Sparmannia africana - Sparmannie d'Afrique
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    Nom commun : Sparmannie d'Afrique, Tilleul africain, Chanvre africain, Tilleul d'appartement, nommé par les anglophones 'Cape Stock-Rose, African Hemp, African linden', en espagnol 'Tila de salón'.
    Nom latin : Sparmannia africana L.f.* ce nom est non résolu depuis la révision du genre en 2012,
    famille : Malvaceae certaines flores le classe encore dans les Tiliaceae.
    catégorie : arbuste robuste cultivé à l'intérieur.
    feuillage : persistant, velu et mou, fortement nervuré lui donnant un aspect gaufré; les bourgeons foliaires sont couverts de poils pour les protéger du froid nocturne dans son habitat naturel.
    Feuilles alternes peuvent être ovales, cordiformes ou à 5 lobes bien marqué, pourvues d'un long pétiole à poils plus ou moins rougeâtre.
    Ne pas s'étonner si il perd ses anciennes feuilles.
    port : érigé très ramifié lorsqu'il commence à prendre de l'âge.
    floraison : de la fin de l'hiver au début du printemps. Fleurs bisexuées tétramères soyeuses à pédicelle articulé densément poilu, regroupées en ombelle involucrée à la base, corolle aplatie à 4 pétales échancrés (cunéiformes), étamines allongées, saillantes en touffe ronde, celles de l'extérieur sont stériles et dépourvues d'anthères, voir planche botanique bas de page et vidéo.
    Si vous les effleurées avec une pointe, elles s'écartent en éventail en se secouant (voir vidéo ci-dessous), laissant de la place autour du style, favorisant l'accés aux insectes pollinisateurs qui repartent couverts de pollens, notamment les abeilles, phénomène relaté par Charles Morren en 1841, repris dans les annales de botaniques de 1903 par Rina Scott " On the Movements of the Flowers of Sparmannia africana, and their Demonstration by means of the Kinematograph", volume 17 n°68, pp. 761-777 publié par Oxford University Press, consultable en format Pdf.
    Les pétales et les sépales répondent au stimulus de la lumière et sont capable d'effectuer des mouvements exactment comme les pédicelles articulés, voir explication dans l'article en anglais cité ci-dessus ainsi que l'observation du processus de fertilisation.
    Lorsqu'il pleut les fleurs sont inversées et leurs anthères sont tournées vers le sol et couvertes par les pétales récurvés vers le haut et se chevauchant, formant une coupelle qui abrite de la pluie les étamines qui sont suspendues en dessous.
    illustration bas de page :, 2 décembre 1861 planche 98, gravure coloré d'un dessin de Joseph Descaine* et de Madame Françoise Spach-Legendre, dans l' Histoire naturelle des végétaux, Atlas en 14 volumes de 1834 à 1847.
    couleur : pétales, blanc, à blanc légèrement griffé de violine vers la base, anneau d'étamines sur le pourtour elles sont jaunes, celles de l'intérieur jaune à la base puis rouge, pointe des anthères jaune.
    fruits : capsules globuleuses à 4 à 8 loges hérissée de piquants, chaque loge contient 2 graines noires.
    croissance : rapide.
    hauteur : 3-4 m.
    plantation : avril en extérieur. Rempoter de février à avril, dans un pot nettement plus grand, plante à fort développement.
    multiplication : au printemps ou en été bouture de rameaux légèrement ligneux qui se sont développer l'année précédente évidemment.
    sol : ordinaire, humifère et bien drainé. En pot, terreau de feuilles, tourbe et sable, le rempotage s'effectuera courant janvier-avril en prenant soin de prendre un pot nettement plus grand.
    emplacement : lumière vive et ensoleillé en hiver.
    zone : 9 - 11. Température idéale entre 10°-20°. L'hiver le conserver dans une pièce fraîche entre 6 et 10°C.
    origine : Afrique du sud, dans la province du Cap-Occidental dans le district de Eden et dans les forêts de la région du Cap de Bonne-Espérance, consulter la carte de l'Afrique du Sud.
    entretien : arroser copieusement durant la période de croissance (janvier à août) en prenant soin de laisser le substrat sécher entre deux arrosage; de mars à août veillez à effectuer un apport d'engrais toutes les 3 semaines. Diminuer l'arrosage, d'octobre à décembre et respecter une température plus fraîche 6°C (minima) pour assurer une bonne floraison.
