|
|||||||||||||||||||||||||
Nom latin : Bupleurum fruticosum L.*, synonymes Bupleurum frutescens Hill.*, Tenoria fruticosa Spreng*. famille : Apiaceae dans certaines flores Umbelliferae. catégorie : sous- arbrisseau ou arbrisseau à souche ligneuse, écorce verruqueuse d'un brun grisâtre. port : étalé, dressé, à cime arrondie. feuillage : persistant, épais, coriace, vert olive à vert bleuté, vernissé sur le dessus, au revers glauque d'un vert bleuté. Des feuilles (+ ou - 8 cm) alternes, oblongues à ovales-lancéolées, à nervure centrale plus claire et saillante, limbe très nervuré, marge marquée d'un filet transparent et phyllode à la base. floraison : légèrement parfumée, en été, courant juin jusqu'en septembre, mellifère, visitée par les abeilles, les bourdons, et attention les guêpes. Fleurit sur du bois de l'année, en cime de larges ombelles convexes de 7 à 10 cm (3-4 inches), composées de 10 à 20 rayons d'ombellules de 2 à 5 petites fleurs bisexuées à 5 pétales charnues et 5 étamines, pourvues en dessous d'un involucre de bractées foliacées étroites et caduques. couleur : jaune à jaune verdâtre. fruits : des diakènes à côtes saillantes qui se scindent à maturité en 2 akènes ovoïdes dont les graines se disséminent au pourtour. croissance : rapide. hauteur : 1 à 2 m pour un étalement de 0.80 à 1.50 m. plantation : de l'automne au printemps, selon climat de la mi-novembre jusqu'à la mi-avril. multiplication : par boutures de tiges aoûtées à talon pas toujours évident comme résultat, par marcottage en automne ou par division des racines, le semis est considéré comme extrêmement difficile et aléatoire, car elles conservent sur de courtes périodes leur viabilité avec une forte variabilité sur les spécimens obtenus. En Asie, à des fins médicinales, l'ensemble des buplèvres est reproduit par micropropagation in vitro. sol : tous indifféremment, mais surtout bien drainé, voire sec, supporte bien le calcaire. emplacement : au soleil, mi-ombre lumineuse. zone : , U-K hardiness H4, USDA zone 7b- 10b, tolère jusqu'à - 15 °C, une fois installé, il a une excellente résistance à la sécheresse et parfaitement adapté aux embruns. Indice de résistance à la sécheresse* 5 sur 6. origine : dans les zones de garrigues, maquis, décombres et dans les forêts claires ou dégradées de pin d'Alep ou de chênes du sud de l'Europe, en France, surtout présent au Languedoc-Roussillon, est et sud de la Corse, en Sardaigne et Sicile jusqu'en Grèce et au nord ouest de l'Afrique du Nord, du bord de mer, jusqu'à ± 1300 m en zone rocailleuse. entretien : une fois établi, il ne requiert que très peu d'entretien et pas de taille régulière, si elle est vraiment nécessaire, elle s'effectue après la floraison ou juste avant le démarrage de la croissance, à la fin de l'hiver, mais cela limitera la floraison qui a lieu sur le bois de l'année, il a tendance à se dégarnir de la base. maladies et ravageurs : exempt de maladies et ravageurs. NB : son nom Bupleurum, donné par Linné en 1753, vient du grec 'bous' qui désigne le boeuf et de 'pleurôn, pleuritis' qui désigne le côté, le flanc, relative à la plèvre, la membrane qui enveloppe le poumon. C'est aussi, dans la mythologie grecque, le nom d'une ville d' Étolie, située proche du lac d'Hyrié (Béotie) et son nom spécifique fruticosum signifie ligneux, arbustif, venant du latin 'frutex' qui désigne un buisson. Ce genre, après la révision de 2012, sur 430 noms référencées, seulement 208 noms d'espèces ont retenus et 211 autres comme étant des synonymes et 28 autres demeurent toujours non résolus en 2022. Des espèces d'annuelles, de vivaces herbacées ou ligneuses et d'arbustes, originaires des zones tempérées de l'Europe, de l'Afrique du Nord et de l'Asie, 44 espèces présentes en Chine dont 22 y sont endémiques, 1 espèce en Afrique du Sud qui a été introduite en Australasie notamment en Australie. Ce Buplèvre ligneux trouve sa place dans les jardins secs et ceux jardins en bord de mer ou dans les rocailles, en sujet isolé ou quelques sujets regroupés en massifs, dans les massifs arbustifs notamment sous le couvert des arbres ou dans la composition de haies basses qui peuvent se trouver sous le couvert de pins. Comme il supporte très bien la taille, dans certaines régions, il remplace les buis dévastés par la pyrale du buis* Cydalima perspectalis. En Nouvelle-Zélande, les rameaux fleuris du Bupleurum tenuissimum s'utilisent en fleurs coupées car ils durent longtemps dans un vase. . Propriétés et utilisations : Depuis 3000 ans av. J-C, dans les pharmacopées traditionnelles chinoises et japonaises, sont réputés le Bupleurum chinense, nommé en chinois 'Chài hü shù' qui est le plus largement distribué que les autres, et le Bupleurum scorzonerifolium (Buplèvre en faux, Percefeuille Sickle-leaved Hare's-ear) , présent également au Japon où il est nommé 'Mishimasaiko', ont leurs racines qui entrent dans la composition de nombreuses préparations pour traiter les fièvres, les états grippaux, le rhume, l'hépatite, le paludisme et les troubles de la menstruation. Des deux espèces est extraite une huile essentielle, qui y est utilisée, en usage externe, pour traiter les problèmes musculaires.
