Solandra maxima - Grande solandre, Bol d'Or
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    Solandra maxima 16 juillet 2015
    Esin Üstün © Nairobi 16 juillet
    Nom commun : Solandre, Grande solandre, ainsi nommée par Jean-Baptiste de Lamarck dans l' Encyclopédie méthodique: Botanique, volume 3, partie 2. A la Réunion, c'est le Bol d'or.
    Les anglophones la nomme 'Cup of Gold Vine, Chalice Vine, Hawaiian lily', en espagnol selon le pays 'Copa de oro, Cáliz de vino, Árbol del Viento, Bolsa de Judas, Bolute', en allemand 'Cup für Gold Rebe, goldenen Kelch Rebe, Hawaiianische Lilie', en portugais 'Copo da videira do ouro, Ca videira de cálice dourada, lírio havaiano'.
    Nom latin : Solandra maxima (Sesse & Moc.*) PS. Green, synonymes retenus Solandra hartwegii C.F. Ball., Solandra nitida Zucc., Solandra selerae Dammer ex Loes., Datura maxima Moc. & Sessé ex Dunal
    famille : Solanaceae.
    catégorie : arbuste grimpant aux tiges souples à l'écorce ocre clair qui peut développer des racines aériennes, pouvant dépasser la quarantaine d'années.
    port : grimpant ou érigé, assez aéré.
    feuillage : en cime persistant, coriace, vert moyen, brillant sur le dessus, nervure médiane plus claire, marge ondulée. Grandes feuilles alternes oblongues-elliptiques (6 à 18 cm x 3-9cm) légèrement récurvées.
    floraison : de la fin printemps à l'été, le soir elle exhale un parfum sucré rappelant la noix de coco vanillée. Très grandes et larges fleurs à corolle tubulaire épaisse fortement veinée à 5 lobes retroussés, 5 étamines courbes aux anthères bifides et 1 style simple.
    Chaque fleur ne dure que 1 à 2 jours et s'ouvre en début de soirée, éclosion d'une fleur en vidéo, baisser le son avant de visionner. La pollinisation est assurée par les chauves souris et certaines espèces d'oiseaux.
    couleur : jaune nervuré de marron-pourpre, étamines jaunes, anthères d'un jaune plus pâle, style jaune à la base puis pourpre. En se fanant la couleur jaune change. Il existe à fleurs blanches.
    croissance : moyenne.
    fruits : enchâssées dans le calice baies globuleuses coriaces de 5 à 7 cm.
    hauteur : 2-4 m en climat tempéré, 10-12 mètres dans sa région d'origine.
    plantation : au printemps.
    multiplication : semis à chaud au printemps, par bouturage bouture en été à l'étouffée, par marcottage au printemps.
    sol : drainé, riche, humifère, frais, acide ou neutre ou alcalin, accepte le calcaire.
    emplacement : soleil léger, mi-ombre.
    zone : 10 - 11, ailleurs à cultiver sous serre.
    origine : Mexique, en Amérique centrale au Belize, Guatemala, Honduras, El Salvador, Nicaragua, Costa Rica, Panama, Cuba et Puerto-Rico, au nord de l'Amérique du Sud, en Bolivie, Pérou, Équateur, Colombie, Venezuela, en face République de Trinidad-Tobago, puis en Guyane française, au nord et au sud-est du Brésil, à Cuba, en Jamaïque, sud-ouest des Caraïbes, Haïti et en République dominicaine et à Porto-Rico, consulter la carte de Amérique du sud.
    Introduite et naturalisée en Californie et Floride, aux îles Canaries, au Maroc, dans le Pacifique à l'île Maurice, aux îles Fidji, îles Cook et l'île australien de Norfolk.
    entretien : à palisser durant la croissance, éventuellement taille légère en fin d'hiver.
    NB : décrites et étudiées pour la première fois par le botaniste et médecin espagnol Francisco Hernández (1515-1587) qui s'étaient penchés durant sa mission de 7 années confiée par le Roi Philippe II au Mexique et aux Antilles, sur les plantes médicinales ou 'liturgiques' des chamans afin d'en rapporter de nouvelles en Espagne.
    Le genre Solandra a été dédié au botaniste et savant suédois Daniel Solander* et son nom spécifique maxima signifie .
    Il comprenait 26 noms d'espèces connues, après révision en 2012 seulement 10 noms ont été acceptés avec 8 synonymes retenus et 7 noms demeurent non résolus à ce jour.
    Parmi les cultivars, citons :
    - Solandra maxima 'Variegata', les jeunes pousses sont violettes ainsi que le pétiole des feuilles. Feuilles vert de gris irrégulièrement marginé de crème nervure médiane partiellement violine, cliquer sur la photo pour les découvrir.
    Propriétés et utilisations :
    Toutes les parties contiennent de l'atropine, elle est à manipuler avec prudence (toxicité), une solanacée dont les propriétés particulières étaient déjà connues des aztèques et autres civilisations précolombiennes sous le nom de 'hueipatl, itzucuatziqui', à des fins médicinales et religieuses, mais également prescrite en médecine traditionnelle par les amérindiens bien avant l'arrivée des espagnols.