    Vidéo Kew Royal botanic garden
    Le jaunissement des feuilles est provoqué par des carences en azote, fer, magnésium, manganèse et /ou zinc. S'il se dégarni trop à la base, effectuer une taille (1/3 des branches) après la floraison.
    maladies et parasites : sous notre climat en atmosphère trop sèche peut être sujet aux araignées rouges, sensible aussi aux cochenilles farineuses et aux aleurodes.
    En zones tropicales et subtropicales, et également présents dans les serres en Europe, dont notamment au Moyen Orient, en Asie du sud-est (Indonésie et Java) , introduit au Japon, aux USA en Californie, Floride, Louisiane et Illinois, au sud de l'Australie en Nouvelle-Galles du Sud et au Queensland, voir distribution, il est la plante hôte pour les femelles jaunes aux soies translucides du thrips de l'orchidée Chaetanaphothrips orchidii qui se nourrissent de son feuillage puis pondent dessus pour nourrir les larves qui provoquent eelles aussi des dégâts.
    Autres plantes hôtes les orchidées, les Anthurium, Musa et dans les Rutaceae les Citrus.
    NB : le Sparmannia est dédié au médecin-naturaliste, botaniste suédois André Sparmann qui participe en novembre 1772 avec le naturaliste Forster au second voyage du Capitaine Cook aux Indes orientales, qu'il relate dans 'Voyage au Cap de Bonne-Espérance, dans les pays au pôle sud et autour du monde, et surtout dans le pays des Cafres et des Hottentots, de 1772 à 1776' en 3 volumes illustrés de planches (ed. Stockholm 1783, trad en français).
    Un genre qui comprenait jusqu'en 2012 seulement 8 noms d'espèces référencés 1 seul a été retenu et les autres demeurent en 2020 nom résolus, des espèces d'arbres ou d'arbustes persistants, originaires d'Afrique et de Madagascar.
    Il fait parti des quelques plantes d'intérieur qui par leur transpiration augmente pour notre bien être, le taux d'humidité de nos pièces.
    Il est présent dans la collection des vélins du Muséum national d'histoire naturelle de Paris - portefeuille 46, folio 98,de Pierre-Joseph Redouté* (1759-1840), consultable en ligne au MNHN.
    - Sparmannia africana cv. 'Flore Pleno', obtention sud africaine arbuste de 3 à 6 m pour un étalement de 2 à 4m, se distingue par de grandes feuilles vert clair cordiformes velues d'environ 21 cm de long, entre avril et juillet des ombelles d'une vingtaine de petites fleurs doubles blanches légèrement violacées vers le coeur aux étroits pétales en forme de ligules lui donnant un aspect tout ébouriffé les étamines ne sont pas visibles, on lui reproche souvent de ne pas trop fleurir à l'intérieur lorsqu'il manque de lumière, tolère jusqu'à -5 ° C; découvrir sa photo.
    Naturalisé depuis 1983 en Nouvelle-Zélande, cultivé le long de la côte au Royaume Uni.
    - Sparmannia africana 'Nana', une obtention de petite taille de 60 à 80 cm de haut, à croissance lente mais il serait très florifère.
    - Sparmannia africana 'Variegata', ses grandes feuilles pubescentes d'environ 20 cm de long est irrégulièrement maculé, marbré de blanc pur et de blanc crème et du mois d'avril jusqu'au mois d'août de grandes fleurs blanches aux étamines jaunes aux anthères rouges.
    La seule espèce reconnue :
    - Sparmannia abyssinica A.Rich. (1840) , arbuste au feuillage palmé, à petites fleurs jaunes se rencontrait au nord de l'Éthiopie dans les collines en Abyssinie, un spécimen figure depuis 1837 dans l'Herbier de l’Université Montpellier II, planche 28 .
    - Sparmannia acerifolia Steud., non résolu sans synonyme, à feuilles d'érable.