illustration : planche 1886 dans le volume 21 de Icones florae Germanicae et Helveticae (Deutschlands Flora), German ed. with partly coloured plates, publiée de 1837 à 1912 par Heinrich Gottlieb Ludwig Reichenbach, consultable à la BHL. Autre espèce cultivée au jardin : Annotations : *Hill., abréviation pour le botaniste, médecin et compositeur britannique Sir John Hill (1716-1775), qui est l'auteur d'un des premiers ouvrages à utiliser la nomenclature de Carl Linnaeus dans 'The Vegetable System' publié entre 1759 et 1775, auteur et médecin critiqué et contesté par ses contemporains ; ses oeuvres sont fréquemment proposées en salle de ventes, comme 'The British Herbal: An History of Plants and Trees', découvrir ses oeuvres et sa biographie. *Indice de résistance à la sécheresse, Indice 1 - jusqu'à 1 mois sans eau, Indice 2 - jusqu'à 2 mois sans eau<, Indice 3 - jusqu'à 3 mois sans eau, Indice 4 - jusqu'à 4 mois sans eau, Indice 5 - jusqu'à 5 mois sans eau, Indice 6 - jusqu'à 6 à 7 mois sans eau, correspond à des zones désertiques. *L., abréviation botanique pour le botaniste-naturaliste suédois Carl von Linné (1707-1778), avant d'être anobli en 1757 Carl Linnæus, également médecin, à qui l'on doit la classification des végétaux, des minéraux et des animaux et la nomenclature binominale, basée sur la juxtaposition de deux mots en principe en latin, désignant le genre suivi du nom de l'espèce, c'est la base de la taxonomie et de la nomenclature internationale. Durant ses études de médecine, il entame la réalisation d'un herbier de la flore de Laponie qui sera suivi d'une Flora lapponica et son herbier, le plus riche de son époque contenant 7000 plantes, est conservé au Musée national d'histoire naturelle de Stockholm. Il enseigne à l'université d'Uppsala, la médecine, durant une année, à partir de 1741, puis la botanique jusqu'en 1772. Il est le fondateur de l'Académie des sciences de Suède. Il est l'auteur de 'Systema naturae, Genera plantarum' et de 'Species plantarum', consultables en ligne à la bibliothèque universitaire de Kyoto (patienter ! chargement long). Il y présente son système de classification des espèces qui sera la base de la taxinomie et de la nomenclature. Un ouvrage qu'il finançe avec le botaniste néerlandais Johann Frederik Gronovius (1686- 1762) à qui l'on doit la préparation et la publication de Flora virginica (2 tomes publiés de 1739 à 1743) à partir des notes et des spécimens envoyés par le collecteur britannique John Clayton (1694-1773) a qui l'on doit aussi un fabuleux herbier. Lire l'éloge de Linné et l'histoire de l'académie, faite parle philosophe, mathématicien et économiste français, Marie-Jean-Antoine-Nicolas de Caritat (1743-1794), marquis de Condorcet, secrétaire perpétuel de l'Académie des sciences, pdf publié par l'academie-sciences.fr. *Pyrale du buis, Cydalima perspectalis, un papillon nocturne en provenance d'Asie, présent en Amérique du Nord, en Allemagne (2007), aux Pays-Bas, Angleterre, puis Belgique et depuis 2008 en France, sur l'ensemble du territoire. L'INRA adéveloppé une lutte biologique, en préconisant la mise en place de piège à phéromones pour s'attaquer aux papillons adultes, durant leur vol nocturne (de mai à octobre). L'utilisation d'un insecticide biologique, à base de Bacillus thuringensis*, s'effectue en mars, dès l’apparition des minuscules chenilles ou l'introduction de parasitoïdes (microguêpes) qui pondent leurs oeufs, dans les oeufs des pyrales. Un buis attaqué par les chenilles, 3 années de suite, finit par mourir. *Spreng., abréviation botanique pour le médecin botaniste allemand Kurt Polycarp Joachim Sprengel (1766-1833), il enseigne la médecine en 1789, spécialiste de l'histoire de la médecine, auteur de nombreux ouvrages, sur cette histoire, il s'intéresse à la classification linnéenne. Il est élu membre de l'Académie Royale des Sciences de Suède en 1810, il échange de septembre 1818 à mai 1819 une correspondance sur des graines et des fougères planté à Liverpool avec l'éditeur, botaniste anglais William Pamplin (1806-1939) également pépiniériste à Chelsea. natacha mauric© 20/10/2000 ® Jardin ! L'Encyclopédie nmauric© 20/10/2000 ® par la Société des Gens de Lettres ® Jardin! L'Encyclopédie - Conformément aux conventions internationales relatives à la propriété intellectuelle, la reproduction électronique avec mise à la disposition du public et/ou l'exploitation commerciale sont expressément interdites ® Jardin! L'Encyclopédie. |
|||||||||||||||||||||||||