    Autre espèce :
    - Solandra boliviana Britton ex Rusby, pas de synonyme retenu, une épiphyte endémique à la Bolivie entre 2000 et 2500m d'altitude.
    - Solandra brevicalyx Standl., pas de synonyme retenu.
    - - Solandra grandiflora Sw., un synonyme retenu Swartzia grandiflora (Sw.) J.F.Gmel., de mêmes caractéristiques mais à fleurs plus allongées et plus claires.
    - Solandra guerrerensis Martinez, pas de synonyme retenu.
    - Solandra guttata D. Don, pas de synonyme retenu.
    - Solandra longiflora Tussac, pas de synonyme retenu.
    - Solandra nizandensis Matuda, pas de synonyme retenu.
    - Solandra paraensis Ducke, pas de synonyme retenu, une liane endémique au Brésil, voir planche herbier.
    Dans l'abécédaire consulter la liste des autres espèces de plantes grimpantes présentes dans l'Encyclopédie.

    Annotations :
    *Moc, abréviation botanique pour Josepho Mariano Mociño (1757-1820), assistant de Sessé nommé officiellement en 1791, botaniste de l'expédition au Mexique et Guatemala responsable des collections. Une partie de ses herbiers récoltés lors de ses expéditions à Cuba, Puerto-Rico, nord-ouest de l'Amérique, Amérique centrale et Mexique et ses illustrations sont rassemblées dans Lambert's Herbarium rattaché à l'herbier Delessert conservés au British Muséum et à Kew Garden référencé sous le nom de Herbier Pavón, il y a eu vraiment des malencontreux mélanges entre les collections. En 1813 fuyant la guerre d'indépendance en Espagne, il se réfugie à Montpellier auprès de De Candolle.
    Leur herbier 'Flora de Guatemala' a été inclus dans l'herbier général du Jardin botanique de Madrid dès 1820.
    Conservatory of Flowers, San Francisco, California, U.S.A.
    Zoya Akulova.© U. of California, Berkeley
    *Sessé, abréviation botanique pour le médecin militaire, naturaliste aragonais Martin de Sessé y Lacasta (1751–1808). En 1787, il est nommé Directeur de l'expédition scientifique en Nouvelle Espagne (Mexique et Amérique central), son assistant est José Mariano Mociño. Au Mexique, en 1788 il entreprend la création du jardin botanique de Mexico et il initie l'enseignement de la botanique à l'Université, 3 ans après il se consacre totalement à la botanique et c'est ainsi que pour le compte du Roi Charles III d'Espagne, il monte une expédition scientifique qui parcourt 6 années durant le Mexique, Cuba, le Costa-Rica et la Californie y collectant des milliers d'espèces relatées dans 'Catalogo de animales y plantas Mexicanas', éditée en 1794. Ces collections il les ramène en Espagne en 1803 et ce n'est que bien après sa mort paraissent ses œuvres maîtresses 'Flora Mexicana et Plantae Novae Hispaniae' en collaboration avec Mociño sont publiées en 1888 et 1889, réédité en 1894 à Mexico (consultable en ligne à la BHL).
    *Solander, botaniste suédois Daniel Solander (1733-1782), qui étudie les sciences naturelles à Uppsala sous la direction du célèbre Carl Linné qui l'envoie en Angleterre en 1760 pour diffuser son enseignement Systema Naturae* dans le monde anglo-saxon, 4 ans après son arrivée il devient un membre de la Royal Society of London.
    Il participe en 1768 à l'expédition menée par James Cook sur l'Endeavour traverse le Pacifique, découvre la Nouvelle-Zélande vers 1769, il est aussi le secrétaire, le conseiller scientifique et le bibliothécaire du jeune Joseph Banks (1744-1820). De nombreuses espèces lui ont été dédié sous les formes solandriflora, solandri, solandra, solandriana, solanderi, solandroides, solandroketmia. Abréviation botanique officielle Sol. Lire Daniel Solander et l'Australie pdf.
    *Linné, botaniste-naturaliste suédois Carl von Linné (1707-1778), avant d'être anobli en 1757 Carl Linnæus, également médecin, à qui l'on doit la classification des végétaux, des minéraux et des animaux et la nomenclature binominale, basée sur la juxtaposition de deux mots en principe en latin, désignant le genre suivi du nom de l'espèce, c'est la base de la taxonomie et de la nomenclature internationale. Abréviation botanique officielle L.
    Durant ses études de médecine, il entame la réalisation d'un herbier de la flore de Laponie qui sera suivi d'un ouvrage 'Flora lapponica'., son herbier, le plus riche de son époque contenait 7000 plantes.
    A partir de 1741, il enseigne à l'Université d'Uppsala durant une année la médecine puis la botanique jusqu'en 1772. En 1738, il fonde l'Académie des Sciences de Suède.
    Il est l'auteur de 'Systema naturae, Genera plantarum' et 'Species plantarum', consultable en ligne à la bibliothèque universitaire de Kyoto.
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