avec The Award of Garden Merit.
    - Cupressocyparis x leylandii  'Castlewellan', synonyme 'Castlewellan Gold' (1962), commercialisé également sous 'Galway Gold', issu de semis de deux formes de cyprès de Nootka et cyprès de Monterey 'Lutea', originaire de l'Irlande du Nord à Castlewellan, adulte il avoisine 25m de haut, le jeune feuillage est panaché de vert et de jaune, virant au vert doré à l'automne puis au bronze doré en hiver, il semble avoir une bonne résistance au froid, souvent utilisé en sujet isolé pour être traité en topiaire.
    - Cupressocyparis x leylandii  '2001', une obtention néerlandaise des pépinières Van den Dool, au léger feuillage vert à reflets bleutés, à cultiver en sujet isolé.
    - Cupressocyparis x leylandii  'Emerald Isle™', synonyme 'Moncal' (1992) obtention anglaise, feuillage plat d'un vert assez clair.
    Cupressocyparis x leylandii  'Ferngold' au feuillage vert très plat, issu d'un semis spontané dans un jardin dans la région de Ferndown dans le comté du Dorset.
    - Cupressocyparis x leylandii  'Golconda', une obtention britannique de forme pyramidale, feuillage demeurant toute l'année jaune d'or, à croissance rapide.
    - Cupressocyparis x leylandii  'Gold Nugget' forme colonnaire, compacte, feuillage brillant jaune d'or.
    - Cupressocyparis x leylandii  'Gold River' (1986) une obtention néerlandaise, il a un développement proche de 'Haggerston Grey', feuillage doré ( c'est le plus doré des Gold) mais il à croissance assez lente. Primée par la RHS* avec The Award of Garden Merit.
    - Cupressocyparis x leylandii  'Haggerston Grey', un clone assez large de forme pyramidale au feuillage vert bleuté à utilisé en sujet isolé.
    > - Cupressocyparis x leylandii  'Harlequin', issu de 'Haggerston Grey' au port assez étroit, les jeunes pousses sont d'un vert panaché de blanc, s'utilise pour les haies.
    - Cupressocyparis x leylandii  'Leighton Green', un clône assez large au feuillage vert franc. Il est réputé diffuser trop de pollens, sa plantation est même déconseillée dans certains pays d'Europe ( comme en Hongrie).
    - Cupressocyparis x leylandii  'Mellow Yellow' forme pyramidale assez lâche, croissance rapide, feuillage d'un vert-bleuté avec des reflets jaunes.
    - Cupressocyparis x leylandii  'Naylor's Blue' (1911) un clone au feuillage plumeux d'un bleu vert foncé. Il est dédié à John Naylor (1813-1889), neveu de Lambert qui en héritant le domaine en assure avec un paysagiste l'aménagement des jardins.
    - Cupressocyparis x leylandii  'Olive's Green', (1984) une obtention irlandaise d'Oliver Green issue de 'Castlewellan Gold' au feuillage léger d'un vert mat assez doux.
    - Cupressocyparis x leylandii  'Robinson's Gold' (1962) une obtention de George Robinson issue de semis effectués par George Robinson à Belfast en Irlande du Nord. Environ 15 m de haut, forme colonnaire assez étroite, feuillage plat d'un vert assez doux, jeunes pousses d'un vert-jaune dorée jusqu'à l'été puis couleur du citron vert.
    - Cupressocyparis x leylandii  'Silver Dust', une obtention issue de bouturage à l'Arboretum national des États-Unis, Washington D.C*, au port conique assez large, feuillage vert-de-gris, les jeunes pousses sont panachées de blanc crème.
    - Cupressocyparis x leylandii  'Stapehill' au port colonnaire étroit, feuillage d'un vert bleuté.
    - Cupressocyparis x leylandii  'Variegata' 12 à 15 m de haut pour un étalement de 6 à 8 m, le jeune feuillage est panaché de crème, de croissance rapide.
    Autres espèces présentes dans l'Encyclopédie :
    Cupressus arizonica  Greene, Cyprès de l'Arizona, Cyprès bleu, consulter sa fiche.
    Cupressus cashmeriana  Royle ex Carrière ou Cyprès du Cachemire, consulter sa fiche où figurent les autres espèces du genre.
    Cupressus dupreziana  A. Camus, Cyprès du Tassili ou Cyprès de Duprey, consulter sa fiche.
    Cupressus glabra  Sudworth, Cyprès glabre, consulter sa fiche.
    Cupressus macrocarpa  Hartweg ex Gordon, synonyme Cupressus lambertiana  Carr., Cyprès de Lambert, Cyprès de Monterey, consulter sa fiche.
    Cupressus sempervirens  L., Cyprès d'Italie ou de Provence, consulter sa fiche.

    Annotations :
    *Dallim., abréviation botanique pour le botaniste britannique William Dallimore (1871-1959), jardinier au jardin botanique de Kew en 1891 il devient rapidement un spécialiste des conifères travaillant dans l'Arboretum sur de nouvelles obtentions. En 1909, il est en charge de la création d'un Musée sur les arbres forestiers, qui deviendra par la suite celui du bois. En collaboration avec le dendrologue Albert Bruce Jackson (1876-1947) on lui doit l'ouvrage de référence 'A Handbook of Coniferae and Ginkgoaceae' publié pour la première fois en 1923, 4ème édition en 1967 - St. Martin's Press, toujours commercialisé.
    *Nootka c'est le nom donné à une baie de Nootka, située au nord-ouest du Canada, en Colombie-Britannique sur la côte ouest de l'île de Vancouver, c'est également le nom d'une tribu amérindienne qui y vit et qui y chassait les baleines.
    Chamaecyparis nootkaensis  (D.Don) Spach. Cyprès jaune, Faux-cyprès de Nootka, Cyprès de l'Alaska, Cèdre jaune, nommé par les anglophones Yellow cedar, originaire de la côte ouest zones de rusticité au Canada C6 et NA5, port pyramidale, feuillage squamiformes d'un vert bleuté mat, dégageant une odeur de résine lorsqu'on le froisse. Ramure composée de longues branches élancées avec des branches secondaires réclinées.
    *RHS, the Royal Horticultural Society, La Société Royale d'Horticulture, fondée à Londres en 1804.
    *Cupressus macrocarpa  Hartweg ex Gordon, Cyprès de Monterey, connu également sous le nom de Cyprès de Lambert Cupressus lambertiana  Carr., voir sa fiche.
    *D.C, abréviation de District of Columbia.
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