Iris pseudacorus  - Iris des Marais, Irisd'eau
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    Università di Catania©
    Nom commun : Iris des Marais, Iris d'eau, Iris jaune, Iris faux acore, nommé par les anglophones 'Yellow Flag'.
    Nom latin : Iris pseudacorus  L.
    famille : Iridaceae.
    catégorie : vivace rhizomateuse paludéenne.
    feuillage : persistant, vert franc. Longues et larges feuilles engainantes, en forme de glaive rappelant celle de l'acorus.
    floraison : fin printemps-début de l'été (mai à juillet suivant le climat). En cimes entre deux bractées membraneuses une ou plusieurs fleurs hermaphrodites inodores, dépourvus de barbes, les 3 tépales supérieurs sont très courts.
    couleur : jaune vif avec une tache plus foncé en partie centrale des sépales veinés fréquemment de marron-brun ou violet..
    fruits : capsules triloculaires, allongées, retombantes contenant des graines brunâtres.
    hauteur : 1m à 1.50 m
    plantation : à l'automne, pour une plantation en eau peu profonde choisir la technique des panier ou des pots immergés.
    multiplication : par semis de graines fraîches peu évident semble t-il, surtout par fragmentation des rhizomes à la fin de l'été.
    sol : profond, humifère, acide, humide.
    emplacement : soleil, mi-ombre.
    zone : 5 - 9.
    origine : de l'Europe, de l'Asie ( jusqu'en Sibérie) et de l'Afrique du Nord (Maroc) en zones marécageuses, dans les prairies humides, les fossés, sur le rivage d'étang ou de lac en plaine ou en moyenne montagne.
    entretien : sans, peut être supprimer la fructification. A surveiller car il peut devenir envahissant.
    Vue sa situation immergée, il ne subit peu de dégâts contrairement aux autres iris. Une situation trop immergée plus de 50 cm l'empêchera de fleurir.
    NB : Idéal pour les berges humides des étangs, cours d'eau ou lacs. En arrière plan dans les compositions de bassin.
    Iris vient du grec où il désignait déjà le genre et l'arc en ciel, pseudacorus vient de l'association de Pseudos qui vient du grec 'pseudês' qui signifie menteur ou faux et de Acorus qui vient du grec 'akoros' (plante à racine aromatique) faisant référence à la ressemblance de ses feuilles avec celle du genre Acorus
    La légende de Clovis raconte qu'en 507 subissant l'invasion des Goths, dans la plaine de Vouillé il remarqua ces iris jaunes au milieu de la Vienne, il comprit qu'à cet endroit les eaux étaient peu profondes, lui offrant ainsi un passage à gué pour contre attaquer et vaincre Alaric II. Y voyant un signe divin, il pris l'Iris des marais comme insigne en lieu et place de ses trois crapeauds. Louis VII, le repris comme emblème héraldique sur les bannières des croisés (représentation de 3 Iris) et devint l’emblème des rois de France, il fut tout d'abord surnommé "la fleur de Loïs" qui devint au cours des siécles après de nombreuses altérations successives "la fleur de lis". Il figurât aussi durant 3 siécles sur le blason des rois d'Angleterre et fut l'emblème de nombreuses villes et provinces dont celle du Québec. Depuis 1991, il est devenu l'emblème de la région Bruxelloise où autrefois il occupait largement les zones marécageuses de la vallée de la Senne.
    Parmi les cultivars citons :
    Iris pseudacorus  'Alba' : à fleurs blanches.
    Iris pseudacorus  'Flore-Pleno' : à fleurs doubles.
    Iris pseudacorus  'Gigantea' : plus de 2 m de haut à grandes fleurs jaunes.
    Iris pseudacorus  'Golden Fleece' tache plus foncée sur les tépales du bas.
    Iris pseudacorus  'Roy Davidson' : environ 1 m de haut, à la floraison jaune vif un peu plus longue, peut se planter en sol frais.
    Iris pseudacorus  'Variegata': à feuilles vert acide striées de jaune au printemps virant par la suite au vert franc, nettement moins vigoureux que les autres.
    Autres espèces ou hybrides présents dans l'Encyclopédie :
    Iris barbus  Iris hybrides, Iris d'Allemagne, Iris germanique, consulter sa fiche
    Iris bulbeux  Iris ou Orchidée du pauvre, consulter sa fiche
    Iris chamaeiris  Bertoli, Iris prostré, Iris des garrigues, consulter sa fiche
    Kurt Stüber©
    Iris cristata  Solander ex Ait., synonyme Neubeckia cristata  Alefeld. ou Iris crêté, Iris à crête, consulter sa fiche
    Iris flavescens  Delile. ou Iris jaunissant, consulter sa fiche
    Iris florentina  L., Iris de Florence, consulter sa fiche
    Iris fœtidissima  L., synonyme Iris fœtida  Thunb. appelé Iris fétide, Iris gigot ou Iris puant, consulter sa fiche
    Iris hollandica  Hort., Iris de Hollande, consulter sa fiche
    Iris kaempferi  Siebold ex Lem., Iris de Kampfer, Iris japonais, consulter sa fiche
    Iris lutescens  Lamarck. ou Iris jaunâtre, Iris nain, consulter sa fiche
    Iris nigricans  Dinsm., Iris noir de Jordanie, consulter sa fiche
    Iris pallida  Lam, Iris pâle, Iris blême, consulter sa fiche
    Iris pumila  Bertoli, Iris nain, Iris des garrigues, consulter sa fiche
    Iris reichenbachii  Heuft. Iris de Reichenbach, Iris des Balkans, consulter sa fiche
    Iris reticulata  M. Bieb., Iris réticulé, Iris Transcaucasien, consulter sa fiche.
    Iris ruthenica  Ker Gawler., Iris de Ruthénie, Iris Biélorusse ou Iris de Russie, consulter sa fiche.
    Iris tingitana  Boissier & Reuter., appelé Iris de Tanger, Iris tangérois, consulter sa fiche
    Iris unguicularis  Poiret, Iris d'Alger, consulter sa fiche

    Liste des autres espèces de bulbeuses présentes dans l'Encyclopédie, s'ouvrant dans un pop-up.

    Annotations :
    * L., abréviation botanique pour le médecin, botaniste-naturaliste suédois Carl von Linné (1707-1778), auparavant Carl Linnæus, à qui l'on doit la classification des végétaux, des minéraux et des animaux et la nomenclature binomiale, basée sur la juxtaposition de deux mots en principe en latin, désignant le genre suivi du nom de l ’espèce, c'est la base de la taxinomie et de la nomenclature internationale. Durant ses études de médecine, il entame la réalisation d'un herbier de la flore de Laponie qui sera suivi d'un ouvrage 'Flora lapponica' et le récit de son Voyage en Laponie édité en 1738 (la traduction en français a été reéditée en 2002, éditions de la Différence). En 1738, il exerce la médecine durant trois ans, puis il l'enseigne durant une année à l'Université d'Uppsala, et par la suite jusqu'en 1772, il y enseigne la botanique. En 1738, il fonde l'Académie des Sciences de Suède. Son herbier, le plus riche de son époque ne contenait que 7000 plantes.
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