    - Sparmannia discolor Baker, qui figurait en 1933 lorsque Weimarck a révisé le genre, endémique aux hauts plateaux au nord du centre de Madagascar dans la régions des collines d'Imerina et au sud-est de l'île dans la réserve spéciale du Pic d'Ivohibe, un arbrisseau d'environ 3 m de haut, à petites fleurs légèrement rosées.
    - Sparmannia palmata E.Mey. ex C.Presl, non résolu sans synonyme, à feuilles palmées.
    - Sparmannia rugosa Biv. ex Sweet, non résolu sans synonyme., de l'Afrique australe.
    - Sparmannia ricinocarpa (Eckl. & Zeyh.) Kuntze., a pour synonyme Urena ricinocarpa Eckl. & Zeyh., originaire du centre de Madagascar dans la province Fianarantsoa et de l'Afrique centrale au Congo, Rwanda, Burundi occidental et Zaïre, ainsi qu'en Afrique du Sud et au Swaziland, largement distribué de l'est du Cameroun jusqu'au Soudan, dans l'état de Érythrée et en Éthiopie et également présent à la Réunion, dans les broussailles, jachères, savanes et clairières des forêts secondaires entre 1200 et 3300m d'altitude, en compagnie des Eucalyptus, Hagenia abyssinica, la seule espèce retenue en 2012 arbrisseau ligneux poilus très ramifié d'environ 3 m de haut, feuilles alternes, à 3 à 7-lobes dont la base est cordée-sagittée, dans son milieu naturel, quasiment toute l'année floraison blanche ou légèrement rose violacé sur le revers poilu et le pédicelle, fruits capsule ellipsoïdes à soies violacées, il aurait peut-être 5 sous-espèces pour l'instant non reconnues. Voir série de photos sur African plants a photo guide 2014 par S.Dressler, M.Schmidt et G. Zizka
    Localement son écorce fibreuse qui est utilisée pour confectionner des cordes et des textiles, d'où le nom donné au genre de chanvre africain.
    - Sparmannia wittei Staner, non résolu sans synonyme, était présent au Congo dans l'ancienne province du Katanga.

    Annotations :
    *Descaine, célèbre botaniste pomologue français Joseph Descaine (1807-1882 ), il débute au Muséum de Paris en 1833 où nommé l'assistant naturaliste par Bernard de Jussieu en charge des herbiers, il enseigne de nombreuses années avant d'être titulaire de la chaire de culture en 1851, puis Directeur des cultures du Muséum. En 1864, il est élu président de l'Académie des Sciences, puis en 1880 il est nommé membre de la Société Royale de Londres.
    Auteur de nombreuses publications scientifiques et il participe à la rédaction de la Revue horticole et du Bon jardinier auteur du fort célèbre "Jardin fruitier du Muséum publié de 1858 à 1875, grand ami du botaniste G.Thuret.
    Notice historique, lire l'éloge rédigée par M.Berthelot, secrétaire perpétuel de l'Académie des Sciences, lue à la séance publique du 18 décembre 1893, consultable en pdf.
    *L., L.f. abréviation botanique pour le médecin, botaniste-naturaliste suédois Carl von Linné (1707-1778), auparavant Carl Linnæus, à qui l'on doit la classification des végétaux, des minéraux et des animaux et la nomenclature binominale, basée sur la juxtaposition de deux mots en principe en latin, désignant le genre suivi du nom de l ? espèce, c'est la base de la taxinomie et de la nomenclature internationale.
    Durant ses études de médecine, il entame la réalisation d'un herbier de la flore de Laponie qui sera suivi d'un ouvrage 'Flora lapponica' et le récit de son Voyage en Laponie édité en 1738 (la traduction en français a été rééditée en 2002, éditions de la Différence).
    En 1738, il exerce la médecine durant trois ans, puis il l'enseigne durant une année à l'Université d'Uppsala, et par la suite jusqu'en 1772, il y enseigne la botanique. En 1738, il fonde l'Académie des Sciences de Suède. Son herbier, le plus riche de son époque ne contenant que 7000 plantes.
    natacha mauric© 21/06/2001 ® Jardin! L'Encyclopédie
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